1000 copwatching et sites d'information... et bien plus encore

Publié le par la Rédaction

 

Entre deux averses de neiges, un syndicat de flics se plaint, un ministre porte plainte et les journaux dominants relatent. L'affaire concerne cette fois-ci des sites et blogs «anti-flics», comme il y a quelques mois quand le ministère de l'Intérieur s'était agité contre Indymedia Grenoble et le Jura Libertaire. Rappel des faits : «Que 1000 Jura Libertaire et Indymedia Grenoble fleurissent !», et réaction de Indymedia Nantes.

 

Cette fois-ci, c'est du copwatching qu'ils se plaignent. En gros les flics se plaignent de ne pas pouvoir tabasser tout en étalant sur internet leurs petites vies sans intérêt et leurs idées nauséabondes sans craintes.

 

Alors on nous demande qu'est-ce que vous avez à reprocher à la police et ses agents ? Doit-on rappeler que la police est un des bras armés d'un État qui essaie bon an mal an de permettre à une classe dominante d'asseoir sa domination sur une classe dominée. Ce même État qui a fait passer dernièrement encore la loi sur la retraite, la loi LOPSI II, et bien d'autres encore… Cet État qui maintient des forces armées en Afghanistan et ailleurs. Cet État qui continue de chasser à ses frontières.

 

Mais qu'est-ce que exactement le copwatching ? Comme l'explique le texte «Cop watching surveillons ceux qui nous répriment», cette pratique est déjà vieille de plus de 20 ans. Elle est inspirée des actions des Blacks Panthers et du Mouvement pour la Libération de la Jeunesse de Berkeley. Son objectif est de suivre et diffuser les exactions policières du cadre de la loi. Ces derniers temps ce genre d'action a notamment permis de rendre publics les agissements policiers dans le Calaisis, ou encore les liens entre la police lilloise et les mouvements d'extrême-droite (par exemple dans ce cas-là).

 

Ce genre d'action n'est pas isolé et d'autres initiative de ce type existent. Par exemple le bulletin Résistons Ensemble, qui tous les mois diffuse les bavures policières, ou encore l'association Ban Public qui publie sur son site le nombre de suicides et morts suspectes en prison.

 

Que 1000 sites d'informations naissent

(nom du communiqué du copwatching lillois),

que 1000 copwatchings se créent,

… et puis qu'on détruise l'État, ses lois, et ses flics ! 

 

Indymedia Nantes, 27 décembre 2010.

 


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