Femmes

Samedi 21 novembre 2009

Dans le cadre de la journée contre les violences faites aux femmes : manifestation de nuit en non-mixité mercredi 25 novembre à 20h30, départ place Saint-Bruno à Grenoble.
Rendez-vous dès 18 heures à la MJC Parmentier, 3 rue Parmentier (tram A/B, arrêt Saint-Bruno) pour l’écoute collective de l’émission de radio féministe Dégenrée sur cette thématique. Seront présentes des tables de presses d’associations féministes et populaires ainsi que des plats de cultures sénégalaises, chiliennes…

Pourquoi une manifestation de nuit ?

La peur entretenue de la nuit fait de l’ombre aux violences de la journée. NON, les violences n’ont pas d’heure et elles sont partout : dans les maisons, dans la rue, au travail… En effet, les femmes sont majoritairement agressées par des hommes qu’elles connaissent (conjoint, collègue, voisin, patron, oncle, père…) dans un lieu qui leur est familier. Cependant, l’espace public reste majoritairement — voire exclusivement — le territoire des hommes, d’autant plus la nuit. En tant que femmes, la rue est un espace de harcèlements, de reluquages, d’attouchements sexuels, d’injures, de sifflements et de ras le bol et de peur des agressions masculines (qu’elles soient physiques, verbales, sexuelles, psychologiques…). En tant que femmes, on nous assomme de règles de conduites qui restreignent nos libertés : «Ne sors pas toute seule le soir», «Ne mets pas de mini-jupes tu provoques» ou encore «Fais-toi raccompagner par un homme». Ces règles contrôlent nos agissements et qui plus est, ne nous donnent pas d’outil pour nous défendre. Et si on ne suit pas ces règles, on a encore plus peur, on est culpabilisées et rappelées à l’ordre.

Ces quelques chiffres révoltants sont malheureusement souvent des sous-estimations, dues au silence entourant les agressions/violences et aux difficultés de les déclarer.
— 91,2% des victimes de viols sont des femmes et des filles, 99% des agresseur-euse-s sont des hommes.
— D’après l’enquête ENVEFF (Enquête Nationale sur les Violences Envers les Femmes en France), environ 50.000 femmes de 20 à 59 ans sont victimes de viols par an en France.
— Seulement 6% des agressions sexuelles sont déclarées à la police.
— Plus du tiers des femmes agressées sexuellement dans leur vie l’ont été avant l’âge de 15 ans (ENVEFF).
— En France une femme meurt tous les deux jours suite à des violences conjugales.
— D’après une étude suisse, plus d’une femme sur cinq a subi des violences physique et ou sexuelles dans le cadre d’une relation de couple…
— Dans le monde, une femme meurt toutes les sept minutes suite à un avortement clandestin.
— Le taux de suicide des jeunes est quatre fois plus élevé chez les lesbiennes.
— 63% des lesbiennes déclarent avoir été victimes de lesbophobie, le plus souvent dans l’espace public, la famille, le milieu amical, au travail… (enquête SOS Homophobie).
— La transidentité est toujours officiellement considérée comme une maladie mentale, et tous les trois jours une personne transgenre est assassinée dans le monde (trois assassinats par mois aux USA).
— En France, pour pouvoir changer de papiers d’identités, les personnes trans doivent se soumettre à une stérilisation.

Nous manifesterons contre toutes les violences faites aux femmes, qu’elles se passent dans l’espace public ou dans l’espace privé. La violence des hommes contre les femmes ne connaît ni classe, ni culture, ni religion, ni appartenance politique, en France comme ailleurs.

Nous manifesterons contre la peur et la culpabilité inculquées dans la culture et l’éducation des filles.

Nous dénonçons la répression policière et les lois d’exclusion qui rendent encore plus vulnérables aux violences masculines les femmes marginalisées.

Nous refusons la récupération de ces violences par les pouvoirs politiques à des fins racistes et de contrôle social, au nom de la «sécurité» (vidéo-surveillance, contrôles aux faciès, loi sur le racolage passif…).

Nous reprendrons l’espace public et la nuit par une pratique collective et autodéterminée sans drapeau, ni parti !

Nous manifesterons contre l’économie capitaliste qui écrase d’abord les femmes. Bas salaires, CDD, temps partiels imposés, harcèlement, violences et chantage : les patrons et les hommes rendent les femmes dépendantes de leur argent. 98% des propriétaires des moyens de production dans le monde sont des hommes, alors que 70% de la production est assurée par des femmes.

Nous désirons nous approprier nos corps et ses représentations, sans devoir se conformer aux injonctions de normes oppressantes, réductrices et stéréotypées, véhiculées dans tous les domaines.

Nous dénonçons les violences spécifiques faites aux lesbiennes parce qu’elles s’aiment, affirment leur existence, se réapproprient des espaces, échappent au contrôle des hommes.

Nous dénonçons également celles faites aux trans parce qu’illes ne rentrent pas dans la division binaire (homme/femme) de cette société patriarcale.

Nous voulons être libres de nos actes, de nos choix et de dire NON : où je veux, quand je veux et à qui je veux ! Riposte, autonomie et résistance !

Pourquoi en non-mixité ?

Pour exprimer notre force et notre parole en autonomie par rapport aux hommes, cette manifestation est organisée entre femmes, filles, lesbiennes, trans, pour toutes les survivantes, celles qui aiment les mini-jupes et les talons, celles qui ont le crâne rasé, celles qui veulent pas de relations sexuelles, celles qui sont en galère de fric, celles à qui on dit qu’elles se sont trompées de chiottes, celles qui s’inquiètent pour leurs filles, celles qui veulent pas que leur fils devienne un macho, celles qui n’ont pas de papiers, celles qu’en ont marre de se faire mater comme un bout de viande, celles qui vivent dans la rue, celles qui veulent embrasser leur copine dans le bus, celles qui sont racisées et exotisées, celles qui se sentent fortes, celles qui ont peur le soir, celles qu’en ont marre des mains au cul, les gouines et fières de l’être, les handies, les travailleuses du sexe, les féministes tant qu’il le faudra, celles qui portent le voile, celles qui ne se ressentent pas «être femmes», celles qu’en peuvent plus des blagues sur les blondes de leurs collègues, celles qui veulent se balader la nuit en admirant les étoiles… toutes celles qui reconnaissent des petits bouts de leurs vies dans ces violences et cette oppression.

L’alliance qui est proposée ici sans les hommes, est celle d’une solidarité entre personnes opprimées par un système patriarcal de domination des hommes sur les femmes. Celui-ci repose sur une division binaire en deux catégories hommes/femmes éduqué-e-s de manière stéréotypée. Le pouvoir et le contrôle des hommes se maintient entre autres par des agressions sexistes, lesbophobes et transphobes, la peur et la désinformation quant aux moyens de nous défendre. Nous désirons créer un espace de partage et de soutien face aux violences faites aux femmes.

Nous sommes fortes et fières, nous sommes solidaires et en colère ! Nous prenons la rue et la parole pour affirmer : la liberté de décider de nos vies partout et toujours ! Marchons la nuit, pour ne plus nous faire marcher dessus le jour !


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Vendredi 20 novembre 2009
Je me retrouve pas mal dans le communiqué de la CNT25 sur l’action auprès de SOS Tout-Petits samedi dernier :

L’extrême droite religieuse n’est pas bienvenue à Besançon !
Ce samedi 14 novembre, une vingtaine d’intégristes catholiques ont répondu à un appel international de prières contre le droit à l’avortement et contre l’accès à la contraception, notamment relayé par le groupuscule d’extrême droite religieuse «SOS-Tout-Petits». Ils sont restés deux heures sous la pluie devant la cathédrale Saint-Jean de Besançon, à marmonner en boucle des prières au nom du «génocide» des embryons et des fœtus !
Une vingtaine de libertaires est venue perturber ce rassemblement réactionnaire, et le service d’ordre des deux jeunesses catholiques-identitaires sous tutelle d’un papi nerveux n’a pas réussi à faire taire notre présence. Entre chansons humoristiques et slogans en faveurs du libre choix, lecture d’un mode d’emploi de préservatifs et autres agitations progressistes : les droits des femmes et la lutte contre l’obscurantisme ont couvert leurs prières.
Nos rires athées ont même accompagné leur départ des lieux, en remplissant le domaine public libéré !
CNT25, 18 novembre.


Juste quelques précisions : ces personnes n’étaient pas autorisés par l’Église officielle à utiliser l’église, elles sont donc restées dehors devant la porte close. Ils avaient amené un peu de déco, des posters de fœtus…


Certains de ces individus se révèlent particulièrement agressifs, les deux fonctionnaires en civil dépêchés pour l’occasion ont pu le constater. La mobilisation était satisfaisante, les militants étaient autant que les illuminés.


Nous avons eu l’honneur d’avoir parmi nous un transfuge passablement inspiré qui a largement contribué à l’ambiance joyeuse de l’évènement, cet enfoiré était fan de Didier Super…



Parallèlement se tenait un cercle du silence par RESF25. Même horaire, nous nous y sommes rendus succintement afin de s’y joindre et de veiller à ce que cette fois aucune perturbation n’intervienne, tout s’est bien passé.


Drapeau noir, 19 novembre 2009.
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Mercredi 18 novembre 2009
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Lundi 16 novembre 2009
Angers : Les opposants à l’avortement en prière

Samedi, en début daprès-midi, entre deux belles averses de pluie, les anti-IVG ont récité leur chapelet devant le palais de justice dAngers. En face deux, séparés par un petit cordon de policiers, des contre-manifestants du «collectif émancipation» se sont rassemblés autour dune banderole «À bas la calote, vice la capote».

Trente-quatre ans après le vote de la loi Veil autorisant l
avortement, les opposants à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) ne désarment pas. À lappel de l'association «Sos tout-petits», association catholique proche de lextrême-droite, une cinquantaine de personnes a prié et chanté, le chapelet à la main et certains à genoux. «Lavortement est un crime. Prions pour toutes les jeunes filles et les femmes qui ont commis ce péché.»


En réaction, les contre-manifestants ont scandé : «Avortement libre et gratuit. Nous ne sommes pas des machines à enfanter. Femme émancipation, pas le goupillon». Au fil du «rosaire», le groupe des anti-IVG s
est étoffé de plusieurs scouts et de quelques mères de famille avec leurs enfants. La confrontation, qui a duré plus dune heure, sest terminée sans incident.

Leur presse (Ouest France), 14 novembre 2009.


Angoulême : Anti et pro-avortement se confrontent en ville

Samedi, en début daprès-midi, une vingtaine de militants anti-avortement de SOS Tout-Petits, se sont réunis, place Saint-Martial, à Angoulême pour «une prière de réparation, dintercession et de conversion pour toutes les victimes de lavortement». Mais, au moment où le prêtre intégriste Jean Xavier, de la Fraternité de la Transfiguration, lançait la prière, une trentaine de défenseurs de la loi Veil ont fait en sorte de contrecarrer laction des anti-avortements, en scandant et affichant des slogans comme «lavortement, un choix, notre liberté».

La confrontation des deux manifestations a duré à peu près une heure. Dans les rangs des anti-avortement, on reconnaissait Yseult Goutierre, ancienne candidate du Front National, en 2007, sur la première circonscription de la Charente. Chez les défenseurs de l’avortement, des élus avaient fait le déplacement : Nadine Guillet, élue communiste d’Angoulême, Rémy Merle, le maire de Coulgens, et Fanta Diallo, élue socialiste de Soyaux.


En dehors d’une ou deux bousculades sans gravité et de quelques éclats de voix,  les deux manifestations se sont déroulés sans heurt.


Leur presse (Ouest France), 14 novembre.



Angoulême : Les anti-avortement prient les Femmes Solidaires crient

Un groupe de catholiques traditionalistes a prêché contre lavortement, samedi, dans la rue. Des associations ont donné de la voix pour défendre la loi.

Le samedi, la rue piétonne devient le lieu de toutes les expressions. Avant-hier, ce sont les militants anti-avortement qui ont tenté d
occuper lespace de la place Saint-Martial pour interpeller les passants. À leur manière, en priant.

Le père intégriste Jean Xavier, de la Fraternité de la Transfiguration (mouvement de Mgr Lefebvre), est venu tout exprès d
Indre-et-Loire, à la veille de son prêche en latin à léglise Saint-Aptone, boulevard Chanzy à Angoulême. Un chapelet dans une main, un haut-parleur de lautre, il a tenté de lire le rosaire biblique devant une quinzaine de militants, dont certains venus de Saintes.

C
est au nom de leur foi, au cœur du courant traditionaliste, quils sont venus prier sur la place publique, certains à genoux, «comme un acte de repentance contre tous ces crimes commis par avortement», explique Henri Goutierre, lun de leurs représentants et sympathisant de lassociation SOS Tout-Petits.

Ils ont trouvé sur leur chemin les militants pro-choix. Pour eux, pas question de laisser faire. «La dernière fois [NDLR : en mars dernier], on ne l
avait pas su. Là, on a appris leur manif seulement mercredi. On a fait fonctionner les réseaux, on a appelé les copines, on a préparé un tract rapidement», raconte Véronique Bamas du Nouveau Parti Anticapitaliste. Des membres de Femmes Solidaires, des militantes du PS et du PC ont rappliqué. Les hommes aussi.

«La loi Veil, on y veille»

Eux aussi avec leur haut-parleur. Aux affichettes de fœtus brandies par les militants de SOS Tout-Petits, accompagnés de plusieurs de leurs enfants — un peu inquiets d
être entraînés dans un tel mouvement —, les contre-manifestants, plus dune vingtaine, ont répondu avec leurs propres slogans : «La loi Veil, on y veille.»

L
objectif : empêcher pacifiquement les pro-avortement de se faire entendre, en criant plus fort queux, les entourer pour masquer leur visibilité. Tout en évitant tout contact direct. Parce quentre ces deux mondes, il ny a rien de commun.

Pour les uns, le fœtus est un être humain qui échappe au contrôle de la mère, quand les autres rappellent que les femmes disposent de leur corps. Dialogue de sourds. «Nous avons les uns et les autres nos convictions, mais ce sont eux qui nous empêchent de nous exprimer. On avait prévu de distribuer des tracts pendant la prière. On n
a pas pu», regrette Yseult Goutierre, ancienne candidate du Front National, qui attend son huitième enfant. Alain Leroy, ancien leader charentais du parti lepéniste était de la partie, mais pas Vincent You, lancien directeur de cabinet de Christine Boutin. «On est nuls, on a oublié de le prévenir», confesse Henri Goutierre.

Combat d
arrière-garde, dangereux pour certains passants «et même effrayant» pour un couple détudiants des Beaux-Arts, pris pour de dangereux «gauchistes» par les traditionalistes quand ils se contentaient dobserver. «Je ne sais pas à quoi ils peuvent voir cela», sétonne Gaëlle, la jeune femme de 24 ans. Mais elle ne le cache pas : «Moi, heureusement que jai pu avorter à 17 ans. Ils veulent nous culpabiliser.»

«Ils vont même jusqu
à se servir de leurs enfants», sémeut Boris, son compagnon, quand dautres estiment, au nom de la laïcité, quil y a dautres lieux de prière que la rue.

Leur presse (Pascal Huord, La Charente libre), 16 novembre.



Angoulême : IVG - face à face en ville

Les défenseurs de la loi Veil et les militants anti-avortement se sont opposés, samedi, en plein centre-ville. Quelques invectives mais pas de heurts graves.

Hasard du calendrier, au lendemain de l
annonce, par Ségolène Royal, du chèque contraception aux lycéennes, les ultra-traditionnalistes de SOS tout-petits avaient décidé de notifier, en place publique, leur opposition viscérale à lavortement et à la loi Veil. Et cela, en dépit du fait que la Mairie ait refusé dautoriser leur rassemblement pour des risques de troubles à lordre public…

Samedi, sur la place Saint-Martial, ces militants d
une droite pour le moins très radicale ont choisi de prier en cercle, non sans un certain sens de la provocation et de la mise en scène : hommes, femmes et progéniture baissent la tête au moment où le prêtre intégriste Jean Xavier, de la Fraternité de la transfiguration, ânonne le rosaire, au micro du porte-voix. «On défend avant tout la loi divine», assure Henri Goutierre, époux dYseult Goutierre, lancienne candidate du FN aux législatives de 2007 sur la première circonscription, présente à la manifestation et dont le ventre rond ne masque pas le huitième enfant en route.

Face à ceux qui parlent de l
avortement comme dun «crime abominable», la réaction ne sest toutefois pas fait attendre… Dès le début de la prière, une bonne trentaine de personnes, alertées par le réseau Femmes solidaires, sont venues contrecarrer la manifestation des anti-avortement… par une autre manifestation.

Alors que certains traditionalistes s
agenouillent, les défenseurs de la loi Veil distribuent des tracts et déclament des slogans à la rescousse du texte voté en 1975. Parmi eux, des élus, comme Fanta Diallo (PS, Soyaux), le maire de Coulgens Rémy Merle ou la conseillère municipale communiste dAngoulême, Nadine Guillet.

«Je me souviens m
être battue, il y a plus de trente ans pour que les femmes aient ce choix, explique une militante. Je suis horrifiée de voir que nous sommes obligées, trente ans plus tard, de faire face à tant dobscurantisme…» «Cest terrible de voir quil y a encore aujourdhui des gens qui culpabilisent les femmes en criminalisant lavortement de cette façon.»

Quelques invectives entre les deux camps. Et quelques frottements vite calmés par les policiers qui veillaient à proximité… En occupant le pavé, les défenseurs de la loi Veil ont, en tout cas, empêché les anti-avortement de répandre un tract à l
intitulé pompeux et sans équivoque : «Ô douce mère, laisse-moi vivre».

Sous les lazzis

«On ne distribuera pas les tracts, tranche Henri Goutierre. Il faut éviter de se mélanger avec eux, ce n
est pas la peine de jeter de lhuile sur le feu. Regardez, ils posent des autocollants sur notre banderole ! Ces gens de gauche ont toujours été anarchiques…»

Pendant un peu moins d
une heure, les ultra-catholiques vont sobstiner à réciter leur rosaire, feignant de ne pas entendre les lazzis des «forces de progrès», comme on disait dans le temps… Fermement décidés à ne laisser aucune marge de manœuvre aux militants dextrême-droite, les défenseurs de la loi Veil nignorent pas cependant que le nœud du problème est ailleurs : «Cette prière, cest du folklore, explique une militante. Le plus gros problème de lIVG aujourdhui, cest laccès à la loi. Quand on voit la façon dont on coupe les crédits aux Plannings familiaux, la façon dont on ferme les hôpitaux publics, les maternités et les centres IVG, on se dit que le vrai combat est là et quil est loin dêtre terminé.»

Leur presse (Bertrand Ruiz, Sud Ouest), 16 novembre.


Besançon : L’extrême droite religieuse n’est pas la bienvenue !


Bordeaux : La haine anti-catholique s’exprime bruyamment

Le «chapelet pour la Vie» organisé par l’association catholique, Sos Tout Petits, a été très animé. Le but de cette prière publique est de confier à Dieu les centaines de milliers d’enfants disparus chaque année en France à cause de l’avortement. C’est ainsi qu’environ 150 personnes se sont retrouvées devant la cathédrale Saint-André à Bordeaux, en communion avec d’autres groupes qui organisaient le même événement dans toutes les grandes villes de France. Durant une heure et demie, et menés par plusieurs prêtres, ceux-ci ont donc prié et chanté, sous la protection vigilante des forces de l’ordre.


Vers 15 heures, la place Pey-Berland a ensuite connu un déchaînement de haine anti-catholique, sans que cette situation ne semble émouvoir les autorités. En effet, plusieurs dizaines de militants d’extrême gauche, menés par le NPA, des associations féministes et des marginaux regroupés sous la banderole «Burdigala anti-fa»  se sont mis à insulter les familles à genoux. Aux cris de «Caca-Catholique», «Marie, Jésus, on t’encule» et «Ah si Marie avait connu l’avortement, on n’aurait pas tous ces emmerdements», les manifestants ont en vain tenté de perturber les catholiques qui sont restés d’un très grand calme.


Les autorités publiques auraient-elle laissé de telles manifestations de haine se poursuivre s’il s’agissait d’une autre religion ? Poser la question, c’est déjà y répondre.


Leur presse (Novopress), 14 novembre.



Bordeaux :
Avortement pile ou face

Les anti-IVG ont fait leur prière à genoux sur le parvis protégés par des barrières, sous les quolibets des défenseurs des droits de la femme. Ambiance assurée.

On aurait cru une scène de cinoche. Un mauvais film à la mise en scène idiote. Sur le parvis de la place Pey-Berland, hier, près de 150 personnes, dont beaucoup d’enfants, prient genoux à terre en arc de cercle. On a mis le loden et les cols Claudine. Les prieurs sont encerclés de barrières devant lesquelles veillent des rangées de CRS bottés et casqués.

Juste derrière braille un peuple bigarré. Remue des banderoles, s
agite, crie dans des mégaphones, chante et rigole. Côté pile on lutte contre lavortement qui tue «les petits enfants», côté face, on lutte pour défendre lavortement et le droit de la femme à disposer de son corps.

Combat vain. Rosaire pour la vie, les anti-avortement viennent chaque année le 14 novembre prier afin d
expier les pêchés commis par ceux qui pratiquent lavortement. Ils sont venus plus nombreux cette année. Christophe Pacotte a dirigé lopération : «Lavortement est le principal combat des catholiques pratiquants. Cest le pape qui la dit. La jeunesse est de notre côté, en face il y a beaucoup de vieux et aussi des voyous. Lavortement est une atteinte à la vie, le pape attend une mobilisation. Nous attendons de lÉtat quil impose une politique de vie et que lIVG soit à nouveau interdite.»

Monsieur Pacotte a huit enfants «avec la même femme, justifie-t-il. Et même une enfant handicapée.»

Trente ans après la loi Veil

Pas très loin, prie joyeusement une bande d
adolescents. 15 ans. «On vient pour défendre la vie, on a de la chance dêtre né. Le foetus est une âme. On a aboli la peine de mort en France et avec lavortement on na jamais autant tué !» Charlotte, Nicolas, André… Ils sont scolarisés dans le privé, Saint Genès ou ailleurs, vont à la messe tous les dimanches, à Talence au Christ Rédempteur ou à léglise Saint-Éloi, voire Saint-Bruno.

De l
autre côté des barrières, il y a plus de 300 personnes. Du Planning familial, en passant par le collectif bordelais des droits des femmes, la Maison des femmes, Ovaires et contre tout etc. Naïma Charai, conseillère régionale, est à leurs côtés. «Je me réjouis que les mouvements féministes soient si nombreux. Rien n'est acquis. Aujourdhui pratiquer une IVG devient de plus en plus compliqué, et ce, trente ans après la loi Veil !»

Les jeunes sont aussi de ce côté-ci de la barrière. Thomas et Émeline, amoureux de 16 ans, observent la scène, sidérés. «Interdire l
IVG, nimporte quoi. Ce serait bafouer les acquis sociétaux. Rétrograde. Je suis choqué du nombre de CRS, du fait quils sont là pour protéger les manifestants religieux. Le gouvernement protège l’Église ?»

«Ils ont le chapelet combatif, lâche une militante féministe. Plus nombreux d
année en année.»

Un peu avant 16 heures, la manifestation s
est dissoute sans heurt.

Leur presse (Isabelle Castéra, Sud Ouest), 15 novembre.


Bordeaux :
Ultracatólicos, curas, nazis y antidisturbios

«Rezos colectivos» contra el aborto en las principales ciudades de Francia. Respuesta de feministas y antifascistas en Burdeos.

El pasado 14 de noviembre se han producido actos organizados por la asociación ultracatólica SOS tout-petits en las principales ciudades francesas.

Los actos consistían en «rezos colectivos» frente a las catedrales e iglesias más importantes. En las mismas se podía ver a familias de ultracatólicos con sus hijos, curas, militares y neonazis. Frente a ellos, feministas, autónomos y antifascistas.

Una de las más representativas se ha celebrado frente a la catedral de Burdeos bajo un despliegue policial más que importante (unas 10 dotaciones de antidisturbios, más policía municipal y secreta para un «rezo colectivo» de 80-90 personas).

Entre los asistentes, había un grupo de unos 40 neonazis procedentes de los principales grupúsculos de extrema derecha (Front National de la Jeunesse, Bloc Identitaire…). Se han producido algunos enfrentamientos entre grupos de nazis que daban vueltas alrededor del lugar del acto y antifascistas que intentaban llegar a la protesta.

La respuesta feminista ha sido más que contundente : durante la hora y media que ha durado el acto de los ultracatólicos, más de 200 personas han gritado a favor del aborto y de la libertad de las mujeres a decidir sobre su cuerpo. También se han gritado consignas en contra de los neonazis.

Cuando ha terminado el «rezo colectivo» el bloque de militantes feministas ha comenzado una manifestación espontánea cortando el tráfico de las principales calles de la ciudad, ante la impotencia de los más de 60 CRS (antidisturbios).

La Haine, 16 novembre.


Brest : Les partisans de la loi Veil manifestent

Une soixantaine de partisans de la loi Veil légalisant l’avortement ont manifesté en début d’après-midi à Brest. Ils protestaient contre le rassemblement organisé à l’intérieur de l’église Saint-Louis par l’association «SOS tout-petits». Ils ont défilé autour de l’édifice en scandant des slogans tels que «Un enfant si je veux, quand je veux» ou «C’est la loi, c’est le droit, l’IVG est un droit».


«SOS tout-petits» organisait ce samedi dans un certain nombre de villes françaises un «rosaire pour la vie» destiné à rappeler son opposition à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) mais aussi à la contraception. À Brest, une trentaine de personnes ont participé à la prière qui avait lieu dans une chapelle de l’église Saint-Louis.

Leur presse (Ouest France), 14 novembre.


Caen



Dijon

À Dijon, nous étions une vingtaine (dont une majorité de jeunes) à réciter le Rosaire pour la Vie. Seuls quatre opposants qui sont restés plutôt discrets…

À noter le mois prochain la présence du Dr Dor à Dijon à l’occasion de notre 10e anniversaire.

Leur presse (Le Salon beige), 14 novembre.


Grenoble :
200 à 20

Nous étions environ 200 devant l’entrée du vieil hôpital à crier, chanter, pour que la vingtaine de SOS tout-petits ne puissent s’entendre prier.


Beaucoup de jeunes, qui savent, pour le vivre, que le droit à l’avortement et à la contraception sont remis en cause par un pouvoir qui sucre les subventions, cornaqué par les extrémistes papaux.


Beaucoup de moins jeunes, de ceux qui ont participé à la bataille pour la légalisation de l’avortement.

Où étaient les âges intermédiaires ? ils ont toujours connu la loi Veil et croient qu’elle est éternelle ?


Cinq voitures de flics pour protéger les gens à genoux et filmer tout le monde. Vont-ils garder un bon souvenir de cet après-midi finalement bien sage à garder les barrières séparant un groupuscule de «pénitents» d’un bon vrai groupe rigolard ? Il faut dire que le tract distribué par SOS tout-petits avait de quoi faire hurler de rire quand on y lit que la baisse de la libido est un des maux de l’avortement :-))


Quelques photos bien gentilles et disons-nous : à bientôt…



Quelques images prochoix englobant une prière minable


Un petit bout d’image à l’arrache sur la contre-manif pro-vie, ou la contre manif anti-prochoix, ou la… Pour que mon choix des mots soit bien clair, et parce qu’on m’a posé plusieurs fois la question : Pro et Vie étant des mots à fort impact positif, anti et avortement des mots à consonance facilement négative, autant appeler les pro-vie des anti-IVG, et les militant-es défendant le droit à l’IVG des pro-choix.
Cette manif était donc une manif prochoix contre les anti-IVG, qui sont, il faut bien le dire, à la confluence de la préhistoire de l’éthique, du paléolithique des libertés, et de la bêtise bigote.

Indymedia Grenoble, 14 novembre.


Grenoble : A
nti-IVG et pro-choix de nouveau face à face

Cest une habitude : en novembre, lassociation SOS Tout-Petits Isère, anti-IVG, organisait ce samedi une séance de «prière pour la vie», juste devant lhôpital Couple Enfant à La Tronche.
Cest une habitude aussi : les défenseurs du droit des femmes à choisir le recours à lInterruption volontaire de grossesse étaient là pour faire entendre leur voix.

D
un côté une trentaine de personnes venues prier sous une bannière «Loi Veil = génocide» et entourées de barrières installées par les forces de lordre. Considérant que «la vie et un don, lIVG un meurtre», ces jeunes et des moins jeunes étaient venus prier «pour toutes les victimes de lavortement». Il sagissait d'un mouvement national.


De l
autre, plus de 150 personnes proches dorganisations politiques (Unef, Jeunes Communistes, Nouveau parti anticapitaliste entre autres) ou simples citoyens étaient venues faire entendre leur voix et défendre le droit de choisir. Sil ny a pas eu, à proprement parler, daffrontements lors de ce face-à-face comme lan passé, la situation nen était pas moins tendue.

Malgré nos demandes répétées, il ne nous a pas été possible de recueillir le témoignage de participants à la prière pour la vie. Nous avons essuyé plusieurs refus. Une femme a dans un premier temps accepté de témoigner, avant de s
éclipser précipitamment. Certains participants redoutaient en effet dêtre la cible de manifestants pro-choix, alors que la police avait séparé les deux groupes.

Leur presse (Grenews), 14 novembre.


Lille

Bon, il y avait surtout le CNT, le NPA et les Flamands Roses. Même schéma ordurier que dans les fils de discussion dédiés aux rosaires de Toulouse et Bordeaux !

Leur presse (Le Forum catholique), 15 novembre.


Lyon

À
Lyon, on était entre 20 et 30 à prier sur les quais du Rhône. De notre côté, il n’y a pas eu de contre-manifestation comme à Bordeaux ou à Poitiers. Au contraire, une vingtaine d’identitaires se sont postés à côté de nous (ils étaient proches de la police), et il y avait également trois policiers pour nous protéger.

Nous avons également passé plus d’une heure à réciter le rosaire pour répondre à la demande que Notre-Dame du très Saint Rosaire avait faite devant des petits enfants, pour soulager le cœur de Jésus.

Leur presse (Le Salon beige), 14 novembre.


Montpellier : Prières et manif avortée

Dix d’un côté, cinquante de lautre. Hier après-midi, les anti-IVG de lassociation SOS tout-petits nont pas fait le poids face à la détermination du collectif pro-IVG qui réunissait lamicale du Nid, Le Planning familial 34, SOS homophobie, Pink Freak X, etc.

Pour le collectif, à dominante libertaire, il s
agissait dempêcher «lextrême droite de Dieu» de mener sa propagande sur la Comédie, «en les entourant, les isolant de la population sans pour autant les affronter». En face, une dizaine de personnes sétaient réunies «pour une prière publique pour le respect de la vie du début à la fin». Le jeune abbé de Fabrègues avait fait le déplacement accompagné de quelques mères venues avec leurs enfants. Elles sappuient sur les thèses de Jean-Paul II selon lesquelles «lavortement provoqué est le meurtre délibéré et direct». Pour le collectif, «le but des anti-IVG est de culpabiliser les femmes, de leur refuser la libre disposition de leur corps et de décider de leur vie !» À cinquante contre dix, sans dialogue possible et non sans une certaine agressivité de la part de quelques individus encagoulés, la manifestation des anti-IVG a clairement été tuée dans l’œuf…

Leur presse (Midi libre), 15 novembre.


Montpellier

À Montpellier, les cathos n’étaient qu’une micro-poignée, et, après une courte et houleuse discussion, sont repartis sans pouvoir prier.

Il ne s’est pas passé grand chose. Quelques militants NPA et anar ont ensuite brièvement pris la parole sur la place de la Comédie, pendant que d’autres distribuaient des tracts. Ensuite, le groupe s’est éparpillé, malgré les propositions de certains en faveur d’un départ en manif, puisqu’on était là.

Le Midi Libre, quant à lui, fantasme «une certaine agressivité de la part de quelques individus encagoulés»…
Forum anarchiste, 15 novembre.

Montpellier

À
Montpellier, pas de problème : les réacs n’étaient même pas une dizaine, nous plus d’une centaine.

Je crois qu’ils n’ont pas pu faire leur prière.

Tout s’est déroulé très pacifiquement, aucun problème avec la police, plutôt compréhensive (pour une fois) pour ce genre de motif.

Classe contre classe, 16 novembre.


Nancy : Co
mpte-rendu SOS tout-petits

14h30, nous arrivons en groupe place d’Alliance. Le rosaire à déjà commencé et un cordon de flics les protègent avec casques, matraques et boucliers. La chorale des Sans-Nom est de la fête, chansons et slogans senchaînent avant un mythique lancé de capotes qui nous vaut une petite charge des flics (bah oui pour eux la calotte cest oui, la capote cest non !).

Pendant une heure et demi, la cinquantaine de militantEs de tous bords (Panthères roses, NPA, CNT etc.) occupent la place avec une grosse motivation malgré la pluie. Fin du rosaire, protégés par les flics en cordon, les croyants s
en vont tête baissée avec quelques provocations de la part des plus jeunes. Départ en groupe de notre côté vers la place Stan, puis séparation.

Bilan : Belle journée pluvieuse, seulE une petite vingtaine de cathos étaient là, pour plus du double de pro-ivg. Belle réussite donc ! Et comme on dit à l
année prochaine !

Panthères roses nancéennes, 16 novembre.


Nantes :
Dure journée pour les Anti IVG…

Ils voulaient prier en paix. Cest loupé.

Comme tous les 14 novembre les adeptes du «droit à la vie» se sont réunis dans toute la France pour communier ensemble dans une saine ambiance les «victimes de l
avortement». Nantes nétait pas épargné. Sur le parvis Saint Nicolas une petite centaine (difficile dêtre précis, notre chère gendarmerie mobile ayant refusé de nous laisser les compter de plus près, la vilaine) dintégristes regroupés autour de lassociation «SOS tout petits» (!), se sont regroupés pour déclamer leurs conneries à genoux par terre.

Quelle été leur surprise de voir que des militants étaient passé la nuit d
avant pour «décorer» le parvis Saint Nicolas de petites inscriptions destinées à leur offrir de la lecture durant leurs émouvantes cantiques ? On pouvait y lire des gros «Pro-IVG», ou encore divers logos féministes. On a pas pu voir leur réactions malheureusement, mais il est sûr que ça nest pas passé inaperçu chez les BACeux (en surnombre), qui riaient comme des baleines autour des slogans tagués (allez savoir pourquoi, sans doute une succession de blagues graveleuses…) avant le début du rassemblement.

14 heures 30 : Ça y est, les stars rentrent en piste ! Les cathos/fachos/machos se regroupent sur le parvis. Nous, on est bloqués sur la place Royale par un important dispositif policier (trois cars de gardes mobiles + BAC + police nationale). Alors on reste là peinards à une cinquantaine au début devant le cordon de flics. Ça s
annonce pas trop passionnant.

Il faut dire que pour une raison obscure aux néophytes, les manifestants pro IVG étaient divisés, les uns allant directement au rassemblement, les autres partant en cortège. Je pourrais pas trop causer de la manif, ayant choisi de filer direct au rassemblement.


On reste on chante, le rassemblement se remplume, les voix se font de plus en plus fortes (même si vu le vent quil y avait y a peu de chances que les cathos nous aient entendu).


Cest alors quun son étrange fait son apparition sur la place du parvis, on entend une sono qui commence à cracher des mots. On entend rien à cause du vent mais on pense au pire : les intégristes se sont munis dune sono pour entonner des chants sacrés. Alors évidemment on gueule dautant plus pour couvrir ce blasphème. Mais petit à petit la rumeur enfle : cest pas la sono des cathos, cest un sound system que des gens ont placé pour loccasion sur un balcon surplombant le parvis. Les enceintes crachent à fond «Radio Clito» ! Durant tout le temps où ils étaient rassemblés, les cathos ont subi des lectures de tracts féministes, des chansons subversives et des jingles des plus libérés…


Tant de joie pour ces pauvres pécheurs…


En même temps la manif partie de la place Graslin vient se joindre à nous, on est maintenant bien 200 devant les lignes de flics. Les œufs commencent à voler, un flic sen prend un dans le calot (vraiment dedans, ça a pas débordé), les gendarmes se disent quil faut mettre des casques : excellente idée, la seconde daprès un flic sen prend un dans la visière. Moment de tension lorsquun militant pro IVG ayant réussi (par je ne sais quel stratagème) à passer derrière les flics, se fait «raccompagner» vers le rassemblement… Rien de bien méchant.


À partir dun moment Radio Clito ne moufte plus mot, les anti IVG se fatiguent, ça sent la dispersion. Les flics font sortir les anti-IVG de la place sous protection par une petite rue. Cest à se moment-là quun jeune faf aurait envoyé un coup de poing américain dans la mâchoire dun militant qui sapprochait un peu trop…


Pas darrestation, des flics partout (peut-être les plus nombreux au final), des cathos qui nont eu aucune visibilité (et qui surtout nont pas pu psalmodier en silence), un bilan plutôt sympa !

 

Indymedia Nantes, 15 novembre.


Nantes :
Les pro et anti-IVG sopposent

Les sympathisants catholiques de SOS Tout-petits se sont réunis samedi après-midi devant léglise Saint-Nicolas à Nantes pour leur traditionnel «rosaire». «Nous prions pour témoigner de notre opposition à lIVG, explique Philippe Piloquet, médecin au CHU. Les femmes qui le subissent souffrent. On ne leur dit pas tout !»

Face à eux, des forces de l
ordre en nombre. Elles cachent des dizaines de jeunes manifestants, bientôt rejoints par le collectif Vigilance 44, Mix-Cité, le NPA ou le CNT… Eux sont plus bruyants : «Ah, si Marie avait connu lavortement, on naurait pas eu tous ces emmerdements.» Lavocate Anne Bouillon toise les policiers : «Ils protègent les intégristes religieux, mais le droit à lIVG est une liberté fondamentale, on y tient et on le crie…» «Dieu merci, jai pu avorter», dit son tee-shirt.

«Nous défendons la vie», plaide de son côté Jérôme, parmi les jeunes anti-IVG. Revenir sur la loi Veil, 35 ans après ? «Tant qu
il y a de la vie, il y a de lespoir !» Alors il sera du prochain «rosaire». Ses opposants aussi…

Leur presse (20 Minutes), 16 novembre.


Poitiers : Pro et anti-avortement face à face

Scène étonnante à Poitiers : quelques dizaines de catholiques réunis à Notre-Dame pour prier contre lavortement. Face à eux, autant de militants pro-IVG.

Hier après-midi, sur le parvis de Notre-Dame-la-Grande, victime il y a quinze jours de la furie des casseurs, il y avait presque autant de policiers que de manifestants dans chacun des deux camps. On craignait un possible affrontement : il s
est limité à quelques lazzis des uns hurlés pour couvrir les prières et les cantiques des autres.

À l
instar de plusieurs autres villes de France, la très chrétienne ville de Poitiers [La tenue de cette manifestation au lendemain de lannonce par Ségolène Royal de la mise en place dun chèque contraception pour les lycéennes de la région nest donc que pure coïncidence, comme le précisaient, hier, les organisateurs à la fin de leur rassemblement] avait été choisie par lassociation «SOS Tout-Petits», qui fêtait ses 23 ans de militantisme, pour rappeler lopposition formelle de ses membres à lavortement, et accessoirement à toute forme de contraception.

Arrivés ponctuellement à 14h30, la cinquantaine de manifestants, certains agenouillés sur les durs pavés du parvis, ont récité durant une heure et demie trois chapelets, lu quelques passages de l
Évangile et entonné quelques cantiques.


Face à eux, des militants de gauche et d
extrême gauche légèrement plus nombreux avaient organisé une contre-manifestation bruyante et rigolarde agrémentée de quelques banderoles confectionnées à la va-vite : «Mon corps m'appartient : intégristes, hors de nos vies». Cette référence à lintégrisme religieux relève dailleurs dun certain abus de langage, la prière publique de «SOS Tout-Petits» étant annoncée en bonne place sur le site officiel de larchevêché de Poitiers.

Les slogans et chansons anticléricales des contre-manifestants n
ont eu aucun mal à couvrir les psalmodies des anti-avortement. Parmi ceux que la décence permet de reproduire, on peut citer : «La capote, pas la calotte !» ou encore «Avortons vos idées !»

Mais le rosaire a continué à se dérouler stoïquement en dépit des préservatifs gonflés comme ballons de baudruche qui voletaient autour des fidèles agenouillés. Une scène surréaliste, sous les yeux de touristes asiatiques éberlués, qu
on pourrait presque trouver cocasse si le sujet de la polémique nétait aussi grave.

Leur presse (Vincent Buche, La Nouvelle République), 15 novembre.


Toulouse : U
rgent rassemblement commissariat

Suite au rassemblement anti-anti ivg il y a eu une arrestation après des violences policières, appel à un rassemblement en ce moment même devant le commissarait central en soutien.

Trois poulets de la Bac étaient vénères, ils n’avaient rien à se mettre sous la dent, alors en pleine rue après le rassemblement ils ont serré un gars sans le moindre motif si ce n’est qu’il était présent lors du rassemblement, ils ont appelé leurs renforts (la lâcheté est toujours d’actualité dans leurs rangs) ; les poulets débarquent et gazent à tout va la population autour : hommes, femmes, enfants, vieux, etc. Ils réussissent à choper N., gazent volontairement au passage un journaliste avant de fuir pitoyablement sous les huées de la foule tout en continuant par les fenêtres à gazer tout et n’importe qui. Devant le poulailler ils ressortent la volaille casquée et botée, dans les bureaux du dessus d’autres font des photos…

Nous aussi on a les photos des poulets, bientôt diffusées comme ça ils ne pourront plus aller pisser sans devoir se planquer. Un bon poulet est un poulet grillé ! — 17h35.
La personne arrêtée a été relâchée au bout de quelques heures pour vice de procédure au moment de l’interpellation (les baqueux n’avaient pas de brassard), il est donc libre sans aucune charge. Les personnes blessées vont mieux. — 2h13

Indymedia Toulouse, 14 novembre.


Toulouse : Rosaire national pour la Vie

Hier à dans la ville rose devant le parvis de la cathédrale Saint-Étienne, les Ave Maria dun rosaire chanté par un peu plus dune quarantaine de personnes ont résonné dans ses murs.

Premier rosaire organisé depuis longtemps sur Toulouse, les militants de SOS Tout-Petits peuvent se féliciter du résultat. L
opposition haineuse de la part des militants du Planning, na pas entaché cette magnifique journée. À cela lassociation se doit de remercier les forces de police, qui par leur efficacité ont permis cette manifestation.


Rappelons que par ce rosaire national et international, la volonté de prier pour les victimes de l
avortement et pour les mères dans la difficulté sest fait plus forte.

La section toulousaine remercie ainsi tout les participants et les nombreuses personnes qui nous ont rejoint pour ce combat. Combat qui pourrait sembler perdu d
avance, mais hier nous avons prouvé que rien nest jamais joué, que Dieu dans son infini Amour, que la Sainte Vierge et tous les saints protègent les tout-petits.

Deo Gratias, que Dieu vous garde.

Leur presse (SOS Tout-Petits Toulouse), 15 novembre.

Toulouse

Hier, à Toulouse, la BAC s’est lâchée. Pas pendant la manif mais bien après, ils ont chargé un groupe de quinze pour en extirper un militant. Bilan : un bras paralysé pour trois semaines, et six points de sutures sur la tête d’une camarade + un militant interpellé et relâché plus tard.

Classe contre classe, 15 novembre.




Toulouse :
Communiqué de l’AGET-FSE

Aujourd’hui à 14 heures, SOS tout-petits, groupuscule réactionnaire anti-avortement, était venu manifester devant la cathédrale Saint-Étienne à Toulouse.
Une contre-manifestation s’est rassemblée au même moment pour revendiquer et lutter pour le droit à l’avortement aujourd’hui gravement remis en cause en France, tant sur le plan matériel, que sur le plan moral.

Ce n’est pas la première fois que des contre-manifestations se mettent en place pour lutter contre ces quelques réactionnaires, seulement aujourd’hui, la BAC et les forces de police en ont profité pour alpaguer et intimider purement et simplement des militant-e-s syndicalistes de lutte.

À l’heure actuelle, un de nos camarades a été arrêté par les forces de police, une autre se retrouve à l’hôpital avec le crâne ouvert.

La contre-manifestation s’était pourtant déroulée dans le calme, ce n’est que plus tard que les milices au service des réacs de tout poil et de la bourgeoisie ont chopé notre camarade, et en ont blessé plusieurs autres.

Ceci ne relève aucunement de l’accident : les flics ont clairement eu l’intention d’arrêter des militant-e-s syndicalistes de lutte. Ce sont eux qui ont commencé à charger, ce sont les mêmes qui ont arrêté notre camarade après l’avoir repéré et montré du doigt auparavant.

Nous ne pouvons céder à l’intimidation
et à la répression exercée envers nos camarades !

Les forces de police et derrière elle toute la bourgeoisie
nous lancent une véritable déclaration de guerre !

Une attaque contre l’un d’entre nous
est une attaque contre tous !

Face à la répression, la solidarité est notre arme !

14 novembre.
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Dimanche 15 novembre 2009
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Samedi 14 novembre 2009
Liste des rosaires de SOS Tout-Petits, samedi 14 novembre 2009 - 14h30

AIX-EN-PROVENCE : à l’angle des rues Henri-Pontier et des Tamaris
AVIGNON : Notre Dame des Dons
ALENÇON : rue Fresnay près de l’hôpital
ANGERS : place du maréchal Leclerc, près du Palais de Justice
ANGOULÊME : place de l’église  Saint Martial
AUXERRE : parvis de la cathédrale Saint Étienne
BESANÇON : place de la cathédrale
BORDEAUX : parvis de la cathédrale Saint André
BREST : église Saint Louis
CAEN : place de la Résistance, statue de Jeanne d’Arc
DIJON : avenue du maréchal de Lattre près de l’hôpital du Bocage
GRENOBLE : hôpital de la Tronche
LAVAL : place de la Tremoille sous la cathédrale
LILLE : angle de l’avenue Kennedy et de la rue de Paris - 10h30
LYON : quai du Rhône - 15h
MARSEILLE : hôpital de la Timone
MONTPELLIER : esplanade Charles de Gaulle, devant le monument aux Arméniens
NANCY : place d’Alliance
NANTES :  parvis de l’église Saint Nicolas
PARIS :  place Saint Michel
PERPIGNAN : promenade des Platanes près du palais des Congrès
POITIERS : parvis de Notre Dame la Grande
SAINT-ÉTIENNE : cathédrale Saint Charles
TOULON :  place Louis-Blanc, près de Saint François de Paul
TOULOUSE : devant la cathédrale Saint Étienne
VANNES : parvis de la cathédrale
VERSAILLES : place du Marché
VICHY : parvis de l’église Saint Louis



Rassemblement samedi 14 novembre
14h30 place Pey-Berland à Bordeaux
Pour perturber le «chapelet pour la Vie»


À l’heure où de nombreux signes permettent de penser que l’extrême droite tente une conquête de Bordeaux, les catholiques intégristes anti-avortement remettent ça :

Le samedi 14 novembre aura lieu à Bordeaux, devant le parvis de la cathédrale Saint André un «chapelet pour la Vie» organisé par l’association SOS Tout-Petits. Cette association estime que «l’avortement est un crime abominable devant Dieu et devant les hommes». Elle organise donc le même jour dans les principales villes de France des «prières publiques de réparation, d’intercession et de conversion» sous forme de récitation de rosaires (trois chapelets) dans des lieux publics. Pourquoi trois chapelets ? Le premier pour demander pardon à Dieu du «meurtre» des enfants dans le ventre de leur mère. Le deuxième afin que Dieu fasse en sorte que l’avortement soit interdit. Le troisième pour le salut des femmes qui ont avorté.

Les intégristes imposent l’avortement comme un problème moral et fondent leur doctrine sur une double argumentation : la protection de toute vie de son début embryonnaire à sa fin, et la soumission aux lois de la nature comme expression de la volonté divine.

Ils partent d’un fait scientifiquement fondé : il existe des cellules vivantes, des organismes vivants, mais ensuite, par une pirouette intellectuelle, cet amas de cellules devient une personne humaine dotée d’une âme mais sans aucune liberté de choix (l’âme appartient à Dieu).

Au nom du respect de la «vie», ils véhiculent un modèle de société où la personne ne décide de rien, femme-réceptacle, homme «chef de famille», enfants «don de Dieu». Hors de la famille point de salut, nulle place pour d’autres modes de vie.

L'Église institue la famille dans le cadre «sacré du mariage» comme pivot central pour contrôler les individu.es :
La cellule familiale est sous l’autorité du chef de famille.
La femme, mère au service de tous.
Les enfants éduqués à la soumission, relais des valeurs et traditions, ont pour seule fonction de les pérenniser.

Ce schéma réactionnaire et patriarcal, de fait homophobe, lesbophobe, et transphobe condamne la monoparentalité, l’union libre, etc.

Nous nous revendiquons comme sujets à part entière :
Respect de nos choix de vie : vie amoureuse sous le même toit ou pas, pour un jour ou pour la vie, avec un-e seul.e ou avec plusieurs, célibat, enfant ou non…
Abolition du genre : le sexe biologique ne détermine plus la place des individus, les catégories hommes - femmes cessent d’être la norme de référence pour l’organisation de la société.
Libre choix de nos sexualités à condition qu'elles reposent sur le libre consentement entre les individu.es : pratiques sexuelles entre femmes, entre hommes, entre hommes et femmes, avec ou sans pénétration, où on veut quand on veut…
Droit à une éducation sexuelle.
Droit à une éducation non sexiste.
Possibilité de décider de mettre fin à sa vie.
Contraception et IVG libres et gratuits. Pour l’IVG, nous revendiquons l’allongement des délais, la gratuité totale sans condition de nationalité, une information claire et un accès simple aux services hospitaliers, l’abrogation de la loi de 1920 (pénalisation de l’avortement). Pour la contraception : accès libre et gratuit, développement de la recherche y compris pour les hommes.

Notre corps nous appartient.
Nous ne laisserons personne
remettre en cause les droits acquis.
Nous ne laisserons personne décider de nos vies.
Ne laissons pas les tenants de l’ordre moral
diriger nos vies !

Collectif anarcha-féministe
Ovaires et Contre Tout, 9 novembre 2009.



Lille : Rassemblement pour le droit à l’avortement ce samedi

L’extrême droite de Dieu remet le couvert !

Ce samedi 14 novembre 2009, l’association «SOS Tout-Petits» entend nous refaire le coup du rosaire public à proximité du planning familial dans un seul but : Remettre en cause le droit à l’avortement !

Sous un semblant de respectabilité familiale «bon enfant», se dissimule l’intégrisme religieux le plus intolérant et le plus hostile à toute idée pouvoir vivre une sexualité propre à chacun et chacune et d’émancipation des femmes. Leurs mots d’ordre : abrogation de la loi Veil, lutte contre l’euthanasie, mobilisation contre le PACS, lutte contre les «perversions sexuelles» (Ils considèrent les homosexuelLEs comme «des malades» qu’il faut soigner) et bien entendu défense de la morale publique.

SOS Tout-Petits : une longue histoire de harcèlement des femmes et de violence !

L’association SOS Tout-Petits, présidée par le sinistre Xavier Dor, est tristement connue pour ses actions anti-IVG contre des hôpitaux et des cliniques pratiquant des avortements ou ils «déstérilisent» tout le matériel à usage abortif et s’enchaînent aux tables d’opération. Xavier Dor a par ailleurs été condamné à plusieurs reprises pour délit d’entrave à l’IVG (Interruption Volontaire de Grossesse), sans jamais purger ses peines ! Le but des anti-IVG est systématiquement de culpabiliser les femmes, de leur refuser la libre disposition de leur corps et de décider de leur vie !

Le droit à l’avortement, un droit conquis de haute lutte mais qui reste fragile

Par delà les actions violentes de ces groupes d’extrême droite, le droit à l’avortement est aujourd’hui restreint, voire menacé par des politiques de restrictions budgétaires et par un lobbying politique et religieux (bioéthique, statut de l’embryon, tentative d’instaurer un délit d’interruption volontaire de grossesse…).

Plus que jamais il est nécessaire de lutter pour :
  • Une meilleure information sur la contraception et la sexualité,
  • Un accès réel et égal au droit à l’avortement et au choix des méthodes d’IVG,
  • La défense d’un système de santé égalitaire,
  • Ne laissons pas le terrain à ces fanatiques intégristes, réactionnaires et montrons-leur notre attachement au droit des femmes à disposer librement de leur corps.

Rassemblement à 9h00 devant le Planning familial de Lille 16, avenue Président Kennedy à Lille, M° Mairie de Lille. Ponctualité requise !

SCALP Lille, SUD Éducation 59/62, GDALE



À Angers

Alors que l’Interruption Volontaire de Grossesse est légale en France depuis 1975, le lobby «pro-vie» soutenu par les extrêmes droites et le Vatican est présent dans de nombreux pays. En France, il prend le nom de SOS Tout-petits.

Comme chaque année le collectif SOS Tout-petits organise le 14 novembre prochain une «réunion de prière publique de réparation». Il est temps pour les militant-e-s antisexistes et antifascistes de se mobiliser pour réaffirmer le droit à l'avortement libre et gratuit !

Cette association, présidée par Xavier Dor, créateur des commandos anti-IVG dans les années 1980, organise depuis plusieurs années des réunions de prières, notamment à Angers, devant le palais de Justice. Brandissant des photos de fœtus avortés, arrosant le trottoir d’eau bénite, pour tenter selon leurs dires de «rechristianiser une société en pleine désintégration morale».

Face à ces intégristes, nous devons réaffirmer que l’IVG est un droit fondamental. Le corps d’une femme n’appartient qu’à elle-même. C’est donc à elle seule que doit revenir la décision de poursuivre ou d’interrompre sa grossesse. L’avortement est pratiqué depuis toujours et sur toute la planète, le plus souvent clandestinement et dans des conditions sanitaires exécrables.

En France, la lutte n’est pas achevée même si l’avortement est légalisé. Près de la moitié des hôpitaux publics ne le pratiquent pas et le nombre de médecins formés à l’IVG ne cesse de décroître. Chaque année, environ 5000 femmes dépassent le délai légal à cause du manque de place dans les hôpitaux français et doivent avorter à l’étranger.

Nous appelons donc l'ensemble des militant-e-s angevin-e-s à un contre-rassemblement samedi 14 novembre à partir de 14h devant les marches du palais de Justice d'Angers, pour réaffirmer le droit à l'avortement libre et gratuit et notre opposition à toutes les organisations réactionnaires et intégristes.

Suite à ce rassemblement une projection du film Regarde, elle a les yeux grands ouverts de Nicole Grand et Yann Le Masson, est prévue à 20h30 à l’Étincelle le samedi 14 novembre, organisée par le collectif Émancipation. Ce film présente entre autres le Mouvement de Libération de l’Avortement et la Contraception (MLAC) sur la question de l’avortement… La projection sera suivie d’un débat.

Le collectif Émancipation Angers
Le collectif Anti-fasciste Angers
Classe contre classe, 10 novembre.


Les grenouilles au bénitier
Les femmes en liberté !!!


À Angers, le 14 novembre, SOS-Tout-Petits (organisation catholique d’extrême-droite), dans son délire religieux de soumission des femmes à la Maternité, aux hommes et à Dieu, manifeste en priant contre l’avortement. Ce rassemblement nous rappelle que le combat pour défendre l’IVG est toujours d’actualité. Venez nous rejoindre à 14 heures devant le palais de Justice, ce sera l’occasion de nous rencontrer, de faire avorter leur messe et de porter nos revendications…

Pour clore la journée, venez voir Regarde elle a les yeux grands ouverts, un film de Yann Le Masson. Ce film relate l’expérience vécue par des femmes du MLAC (association féministe fondée en 1973 et luttant pour le droit à l’avortement et la contraception) d’Aix-en-Provence, inculpées et jugées pour avoir pratiqué elles-mêmes des avortements (procès du 10 mars 1977). Leur lutte consistait non seulement à pratiquer des avortements, mais aussi des accouchements à domicile.

Le film sera suivi d'une discussion.
À l’Étincelle à 20h30 (26 rue Maillé) Angers

En France comme ailleurs, les Églises et les États s’attaquent au droit à l’avortement, notamment en démantelant les centres d’IVG autonomes (considérés comme non rentables), et en réduisant les subventions aux centres de plannification. À ces attaques structurelles s’ajoutent des manifestations religieuses, des pressions de certains médecins, des pharmacies qui refusent de délivrer la pilule du lendemain, etc.

Ces attaques ont des conséquences dangereuses pour les femmes : certaines doivent avorter à l’étranger (5000 françaises par an), ou clandestinement (une femme meurt toutes les 7 minutes dans le monde à cause d’un avortement clandestin), ces restrictions entraînent aussi des refus de prise en charge des mineures et des étrangères sans-papiers, etc.

Nous refusons ces attaques contre notre droit à disposer librement de notre corps !

Ce que nous voulons :
— Accès libre et gratuit à l’IVG quels que soient l’âge et le terme de la grossesse.
— Gratuité des contraceptifs et avancée de la recherche pour la contraception masculine.
— Mise à disposition nécessaire à l’application réelle du droit à l’IVG (budget, locaux, lits réservés, formation du personnel hospitalier et bénévoles, etc.).
— Réelle éducation sexuelle et approche non culpabilisante de l’IVG.

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Samedi 14 novembre 2009

Demain samedi, les anti-IVG se rassemblent devant l’église Saint Louis à Brest. Rassemblons-nous aussi !

Celles qui avortent sont en face de vous

Elles vous disent qu’avorter, pour elles, c
est un choix quil a fallu faire, un choix assumé, un choix politique fort.
Elles vous disent quavorter, cest la liberté dêtre une femme plutôt quune mère, et que cette liberté-là, les hommes nous lont toujours refusée.

Elles vous disent qu
on parle d«éthique» et de «respect de la vie» à des jeunes filles catastrophées par une grossesse, alors quon nen parle jamais aux garçons qui sont au moins autant responsables.

Elles vous disent qu
il est temps dobtenir la parité hommes/femmes en matière de contraception.

Elles vous disent que la semaine dernière, le quatrième centre IVG de la région parisienne a fermé.

Elles vous disent que les listes d
attente sont longues et que les délais sont courts.

Elles vous disent qu
elles emmerdent ceux qui tenteront de leur mettre des bâtons dans les roues.

Elles vous disent que leur corps leur appartient et qu
elles ne fermeront jamais leur gueule !

Manifestons contre la «prière de réparation»
de lassociation SOS Tout-Petits
Samedi 14 novembre 2009 à 14h30
devant l
église Saint Louis à Brest

Indymedia Nantes, 13 novembre 2009.
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Vendredi 13 novembre 2009

Une affiche à coller où l’on veut, en particulier
dans les lieux fréquentés par les mecs antisexistes.

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Jeudi 12 novembre 2009
Nouvelle «réunion de prière» samedi
devant l’église Saint-Nicolas à Nantes

Qui sont les anti-IVG ?

Même s’ils ont renoncé aux actions violentes, les militants de SOS tout-petits restent actifs à Nantes.

Trente-cinq ans après le vote de loi Veil dépénalisant l
avortement, les opposants à linterruption volontaire de grossesse (IVG) ne désarment pas. Regroupant les plus virulents dentre eux, lassociation SOS tout-petits organise samedi, dans plusieurs villes de France, son troisième «rosaire» de lannée pour dénoncer «le crime public davortement». À Nantes, ils devraient être une centaine, comme en mars dernier, à réciter des prières sur le parvis de léglise Saint-Nicolas. Protégés des contre-manifestants par un cordon de police, comme à chaque fois.

Des militants anti-avortement lors d’une manifestation
à Nantes, en novembre 2007


Actions commando

Créée en 1986, SOS tout-petits s
est fait connaître par ses actions commando dans les centres IVG, dont celui de lhôpital Saint-Jacques. Ce qui a valu plusieurs condamnations à son fondateur, le docteur Xavier Dor qui, à 80 ans passés, préside toujours lassociation.

Depuis la création du délit d
entrave à lIVG, en 1993, les militants anti-avortement ont changé de stratégie, se contentant de «réunions de prière publique de réparation». À Nantes, celles-ci ont longtemps eu lieu devant lhôpital Saint-Jacques. Jusquà ce que le centre IVG soit transféré dans le nouvel hôpital mère et enfant, en 2004.

Insultes et menaces

Depuis, les anti-IVG se retrouvent régulièrement devant Sainte-Thérèse ou Saint-Nicolas. Avec banderoles et haut-parleurs. «Leur objectif est d
être visibles de la population», note Laurence Roussel, coordinatrice au Planning familial de Nantes.

Même s
il ne fait plus lobjet dagressions en règle, comme il y a quelques années, le Planning reste la cible privilégiée des militants «pro-vie». «Nos affiches sont systématiquement arrachées. Et on continue de recevoir des lettres dinsultes et des menaces.»

Intégristes et militants FN

Même s
ils ne laffichent pas ouvertement, la plupart des militants de SOS tout-petits sont proches de lextrême-droite ou des mouvements catholiques intégristes.

Le Mayennais Luc Perrel, chargé du bulletin de l
association, était no 3 sur la liste FN aux européennes en Pays de la Loire. Et lanimateur du groupe nantais, Philippe Piloquet, médecin au CHU de Nantes, est membre de lAssociation catholique des infirmières et médecins (Acim), qui se réfère à «la tradition de lÉglise».

Chaque «réunion de prière» draine des membres de l
Alliance pour les droits de la vie, créée par Christine Boutin, et de Mère de miséricorde, une association accueillant les futures mères «en détresse» et qui dispose, elle aussi, dune antenne à Nantes.

Leur presse (Xavier Boussion, Presse Océan), 12 novembre 2009.


«On ferme des centres IVG alors qu
on en manque»

Samedi, une manifestation pour les droits des femmes est organisée à Paris. Maya Surduts, militante du Collectif national des droits des femmes, revient sur les menaces qui pèsent sur le droit à l’avortement.

Combien d
interruptions volontaires de grossesse (IVG) sont pratiquées en France chaque année ?

Environ 200.000. On a du mal à avoir des chiffres précis et de manière régulière, mais globalement le nombre d
interruptions de grossesse est stable en France depuis des années. Et je contredis tout de suite ceux qui pensent que cest trop: on est dans la moyenne européenne et la France peut se targuer davoir le deuxième taux de fécondité le plus élevé en Europe (après lIrlande)…

Quelle est la situation aujourd
hui en France pour une femme souhaitant avorter ?

Il ne faut pas croire que ce soit simple. L
IVG reste un tabou. Quand une femme avorte, elle ne le dit pas. La plupart nen parlent pas, se plaignent peu alors que certaines sont traitées comme des chiens à lhôpital. Celles qui viennent pour un deuxième avortement sont vues comme des récidivistes commettant un crime.

Il est malgré tout plus facile d
avorter quavant, non ?

Certes, nos luttes nous ont permis d
obtenir des avancées. Je pense à la loi de 2001, relative à lIVG et la contraception. Désormais, les mineures nont plus besoin de lautorisation parentale pour avorter. Et les étrangères ne doivent plus prouver quelles vivent en France depuis plus de trois mois. Mais, il reste des combats à mener, notamment sur la contraception. Aujourdhui, seules certaines pilules sont remboursées… Il y a aussi un manque dinformation, auprès des jeunes notamment. En Hollande, où le nombre dIVG est très bas, il y a une éducation à la sexualité dès la maternelle ! Nous avons encore des progrès à faire.

Mercredi, on apprenait la fermeture d
un centre IVG dans le 20e arrondissement à Paris, le troisième supprimé dans la région [À Paris, trois centres IVG ont fermé depuis le mois de mai : à lhôpital Jean-Rostand à Ivry-Sur-Seine, à Broussais dans le 14e arrondissement, et enfin à Tenon, dans le 20e] depuis le mois de mai. Que faut-il en penser ?

On ferme des centres alors qu
on en manque. Cest la conséquence directe du démantèlement de lhôpital public. Des centres IVG, souvent rattachés à des maternités, ferment sur de simples considérations de rentabilité. Le discours est toujours le même : «Pas assez dactes chirurgicaux. On privilégie les regroupements…» Les patients doivent alors se tourner vers de gros hôpitaux … déjà surchargés !

S
ajoute un autre problème : pratiquer des IVG nest pas valorisant pour le praticien. On se bat depuis des années pour obtenir une revalorisation de lacte pour quil soit facturé comme une fausse couche (900 euros). On est passé lannée dernière de 200 à 300 euros, cela ne suffit pas évidement. Surtout quaujourdhui, on le sait bien — et cest vrai pour la médecine en général — les actes sont pratiqués en fonction de leur valeur marchande.

Recueilli par Marie Piquemal
Leur presse (Libération), 16 octobre.
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Samedi 7 novembre 2009

Ce texte a été diffusé «à la volée» au meeting de Christine Boutin, le 21 octobre 2009 à l’hôtel Mercure de Tours nord, en même temps que Résistons ensemble. N’en déplaise à certain-e-s, à qui l’antisexisme «à outrance» casse les couilles.

Nos corps dans tous leurs états !

Femmes tondues à la libération, parce qu’elles avaient couché avec l’ennemi… Cette action a permis à la société virile et sexiste de reconquérir ce qu’elle prend pour son territoire souillé par l’étranger. De cette manière, l’État et les bon.ne.s citoyen.ne.s privent ces personnes de ce qui participe alors à leur identité féminine. Les femmes étaient et sont violées par des soldats et des civils lors des guerres ; qu’elle soient d’indépendance, coloniales ou civiles ; comme on domine le territoire ennemi.

Les femmes sont toujours considérées propriété de la Nation. Il y a les viols que le temps permet d’avouer, il y a ceux qu’on refuse d’appeler ainsi. Il y a toutes ces femmes qui jamais n’en parlent et il y a les plaintes que l’État refuse de prendre en compte. Les années passent mais les processus demeurent. Violences sexuelles, violences morales.

Aujourd’hui en France, une femme meurt tous les quatre jours sous les coups de son compagnon. Avant cela, combien de fois l’avait-il frappée, humiliée, exploitée, violée ? C’est aussi cette meuf qu’on siffle, qu’on insulte. Trop mec, trop pute. Trop brusques, trop violentes, allumeuses ou croqueuses d’hommes, les femmes ne sont jamais comme il faut. Jamais comme IL veut. Dans la rue ou à la maison, se rendre disponible, toujours. À la nuit tombée, c’est l’aventure tous les cent mètres, ces messieurs mattent leurs proies du coin de l’œil, les interpellent, comme s’il était impossible de marcher tranquillement dans la rue. Eh non, la place des femmes n’est encore pas là.

À la piscine, elles sont obligée de couvrir leurs seins. En garde à vue, il leur est interdit de porter un soutien-gorge tandis qu’à l’extérieur celles qui n’en portent pas sont montrées du doigt. Vraiment, tout est pensé, contrôlé, pour que chacun.e reste à son poste. Ne me libère pas, je m’en charge ! Aujourd’hui, au nom de la République et de ses valeurs, et comme l’a fait l’État français lorsqu’il colonisait ses sauvages, on explique aux femmes comment elles doivent s’émanciper. Et comment telle culture les asservirait tandis que l’autre leur apporterait la liberté. Étrange, à l’heure où les lois liberticides s’installent aisément dans nos vie quotidiennes.

C’est cette loi sur le voile. Utilisation politique de la soi disant libération des femmes sur le modèle occidental pour permettre aux idées racistes de s’installer dans l’ensemble de la population. Le méchant homme non-blanc face au gentil émancipateur blanc, c’est en fait un moyen pour l’État français de faire la guerre à l’islamisme. La liberté ce n’est pas de porter une mini-jupe ou un jean’s s’Il nous le demande, c’est au contraire la possibilité pour un homme de porter une robe. Nous exigeons le choix de le faire sans que personne n’y ait à redire. C’est aussi la liberté de se cacher, de se masquer pour enfin se réapproprier nos corps.

Nous exigeons le droit à l’anonymat. Les murs du métro, les arrêts de bus, les magasines, les allées de magasins… Le capitalisme nous rappelle chaque jour que nous vivons dans une société sexiste dans laquelle les corps des femmes ne leur appartiennent pas. Et combien ce n’est pas ces corps qui choisissent leurs propres états. Libérée mais discrète, gentille maman et femme active, souriante, à l’écoute et disponible. Élancée et agile, épilée et bien coiffée. Hétérosexuelle, hétéronormée, séduisante et sexy. Mais pas trop. Les putes aussi ne sont pas LA femme qu’il faut.

Une femme n’en est pas une si elle n’est pas LA femme, normée. D’ailleurs, CETTE femme, personne ne la connaît ! Trans, pédés, gouines subissent les violences sexistes chaque jour, parce qu’ils et elles permettent à leurs corps d’être dans tous leurs états. Des violences quotidiennes, les insultes, le mépris. Des violences institutionnelles comme le refus d’accorder à tous et à toutes les mêmes droits. IL préfère nous dire comment nous devons être féminin ou masculin. Jamais les deux, jamais ni l’un ni l’autre. IL préfère nous dire comment, avec qui et où, nous devons mettre nos corps dans tous leurs états. Les catégories, masculin et féminin, hétérosexuel.le et homosexuel.le, sont là pour enfermer nos corps et nos vies, pour les soumettre. Reste à ta place et tais-toi.

Qu’importe si tous les garçons n’ont pas envie d’aimer les filles, d’être forts, virils et rassurants ! Qu’importe si toutes les filles ne rêvent pas d’être des mères-épouses, et préfèrent être violentes et vulgaires ou d’aimer les filles en douceur ! Qu’importe s’il veut devenir elle, et elle lui. Le choix de nos vies et la liberté de disposer de nos corps n’est pas négociable.

Nous ne sommes pas les marionnettes de l’État et du Patriarcat. Ils nous détruisent, détruisons-les !

Indymedia Grenoble, 2 novembre 2009.
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Vendredi 23 octobre 2009
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Lundi 19 octobre 2009
Des femmes qui ont toujours le dernier mot

Depuis 1992, le mouvement féministe Mujeres Creando dénonce le système patriarcal et la violence au moyen de graffitis bien sentis. Et le nouveau gouvernement d’Evo Morales n’est pas épargné.

C’est en parcourant les rues de La Paz, la capitale de la Bolivie, que l’on comprend le mieux l’histoire de Mujeres Creando [Femmes en train de créer], ce mouvement féministe anarchiste qui utilise la créativité et les graffitis comme instruments de lutte. «La femme qui s’organise ne repasse plus de chemises», «Parce qu’Evo ne sait pas agir comme un père, il ne comprend pas ce que c’est que d’être une mère»… Voilà le genre de graffitis que ces femmes peignent dans les rues. Elles ne se considèrent pas comme des artistes, mais comme des «agitatrices de rue». Depuis plus de quinze ans, le groupe est un modèle social en Bolivie, un modèle de rébellion et de dénonciation du système patriarcal et de la violence sous toutes ses formes.


Ses membres ont accusé les gouvernements néolibéraux d’avoir plongé la population dans la pauvreté et le chômage, et d’avoir, par le fait même, encouragé l’émigration massive vers l’Argentine et l’Espagne — en particulier celle des femmes, les «exilées du néolibéralisme», comme les appelle María Galindo, membre fondateur du mouvement.


Elles dénoncent aujourd’hui les femmes qui se disaient féministes mais qui, absorbées par le nouvel appareil de l’État, se sont transformées en technocrates. «Le néolibéralisme se déguise maintenant en femmes avides de pouvoir», écrivent-elles sur les murs. Elles accusent aussi le gouvernement d’Evo Morales d’avoir laissé passer toutes les chances d’un véritable changement social en Bolivie. Le patriarcat, pilier institutionnel comme l’Église ou l’armée, reste intact, estiment-elles. Car, en dépit des propositions faites par Mujeres Creando à l’Assemblée constituante, les femmes n’ont toujours pas obtenu le droit de disposer de leur corps. Elles ont donc écrit sur les murs : «Ève ne sortira pas de la côte d’Evo».


Le mouvement est né en 1992, dans un quartier de la banlieue de La Paz, sous le nom de Comunidad Creando [La communauté qui crée]. Il s’est transformé, la même année, en Mujeres Creando. Il propose un féminisme dénonçant une élite de femmes privilégiées qui distinguent la sphère publique de la sphère privée et le travail intellectuel du travail manuel. Ses membres ont également accusé la gauche — d’où sont issues les trois fondatrices du groupe — de considérer la femme comme un objet.


Elles ont choisi de prendre l’anarchisme tel que le pratiquaient certains hommes et certaines femmes au début du XXe siècle en Bolivie. Elles ont réussi à bâtir des relations insolites et insoupçonnées entre des gens différents, et sont ainsi parvenues à créer un vaste tissu de solidarités, d’identités et de compromis. Ses membres sont lesbiennes, hétérosexuelles, mariées, divorcées, célibataires, étudiantes, employées de maison, prostituées, cadres, indiennes, métisses, jeunes, vieilles.


Leur influence n’est plus à démontrer. En 1997, le mouvement féministe a initié une grève de la faim décisive pour la libération de la Mexicaine Raquel Gutiérrez, emprisonnée sans procès pendant cinq ans pour avoir prétendument participé à un soulèvement armé. Ce qui a permis la libération, quinze jours plus tard, de tou(te)s les détenu(e)s accusé(e)s de subversion et victimes de retards de la justice — parmi lesquels le vice-président actuel, Alvaro García Linera.


«Aucune femme ne naît pour être pute»

En 2001, Mujeres Creando a orchestré une mobilisation de plus de cent jours, réunissant plus de 15.000 victimes d’usure bancaire et d’organisations non gouvernementales (ONG) accordant des microcrédits — à des taux d’intérêt supérieurs à 70% — grâce à l’argent des dons.

En octobre 2003, le mouvement a initié une grève de la faim pour exiger la démission du président de l’époque, Gonzálo Sánchez de Lozada, déterminante dans la chute du chef de l’État à la suite de la révolte des secteurs les plus pauvres de la société.


Après sa création, Mujeres Creando avait besoin d’un endroit qui lui soit propre pour créer un espace social. C’est en 1993 que Carcajada [Éclat de rire], le premier centre culturel féministe et autogéré de la ville de La Paz, est né. Il s’adresse à toute la population en général. C’est à ce moment que sont nés les premiers graffitis, qui, depuis, ont été repris par deux ouvrages — Grafiteadas et Mujeres Grafiteando —, et la revue féministe Mujer Pública [Femme publique], qui a publié plus de 100 numéros. Par ailleurs, Mujeres Creando a publié plus de dix ouvrages, notamment Machos, varones y maricones [Machos, hommes et pédés] et Ninguna mujer nace para puta [Aucune femme ne naît pour être pute]. Mujeres Creando a également fait des incursions dans le domaine de la production audiovisuelle avec deux séries : Creando Mujeres [En créant des femmes] et Mamá no me lo dijo [Maman ne me l’a pas dit].


Les idéaux de Mujeres Creando se concrétisent aussi chaque jour au nouveau foyer autogéré de La Virgen de los Deseos [La Vierge des désirs]. Ce foyer offre des soins médicaux gratuits, une bibliothèque scolaire, l’accès à Internet, une salle vidéo pour visionner des films féministes, des salles de classe pour les ateliers et une grande salle à manger où se tiennent des réunions politiques et culturelles. La «maison de Mujeres Creando» accueille également Mujeres en Busca de Justicia [Femmes en quête de justice], un service juridique direct, sans bureaucratie, pour les femmes qui ont décidé de se sortir du cercle vicieux de la violence. En seulement un an, plus de 800 cas ont été traités. On y trouve aussi la garderie Mi Mamá Trabaja [Ma maman travaille], ouverte jour et nuit.

Courrier International, 21 août 2009.

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Mardi 1 septembre 2009
Une nouvelle émission de radio démarre sur radio Kaléidoscope

Attention, première émission en direct ce jeudi 1er octobre !

«Cas libres» est une émission de radio, en direct, et une «libre antenne» sur les questions des sexualités, des corps, des amours (et bien d’autres choses encore !).

Les objectifs de cette émission sont de créer un espace d
expression et découte sur des questions intimes et de proposer une alternative aux émissions de radio existantes sur ce sujet, qui nous donnent lillusion dune liberté sexuelle tout en nous offrant une vision réduite et normative des rapports amoureux et sexuels.

Nous visons un public le plus large possible, tous âges et sexes.

Nous souhaitons que chacun.e puisse se ré-approprier l
espace intime si souvent rempli par des «experts» et des «spécialistes», quils soient médecins, psychologues…

Ainsi, nous désirons donner une place valorisante à la sexualité et aux relations amoureuses, souvent au centre de nos vies quotidiennes. Nous discutons d’informations pratiques (contraception, Infections Sexuellement Transmissibles…) et écoutons sans chercher à tout prix de réponse à tout, sans jugement, mais toujours en pointant l
importance de notions comme le consentement et le choix des personnes à disposer delles-mêmes.

L
idée est de laisser place à des points de vue différents, tout en rappelant des «fondamentaux» :
— La valeur «pro-choix» (disposer librement de soi-même),
— L’importance du consentement dans nos relations,
— Dépasser les normes et les jugements qui nous contraignent.

La subtilité étant, à travers un discours «pro-choix» à visée émancipatrice, de ne tomber ni dans l’idéologie libérale (exemple : «tout se vaut, chacun.e fait ce qu
ille veut») ni dans létablissement de nouvelles normes.

«Cas libres», tous les 1er et 3e jeudis du mois, de 20h à 21h, en DIRECT, sur radio Kaléidoscope, 97 fm à Grenoble et partout ailleurs sur Internet… Appelez-nous au 04 76 09 09 09 !

Merci de parler de cette émission de radio autour de vous !
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Dimanche 23 août 2009
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Vendredi 15 mai 2009
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