Rassemblement contre le fichage Lundi 14 février à Avignon

Publié le par la Rédaction

EMPREINTES DIGITALES ET PHOTOS ANTHROPOMÉTRIQUES…

RASSEMBLEMENT CONTRE LE FICHAGE 
LUNDI 14 FÉVRIER 2011 À 14H,
DEVANT LE TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE D’AVIGNON, bvd Limbert

 

Lundi 14 février, G. sera jugé par le tribunal correctionnel d’Avignon sous une inculpation pour «vol de matériel de construction sur un chantier» mais également pour avoir refusé, lors de sa garde-à-vue, de se soumettre aux «relevés signalétiques» (empreintes digitales et photos anthropométriques).

 

Refusons les critères d’innocence ou de culpabilité imposés par les uniformes et les robes noires, et manifestons notre soutien avec celles et ceux qui refusent de participer à leur propre fichage et, plus largement, avec toutes celles et ceux qui refusent de se soumettre aux flics, aux juges ou aux matons.

 

Les prises d’empreintes digitales et de photos anthropométriques alimentent le FAED (Fichier automatisé des empreintes digitales) de la même manière que les prélèvements ADN alimentent de leur côté le FNAEG (Fichier national automatisé des empreintes génétiques). Sous couvert d’arguments scientifiques faisant office de vérité, les informations de ces fichiers permettent, par comparaisons et recoupements, l’identification, l’inculpation puis bien souvent la condamnation d’un nombre toujours plus important de personnes.

 

Ces deux fichiers participent d’un large fichage de la population, visant principalement les plus pauvres, au même titre que l’ensemble des 60 autres fichiers de police et de justice (Voir encadrés sur les fichiers de keufs), mais aussi de tous les fichiers d’administrations publiques (pôle-emploi, caf, Impôts, carte vitale, base élève,…) ou privés (banques, assurances, opérateurs téléphoniques, facebook, twitter, etc.).

 

Si, indépendamment, chacun de ces fichiers étaient déjà une mine d’informations pour les flics et les juges, la récente loi LOPPSI 2 vient d’autoriser la mise en place du logiciel AJDRCDS, (Initialement nommé Périclès il est à présent rebaptisé sous cet acronyme imprononçable : Application judiciaire dédié à la révélation des crimes et délits en série), une sorte de super moteur de recherche qui va permettre d’accélérer et de faciliter la consultation et le recoupement des informations contenues dans ces différents fichiers et sources publiques. En un clic les flics pourront comparer tous les numéros mobiles présents dans le périmètre de tel relais avec tous les numéros de CB ayant pratiqué une opération dans ce même secteur, avec toutes les informations des témoignages, dépositions et rapports enregistrés dans les fichiers de police, avec tous les signalements de plaques d’immatriculations enregistrés dans le FPR (Fichier des Personnes Recherchées), avec toutes les informations rendues volontairement publiques sur les réseaux sociaux, etc., etc.

 

Le fichage agit tel un maillage qui, au quotidien, récolte une multitude d’informations sur nos vies afin d’identifier et classer des comportements et des individus. Il a pour but d’aider à  déceler toutes les déviances à la norme et les écarts aux sentiers balisés pour tenter de les recadrer au plus vite à coup d’éducateurs, de psy, d’AS, de flics, de juges et de matons.

 

Un outil parmi d’autres qui permet à l’État de contrôler et de gérer au mieux la classe laborieuse, au profit du Capital.

 

La justice, quant à elle, tente trop souvent de nous diviser, cherchant à démarquer celles et ceux qu’elle tient sous son joug du reste de la population dans le but de les rendre indéfendables.

 

Or, manifester un soutien lors d’un procès peut faire basculer un rapport de force trop souvent en notre défaveur, il est donc important de créer des solidarités pour sortir de l’isolement et du cloisonnement dans lequel le système cherche à nous maintenir.

 

 

Publié dans Fichages et flicages

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