La prison tue - Les Croisettes, Le Mans, 24 mars

Publié le par la Rédaction

Bonjour, pour faire suite au dernier article sur la prison des Croisettes au Mans. Pour faire suite au 11 mars et aux revendications des prisonniers. Pour faire suite à l'article paru dans Rebetiko, — «Métropôle, Le Mans une marque» — qui notait déjà quelques mots de méfiance sur cette nouvelle prison «de rêve».

 

Un détenu de 37 ans a été découvert mort dans sa cellule ce matin, aux alentours de 7h15, par un surveillant de la maison d’arrêt des Croisettes. Évacué peu avant midi, le corps a fait l’objet d’une autopsie dans la journée ; l’enquête est actuellement en cours. Il s’agit là du troisième décès en quinze mois à l’intérieur de l’établissement pénitentiaire sarthois, qui avait ouvert ses portes en janvier 2010. 
(Leur presse, Maine Libre.)

 

Mettre en ruine les prisons.

Solidarité, méfiance.

 

Fraternellement.

 

Courriel - 25 mars 2011.

 

 

Nouveau décès d’un détenu en prison

 

Il s’agit du troisième décès de détenu constaté depuis l’ouverture de l’établissement pénitentiaire de Coulaines, il y a une quinzaine de mois. Le corps de la victime a été autopsié hier, heudi. L’enquête est en cours.

 

 

Il était 7h15 jeudi matin lorsque l’alerte a été donnée, après la découverte par un surveillant du corps sans vie d’un détenu de 37 ans. Dépêchés sur place, les secours n’ont pu que constater le décès du trentenaire dans sa cellule.

 

Selon les premiers éléments, la victime devait bénéficier d’une permission de sortie jeudi à partir de 11 heures. Sa famille a appris le drame en se rendant aux Croisettes en fin de matinée pour venir le chercher. L’homme, qui était incarcéré dans le cadre d’une affaire d’agression sexuelle, avait été condamné par le tribunal d’Alençon.

 

Vers une intoxication médicamenteuse

 

Jeudi en fin de journée, les causes de la mort n’étaient pas établies. Néanmoins, il semblerait que la piste du suicide ne soit pas privilégiée. Plus précisément, la thèse d’une intoxication médicamenteuse n’aurait pas été exclue, loin de là. Dans le cas présent, la victime suivait semble-t-il un traitement régulier. A-t-il pu succomber suite à une réaction à ce produit ? Y-a-t-il eu mélange avec d’autres substances ? Sachant que de source proche de la maison d’arrêt, les médicaments circulent en prison. On évoquait même le terme de trafic.

 

«Les médicaments sont livrés aux détenus et certains les stockent pour les revendre ensuite», expliquait-on hier. Ces produits serviraient parfois à la fabrication de cocktails. «Un phénomène que l’administration connaît, que les surveillants connaissent, que les infirmiers connaissent», a-t-il été précisé. Les syndicats dénonçaient eux un manque de moyens permettant de détecter ces comportements : «Nous faisons en sorte d’être vigilants et il arrive que l’on découvre des quantités importantes de médicaments dans certaines cellules.»

 

Déjà une mort suspecte en décembre

 

Un trafic qui s’ajouterait à d’autres bien connus eux aussi en maison d’arrêt : le cannabis et le Subutex, produit de substitution à la drogue.

 

Le corps de la victime a quitté la maison d’arrêt jeudi peu avant midi. Il a fait l’objet d’une autopsie dont nous ignorions hier soir les conclusions. Il s’agit-là du troisième décès constaté dans cet établissement qui a ouvert ses portes en janvier 2010. En juillet dernier, un jeune détenu de 28 ans avait été retrouvé pendu. Début décembre dernier, c’est un jeune homme de 24 ans qui avait été découvert mort dans sa cellule : l’autopsie avait conclu à une intoxication médicamenteuse.

 

Leur presse (Nicolas Fernand,
Le Maine Libre), 25 mars.

 


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