Une quarantaine de détenus de Neuvic (Dordogne) ont refusé de réintégrer les cellules - 29 avril

Publié le par la Rédaction

 

Le déclencheur de cet événement serait le suicide d'un détenu découvert vendredi matin.

 

Hier soir, une quarantaine de prisonniers du centre de détention de Neuvic (Dordogne) ont refusé de réintégrer leurs cellules après la promenade. Le déclencheur de cet événement serait le suicide d'un détenu découvert vendredi matin. Les hommes des équipes régionales d'interventions et de sécurité (ERIS) de Bordeaux et Toulouse sont vite intervenues et tout est rentré dans l'ordre un peu avant 21 heures.

 

Leur presse (Julie Martinez,
 Sud-Ouest), 30 avril 2011.

 

 

Neuvic-sur-l'Isle : des détenus en rébellion

 

Un homme s'est pendu vendredi matin dans sa cellule. Des détenus ont refusé de regagner leur cellule en soirée.

 

Une quarantaine de détenus ont refusé de regagner leurs cellules pendant un peu plus de trois heures vendredi soir au centre de détention de Neuvic où un condamné incarcéré a mis fin à ses jours par pendaison. Le dernier suicide dans cet établissement date de novembre 2009.

 

Le corps d'un détenu d'une trentaine d'années, dont les tendances suicidaires étaient connues et qui faisait l'objet d'une surveillance «spécifique et continue» en cellule adaptée, a été retrouvé en début de matinée vendredi, a indiqué à l'AFP Benoist Delage, sous-préfet de Périgueux de permanence. Vers 18h00, une quinzaine de détenus se sont enfermés dans leurs cellules pendant qu'une quarantaine d'autres refusaient de réintégrer leurs cellules après leur promenade, a-t-il ajouté.

 

Ils ont commis des dégradations dans les cours de promenade, arrachant les fils barbelés et lançant des bouteilles et des yaourts sur les gardiens, a précisé Thierry Dumonteil, délégué régional FO pénitentiaire.

 

Des surveillants des équipes régionales d'intervention spécialement formées pour ce type d'incidents, appelés vendredi soir en renfort de Toulouse et Bordeaux, sont «allés chercher les détenus dans les cours de promenade», a-t-il ajouté. Aucune revendication n'a été formulée, a précisé le syndicaliste, selon lequel le mouvement a cependant été déclenché suite au suicide par pendaison.

 

Tous les détenus avaient réintégré leurs cellules peu avant 21h30, a indiqué M. Delage. Ceux qui s'étaient enfermés ont été incarcérés dans d'autres cellules et le calme était revenu dans le centre de détention qui abrite quelque 300 condamnés, a-t-il ajouté. L'intervention des gendarmes déployés autour de la prison n'a pas été nécessaire, a précisé le sous-préfet, qui a insisté sur le «comportement antisocial manifeste» des détenus impliqués.

 

Huit des leaders vont être transférés et huit autres ont été incarcérés en quartier disciplinaire, a précisé le porte-parole syndical.

 

Ouvert en 1990, ce centre de détention a une capacité de 400 places. Selon le site internet du ministère de la justice, ce type de structure pénitentiaire «accueille les condamnés à un an et plus considérés comme présentant les perspectives de réinsertion les meilleures. À ce titre, les centres de détention ont un régime de détention principalement orienté vers la resocialisation des détenus.»

 

Leur presse (France 3 Aquitaine), 30 avril.

 


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