
Aujourd’hui, les droits économiques, sociaux et culturels des femmes sont en régression et celles-ci sont particulièrement touchées par la précarité, la pauvreté et les violences. L’ordre moral est de retour, ne nous y trompons pas : si les propos du pape sur le préservatif, prononcés sur le continent le plus sévèrement touché par le sida font scandale, à juste titre, ceci ne doit pas masquer une véritable offensive actuelle, notamment menée par l’État, contre les femmes.
Coordination des groupes anarchistes, 21 avril 2009.
Des dizaines de jeunes femmes ont bravé des centaines d’hommes barbus qui les traitaient de «chiennes», aujourd’hui, pour manifester contre l’imposition d’une loi controversée sur le mariage pour la communauté chiite d’Afghanistan. Les critiques estiment que la loi légalise le viol de la femme par son époux. Certains des hommes se sont emparés de cailloux qu’ils ont lancés sur les femmes.


Leur presse (AP), 15 avril 2009.
Le 8 mars sur Radio Canut 102.2 fm«Lilith, Martine et les autres», une émission féministe de Radio Canut fait son show avec : Féministes - Trans - Bi - Hétéro - Lesbiennes - Femmes racialisées - Queer.
Alors, que reste-t-il les 364 autres jours ?
Les laisserons-nous toujours aux hommes ?
Parce qu’une seule journée ne suffit pas,
le combat, c’est tous les jours,
dans la rue, au boulot, dans les bars etc.
Pour être souverainEs de nos ViEs !!!!
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0h - 0h30 |
Présentation d’ouverture de la journée du 8 mars |
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0h30 - 4h |
Djettes sur les z’ondes de Radio Canut |
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4h - 8h |
Bandes sons (musiques, contes érotiques…) |
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8h - 10h |
Femmes en lutte |
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10h - 11h |
Femmes, trans et travail |
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11h - 11h30 |
Méli-mélo (tribune libre, musiques…) |
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11h30 - 12h30 |
Genre, homosexualités, trans… |
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12h30 - 13h |
Concert des Enculettes |
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13h - 14h |
Sexismes et racismes |
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14h - 15h |
Genre et éducation |
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15h - 16h |
Aux armes (reggae féminin) |
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16h - 17h30 |
Prévention des risques |
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17h30 - 18h |
Concert de Karimouche |
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18h - 19h |
Prostituées en lutte |
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19h - 20h |
Méli-mélo (tribune libre, poésie, musiques…) |
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20h - 21h |
Musique hip-hop |
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21h - 0h |
Concerts (C. Lebègue, Vices et râlements déviants, Val Poher…) |
Courriel, 4 mars 2009.
C’est le 17 décembre 2008. Ce jour-là, à Lyon, un rassemblement contre les violences faites aux travailleuses du sexe aura lieu à 17h30, place des Terreaux.
— Au niveau national, la Loi pour la Sécurité Intérieure pénalise le racolage passif de 2 mois de prison et 3 750 euros d’amende, criminalisant les personnes prostituées, qui sont constamment harcelées par la police et subissent des gardes à vue répétées. Par ailleurs, les lois relatives à l’immigration rendent encore plus difficiles les conditions de vie des travailleuses du sexe migrantes : contrôles d’identité, arrestations, rétention, expulsions, avec leur cortège de violences policières et d’humiliations.
— Au niveau local, les politiques préfectorales et municipales surenchérissent pour créer un contexte particulièrement répressif envers les travailleuses du sexe, prenant pour prétexte, le plus souvent, le stationnement de leurs camionnettes. Ainsi se multiplient les contraventions, les opérations de mise en fourrière, les arrêtés municipaux interdisant le stationnement, avec l’omniprésence zélée des forces de police. Les personnes prostituées sont indésirables en ville, indésirables dans les quartiers réhabilités, indésirables dans les quartiers populaires et sont poussées toujours plus loin, au bord des nationales de campagne, dans des endroits de plus en plus isolés, où elles sont alors des cibles faciles pour les agresseurs.Dans ce climat de répression, Cabiria appelle à un rassemblement en solidarité avec les travailleuses du sexe, Mercredi 17 décembre 2008, à 17h30, place des Terreaux.
Que les plaintes déposées par les personnes prostituées soient prises au sérieux par les services de police,
L’abrogation de l’article sur le racolage passif, la suppression des arrêtés municipaux et de toutes les mesures politiques et institutionnelles qui favorisent la stigmatisation et la criminalisation des travailleuses du sexe.
Rebellyon, 15 décembre 2008.
Réponse des Panthères roses aux attaques de Charlie HebdoQuand on dénonce l’influence de l’Église catholique dans la politique française, on nous reproche d’être complaisantEs avec les autres religions. Retour sur des incompréhensions (plus ou moins malhonnêtes).
La classe politique invoque alors les droits des femmes pour mieux justifier un racisme anti-musulman. Sans pour autant se soucier des salaires inégaux et des temps partiels imposés aux femmes, le gouvernement exclut des jeunes filles de l’école et stigmatise les arabes comme étant les derniers machos de la société française. Le sexisme, bien délimité dans les classes populaires des banlieues, est nié dans toutes les autres sphères et milieux sociaux.
Tout serait donc rentré dans l’ordre ? Non. Pour nous, le féminisme s’est fait instrumentaliser à des fins racistes. Et l’idéal de l’universalisme républicain et de sa chère laïcité ne fonctionne pas parce que non, tout le monde n’est pas égalE. Aujourd’hui, des personnes ne disposent pas des mêmes droits que les autres (en termes de mariage, séjour, citoyenneté, parentalité et transmission du patrimoine), ne bénéficient pas des mêmes représentations, ni de la même place dans la société. Le droit à l’éducation est remis en question, et la loi excluant les jeunes filles voilées à l’école a des répercutions dans le reste de la société [En septembre 2008, une femme s’est vu refuser l’entrée de sa propre agence bancaire sous prétexte qu’elle portait un voile. En juin, une mère a été sommée d’ôter son voile pour accompagner des élèves lors d’une sortie scolaire ; grâce à l’appui des autres parents, elle a pu le garder mais a dû ne s’occuper que de son propre enfant].
«Ce n’est pas une messe qui ébranlera notre République»
L’Église catholique a une place particulière en France et un lien idéologique puissant perdure entre les positions du gouvernement et les thèses réactionnaires du catholicisme.
Cette influence de l’Église catholique nous paraît à ce titre bien plus menaçante que celle des autres religions présentes en France, parce que c’est le Vatican qui interpelle ici les politiques pour s’opposer à l’IVG et aux unions homosexuelles [Cela nous a amenéEs à nous positionner à plusieurs reprises contre l’influence du religieux dans le politique : «Les raisons de l’apostasie», «Gouines, pédés et féministes s’invitent à la messe de Notre Dame de Paris», «Mon corps m’appartient, ma sexualité aussi»]. Et parce que ce sont les idées du Vatican qui sont accueillies et relayées par de hauts responsables politiques. Lors de la visite du pape, Chantal Brunel porte-parole de l’UMP a ainsi déclaré : «Ce n’est pas une messe qui ébranlera notre République, mais plutôt certaines dérives inadmissibles que nous combattons, dont le voile islamique à l’école, l’ouverture des piscines réservées aux femmes, les menaces à l’encontre des gynécologues hommes, la polygamie etc.»
De même que nous ne nous sommes pas positionnéEs pour ou contre le voile en soi, mais contre l’exclusion de femmes voilées, notre propos n’est pas pour ou contre les religions en soi, mais contre leur influence dans le champ politique.
C’est pourquoi nous dénonçons l’accueil en grande pompe du pape en France et la participation du gouvernement à la messe donnée à cette occasion. Et concrètement, nous ne voyons pas en quoi l’Islam constituerait en France une menace, si ce n’est pour celles et ceux qui se sentiraient par là attaquéEs dans leur occidentalité. Qu’elles et ils s’interrogent alors sur leur ethnocentrisme. Quant à nous, nous ne nions ni les violences et le sexisme des autres religions, ni leur poids différent dans d’autres pays, nous les dénonçons [Suite à des exécutions en Iran et en Arabie Saoudite, nous avons dénoncé les pays condamnant les actes homosexuels au nom de la Charia en organisant des manifestations avec d’autres associations LBGT : «Malgré l’homophobie de l’État Saoudien, Chirac reçoit sans états d’âme le Prince Abdallah», «Non à l’expulsion de Pegah Emambakhsh vers l’Iran»].
Nous sommes des gouines, des trans et des pédés. Nous sommes féministes. Nous dénonçons l’ordre moral et notamment l’influence de l’Église catholique dans les affaires d’État et l’élaboration de lois sexistes et homophobes en France. Et en effet, nous ne pensons pas que les autres religions y menacent aujourd’hui la laïcité de la même manière. Nous ne pensons pas que des hordes de mollahs se cachent derrière chaque femme voilée en France. En revanche, nous constatons qu’un racisme mal déguisé se cache souvent derrière une critique soi-disant progressiste de l’Islam. Cette critique se fait souvent au nom du féminisme. D’un féminisme qui s’est fait instrumentaliser à des fins racistes. Ce n’est pas notre vision du féminisme, que nous voulons d’émancipation, pas d’exclusion.
Les Panthères roses, 28 novembre 2008.
Les Panthères roses sont «des gouines, trans et pédés énervéEs par l’ordre moral, le patriarcat, le sexisme, le racisme, le tout-sécuritaire, les régressions sociales et tout ça».
Développement de la recherche publique sur l’ensemble des moyens de contraception,
Accès réel et égal aux choix de méthodes d’IVG et de contraception,
Développement de l’avortement à domicile (comme dans d’autres pays de l’UE),
Suppression de l’obligation de la personne référente pour les personnes mineures,
Obligation de maintenir un service assurant les IVG dans chaque centre hospitalier et augmentation de leurs capacités d’accueil,
Alignement sur les législations les moins restrictives d’Europe,
Réflexion et formation continue pour les personnels hospitaliers.
Samedi 13 décembre 2008 à 14 heures 30
Devant la maternité de l’hôpital du Bocage
Brassicanigra, 2 décembre 2008.
Au niveau national
Confédération nationale du Travail
Syndicat santé-social de l’Isère, 16 octobre 2008.
Faisant suite à l’arrêt du 6 février 2008 de la 1re Chambre de la Cour de Cassation — dont nous avions dénoncé la remise en cause qu’il impliquait du droit à l’avortement — les ministres de la Justice et de la Santé publient au journal officiel du 22 août, deux décrets et leurs arrêtés modifiant les conditions d’établissement d’un «acte d’enfant sans vie» et autorisant son inscription sur le livret de famille des parents.
De soubassements idéologiques catholiques, plus que de la perméabilité des Espagnols aux idées proudhoniennes,
découlent l’idéal de l’«Ange au foyer» et le discours antiféministe des travailleurs. Il reproduit à
l’identique les formules discriminatoires contre les femmes qui courent à
travers toute l’Europe industrielle, mais il se structure autour
d’une nature plus religieuse que biologique : la bonne épouse, bonne mère
est le pilier de la sacro-sainte famille, gardienne des valeurs chrétiennes qu’elle transmet aux générations futures. Paysans et ouvriers, dans leur ensemble, adhèrent à ce modèle, et ce malgré leur anticléricalisme. Aussi
dénoncent-ils le travail salarié des femmes comme contraire à la destinée des sexes et à la morale ; ces arguments voilent mal les craintes d’une concurrence jugée déloyale. La position anarchiste sur l’égalité des sexes est en décalage avec les mentalités.Yannick Ripa - Clio, no 3 (Métiers. Corporations. Syndicalisme), 1996.
[Source]
Que ce soit l’été ou une autre saison, les violences commises «au nom de l’honneur» contre des femmes, et parfois aussi des hommes, ne cessent pas.
ICAHK, Campagne internationale
contre les crimes d’honneur, 18 août 2008.
La Commission Asiatique des Droits Humains (Asian Human Rights Commission, AHRC) a été informée depuis une lointaine zone de la province du Baloutchistan que cinq femmes y ont été enterrées vivantes, en particulier par le plus jeune frère de Sadiq Umrani, ministre de la province et célèbre dirigeant du Parti du Peuple du Pakistan (PPP), le parti au pouvoir. De plus, la police n’a toujours pas arrêté les coupables et ce plus d’un mois après les faits.
Merci d’écrire aux autorités concernées pour leur demander d’enquêter sur l’affaire du meurtre des cinq femmes enterrées vivantes et de poursuivre les coupables.
L’AHRC a également écrit des lettres au rapporteur spécial de l’ONU sur les exécutions sommaires, extrajudiciaires et arbitraires pour l’appeler à intervenir dans cette affaire.
Asian Human Rights Commission
Traduction ICAHK, Campagne Internationale
Contre les Crimes d’Honneur, 11 août 2008.