Dimanche 17 avril 2011 7 17 /04 /Avr /2011 19:41
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Dimanche 17 avril 2011 7 17 /04 /Avr /2011 17:24

 

Mardi 19 avril prochain aura lieu au Centre culturel libertaire (4 rue de Colmar à Lille, métro porte des Postes) une soirée spéciale en présence de compagnon-ne-s états-unien-ne-s.

 

Ils animeront une discussion sur les récentes agitations et les dernières luttes contre les flics, à Seattle, Washington, aux États Unis. Après plusieurs incidents de violences policières, y compris des assassinats, dans et autour de Seattle, des anarchistes de plusieurs villes de la région ont travaillé ensemble pour répandre le mécontentement et le sentiment anti-flic. Tout cela a finalement culminé dans plusieurs nuits de manifestations et d’émeutes. Les multiples succès et problèmes seront expliqués par deux compagnons de là-bas, suivi par une discussion sur les similarités entre les obstacles que rencontrent les anarchistes aussi bien à Bruxelles qu’aux États-Unis face à l’engagement dans des projets similaires.

 

La soirée débutera à 19h30 et sera à Prix Libre (chacun-e donne ce qu'il veut/peut) pour payer le déplacement des camarades.

 

Le GDALE-CGA.

 


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Dimanche 17 avril 2011 7 17 /04 /Avr /2011 15:50

Doc Génocido & DJ Mitterhamwe

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Dimanche 17 avril 2011 7 17 /04 /Avr /2011 14:54

 

Vendredi 15 avril 2011, Dan a été libéré de la prison de la Santé sur décision de la chambre de l'instruction, siégeant en appel, il est placé sous contrôle judiciaire avec, comme Olivier, une caution de 2000€ à régler.

 

Cependant, si la joie de le retrouver hors-les-murs est bien présente, il n'y a pas de victoire car juges et flics ne cesseront pas pour autant de nous persécuter, nous comme bien d'autres, parce que l'État existe encore.

 

Tout continue, avec la liberté pour horizon.

 

Solidarité avec les prisonniers en lutte à travers le monde.
Feu à toutes les prisons
Feu à tous les palais de justice.

 

Sabotons la machine à expulser. 

 

Indymedia Nantes, 16 avril 2011.

 


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Dimanche 17 avril 2011 7 17 /04 /Avr /2011 13:44

Un petit salut du Canada, où des élections fédérales sont en cours depuis deux à trois semaines. Inutile de préciser qu'ici aussi la machine politicienne se montre à la hauteur des attentes … du patronat.

 

L'Union Communiste Libertaire (UCL) a donc décidé de contribuer au dynamisme de la campagne électorale en proposant aux citoyens de voter pour «Personne». Après tout, c'est le meilleur choix : Personne se soucie de nous, Personne tient ses promesses, Personne offre de solutions. C'est vraiment le meilleur.

 

Vous pouvez jeter un coup d'œil ici :

 

Soit dit en passant, l'affiche pourrait fort bien servir à nouveau, l'an prochain en France…

 

Dimanche 17 avril 2011.

 


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Dimanche 17 avril 2011 7 17 /04 /Avr /2011 09:57

L'appel et la pioche

Communiqué du fort occupé de Vancia

 

Il n'y avait pas grand monde autour du feu ce soir-là. La plupart des gens tentaient de se réchauffer dans les bus aménagés en sleeping ou dans les caravanes prêtées par les potes Rroms. Cela faisait quelques semaines déjà que les ex-habitant.e.s campaient  sous les murs désormais silencieux de la friche RVI, essayant de s'organiser entre les rondes de flics et l'odeur d'incendie tenace. Un dernier carré de vaillant.e.s grelottaient devant le braséro, théorisant à n'en plus pouvoir sur un avenir improbable pendant qu'un cubi de mauvais rouge faisait le tour de l'assemblée.

 

 

Il fallait tout de même trouver une solution : après un été de mobilisation quand la pression a commencé à monter, un tribunal qui donne 6 mois de délais avant l'expulsion, et un incendie en plein concert des Binamé, avec tellement de coïncidences troublantes qu'il ferait suffoquer le plus blasé des complotistes, ça fait beaucoup pour une petite bande de squatteureuses qui n'en demandait pas tant.

 

Alors, on fait chauffer les neurones à défaut des corps, et évidemment on ne fait pas dans la dentelle : une caserne abandonnée en plein centre-ville de Lyon, oui, accepté, même si ça sent le casse-pipe. Et un plan B ?

 

On nous avait parlé d'un lieu en périphérie, un fort paraît-il. Ah oui ? Un fort ? Les premiers repérages sur les photos satellite ne donnèrent rien. Rien. À part un morceau de forêt entouré de douves. Ha oui ? Une forêt qui pousse sur les toits ? C'est pas commun et ça mérite qu'on voit ça de plus près… Il n'a pas fallu longtemps pour découvrir un site de 176'000 mètres carrés, des bâtiments datant de la fin du XIXe siècle, une source, des galeries creusées dans la roche et un accès limité à un pont et une porte blindée. De se dire que c'était complètement irréaliste, et que ça serait trop bête de ne pas essayer.

 

 

Deux mois plus tard, le printemps bourgeonne partout sur les chemins de Vancia. Le GIPN n'est pas venu le jour de l'ouverture, pas plus que l'armée de terre, la BAC, et Interpol, d'ailleurs nous ne nous excusons absolument pas d'avoir interrompu leurs entraînements sur place, et nous aimerions bien leur renvoyer les résidus de leurs passages en travers de la gueule, tant c'est malsain de voir des chatons jouer avec des balles de flashball.

 

Le fort renaît donc doucement, le matériel arraché aux cendres de RVI meuble les grandes salles où doivent surement errer quelques fantômes d'une guerre ou d'une autre. Les activités se mettent doucement en place : une bibliothèque, un potager, une taverne, des fours à pains d'époque remis en marche, des salles de ciné, danse, gym, friperie, mécanique, un atelier sérigraphie et une salle de concert en chantier, des milliers de projets dans les têtes.

 

Des voisin.e.s comme des oufs qu'on puisse faire un truc pareil, des papy-mamies qui viennent serrer la pogne et boire des tisanes en racontant le temps où le fort était ouvert à la population, où les familles les plus pauvres venaient y vivre, le temps où les riverains se rencontraient et festoyaient sous les tilleuls.

 

 

Sauf que.

 

Après quelques intimidations policières bien maladroites et un premier procès raté où le syndicat de communes propriétaire s'est purement et simplement gouré de juridiction, le Justicier des Référés nous donne jusqu'au 5 mai pour quitter le site. C'est pas cher payé pour avoir joué la carte institutionnelle.

 

Ce lieu, nous nous y sentons chez nous, nous y avons projeté nos rêves et nos rages, et nous voulons maintenant le faire partager, ouvrir les portes aux ami.e.s de partout.

 

Et des ami.e.s nous en avons beaucoup ces temps-ci. De toutes celles et ceux qui croient aux vertus des portes ouvertes sur des maisons à  faire revivre, du jardinage collectif et de la confection d'infokiosques. Les passioné.e.s de poubelles de supermarchés bio ou de réalisation de zine. Les acharné.e.s de la réunion-fleuve ou de la sociologie de combat.

 

Un mois pour faire beaucoup de bruit, se rencontrer, se coordonner avec les luttes du moment, construire, s'approprier encore plus les lieux, jouer ensemble bien sur, faire la fête évidemment, produire une effervescence que ceux-d'en-face ne pourrons plus ignorer, juste détourner les yeux et retourner dans leur cocon, loin de la fureur du monde.

 

Ceci n'est pas un exercice.

 

 

En pratique :

 

Ceci est un appel à peupler le fort de Vancia de nos pratiques et de nos motivations. Les idées d'atelier et d'actions diverses sont vivement recommandées, les apports en matos et connaissances fortement incitées.

 

Pour l'accueil et l'hébergement, les sleepings sont en place et on ne manque pas de couvertures. Bien sûr, on peut planter tentes et tout autres types de constructions sur place… Pas de souci de ce côté-là donc, mais ramène quand même ton duvet, on ne sait jamais…

 

Pour la bouffe, les supermarchés du coin sont généreux sur la récupe, des tournées motorisées s'organisent dans les bleds autour.

 

Attention, les véhicules les plus hauts ne rentrent pas dans le fort, et il y a peu d'espace pour se garer à l'intérieur mais il y a un grand parking tranquille juste devant…

 

Pour venir de Lyon:

— Bus 59 direction Vancia depuis Part-Dieu ou Charpennes, arrêt Vancia-le-Bas ; 
— Prendre le périph nord direction Paris-Bourg-Genève, rocade Est direction Genève, direction Rillieux-Sathonay / sortie no 4 Rilleux, rond point Vancia - rond point direction Chantemerle - rond point direction Sathonay village, 100 mètres au panneau de sortie première à droite sur l'allée de platanes.

 

Nous contacter :

Blog ; 
Courriel ;
— Fort de Vancia, route de Sathonay village, hameau de Vancia 69140 Rilleux-la-Pape.

 

Samedi 16 avril 2011.

 


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Samedi 16 avril 2011 6 16 /04 /Avr /2011 16:28

 

Une lettre des deux compagnonnes anarchistes de Bologne incarcérées depuis le 6 avril 2011.

 

À tous les délinquants solidaires

 

La solidarité est arrivée, forte et copieuse, à travers lettres et télégrammes qui, vu leur nombre, ont fait péter les plombs aux matons. Elles sont même arrivées en recommandé, pour être sûrs qu’ils arrivent.

Cela fait du bien.

 

L’accusation contre les incarcérés, contre ceux qui ont reçu des mesures de contrôle judiciaire, et contre tous les autres mis en examen, est «association de malfaiteurs».

Expérimentée contre les compagnons de Lecce en tant que formule plus adaptée que l’«association subversive» [équivalent de l’association terroriste, NdT] pour frapper les anarchistes, et reproposée dans d’autres procédures comme à Turin, la bande de la Digos de Bologne la sort maintenant de son sac pour faire son beurre contre leur cauchemar du coin. Mais elle y met un peu du sien, et ajoute «à finalité subversive».

 

Après avoir décrit Fuoriluogo comme un local où étaient organisées de nombreuses initiatives internes et vers l’extérieur, puis le lien entre nous comme fort et intense, elle dresse la liste d’une longue série d’«illégalités» commises ensemble ou séparément, qui ne sont d’ailleurs que la suite de procédures pénales en cours déjà connues, pour lesquelles nous avons déjà été condamnés en en payant lourdement le prix (en particulier certains d’entre nous), ou bien nous le serons. Il s’agit de faits de rébellions, dégradations, violences, rassemblements non autorisés, etc. etc. Les chefs d’inculpation classiques, qui tombent sur le dos de tous ceux qui portent des luttes qui dérangent.

 

Mais à partir de ces éléments jusqu’à aboutir à l’accusation d’Association de malfaiteurs, là le «raisonnement» devient plus obscur, on entend le bruit des grincements sur les miroirs [NdT : l’expression italienne s’agripper aux miroirs signifie tenter de justifier quelque chose à tout prix]. Mais c’est ainsi. Une fois que la structure est construite, si infondée et absurde qu’elle soit, c’est à nous de la démonter. Ils font comme cela, et c’est comme ça.

Ensuite, il y a aussi cette histoire de chefs, sous-chefs et petits soldats. Ils tentent le coup à chaque fois, parce que c’est un moyen pour nous atteindre, et parce qu’ils ne peuvent pas comprendre qu’on puisse avoir des rapports différents. On «démontre» que l’une est la chef parce qu’elle passe beaucoup de temps à recueillir des infos à reproduire sur les tracts et à la réussite des initiatives. Dans une conversation téléphonique avec un compagnon pris dans des galères économiques qui l’empêchaient d’être présent à un rassemblement ou à une manifestation, elle l’encourageait à y aller en disant : «Allez, on les trouvera, quelqu’un les sortira» — certes avec le ton habituel que beaucoup connaissent bien.

En somme, une série d’épisodes connus et ultra-connus et d’écoutes téléphoniques de ce genre-là, constituent la trame de l’intrigue de la Digos avalée par une procureur avec des cailloux dans les chaussures.

 

Nous deux, incarcérées dans la section pour femmes, nous allons bien. Nous sommes encore séparées et en isolement. Le courrier arrive, mais peut-être pas tout.

Nous vous embrassons fort et continuons à lutter avec vous pour un monde sans barrières matérielles ou générées par des peurs artificielles et des mesquineries. Sans esclaves ni patrons, avec leur lot d’infamies et de nuisances.

 

Nous nous retrouverons bientôt mais, comme quelqu’un l’a écrit dans un télégramme, si c’est nous qui vous rejoignons… c’est mieux.

 

Stefi et Anna 
Traduit de l’italien,
Brèves du désordre, 15 avril 2011.

 


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Samedi 16 avril 2011 6 16 /04 /Avr /2011 15:45

À Lorient, un docker jugé pour violences lors d’une manifestation

 

Le procureur de la République du tribunal de Lorient a requis, ce jeudi après-midi, en audience correctionnelle, deux mois de prison avec sursis, et une amende de 200 € à l’encontre d’un jeune docker prévenu d’avoir jeté une pierre sur les forces de police lors de la manifestation sur les retraites du 19 octobre.
Elle s’était traduite par un face à face violent sur le pont de Carnel, entre manifestants et policiers.
Le jeune homme a plaidé non coupable.

 

Il a affirmé ne pas se reconnaître sur clichés pris lors des affrontements. Le délibéré sera rendu le 12 mai. Pendant l’audience, une centaine de manifestants, à l'appel de la CGT, se sont rassemblés devant le tribunal pour soutenir le jeune docker.

 

À noter que deux autres de ses collègues seront entendus le 28 avril, par les policiers, pour des faits similaires commis le même jour. La CGT appelle à se rassembler de nouveau ce jour-là devant le commissariat de Lorient.

 

Leur presse (Ouest-France), 14 avril 2011.

 

 

Docker poursuivi pour violences sur policier : décision le 12 mai

 

Une cinquantaine de personnes (syndicalistes, sympathisants, dockers…) se sont rassemblés en début d'après-midi devant le tribunal de Lorient. Objectif : soutenir un docker de 29 ans, soupçonné d'avoir lancé un projectile sur les forces de l’ordre lors d'une manifestation contre la réforme des retraites le 19 octobre 2010.

 

Le prévenu ne se reconnaît pas

 

Le jeune homme était poursuivi sur la foi d'une photo parue le lendemain dans Le Télégramme, montrant un docker lancer une cartouche de grenade lacrymogène en direction des policiers. À la barre, le prévenu a assuré ne pas se reconnaître sur le cliché tiré du journal. Le procureur a requis à son encontre deux mois de prison avec sursis. Le délibéré sera rendu le 12 mai prochain.

 

À noter que deux autres dockers lorientais sont convoqués fin avril au commissariat de Lorient. Sans doute pour les mêmes raisons.

 

Leur presse (Le Télégramme), 14 avril.

 

 

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Samedi 16 avril 2011 6 16 /04 /Avr /2011 14:29

 

Mardi 5 avril au soir, des feux d’artifices ont été tirés à la Maison d’Arrêt de la Butte de Besançon.

 

 

Cette action anti-carcérale vise à exprimer notre solidarité envers tous les prisonniers.

 

Nous pensons par exemple aux camarades incarcérés pour des slogans politiques inscrits sur des murs, aux jeunes des quartiers victimes de la répression aveugle (comme au quartier des «408» à Besançon) et à tous ceux que la précarité force à contourner la loi.

 

Avec les politiques répressive et carcérale mises en place par l’État, chacun.e. est de plus en plus susceptible de finir derrière les barreaux.

 

Feu aux prisons !
Liberté pour tou.te.s !

 

Le Chat noir émeutier, 15 avril 2011.

 

 

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Samedi 16 avril 2011 6 16 /04 /Avr /2011 13:32

 

Aujourd’hui, 15 avril, Georges Cipriani a été réincarcéré à temps plein dans la prison d’Ensisheim. 

 

Pourtant, aujourd’hui, Georges aurait dû vivre son premier jour de liberté conditionnelle depuis 24 ans.

 

 

Il avait en effet obtenu, le 24 mars dernier, cette mesure de libération conditionnelle, qui devait prendre effet au bout de ses douze mois de semi-liberté. Mais le parquet a immédiatement fait appel de cette décision, suspendant ainsi sa sortie prévue, dans l’attente de l’audience qui n’aura lieu que le 28 avril.

 

Nous sommes révoltés par ce retour en prison, qui porte un coup très dur à Georges Cipriani. Cette mesure perverse déstabilise son projet de vie après la prison, le coupe de nouveau de ses proches et rend plus précaire encore sa situation de travailleur.

 

Jusqu’où l’État ira-t-il dans son acharnement à détruire les militants d’Action directe ? Jusqu’à quand, six ans après la fin de leur période de sûreté, seront-ils soumis à des procédures arbitraires qui retardent toujours leur libération ?

 

Nous savons nos camarades forts de la résistance qu’ils ont su opposer pendant près d’un quart de siècle à l’entreprise systématique d’anéantissement carcéral.

 

Nous dénonçons avec la plus grande fermeté l’iniquité de la mesure qui frappe aujourd’hui Georges Cipriani et, plus que jamais, nous l’assurons de notre totale solidarité.

 

Le collectif «Ne laissons pas faire !»
Paris, le 15 avril 2011.

 


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Samedi 16 avril 2011 6 16 /04 /Avr /2011 10:47

 

Pour faire la lumière sur les détails et les consé­quen­ces de l’acci­dent de Three Misle Island, il a fallu plus de 10 ans ; pour l’acci­dent de Tchernobyl, 30 ans après, l’OMS recense 4000 morts alors que l’Aca­dé­mie des scien­ces de New York en recense 1'000'000. 
Pour l’acci­dent nucléaire de Fukushima Daiichi, c’est le même scé­na­rio : men­son­ges, omis­sion, dis­si­mu­la­tions, décla­ra­tions contra­dic­toi­res, tant de la part de Tepco que du gou­ver­ne­ment japo­nais, avec la com­pli­cité des autres États qui se tai­sent et la béné­dic­tion de l’indus­trie du nucléaire. Les Japo­nais en font les frais.

 

 

Omissions

 

On a entendu récem­ment que la catas­tro­phe de Fukushima a atteint le même niveau de clas­se­ment INES que Tchernobyl ? On oublie de dire que c’est chacun des réac­teurs qui est classé au niveau 7 ; on oublie aussi de dire que les valeurs limi­tes qui clas­sent un acci­dent au niveau 7 ont été mul­ti­pliées par 13 à Fukushima, en ce qui concerne l’évaluation des rejets radio­ac­tifs dans l’air.

 

Ces esti­ma­tions repré­sen­te­raient 10% des rejets totaux de Tchernobyl ? Dores et déjà ces obs­cu­res esti­ma­tions ne pren­nent pas en compte les rejets mas­sifs effec­tués dans l’eau et se basent sur des valeurs non offi­ciel­les des quan­ti­tés reje­tées à Tchernobyl.

 

On oublie sur­tout d’infor­mer les prin­ci­paux concer­nés par la conta­mi­na­tion : c’est quatre semai­nes «trop tard» que ces infor­ma­tions, qui per­met­tent de pren­dre des mesu­res appro­priées de radio pro­tec­tion, par­vien­nent aux Japo­nais.

 

Mensonges

 

Le Strontium, trouvé à plus de 30 km de la cen­trale est l’un des éléments radio­ac­tifs les plus dan­gereux ; pour­tant les Japo­nais peu­vent lire dans la presse quo­ti­dienne à ce sujet : «C’est sans danger pour la santé». Les mêmes décla­ra­tions ont été faites à propos du Plu­to­nium, du Césium 137, de la radio­ac­ti­vité de l’air, de l’eau et des ali­ments (voir ici, ou , ou encore ).

 

 

Déclarations contradictoires

 

Alors qu’une zone d’au moins 50 km de rayon, autour de la cen­trale, devrait être inter­dite d’accès à la popu­la­tion et que le gou­ver­ne­ment japo­nais a décidé qu’elle ferait seu­le­ment 20 km de rayon, actuel­le­ment rien ne déli­mite une quel­conque zone conta­mi­née, ni à 20 km ni à 30 km. Quant aux habi­tants de l’«inter-no-zone» (20-30 km), ils ont eu pour consi­gne de rester conta­mi­nés chez eux jusqu’au 9 avril.

 

Laisser-aller

 

Plus de dix mille tonnes d’eau très radio­ac­tive se déver­sent dans l’océan et conta­mi­nent mas­si­ve­ment les sédi­ments des côtes japo­nai­ses ? Il n’y a pas l’ombre d’un Supertanker ou d’un Ultra Large Crude Carriers en vue, pour éviter la conta­mi­na­tion.

 

Le silence et le mépris

 

Les parents s’inquiè­tent de la radio­ac­ti­vité dans les bâti­ments sco­lai­res de la ville de Fukushima ? Ils doi­vent s’orga­ni­ser seuls et contre l’avis de la Préfecture pour détec­ter la radio­ac­ti­vité et tenter de déconta­mi­ner les écoles pri­mai­res et mater­nel­les.

 

De nom­breu­ses femmes encein­tes sont par­ties de leur propre ini­tia­tive de la ville de Fukushima (300'000 per­son­nes vivant à 75 km de la cen­trale), et quatre vingt dix pour cent des enfants ont été AUTOÉVACUÉS, par les parents, de leur propre ini­tia­tive. Que sont deve­nus les 10% d’enfants et les femmes encein­tes res­tant ?

 

Sur le site de la cen­trale nucléaire dégueu­lant sa radio­ac­ti­vité, les nou­veaux sala­riés sont recru­tés parmi ceux qui ont tout perdu [écouter à partir de 15mn39s41] à la suite du tsu­nami, ils ne sont pas infor­més sur les dan­gers encou­rus, tandis que les anciens sont mal pro­té­gés et mal­trai­tés par leur employeur Tepco, avec l’aval du gou­ver­ne­ment.

 

Plus des deux tiers des habi­tants de la ville de Minamisoma (70'000 habi­tants) ont quit­té la ville de leur propre ini­tia­tive, pour se loger ailleurs par leurs pro­pres moyens. Le 1er avril il reste 20'000 per­son­nes coupés du reste du monde, c’est la famine.

 

 

Irresponsabilités

 

Au Japon, depuis le début du désas­tre nucléaire, les infor­ma­tions don­nées par le gou­ver­ne­ment, l’indus­trie nucléaire (et relayées par les médias) sont absen­tes, incom­plè­tes, par­cel­lai­res ou fran­che­ment men­son­gè­res. Le gou­ver­ne­ment et notam­ment le minis­tre de la Santé est irres­pon­sa­ble et ne prend pas les mesu­res qui s’impo­sent, sem­blant tou­jours mini­mi­ser les dégâts. Les asso­cia­tions et les col­lec­tifs, fran­çais ou japo­nais et vrai­sem­bla­ble­ment d’ailleurs, qui ten­tent de répon­dre aux besoins des Japo­nais sont com­plè­te­ment débor­dés. Cela dure depuis un mois.

Aucune aide à la hau­teur des besoins des Japo­nais et des mena­ces de la cen­trale nucléaire n’a été appor­tée, à ce jour, par un État, un groupe d’États ou l’indus­trie res­pon­sa­ble du désas­tre.

En France, offi­ciel­le­ment, ça va de mieux en mieux chaque jour à Fukushima, le nucléaire est la solu­tion mon­diale au réchauf­fe­ment de la pla­nète, bonne nuit.

 

15 avril :
En plus des 3 réacteurs en fusion, des réactions de fission ont actuellement lieu dans la piscine de combustible usagé no 4.
La radioactivité y est 100'000 fois plus élevée que la normale. Des bouffées de neutrons extrêmement dangereuses et dont il est très difficile de se prémunir s’y produisent, selon toute vraisemblance.

 

Rebellyon, 14 avril 2011.

 

 

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Samedi 16 avril 2011 6 16 /04 /Avr /2011 10:22

 

Aux premières lueurs du jour, quelques individus qui ont choisi de rester anonymes, ont attaqué deux points distincts de cette société d’infrastructures. Nous avons utilisé différentes méthodes à chaque fois, mais en maintenant toujours la même qualité d’amour et de haine.

 

À Budwell et à West Bridford, les relais de téléphone portable T3 ont été incendiés. Nous nous sommes servis de pneus posés dans le coin les jours précédents, de tissus imbibés d’essence et d’un briquet jetable.

 

Peu après nous avons pris nos couteaux, nos décapants à peinture et la mousse expansive, pour attaquer deux véhicules et une camionnette G4 [multinationale des prisons]. Nous avons choisi cette méthode à cause de la proximité des conducteurs et de la surveillance : les couteaux pour taillader les pneus, le décapant pour endommager la carrosserie des véhicules, et la mousse pour les pots d’échappement.

 

Ces actions ont été réalisées parce que nous savons que pour être libres, les infrastructures de la société dominante doivent être détruites, que cette infrastructure soit culturelle, sociale ou physique, et que pour survivre, tous doivent être détruits. De plus, ces attaques ont été réalisées parce que nous ne pouvons pas toujours attendre, parce que nous sommes enragés et impatients dans notre quête de liberté, et chaque fois que nous agissons contre la totalité de cette société avec notre force, nous sommes un peu plus libérés de la prison sociale où nous sommes enfermés. À la base, elles sont un FUCK YOU à chaque aspect de l’oppression. Fuck you, nous nous préparons. Fuck you, nous avons moins peur jour après jour. Fuck you, nos vies seront à nous.

 

Pour nous, ces actions vivent côte à côte avec toutes les actions d’individus qui décident de reprendre leurs vies en main. Nous pensons que ces actions peuvent aussi prendre la forme d’occupations de banques, de collectifs informels d’éducation, de banderoles ou de cuisines populaires. Elles peuvent prendre la forme de tous types de choses, et doivent se faire si nous voulons détruire toutes les formes de domination.

 

Mais si nous avons choisi cette forme-là, c’est parce qu’elles nous ressemblent, qu’elles sont la manifestation de notre furie et de notre dégoût, elles représentent physiquement notre refus d’obéir au status quo sans joie.

 

Nous les dédicaçons aux amis qui sont encagés. Ces actions sont en solidarité avec nos amis de Bologne Martino Trevisan, Robert Ferro, Roman Nicusor, Stefania Carolei et Anna Maria Pistolesi, incarcérés à cause de leur engagement pour un monde anarchiste libre. Cette action est pour tous les compagnons qui luttent pour sortir des griffes de la société.

 

Traduit de l’anglais ( 325),
Brèves du désordre, 12 avril 2011.

 


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Samedi 16 avril 2011 6 16 /04 /Avr /2011 09:21

 

Nouveaux défilés des Autonomes Lorrains en Cortège-Bloc d'action directe fasciste

 

Les Nationalistes Autonomes Lorrains, groupuscule activiste de la mouvance d'extrême-droite radicale sont le fer de lance en France d'une nouvelle forme de brigades fascistes de rue. Le même scénario et schéma que dans les années 30 : avec la politique fascisante d'État, les lois racistes, les expulsions, les Camps de Rétention, le durcissement de l'appareil répressif, et le renouveau de l'extrême-droite politicienne officielle, sur ce fond de fascisation politique de notre réalité sociale surgissent sans surprise de multiples groupes fascistes radicaux, fer de lance de terrain du retour du National-Socialisme.

 

Les agressions fascistes, les ratonnades, les actions directes nazies, les formations et réseaux, se multiplient proportionnellement au nouveau pullulement des locaux néo-nazis, avec leur organisation matérielle, leur presse, leurs codes. Tandis que les agressions fascistes et ratonnades sont quasi-quotidiennes à Lyon contre des militants, des personnes de couleur et des homosexuels ; le premier local néo-nazi officiel s'est ouvert en plein centre-ville. En Franche-Comté, par la pression du Comité de Vigilance Antifasciste et de la population, un grand concert néo-nazi à la publicité ornée de croix celtiques et svastika a finalement été interdit. En Lorraine, les Nationalistes Autonomes sont de ces réseaux qui organisent des défilés d'envergure et parés à l'affrontement contre les antifas, tandis que des réseaux nazis s'y organisent avec des formations et entraînements à l'arme à feu. Ainsi à Metz, il y a quelques années, le Pink Bar, bistrot militant, a été attaqué par un groupe nazi radical qui ont ravagé le bâtiment, armés de couteaux, de battes de baseball et d'un revolver à 9mm. À Nancy, nombreux sont les concerts de rap antiracistes et anticapitalistes qui sont menacés voire directement attaqués par des groupes fascistes.

 

Ce phénomène de retour du fascisme radical organisé et de terrain, opérant dans la rue, est assez récent en France mais s'accroît et se renforce à l'image de l'Allemagne qui subit depuis de nombreuses années déjà un retour significatif des réseaux fascistes radicaux. D'où l'ampleur et la force du mouvement antifa en Allemagne dont le combat est quotidien et de plus en plus violent.

 

La marche annuelle des néo-nazis à Dresden il y a quelques semaines, et qui rassemble entre 2 à 4000 néo-nazis, s'est vue de nouveau contre-carrée par la remarquable capacité de résistance et de solidarité antifasciste. Sans surprise, lors des affrontements de rue, la police a couvert et protégé le cortège nazi et laisser faire leurs attaques en Bloc Faf, mais ont littéralement encadré et réprimé sans merci les milliers d'antifascistes venus les chasser.

 

L'organisation des nazis est telle en Allemagne qu'ils parviennent à opérer à des stratégies de territoire, en achetant des villages entiers, maison par maison, et en en faisant des Zones Autonomes fascistes où flottent les drapeaux à croix gammées et se déroulent des festivals d'extrême-droite.

 

Considérons avec sérieux la menace fasciste en France comme partout en Europe,
Créons des Comités de Vigilance et soyons parés à résister sur le terrain lorsque la vermine brune ose parader dans les rues.

 

Encore et toujours,
NO PASARAN !

 

Vendredi 15 avril 2011.

 


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Vendredi 15 avril 2011 5 15 /04 /Avr /2011 17:24

 

Nous vous envoyons la traduction d'un compte-rendu sur la situation au camp de Manduria (sud de l'Italie), où sont retenus les migrants tunisiens débarqués à Lampedusa, écrit par des camarades du Mercato Occupato de Bari.  
Rivolta ovunque, 15 avril 2011. 

 

Manduria. Contrada Tripoli. Ces derniers jours ont eu lieu dans cet endroit des événements qui méritent une analyse.

 

Commençons par le début, les faits. En Tunisie, des milliers de jeunes décident de fuir les persécussions du gouvernement après la révolte qui a entraîné la chute de la dictature de Ben Ali. Ils débarquent dans le port européen le plus proche, Lampedusa. Nombre d'entre eux (au début 500 puis 2000 de plus) sont amenés dans un centre d'identification créé pour l'occasion entre Manduria et Oria, contraints à un séjour forcé. Ils sont tous de sexe masculin, âgés de 20 à 40 ans. Le gouvernement italien, par la bouche de son président du conseil, parle d'expulsions immédiates, parle de détenus évadés de prison et donc dangereux, parle de sécurité. Dans le meme temps les débarquements augmentent et alors que la «forteresse Europe» se ferme face à une telle situation d'urgence, l'Italie, isolée, a du mal à bloquer cette vague sans précédent de migrants, et commence à projeter de nouvelles constructions de camps, surtout dans le sud du pays.

Une telle introduction fait nécessairement sauter aux yeux trois éléments cruciaux :

1) Les migrants en question ont alimenté l'incendie de la révolte qui a déposé la dictature en Tunisie. 
2) Certains de ces migrants ont séjourné en prison, dans les prisons d'un pays qui était dominé et qui continue à être dominé par une dictature, pour des motifs évidemment politiques. 
3) L'Europe, à travers le gouvernement italien, exprime la volonté d'expulser les migrants en question, c'est-à-dire de les remettre entre les mains de leurs tortionnaires, le gouvernement soutenu par l'armée tunisienne.


Je me suis rendu pour la première fois à Manduria le 3 avril, pour visiter le camp. Je m'attendais à trouver des réfugiés. J'y ai vu des révoltés. La veille, en détruisant les barrières, ils ont transformé le camp en un lieu ouvert. Grâce à ce geste, ils peuvent désormais entrer et sortir librement, et se mouvoir dans une zone militarisée jusqu'à l'absurde. Leurs visages sont souriants, ils blaguent entre eux et avec les Italiens, ils se foutent de la gueule des flics, ils chantent la chute de Ben Ali, et ils insèrent aussi bien souvent dans leurs discours un «Va te faire foutre» à Berlusconi. Ils ne demandent pas de l'eau et des vivres. Ils veulent des clopes, tout le temps. Un journaliste à la mine affligée leur demande comment ils voient leur futur. Ils répondent en rigolant : «On verra, si dans deux jours ils ne nous donnent pas le permis, on va perdre patience…»

 

Le fameux permis. Retournons un peu en arrière. Il s'agit d'un papier qui servirait à obtenir la possibilité de circuler librement en Italie, en attendant d'être reconnus comme réfugiés politiques. La plupart d'entre eux ignorait l'existence d'une telle possibilité, et effectivement dès qu'ils sont arrivés à Manduria ils ont aussitôt pensé à s'enfuir. Nombre d'entre eux ont réussi comme le démontre le nombre moins élevé de migrants présents dans le camp aujourd'hui. Mais à un certain moment, il a été décidé en haut lieu d'empêcher ces évasions, la zone a été complètement militarisée, ainsi que les gares, et les épisodes de violence de la part des flics envers ceux qui s'échappaient sont devenus sans cesse plus fréquents.

 

Les autorités ont donc commencé à distribuer ces «permis», en nombre assez réduit (environ une vingtaine par jour), qui ont donné l'occasion aux quelques chanceux qui les ont obtenus de quitter le centre. Les forces de l'ordre, aidés par quelques bénévoles, ont pu ainsi plus facilement convaincre les détenus du camp de rejoindre leur prison (il vaut mieux appeler les choses par leur nom), avec la promesse de ce «permis» qui certes existait, mais pour de moins en moins de personnes. Dans le même temps les barrières se faisaient toujours plus hautes, et les patrouilles de flics pour surveiller la zone toujours plus nombreuses. Un camp de concentration naissait.

 

Et voilà le paradoxe de Manduria dévoilé. D'un côté la police, avec ses matraques et ses armes, les bureaucrates et les partis de l'ordre, avec leurs formulaires et leurs permis, les bénévoles (eux aussi du côté de l'ordre), avec leur logique d'assistance mélodramatique. De l'autre ce groupe de révoltés, simplement le groupe humain le plus subversif que j'ai jamais rencontré (et je n'ai pas l'habitude de fréquenter des gentlemen de bonne famille). Les journalistes, comme je l'ai dit plus haut, leur demandent souvent comment ils voient le futur, comme pour les projeter dans la sphère de la «réalisation individuelle» qui en réalité est complètement liée à une vision occidentale des choses. Eux sont au contraire une véritable présence et ils vivent dans le présent, leurs yeux regardent ici et maintenant, ils ont la pleine conscience de leur être dans le monde et dans l'histoire, et c'est une conscience collective, pas indivduelle. Ils viennent de la révolte. Ils ont fait la révolte.

 

Ces mots pourront vous paraître emphatiques, mais il vous suffirait d'une demi-journée passée avec eux à Manduria pour vous rendre compte de leur réalité. Ils vous suffirait d'observer comment ces jeunes réagissent face aux étranges personnages (tous italiens) qui tournent autour du camp. Deux exemples, les plus typiques : la jeune fille en mode «vierge Marie éplorée» qui apporte des vêtements, et le vieux militant politique, qui distribue des tracts d'information. J'ai vu un des jeunes Tunisiens rendre à la jeune fille italienne le sac contenant les fringues usées en lui disant en rigolant : «Tiens, des vêtements, c'est pour toi !» Et je ne peux même pas faire le compte du nombre de tracts que j'ai piétiné parce qu'ils avaient été déchirés et jetés par terre.

 

Beaucoup d'Italiens continuent de se rendre dans ces lieux avec l'intention d'aider des gens en difficulté. Je crois au contraire qu'il faudrait se demander s'il ne s'agit pas plutôt d'une excellente occasion pour se faire aider. Nous, un peuple historiquement frustré et humilié, qui ne connaît pas d'autre forme d'approche aux autres que celles du commerce ou de la charité, nous devrions observer avec une grande attention ces jeunes qui aujourd'hui se trouvent à Manduria, et demain qui sait où. Et se faire aider, une fois pour toutes, à construire une révolution.

 

«Nous on a chassé Ben Ali, quand est-ce que vous chassez son ami Berlusconi ?» (jeune Tunisien, Manduria, le 3 avril 2011)

 


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Vendredi 15 avril 2011 5 15 /04 /Avr /2011 17:03

 

Une explosion très puissante s'est produite à l'heure de pointe à Minsk dans le métro Oktiabrskaya. 12 personnes sont mortes, plus de 150 ont été hospitalisées.

 

Le 12 avril le dirigeant du KGB Biélorusse, Vadim Zaitsev a donné ses trois versions de cet acte terroriste. «Aujourd'hui nous avons trois versions. La première — la déstabilisation de la situation en Biélorussie. Je ne dirai pas qui est derrière ces tentatives de déstabilisation, mais l'existence de ceux qui n'apprécient pas la manière dont la société biélorusse est organisée est une donnée objective. C'est une tentative de semer la peur, la panique et le mécontentement contre les forces d'ordre, et donc — du pouvoir lui-même. Deuxième version — l'implication des jeunes extrémistes. Il existe de représentants d'organisations des jeunes extrémistes. En ce moment on est en train de boucler une affaire criminelle sur les anarchistes. Nous n'excluons pas que de tels actes ont pu être commis par vengeance, surtout envers le KGB. Cette version est liée en partie aux dernières élections présidentielles, certaines personnes des organisations des jeunes voulaient participer aux événements de décembre, quand la manifestation des opposants a été dispersée par les forces d'ordre avec les méthodes violentes. La troisième version — l’œuvre d'un malade non seulement mentalement, mais aussi au niveau de ses ambitions personnelles.»

 

Nous ne savons pas qui est derrière l'acte terroriste à Minsk. Et nous n'allons pas jouer aux devinettes. Sans l'ensemble des données sur les organisateurs et les auteurs de ce crime, on ne peut que de se livrer à des spéculations politiques stériles.

 

Mais nous pouvons dire avec certitude que les anarchistes n'ont aucun lien avec ce massacre. Nous somme en colère et nous condamnons fermement les individus qui ont perpétré cet attentat.

 

Les adversaires des anarchistes sont le pouvoir et ses représentants. Les présidents, les ministres, les généraux, les propriétaires des grandes entreprises, ainsi que les policiers cruels, les procureurs sans cœur, les juges lâches, les fonctionnaires corrompus, les cadres supérieurs avares. Nos ennemis sont également les nazi — les maniaques-tueurs en série potentiels.

 

Les gens qui descendent sous terre pour rejoindre, entassés dans des wagons, leurs lieux de travail — ce sont ceux et celles avec qui les anarchistes sont solidaires, et dont ils et elles font souvent partie. On peut supposer que les généraux de KGB ne prennent pas le métro, pour les raisons qu'il reste à élucider. Quand bien même ils le prendraient — on y trouve surtout les masses travailleuses avec des revenus modestes, les étudiants et les retraités — qui sont potentiellement des ami-es ou des proches des anarchistes. C'est pour cette simple raison que les anarchistes ne peuvent pas être lié-es à cette explosion.

 

Il faut aussi rappeler que les anarchistes biélorusses, dans l'affaire criminelle dont le dirigeant de KGB mentionne dans son speech, sont accusés d'incendies des bâtiments suivants : une banque, un poste de police, la clôture d'un centre de détention, un bureau du KGB, le bâtiment d'un pseudo syndicat corrompu et pro-pouvoir. Ils sont également accusés de l'incendie d'une voiture d'une ambassade, du piratage d'un site de l'administration d'une ville et d'une manifestation antimilitariste non-autorisée sous les fenêtres de l'État Major biélorusse. Tous les incendies on été perpétrés en pleine nuit. Les dégâts humains lors des ces actions ont été exclus. On voit donc que les cibles des anarchistes biélorusses sont de natures variées, et même selon les enquêteurs, les anarchistes biélorusses respectent les vies humaines et n'utilisent pas d'explosifs.

Le collectif anarchiste «Contre l’État, contre le capital !»
Traduit du belarusse, 13 avril 2011.

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