Mardi 24 novembre 2009

Oyé !!! Familles, amis et proches des prisonniers. La manifestation à Toulouse organisée ce samedi 21 novembre dans le cadre de la campagne nationale contre les longues peines et l’isolement carcéral a été interdite par la préfecture.
Abolition des longues peines, du mitard et de l’isolement !
Pour un monde et sans prison !
Indymedia Toulouse, 21 novembre 2009.
Classe contre classe, 22 novembre.
Un collectif «anti carcéral» a défilé hier dans les rues de Toulouse.
Leur presse (Hugo Clément, La Dépêche), 22 novembre.
«Nous savons que cette manifestation est prévue, même si elle n’est pas déclarée. Nous veillerons donc, par la mise en place d’un dispositif adapté, CRS et brigades anti criminalité, à ce qu’il ne se produise aucune exactions du même type qu’à Poitiers.» Le message de la police transmis par le chargé de communication du commissariat central de Toulouse est clair : le rassemblement du collectif anti carcéral prévu ce samedi 21 novembre à 14 heures devant la prison Saint Michel à Toulouse sera surveillé comme le lait sur le feu.
Leur presse (LibéToulouse), 21 novembre.
«Des milliers de longues peines et prés de 700 condamnés à perpétuité sont actuellement détenus en France. C’est une peine de mort lente» : les membres toulousains du collectif anti carcéral L’Envolée se mobilisent pour l’abolition des longues peines et des quartiers d’isolement.
Une soirée débat pour la sortie du livre Pour en finir avec toutes les prisons est organisée le jeudi 12 novembre à 19h à la librairie Terra Nova, rue Gambetta à Toulouse.
Leur presse (LibéToulouse), 10 novembre.
Manifestation anticarcérale : le spectre de PoitiersUn groupe de militants de l’«ultragauche» appelle à un rassemblement, demain, devant la prison Saint-Michel.
Leur presse (Hugo Clément,
La Dépêche du Midi), 20 novembre 2009.
Manifestation déclarée = état de guerre ?C’est la question que je me suis posée au regard du nombre impressionnant de policiers qui ont été mobilisés dimanche dernier pour encadrer la manifestation «la prison tue» organisée par l’Arppi et de nombreux autres collectifs, groupes et individus pour demander l’abolition des peines de mort déguisées, des quartiers d’isolement et disciplinaires dans lesquels les morts suspectes sont de plus en plus nombreuses, le non enfermement des enfants, la libération des malades et des handicapés ainsi que le rapprochement familial, affinitaire et géographique des familles et proches de personnes détenues.
Catherine Charles - présidente de l’Arppi
Indymedia Nantes, 11 novembre 2009.
La nuit du 8 au 9 novembre en région parisienne, plusieurs entreprises liées à l’enfermement ont été
visées :— Eiffage (une des plus grandes entreprises de BTP qui construit de la même manière les villes que les prisons) rue de Watt (13e), où deux engins de chantiers ont été sabotés avec du sucre dans leur réservoir, avec un tag à côté : «Eiffage construit des prisons pour enfermer les pauvres. Sabotons Eiffage».
— L’Institut de criminologie de la Fac de Droit rue Cujas (6e) a été tagué d’un «Feu aux prisons», «Crève l’État et son droit».
— L’APIJ (Agence Publique pour l’Immobilier de la Justice, organisme du ministère de la Justice chargé des appels d’offres) rue du Château-des-Rentiers (13e) a été tagué d’un «Ici l’État (APIJ) programme la construction de nouvelles prisons. Attaquons-le(s)».
— IOSIS (cabinet d’ingénierie dédié à la construction et la rénovation des taules) rue Dolores-Ibarruri (Montreuil, 93) a été tagué d’un «IOSIS travaille à l’enfermement. Liberté pour tous !»
— La boutique Orange (qui s’enrichit sur le travail des taulards) place Jeanne-d’Arc (13e) a eu ses 8 vitrines brisées, accompagnées du tag «Exploiteur de prisonniers».
Indymedia Nantes, 9 novembre 2009.

Dans la nuit du 4 au 5 novembre, le lycée Théophile-Gauthier (49 rue de Charenton, Paris 12e) a été pris pour cible dans le cadre de la semaine anticarcérale contre les longues peines.
Ce lycée professionel s’est spécialisé dans la formation des futurs flics et matons. Les portes ont été bloquées avec des chaînes. La façade a été recouverte d’affiches (cf. plus bas et pièce jointe) et de nombreux tags : «Attention, ici on forme les futurs flics», «Le maton te guette», «Saccage ta cage», «Plutôt pauvre et insoumis que flic ou maton»…
À noter qu’on trouve ce type d’établissements dans toutes les académies, et que vue la rapidité avec laquelle les traces de notre passage ont été effacées, il est clair qu’ils ne souhaitent aucune publicité autour de leurs sinistres activités.
Nous sommes contre la prison et la police parce qu’elles sont nées et se sont développées pour défendre les privilèges des riches et gérer la misère.
Nous sommes contre la prison et la police parce que nous voulons changer radicalement cette société pas nous intégrer pacifiquement dans ses villes, dans ses usines, dans ses casernes, dans ses supermarchés.
Nous sommes contre la prison et la police parce que ce monde n’en a que trop besoin.
Indymedia Nantes, 6 novembre 2009.
À Paris, on ne fait pas les manifs à Poitiers !À l’appel de l’ARPPI (Association pour le respect des proches de personnes incarcérées), on a battu le pavé parisien, dimanche, sous l’œil concupiscent des journaleux et des flics, tous très déçus d’avoir raté la manif anticarcérale de Poitiers quelques semaines plus tôt. Du coup, ils étaient là en force, prêts à intervenir à la moindre incartade. Et Article 11 aussi…
(Pour accompagner ta lecture, Antimollusques a confectionné un très classe reportage audio sur la manif. Savoure !)
Du coup, l’ambiance est pesante. Ça
se regarde beaucoup, ça regarde de partout, premières rumeurs sur des gens qui se seraient faits interpeller avant même de rejoindre Bastille ou à la sortie du métro [Dix personnes interpellées et libérées vers 17 heures, alors que la manif venait de se disperser. Comme quoi, à la Préfecture de police aussi, on a des Rolex
qui marchent bien…]. Les familles de détenus prennent à tour de rôle la parole. Dignes, émues, résolues. Contentes de voir ce monde pour les soutenir. Ce
monde qui pourtant, n’écoute pas trop les discours [Ce que la glorieuse
Antimollusques te propose d’écouter bien au chaud…] et continue à jauger l’ambiance et les possibilités éventuelles d’action.
Arrivée à Place d’Italie, terme de
la petite ballade dominicale. Catherine étale ses états de service, les endroits où il est possible de l’entendre et de la lire. Dont le Monde Libertaire. Une voix derrière : «De toute
façon, en ce moment, si on veut apprendre des trucs sur ce qui se passe, vaut mieux lire le Monde tout court que le Libertaire…» Allusion même pas voilée à l’interview de Coupat, à la revendication des Coucous de Poitiers ainsi qu’à l’enquête sur l’archipel des autonomes parue dans la semaine avec la complicité active de témoins dont prénom a été changé [Pas la force, pas le courage, pas envie de taper tous les liens… T’as qu’à googliser. En revanche, voici une hilarante et salutaire déconstruction
journalistique pour me faire pardonner.]. Ça rigole un peu. Catherine continue. En guise de bilan de la manif, elle remercie les gens qui ont bien su se tenir
et qui ont été «assez intelligents pour pas casser». Quelques rires et une petite bronca saluent son propos. Elle se justifie. «Ben oui, intelligents, adultes, vous mettez le mot que vous
voulez…» Une voix hurle «Ou simplement stratégiques !»Article XI, 10 novembre 2009.

Plusieurs centaines de personnes ont participé à cette manif.
La Brèche
Ban public
L’Envolée
Résistons ensemble
HNS-info, 10 novembre.

Environ deux cents personnes, selon la police, mille selon les organisateurs, parmi lesquelles des proches de détenus et des sympathisants anarchistes, ont défilé à Paris dimanche sous forte surveillance policière, pour protester contre les conditions de détention pénitentiaire, a constaté une journaliste de l’AFP.
Leur presse (AFP), 8 novembre 2009.
La préfecture de police a annoncé dimanche que dix personnes avaient été arrêtées à Paris, en marge d’une manifestation anticarcérale qui a rassemblé 500 personnes environ selon la police, et mille selon les organisateurs.
Leur presse (JDD), 8 novembre.
La manifestation contre les longues peines organisée à Paris, dimanche 8 novembre, à l’appel de l’Association pour le respect des proches de personnes incarcérées (Arppi) a réuni un millier de personnes, 500 selon la police.
Leur presse (Isabelle Mandraud & Caroline Monnot,
Le Monde), 9 novembre.

Dix étrangers en situation irrégulière seront jugés en janvier 2010 à Paris pour leur participation présumée à l’incendie qui avait dévasté le 21 juin 2008 le Centre de rétention (CRA) de Vincennes, au lendemain du décès d’un Tunisien dans des circonstances obscures.
Leur presse (Mathieu Foulkes, AFP), 9 novembre 2009.

Dans le cadre de la semaine contre les longues peines et tous les enfermements, l’Office du tourisme de l’État espagnol, sis 43 rue Decamps à Paris (16e), a été attaqué dans la nuit du lundi 2 au mardi 3 novembre. Les vitres de la porte d’entrée et d’une fenêtre ont volé en éclat et ses murs ont été tagués avec les inscriptions : «À bas la torture d’État et les peines de perpétuité», «Non da Jon ?», «Pouvoir assassin».
Contre tous les États
Contre tous les enfermements
Liberté pour toutes et tous.
Dentro de la semana contra las largas penas y todos los encierros, que se da actualmente en Francia, la oficina de turismo del Estado espanol, cobijada en el n° 43 de la calle Decamps en Paris (16), ha sido atacada en la noche del lunes 2 al martes 3 de noviembre. Las vitrinas de la puerta y de una ventana han estallado y sus muros han visto aparecer estas inscripciones (en frances) : «A bajo la tortura de Estado y la cadena perpetua», «Non da Jon ?», «Poder asesino».
Contra todos los Estados
Contra todos los encierros
Libertad para todas y todos.
Indymedia Grenoble, 3 novembre 2009.
Marseille 2006
Jets de cocktails Molotov : prison fermeDeux jeunes de 18 et 20 ans ont été condamnés hier à six et sept mois de prison ferme pour avoir lancé trois cocktails Molotov contre le commissariat de Longwy (Meurthe-et-Moselle) fin octobre, a-t-on appris aujourd’hui par l’un de leurs avocats.
Leur presse (AFP), 6 novembre 2009.

Paris. Dans la nuit du 3 au 4 novembre 2009, une série de tags pointant les activités de trois crapules ont été réalisés :
— Au 19 rue de La Butte aux Cailles (13e arrdt), domicile de Marc Daumas, ont été inscrits : «M. Daumas gagne du fric en exploitant les prisonniers» et «Ni prison, ni rétention, Liberté pour tous». Daumas est le directeur du développement de l’entreprise GEPSA.
— Au 28 rue Lantiez (17e arrdt), domicile de Laurent Florin, chef de projet du développement chez GEPSA : «Laurent Florin s’enrichit sur le dos des prisonniers. Feu à GEPSA ! Feu aux Prisons !»
— Au 151 rue Saint-Martin (3e arrdt), domicile de Rachel Jung, responsable de la communication de l’APIJ : «Rachel Jung travaille à emprisonner les pauvres», «À bas toutes les prisons ! Liberté !»
À bas toutes les prisons et ceux qui en profitent
Indymedia Grenoble, 4 novembre 2009.

La prison, les hommes, femmes et enfants incarcérés ne sont pas des sujets de société porteurs. De Gaulle l’avait bien résumé en désignant le petit peuple écroué comme étant «les poubelles de la France».
Catherine - présidente de l’Arppi, 27 octobre 2009.