Fair trade sex

Publié le par la Rédaction

Entretien avec Benjamin Abt-Schiemann, par Pierre Lepori


Vice-président de ProCoRé (Prostitution – Collectif – Réflexion : ONG suisse qui défend les intérêts des travailleuses et travailleurs du sexe) et prostitué depuis l’âge de 14 ans, Benjamin Abt-Schiemann allie une vaste expérience de lutte sur le terrain à un regard de grande profondeur sur les enjeux de la prostitution masculine et féminine dans le monde contemporain.

 

Vous avez connu et fréquenté Grisélidis Réal (1929-2005), écrivaine flamboyante et pionnière de la défense des droits des prostitué.e.s. Quel souvenir en gardez-vous et, surtout, quel est aujourd’hui son héritage : au-delà de l’immense qualité littéraire de ses écrits, peut-elle encore servir de boussole dans le militantisme contemporain ?

 

Grisélidis a été, pour moi, d’abord, une vielle dame qui promenait ses chiens aux Pâquis : on m’avait dit «c’est une prostituée, celle-là», et j’étais impressionné. Je me demandais comment les gens pouvaient le savoir, alors que moi je faisais tout pour le cacher : seulement plus tard, quand j’ai pu faire mon coming out de prostitué (ce qui m’a permis également de m’accepter en tant qu’homosexuel et d’arrêter la double vie), je suis entré en contact avec Aspasie et Grisélidis. J’étais un petit squatteur à la crête iroquoise et je n’avais rien à cirer des luttes pour que la prostitution soit reconnue en tant que travail. Mes revendications était anarchistes, sexuelles. Petit à petit j’ai découvert qu’il y avait une réelle dimension politique dans ces combats, que ça recoupait mes préoccupations. Avec les amis du squat gay et lesbien «chez Brigitte» de Genève, nous avons participé à une manif «étoile», en janvier 1995, où les cortèges des différents squats se rejoignaient sur la place Neuve : il y avait le ministre de justice et police Ramseyer qui voulait fermer des bars-squats sous prétexte, entre autres, de prostitution et nous arborions des pancartes qui clamaient «nous sommes prêts à faire des passes gratuites pour Ramseyer». C’est la première fois où j’ai crié haut et fort mes droits de prostitué, en créant un lien entre engagement et prostitution. En même temps, je fréquentais l’Uni en lettres et un ami avait fait un travail sur les oeuvres littéraires de Grisélidis Réal, que je commençais à fréquenter. Les pièces du puzzle s’assemblaient pour donner un dessin. Quant à savoir si ces prises de positions et ces combats ont encore de la valeur aujourd’hui, je crois que Grisélidis a surtout ouvert une brèche. Mais c’était une époque dans laquelle on avait encore des idées extrêmement figées sur les genres ; Grisélidis n’était certainement pas pionnière de la déconstruction du genre. Elle avait une vision assez binaire, mais cela était lié à sa manière de dire, de nommer les choses. Aujourd’hui on utiliserait d’autres expressions et d’autres arguments. C’était inhérent à son rôle de pionnière : elle ne pouvait se référer à aucune histoire terminologique ou littéraire de la prostitution, tout simplement parce que cela n’existait pas. Elle a tout fait elle-même, et elle avait un souci de radicaliser son discours et son approche. Si on est scientifique ou universitaire — si on est politiquement correct — on perd la provocation dont elle avait besoin alors pour être entendue. Mais aujourd’hui encore, n’importe quel prostitué qui serait à la fois écrivain et activiste ferait la même chose pour être provocateur.

 

L’une des grandes résistances publiques à la lutte pour la reconnaissance des droits des prostitué.e.s se fonde sur le rôle de la femme : qu’elles viennent des féministes prohibitionnistes (qui prônent l’interdiction pure et simple, sans souci des dégâts collatéraux), ou d’une réflexion plus pertinente sur la domination masculine (le «continuum sexuo-économique» de l’anthropologue Paola Tabet), les critiques à l’encontre de la prostitution dénoncent le fait qu’elle confirme sinon renforce l’inégalité des genres. Est-ce que la prostitution masculine — librement assumée, comme dans votre cas — pourrait mettre en échec cette impasse théorique, ou sa situation minoritaire l’en empêche-t-elle ?

 

Tout d’abord, mon militantisme en tant que prostitué ne dépend pas du sexe du client ou de la cliente ni de la personne prostituée. Depuis 1992, en Suisse, tout individu — peu importe son genre ou ses attirances — a le droit de se prostituer ou de recourir à des services prostitutionnels. C’est une question de travail et quand on parle de travail, les droits sont syndicaux. C’est pour ceux-là que je me bats, finalement, pour des conditions de travail dignes de ce nom. Dans notre société, il n’y a pas de distinction de sexe au travail : chez les infirmiers et infirmières, le contingent masculin est également assez réduit, cela n’engendre certes pas des différences de perception ou de traitement. Ce serait stigmatisant pour les infirmières de dire qu’il s’agit d’un «travail de femmes». Dans la prostitution, par contre, même les études scientifiques ont de la difficulté à sortir d’une vision genrée : l’enquête Marché du sexe en Suisse, réalisée à l’Université de Genève par Géraldine Bugnon, Milena Chimienti et Laure Chiquet sur mandat de l’Office Fédéral de la Santé Publique se cantonne au genre grammatical féminin, comme si le marché s’y réduisait.

 

Serait-ce l’effet d’une certaine homophobie latente ? Non seulement l’image de la «pute» est féminine dans son histoire (du moins la plus connue), mais la méconnaissance sociale de l’homosexualité a empêché l’imaginaire d’intégrer d’autres paramètres : jusqu’à 1992, le Code Pénal Suisse interdisait tout simplement la prostitution masculine pour cause d’immoralité. Vous avez pourtant dit dans un entretien que les prostitués hommes vous paraissent moins lourdement stigmatisés que leurs collègues femmes…

 

C’est une stigmatisation différente. Historiquement, les homosexuels hommes ont souvent été marqués par une vision négative qui en faisait de facto des prostitués ou des clients : le mouvement homosexuel masculin s’est battu pendant des années pour dissocier les deux. Le prostitué homme n’était pas perçu comme un travailleur du sexe, il n’était pas plus «pervers» (ou différent) que tout autre homo. Alors que pour la femme, on a eu besoin de bien séparer la pute de la vertueuse, pour des raisons évidentes. Il n’y a donc pas une homophobie en plus, mais une homophobie structurale.

 

Ce qui est frappant, en lisant les rares livres de témoignages qui ont trait à la prostitution masculine (notamment I mignotti de Riccardo Reim, en Italie), c’est de découvrir dans ce milieu une présence assez prononcée de l’homophobie, spécialement de la part de prostitués qui méprisent leurs clients et se déclarent hétérosexuels. Avez-vous constaté ce phénomène, dans votre travail ?

 

C’est un problème aux implications profondes. La prostitution n’est pas un moyen facile de faire de l’argent, mais un moyen rapide. Et dans le besoin, on peut aller chercher l’argent là où il y en a, en l’occurrence chez les pédés. Je ne veux pas généraliser ni donner l’impression d’être moraliste, mais il faut prendre le temps de bien faire la part des choses. Un beau mec — même homophobe — bien masculin et un peu méprisant correspond à un idéal érotique homosexuel assez répandu (culturellement induit, bien évidemment : il s’agit de l’image parallèle, bien qu’inversée, de la femme soumise ou libérée qui attire certains hétéros chez les prostituées). Cet idéal introjecté est encore plus fort pour les clients qui n’ont pas encore réussi leur coming-out, qui ne veulent pas être mêlés aux autres homos, qui sont peut-être mariés et pères de famille (il s’agit quand même de la moitié de ma clientèle). Des clients qui vont essayer de trouver quelqu’un qui ne soit pas trop pédé selon leurs propres préjugés. Dans ce contexte, ni le client ni le tapin ne s’assument, ce qui augmente la vulnérabilité des deux. C’est un effet miroir qui crée une tension presque insoutenable et, en même temps, une dépendance. Cette situation émotionnelle très tendue mène à la violence et renforce l’homophobie. Dans la prostitution masculine homosexuelle, le lien le plus fort entre le prostitué et son client, c’est ce qu’ils ont très souvent en commun : la double vie. Et la double vie vise à ne surtout pas faire évoluer les choses.

 

Double vie et silence, ce qui a été longtemps le lot de tout homosexuel.le occidental.e, avec des retombées sur le vécu individuel et sur la sociabilité qui ont encore de la peine à s’estomper. Ce qui explique peut-être aussi le manque assez frappant de livres consacrés à la prostitution masculine (homosexuelle), alors que sur la prostitution féminine (hétérosexuelle) nous trouvons aujourd’hui une large bibliographie et un débat nourri…

 

Au niveau français nous passons de Les garçons de passe de Jean-Luc Hennig en 1978 à Doubles vies d’Hervé Latapie qui est sorti en novembre 2009 : aucune autre enquête n’a été publiée entre deux, ce qui est frappant dans une époque de revendication. À la même période, en Allemagne par exemple, vous trouvez une pléthore de publications en la matière. C’est vraiment un problème des Latins de ne pas avoir produit de la littérature spécialisée, et ce qui n’est pas dit dans l’espace public crée de l’exclusion, du déni violent.

 

Pourtant la prostitution est un lieu où certains injonctions sociales explosent ou essaient d’exploser, avec des zones d’ombre, violentes, et de nouvelles ouvertures : sentez-vous la confrontation des désirs et des règles travailler en profondeur dans votre activité prostitutionnelle ?

 

Ce que je constate — mais je ne peux m’exprimer qu’à partir de mon expérience personnelle — après des années d’activité, c’est que mes clients, dans leur grande majorité, ne m’ont jamais vu comme simple objet sexuel. Ils m’ont certes idéalisé, pour la liberté de vivre ma sexualité qu’ils n’arrivaient pas à se donner eux-mêmes, mais j’ai occupé bien d’autres rôles que celui de l’objet sexuel. Pour les uns je suis le remplaçant d’une relation d’amour, pour les autres j’incarne une liberté de dire ma sexualité. Pour beaucoup, je suis le seul interlocuteur pour parler sexualité, c’est presqu’un rôle thérapeutique, loin de la pute qu’on utilise et qu’on jette. Ces clients me donnent une vraie place dans leur vie sexuelle et sentimentale, par rapport à laquelle j’ai une responsabilité. Sans compter que dans la société contemporaine, le culte de la jeunesse et de la beauté crée des laissés-pour-compte de la sexualité (les gros, les moches, les vieux, les handicapés) qui viennent voir les prositué.e.s, un phénomène qui est encore plus visible dans les milieux homosexuels.

 

Depuis des dizaines d’années les prostitué.e.s s’organisent, revendiquent des droits et une visibilité publique longtemps niée au nom de la morale (souvent d’une double morale par ailleurs) : des organisations comme Aspasie en Suisse, Le Lucciole en Italie, ou même des groupes militants comme Les Putes en France structurent une présence publique des travailleurs et travailleuses du sexe qui empêche leur parole d’être confisquée par les savoirs étatiques (que ça soit la police ou l’université) ou les morales religieuses. Cela pose évidemment la question de la représentativité de cette prise de parole, qui est née en dépit de la stigmatisation : vous-même vous avez fait des études de lettres et de linguistique, vous avez donc une facilité à vous exprimer qui vous met au premier plan, dans les revendications, alors que d’autres prostitué.e.s ne peuvent ou ne veulent pas se manifester. Vous sentez-vous une légitimité dans les positions que vous exprimez au nom de la «masse silencieuse» ?

 

Regardons d’autres militantismes, l’homosexualité, notamment masculine. Ceux qui ont milité pour faire avancer les choses dans les années soixante-dix étaient souvent des folles, des personnalités excessives. Les mecs qui faisait bien mec se faufilaient sans donner une visibilité à l’homosexualité, et ils étaient peut-être les premiers à chier sur les folles et à se distancier de la Gay Pride par peur d’amalgames. Mais aujourd’hui ils peuvent se pacser. Grâce à qui ? Grâce aux folles et autres non conformistes qui se sont cassé le cul pour militer. Nous avons le même phénomène dans le cadre de la prostitution : ceux qui agissent en première personne — en mettant en avant leur vécu et leur histoire — et ceux qui ne s’y intéressent même pas. Cette disparité est compliquée par la présence de beaucoup d’étrangers dans la prostitution (comme tant d’autres travaux méprisés) ; un étranger qui vient travailler en Suisse en tant qu’indépendant ne peut rester que quatre-vingt-dix jours. Pendant cette période, il a tout intérêt à gagner le plus possible plutôt que de participer à des séances et des groupes de revendication. Le problème est l’accueil des étrangers, qui entraîne un manque de parole. Si ces personnes étaient plus intégrées en Suisse, si elles pouvaient tisser des liens sociaux, probablement elles réagiraient différemment.

 

Dans la «Charte» de ProCoRé, le collectif de réflexion et militantisme sur les droits des prostitué.e.s dont vous êtes le vice-président, vous insistez sur la «multiplicité des réalités que recouvre le marché du sexe», sur la promotion de la santé et de la solidarité, et sur la nécessité de «distinguer le travail du sexe exercé librement de celui exercé de manière forcée». Mais dans des conditions fortement sujettes au marché, comment savoir où s’arrête cette liberté de choix ?

 

C’est le souci, justement, de ProCoRé de dire clairement que la prostitution est un travail, une profession qui peut être choisie. Et le reste ce n’est pas de la prostitution, c’est de l’exploitation. Les esclaves dans les champs de coton du sud des États-Unis au XIXe, on ne les appelait pas des agriculteurs. Les gens qui sont forcés de travailler dans la prostitution, ce sont des esclaves. Nous n’essayons pas de minimiser ce problème. Mais ce n’est pas parce que dans une profession il y a des abus, que cette profession doit être interdite, comme le pensent les abolitionnistes par rapport à la prostitution. Le citoyen-consommateur doit en être conscient, au lieu d’essayer d’éliminer le problème par des moyens trop simplistes qui ne marchent jamais. Regardons le marché du café : aujourd’hui, en Suisse, vous avez la possibilité d’acheter un produit avec le label Max Havelaar, qui vous garantit que les producteurs ne sont pas exploités (et c’est une exploitation qui porte une très grave atteinte aux droits humains les plus essentiels, même si nous avons tendance à l’oublier, car cela se passe loin de chez nous). Les clients des prostitué.e.s n’ont pas d’intérêt — sinon bassement économique — à avoir recours à des esclaves pour des services sexuels. Je ne veux pas non plus verser dans l’angélisme : je sais très bien que dans le monde actuel le bas-de-gamme (sans souci éthique, d’ailleurs) a largement sa place. Et cela pose des problèmes même dans les cas où la prostitution est entièrement décriminalisée (comme en Allemagne ou en Nouvelle Zélande). Car les travailleurs du sexe exploités ne sont pas en Chine, mais sous nos yeux, dans nos villes et nos quartiers. Alors que c’est difficile de se rappeler le travail des mineurs ou l’exploitation des masses travailleuses étrangères — profondément ancrés dans le modèle économique mondialisé — quand vous êtes dans un joli magasin de jouets fabriqués en Chine.

 

Mais le commerce — qu’il soit éthique ou pas — est régi par un cadre normatif assez solide (quoique pas toujours transparent ni respecté), alors que la prostitution a longtemps vécu dans une zone grise (et dans l’illégalité qui découle souvent de sa criminalisation dans plusieurs pays, y compris la France actuelle et bientôt l’Italie) qui ne garantit pas d’échapper à la spirale de l’exploitation…


Justement : la loi veut protéger des personnes susceptibles d’être exploitées, en rendant plus difficiles les conditions du travail prostitutionnel. On oublie trop souvent que les résultats d’une politique de prohibition et de l’abolitionnisme selon le modèle suédois sont abominables : cela mène à des violations des droits humains (pour un pays comme la Suède qui s’est toujours proclamé à l’avant-garde, notamment pour les droits des homosexuels et des femmes, cela est bien hypocrite). Et la criminalisation des clients mène au marché noir et à l’abandon de la prévention des maladies et des acquis de santé.


En Suisse, par contre, la prostitution est légale depuis 1942 (la masculine, comme on l’a dit, depuis 1992), même si sa réglementation découle du code pénal (avec le choix pour chaque canton de promulguer une loi et des ordonnances). Est-ce que cela améliore vraiment le cadre de travail et la reconnaissance humaine des prostitué.e.s ?


En Suisse le Code Pénal interdit la prostitution forcée, mais laisse la liberté d’exercer ce métier en tant qu’indépendants. La loi française, au contraire, est totalement restrictive, notamment en interdisant d’une manière absolue le proxénétisme (ce qui revient à dire qu’un.e prostitué.e.s n’a pas le droit d’élever des enfants, car ils vivraient du revenu du père ou de la mère prostitué.e.s). En Suisse je constate moins de violence — car il est possible de la dénoncer, alors que la mise hors la loi de la prostitution l’empêche — et une reconnaissance de la dignité des travailleurs et travailleuses du sexe. Il y a pourtant un problème au niveau du code des obligations, qui parle encore d’immoralité par rapport à la prostitution. Ce qui fait que le contrat oral avec le client est valable mais difficilement défendable dans le cas d’un différend. Si un client ou une cliente ne veut pas payer, il est possible d’appeler la police, mais devant un juge nous avons du mal à faire valoir nos revendications financières.


Une hypothèse qui est souvent évoquée par les milieux réglementaristes par rapport à la difficile cohabitation entre prostitution et vie sociale est la réouverture des maisons closes (qui donnerait des garanties de santé publique et de respect des droits humains, tant aux clients qu’aux travailleurs et travailleurs du sexe). Mais ne s’agit-il pas encore une fois d’une mise à l’écart dans un ghetto, qui renforcerait la stigmatisation des personnes ?


Je suis clairement en faveur de la levée de l’interdiction française de ce qu’on appelle les maisons closes. En Suisse nous avons pas besoin de ce débat puisqu’ici, chaque travailleur ou travailleuse du sexe est libre dans ces choix et a la possibilité, selon les endroits, de trouver ses client-e-s dans la rue ou de les recevoir dans son salon de massage, de louer un espace publicitaire dans un quotidien, ou encore de mettre des annonces sur la toile. Nul est le besoin de dicter une seule forme de travail qui ne tiendrait pas compte de l’autodétermination de l’individu. Quant aux questions sanitaires, les chiffres récents de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) démontrent qu’en matière d’infections sexuellement transmissibles, les prostitué-e-s ne sont pas plus malade que la population générale. Et l’Aide suisse contre le SIDA (ASS) trouve que les personnes dans les métiers sexuels jouent un rôle important comme acteurs de prévention et d’éducation sexuelle. Où est donc le problème ? Les droits humais ont d’ailleurs besoin de trouver leur respect partout et non seulement dans quelques salons de massage (et c’est le terme qu’on utilise en Suisse pour désigner les maison closes).

 

Hétérographe no 3, printemps 2010
Revue des homolittératures ou pas.

 


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Daniel C. Hall 11/05/2010 11:41



Belle interview.


Puis-je la reproduire sur notre site collaboratif et bénévole http://www.lestoilesroses.net avec les noms et un lien vers votre site ?


Daniel