Solidarité avec le peuple libyen

Publié le par la Rédaction

 

«En Libye, la répression des manifestations pacifiques par les forces de sécurité libyennes aurait fait entre 300 et 400 morts et des milliers de blessés depuis le 15 février 2011. La répression serait menée par les forces de sécurité avec le soutien de mercenaires tchadiens, zimbabwéens, et d’anciens miliciens de Charles Taylor. L’utilisation, par les forces de sécurité et les agents de l’État sous son contrôle effectif, de balles réelles et d’armes lourdes pour mener la répression et des bombardements indiscriminés des populations civiles constituent des violations graves du droit international des droits de l’Homme et du droit international humanitaire» selon la FIDH (Fédération internationale des droits de l’Homme).


— Ainsi, la violence qui s’abat sur le peuple libyen, le non respect des droits de l’Homme, de la démocratie… depuis plus de quarante ans ; dont le régime autocrate, policier, dictatorial, et népotiste de Mahammar Kadhafi est responsable ;

— Convaincu que «le dictateur libyen» a fait de l’expulsion des Africains subsahariens son fond de commerce en complicité avec certains pays subsahariens, a soutenu sans état d’âme les dictateurs déchus : Ben Ali, Moubarak, continue de massacrer son peuple épris de justice, et de démocratie, s’est accaparé de tous les leviers économiques (hôtels, banques, terres) au Sénégal, au Mali, et un peu partout en Afrique, a fait de la Libye, un pays «tampon», et un «défenseur» des frontières de l’UE face aux immigrés victimes des politiques néolibérales de la BM, FMI, et des États africains ;

— Suite aux différents foyers de révoltes, et de changements qui émaillent les pays maghrébins, avec comme conséquence : déplacement des personnes, des innombrables dégâts humains, et matériels ;

— Convaincu fermement que les mouvements de changements dans les pays maghrébins, et les espoirs que suscitent ces changements dans le monde entier en général, et en Afrique subsaharienne en particulier peuvent servir d’exemple pour toute la jeunesse africaine ;

Le MSV, ajoute sa voix avec vigueur à celle du peuple libyen pour exiger :

— Le départ «du bourreau du peuple» du pouvoir qui continue à s’accrocher au pouvoir en massacrant un «peuple désarmé en quête de liberté, et de justice» ; 
— La traduction devant un «tribunal libyen» de Mahammar Kadhafi pour «crime de sang, et de crime économique» ; 
— Dans le même ordre d’idée, le MSV félicite la révolution de la jeunesse tunisienne, et égyptienne, lance un appel à la jeunesse africaine à agir dans le même sens partout ou règnent les régimes totalitaires.


Pour le Mouvement des Sans Voix (MSV),
Tahirou Bah, Secrétaire général. 
Bamako, le 21 février 2011.

 


Publié dans Internationalisme

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