Et une église taguée, une ! - Vannes (Morbihan), nuit du 4 au 5 avril

Publié le par la Rédaction

 

Vannes : L'église Saint-Pie X visée par des tags anticléricaux

 

Ils voulaient «défendre» des «valeurs anticléricales» en s'en prenant à cette église. Ils devront finalement méditer leurs gestes d'ici le 1er juin prochain, date de leur comparution devant le tribunal correctionnel de Vannes.
Les faits remontent à la nuit de lundi à mardi. À l'issue d'une soirée bien arrosée passée chez l'un d'eux, trois étudiants et un employé ont pris la direction de l'église Saint-Pie X, le siège d'une des paroisses de Vannes. Équipés d'une bombe de peinture rouge, ils auraient dégradé l'édifice d'une dizaine de tags, dénonçant pêle-mêle «l'intégrisme» et «le fondamentalisme» religieux par le biais d'insultes.

 

Des fidèles en prière de nuit avertissent la police

 

La police les a interpellés vers 1h30 du matin, dans la rue Jean-Gougaud, alors qu'ils se dirigeaient vers le centre-ville. L'un d'eux était en possession d'une bombe de peinture, tandis que les trois autres ont tenté de se dissimuler en se mettant à plat ventre sous des voitures. Ce sont des fidèles pratiquant «l'adoration perpétuelle» dans une chapelle de cette église qui ont averti la police des méfaits en cours à l'extérieur de l'édifice. Selon les enquêteurs, les quatre personnes mises en cause auraient également commis des dégradations de même type au préjudice d'un local syndical de la CFE-CGC et d'autres propriétés privées.

 

Au sortir de leur séjour en cellule de dégrisement, ces quatre Vannetais, âgés de 21 et 22 ans, ont mis en avant le caractère «politique» de leur comportement. Inconnus de la justice jusqu'alors, ils ont été déférés devant un magistrat du parquet. Lequel a décidé, «compte tenu de la gravité des faits», de les poursuivre devant le tribunal correctionnel pour quatre délits. Le père Christian Chérel, curé de la paroisse, a indiqué, hier, qu'il avait déposé plainte. Selon l'ecclésiastique, qui déplore avant tout «un préjudice moral», des dégradations similaires ont été constatées sur l'église Saint-Pie X à deux autres reprises au cours des quinze derniers jours.

 

Leur presse (Le Télégramme), 6 avril 2011.

 


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Nicolas 06/04/2011 18:28



Salut camarades,


Je suis un des auteurs des inscriptions.

J'apporte ici quelques précisions car l'article comporte de nombreux mensonges. Nous n'étions pas si bourrés que ça et de toute façon, dans l'éventualité où nous l'aurions été, cela n'aurait en
rien modifié notre comportement ou motivation.

La seule insulte qu'il y ait eu est celle d'un ami qui a écrit "Enculés". Je n'approuve personnellement pas ce geste car il incarne un truc que je rejette (et contre je lequel je me bat en partie
en allant taguer une église intégriste) : l'homophobie.

Pour le reste des inscriptions, c'étaient des trucs du genre "Religion=soumission", "intégristes !"...


Ce qu'on a tagué sur le bâtiment de le cge, c'est "jaunes !". Le mur était jaune... humour mal apprécié par le syndicat de cadres.


Nous ne sommes jamais allé en cellule de dégrisement dans la mesure où nous n'étions pas bourrés, je le répète. On avait un peu d'alcool dans le sang, et ils se servent de ça pour nous
discréditer.


Voilà, sinon vous avez des conseils à nous donner pour notre défense parce que là, on est sacrément dans la panade mine de rien !