Fin de la grève des nettoyeurs du métro à Madrid

Publié le par la Rédaction

Après un mouvement de 21 jours, les travailleur-ses du métro madrilène, soutenu-es par l’intersyndicale CGT - UGT - CNT - USO et SUT, ont décidé, en Assemblée générale, de mettre fin à la grève.

Durant ces 21 jours de grève, les ouvrier-es du nettoyage ont dû faire face à une série de faits qui auraient pu les décourager mais qui au final n’ont fait que renforcer leur détermination :
— Un matraquage médiatique les accusant de «prendre en otage les usagers» par l’amoncèlement de déchets dans les couloirs du métro ;

— Des grévistes ont été licencié-es pour «actes de vandalisme» ;

— Les entreprises du nettoyage ont procédé à un «service minimum» en embauchant des «jaunes».


Hier, lundi 7 janvier 2008, alors que les grévistes avaient voté une reconduction de la grève «jusqu’à épuisement», les directions des différentes entreprises affectées par le mouvement (Eurolimp, Ferroser, Clece et Valoriza) ouvraient des négociations pour sortir du conflit.

Les syndicats ont obtenu l’essentiel de leurs revendications :
— Les 74 salarié-es licencié-es pendant le mouvement pour «sabotage» seront réintégrés ;

— Les salaires entre les travailleur-ses égalisés et revus à la hausse pendant un laps de temps d’au moins 4 ans ;

— Les entreprises se sont engagées à n’embaucher désormais les nouveaux employé-es que sur la base d’emplois fixes (et non plus en CDD). 110 des salarié-es en CDD passeront en CDI.

Même si la CGT par la voix de son délégué Francisco Palacios regrette que la transformation de tous les emplois en CDI n’ait pas été obtenue, il est évident qu’il s’agit là d’une réelle avancée. Mais la vigilance reste de mise quant au respect des nouveaux droits obtenus.

Ce mouvement a été exemplaire par sa dureté, la détermination des grévistes et sa longueur.

Les 1500 salarié-es en lutte ont prouvé, une fois de plus, que, dans la lutte des classes, l’action directe et collective des travailleur-ses paye.

Pour le SI de la CNT, Jérémie Berthuin

Publié dans Colère ouvrière

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