Millau : Un collectif citoyen de soutien aux victimes de la Brigade anticriminalité est né

Publié le par la Rédaction

 

Les anti-Bac de Millau ne désarment pas. Après avoir manifesté contre cette Brigade anticriminalité le 1er avril dernier devant la gare, ils ont remis ça cette semaine en créant un Collectif citoyen de soutien aux victimes… de la Bac (contact).

 

 

 

Symboliquement, ce groupe d’une cinquantaine de personnes (pour le moment), s’est réuni pour la première fois, hier soir, sur les marches de la mairie. Afin de demander une fois de plus la dissolution de ce service. Dans le but, aussi, de préciser les actions à venir du collectif.

 

«Nous souhaitons rassembler les faits de violences policières, les rendre publics, apporter une aide aux victimes et créer un véritable mouvement d’opinion. Nous exigeons également la fin de l’impunité de la Bac de Millau», ont insisté les manifestants.

 

Léon Maillé, symbole de la lutte larzacienne et, plus récemment candidat écologiste aux dernières cantonales, a invité la population millavoise «à briser l’omertà».

 

Également présent hier soir dans les jardins de l’hôtel de ville, Jean-Dominique Gonzales, celui par qui le scandale est arrivé — le 1er avril il avait non seulement demandé la tête de la Bac mais aussi celle du commandant — a suggéré cette fois «la libération de la parole. Aujourd’hui, les gens parlent entre eux, on entend des choses incroyables. On assiste à une flicralisation de la ville en raison de la politique du chiffre. Comme elle n’a pas grand-chose à faire, la Bac impressionne et tente d’assujettir les Millavois par la peur. Il faut que ça cesse. Il faut même aller plus loin et se demander quelle est son utilité.»

 

Une fois encore, la mise en cause est définitive. Et les exploits récents de cette Bac, à l’origine samedi de l’arrestation de trois braqueurs présumés dans les rues de Creissels, n’y changeront rien, semble-t-il !

 

Leur presse (Dominique Mercadier,
Midi Libre), 20 avril 2011.

 


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