Jeudi 18 juin 2009
Publié dans : Archives de l'athéisme - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 17 mai 2009
Le chemin de Compostelle souillé par des tags

L’affaire se trame dans les bois de Brandoux, une forêt qui sétire entre Valencogne, Paladru et Le Pin, dans lIsère. Dense et inaccessible en voiture, le site ne peut être atteint quà pied, à VTT ou à moto. Une portion du chemin de Compostelle la traverse. Pour faciliter la progression des pèlerins, un balisage guide la marche. Il se compose dun fond bleu, sur lequel apparaît, en surimpression, une coquille jaune. Or, depuis un mois et demi, une inscription rédigée à la peinture noire a fait son apparition sur 30 balises : «Pape = Sida». Une première fois début avril, puis une deuxième fois mi-avril et enfin une troisième fois début mai.

Si la forme de lincivilité scandalise, le fond provoque aussi agacement et incompréhension des responsables du chemin : «Le chemin de Compostelle est le premier itinéraire culturel européen, inscrit par lUnesco au patrimoine mondial de lhumanité. Il est ouvert à tous et à toutes les confessions. Ce nest donc pas une chasse gardée des catholiques. Nous navons rien à voir avec le pape, il ne faut donc pas tout confondre.»

Leur presse (Le Progrès), 15 mai 2009.
Publié dans : Archives de l'athéisme - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 6 mai 2009

On assiste à un assaut sans précédent pour tenter d’affaiblir lenseignement républicain et laïque au profit de lenseignement privé et confessionnel. En principe, la République «ne reconnaît, ne salarie, ni ne subventionne aucun culte». En coulisse, tout est fait pour torpiller lesprit de cette loi dès quil sagit déducation nationale.

Dans la plus grande discrétion, tout un pan du discours prononcé par Nicolas Sarkozy à Saint-Jean-de-Latran vient dentrer en vigueur. On se souvient de cette phrase dans laquelle le président plaçait le prêtre au-dessus de linstituteur «dans la transmission des valeurs». Depuis, il a tenté de minimiser. Ces mots traduisent pourtant une vision de la transmission et de lenseignement que son gouvernement applique à la lettre.

Dans une autre partie de son discours, moins célèbre, le président regrettait que la République ne reconnaisse pas la «valeur des diplômes délivrés par les établissements d
enseignement supérieur catholique». On pensait à la reconnaissance de diplôme de théologie… Ils nont pas à être validés par la République puisquelle ne «reconnaît aucun culte». Mais le président sobstine. Notamment avec larrière-pensée de pouvoir estampiller la formation des imams rêvée par le ministère de l’Intérieur mais dispensée par la Catho. Un bricolage qui ne fait que renforcer limpression dune gestion postcoloniale de lislam, donc la propagande islamiste. Tout en tuant à coup sûr lesprit de 1905.

L
affaire est plus grave quil ny paraît. Les décrets de cet accord — signé en catimini entre la France et le Vatican le 18 décembre 2008 — viennent de tomber. Ils prévoient la «reconnaissance mutuelle des diplômes de lenseignement supérieur délivré sous lautorité compétente de lune des parties». Or cette «reconnaissance» ne vaut pas seulement pour les matières théologiques mais aussi profanes. Autrement dit, le baccalauréat ou déventuels masters.

L
accord feint dappliquer une directive européenne (le processus de Bologne), pensée pour reconnaître les diplômes étrangers, mais il change de nature à partir du moment où il est signé avec le Vatican, pour «reconnaître» des diplômes délivrés sur le sol français par des établissements de l’Église. Ce qui revient non seulement à casser le monopole des diplômes quavait l’État depuis 1880, mais aussi lesprit de larticle 2 de la loi de 1905.

Jusqu
ici, les établissements catholiques privés pouvaient parfaitement préparer des élèves au bac, mais ceux-ci devaient passer leur diplôme avec tous les autres. Petite astuce connue des professeurs : de nombreux établissements privés choisissent de ne présenter que les meilleurs élèves sous leurs couleurs et denvoyer les autres en candidats libres pour améliorer leur score de réussite au bac. Appâtés par des pourcentages tournant autour de 100%, de plus en plus de parents se tournent vers ces établissements au détriment de lécole publique.

Le gouvernement fait tout pour encourager ce choix : démantèlement de la carte scolaire, baisse du nombre de professeurs dans le public… Le plan banlieue est à sec, mais on racle les fonds de tiroirs pour financer — sur fonds publics — l
ouverture de 50 classes privées catholiques dans les quartiers populaires. Un grand lycée Jean-Paul-II est sur les rails. Un collège tenu par lOpus Dei est déjà sous contrat.

Il ne manquait plus que ça : la fin du diplôme d
’État… Justement au moment où l’État annonce vouloir supprimer les IUFM, brader les concours, et remplacer leur formation par un master que pourrait préparer nimporte quel établissement privé. Comme ça, en plus de délivrer le baccalauréat, le Vatican pourra ouvrir des masters destinés directement aux futurs enseignants.

Un comité 1905 vient de porter plainte devant le Conseil d
’État. Sil nobtient pas gain de cause, le prêtre aura le champ libre pour reprendre la main sur linstituteur.

Caroline Fourest - Le Monde, 30 avril 2009.
Publié dans : Archives de l'athéisme - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 3 mai 2009
Des églises sont la proie des graffiteurs

L’église Immaculée-Conception de Drummondville [Québec] a été la cible de graffitis le week-end dernier. Depuis quelques temps, ce genre d’acte de vandalisme est plus fréquent auprès des établissements religieux. Plus tôt ce mois-ci, à Pâques, les églises Saint-Pierre et Saint-Joseph avaient elles aussi été marquées du sceau des graffiteurs.

Pour l’instant, il est difficile d’établir un lien entre ces trois cas de vandalisme. Mais, même si ce n’est pas une nouveauté pour les gens du clergé, ces derniers remarquent tout de même une recrudescence de graffitis au cours des derniers mois.

L’automne dernier, c’est l’église Saint-Pie X qui était victime des canettes de peinture en aérosol, des marques qui sont toujours visibles en raison des conditions météorologiques défavorables au nettoyage de celles-ci. De plus, le message n’est pas vraiment lisible et ne représente donc pas une «urgence».

Cependant, les derniers soubresauts dans les trois autres églises mentionnées sont plus engagés. On peut notamment lire «Dieu n’existe pas» sur un des principaux murs de l’église Saint-Pierre.


Un message déplorable pour certains, notamment le conseiller municipal Yves Grondin.

«On (la Ville de Drummondville) trouve que c’est regrettable que les gens fassent des débats sur les murs plutôt que dans les journaux ou sur la place publique», déplore M. Grondin.

Un avis partagé par Pierre Rivard, le curé de la Paroisse Bon Pasteur. Cependant, le prêtre ajoute une pensée philosophique à ce constat.

«Il n’y a pas grand-chose à faire avec ça. C’est comme une lettre anonyme à laquelle on ne peut répondre. Si quelqu’un venait me voir en me disant qu’il ne croyait pas en Dieu, on pourrait en discuter. […] J’ai même inclus ce message dans mon allocution à Pâques», ironise M. Rivard.

Tout comme M. Grondin, il ne voit pas de lien avec la marche familiale contre le cours d’éthique et culture religieuse qui a lieu en fin de semaine, précisant que la majorité des graffitis datent de plusieurs jours.

Néanmoins, il reste que ce genre d’agissement constitue un manque de respect envers la propriété, comme le souligne le prêtre Robert Desmarais, de l’église Immaculée-Conception.

«C’est un manque de respect de la propriété des autres, un manque de civisme», estime M. Desmarais, qui n’avait jamais été témoin de graffitis en huit ans de pratique à cet établissement.

Le message qui a été peint sur le perron de l’église était plus virulent que les autres. Il a d’ailleurs été nettoyé lundi après-midi, après le passage de la Sûreté du Québec.

Ce sont des bénévoles qui font disparaître ces dessins sur les établissements religieux. Évidemment, les frais de nettoyage sont assumés par les institutions.

Leur presse, 26 avril 2009
(Miguel Tremblay, L’Express de Drummondville)

Publié dans : Archives de l'athéisme - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 9 avril 2009
Publié dans : Archives de l'athéisme - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 8 avril 2009

 

Église Sainte-Jeanne d’Arc du Port-du-Rhin profanée
(
Strasbourg, samedi 4 avril 2009) :
Zinguerie, descentes d’eau et chenaux
arrachés,
porte endommagée, murs extérieurs recouverts de graffitis.

 

«Dans chaque église il y a toujours quelque chose qui cloche.»

Publié dans : Archives de l'athéisme - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 8 avril 2009
Publié dans : Archives de l'athéisme - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 26 mars 2009
Lourdes : Une vieille dame
assassinée à coups de crucifix

«J’ai eu des visions dans un rêve. Jai vu que jétais le diable, que jétais le mal», a déclaré la meurtrière présumée, la propre fille de la victime.

Une dame de 81 ans a été tuée par sa fille dans la nuit de lundi à mardi à Lourdes (Hautes-Pyrénées), révèle La Dépêche du Midi, mercredi 25 mars. Elle a été frappée à mort avec une lampe de chevet, une latte du lit, puis un crucifix, dans l
appartement où vivaient les deux femmes.

Le procureur de la République de Tarbes, Gérard Aldigé, a déclaré au quotidien régional que la femme de 34 ans a été prise «d
une crise de démence». «Jai eu des visions dans un rêve. Jai vu que jétais le diable, que jétais le mal», a déclaré la meurtrière présumée aux policiers.

Hôpital psychiatrique

Après le meurtre, elle a appelé le Samu et les policiers l
ont trouvée couverte de sang, prostrée devant le lit sur lequel se trouvait le corps de sa mère.

Les deux femmes, très croyantes, s
étaient installées à Lourdes il y a deux ans. Elles résidaient dans un petit appartement du centre-ville, place de léglise, et allaient régulièrement chercher des colis daide alimentaire.

«Elles étaient très proches l
une de lautre, je nai jamais remarqué le moindre signe dagressivité. Cela ne peut être quun moment de folie qui la conduite à faire cela», a confié le responsable de la Croix-Rouge des Hautes-Pyrénées, Jacques Barzu, qui les voyait souvent.

«Je crois que c
est le symbole religieux qui les a attirées à Lourdes. Elles sétaient bien intégrées et tout le monde les connaissait. Elles vivaient de revenus très modestes et nous les aidions de temps en temps. La fille était suivie médicalement», a ajouté Jacques Barzu.

La meurtrière présumée été placée à l
hôpital psychiatrique de Lannemezan (Hautes-Pyrénées).

Le Nouvel Observateur, 25 mars 2009.
Publié dans : Archives de l'athéisme - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 4 mars 2009

En Suisse, la libre pensée… n’est pas libre de penser. La campagne de publicité athée, qui sest affichée sur les bus londoniens lété dernier et fait tache dhuile dans plusieurs pays occidentaux, a essuyé la censure dans toutes les villes helvétiques sollicitées. Dans chaque pays concerné, les affiches mettant en doute lexistence de Dieu ont créé la polémique. Choqués, des milieux chrétiens ont répliqué en menant à leur tour des «contre-campagnes». Le débat a eu lieu et chaque opinion a pu sexprimer.

L
Italie sest distinguée. Face à la levée de boucliers de l’Église, le slogan athée a dû être édulcoré pour rouler sur les bus de la ville de Gênes. En Suisse, les censeurs font plus fort. Ils nont pas attendu un coup de pied chrétien pour refuser la discussion, vieille comme le monde, sur l(in)existence de Dieu.

Au XXIe siècle, dans un canton laïque comme Genève, la régie publicitaire des TPG ne coupe pas la tête aux athées, seulement la langue. Dans la République, l
incohérence règne puisque le slogan «Dieu nexiste probablement pas» serait potentiellement privé de bus mais pourrait sétaler dans les rues de la ville. Pour TPG publicités — à qui aucune demande formelle na été adressée —, il sagit de ne pas heurter les croyances. Incohérence encore : dans ce cas, par souci déquité envers les athées, les campagnes annuelles de l’Église catholique sur les bus auraient dû être refusées.

Ce qui est bien le but recherché par les libres penseurs, qui plaident pour le «désarmement religieux». Ainsi, un paradoxe — assumé — est à l
origine de leur démarche : pour dénoncer le prosélytisme chrétien, ils se transforment en missionnaires athées ; tout en sindignant de ne pouvoir sexprimer, ils cherchent à museler les croyants.

Car en réalité, la question de l
existence ou non de Dieu est accessoire dans ce débat. Les «bus athées» posent en fait la question de la place du religieux dans lespace public, à une époque où de nombreux croyants passent à loffensive pour lenvahir. À Genève, les Églises demandent sobrement que leur apport soit mieux reconnu. Mais en France, les envolées religieuses de Nicolas Sarkozy font carrément trembler les bases laïques de la République. À Londres, les «bus athées» sont nés en réaction à des affiches sur les transports publics de la ville qui renvoyaient à un site Internet promettant aux non-croyants les flammes de lenfer.

En comparaison, l
invitation des libres penseurs à «cesser de sen faire et à profiter de la vie» paraît anodine. Mais elle nest pas acceptée dans un pays où, régulièrement, des versets bibliques fleurissent sur les panneaux publicitaires. Les défenseurs de la laïcité comme ceux dune Suisse tolérante sur le plan religieux ont du pain sur la planche.

Rachad Armanios - Le Courrier, 27 février 2009
Quotidien suisse & indépendant.
Publié dans : Archives de l'athéisme - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 3 mars 2009
Happy birthday, Mister Vatican !

Non, il ne s’agit pas d’un lapsus de Marilyn Monroe ! L’«État» du Vatican a bel et bien atteint l’âge canonique de 80 ans, le 11 février dernier. Son papa (pape en italien) s’appelle Pie XI (pseudonyme hérité de quelques croisades assassines), et sa maman se prénomme du doux nom de Benito Mussolini, surnommé «le Duce» entre deux massacres d’antifascistes.

On regrette qu’un tel anniversaire n’ait pas donné lieu à une grande fête ou, plus culturel, à un grand colloque international sur l’histoire du Vatican, qu’aurait pu diriger l’historien intègre qu’est Mgr Richard Williamson, récemment mis en vedette sur la scène médiatique par une lecture singulière de la disparition (on n’oserait dire un génocide) de six millions de Juifs. Cela aurait eu de l’allure et n’aurait pas manqué de passionner les foules.

Dans une brève allocution, le Pape a souligné que «l’État du Vatican renferme des trésors de foi, d’histoire, d’art, et conserve un patrimoine précieux pour l’humanité entière». Par contre, nos recherches, «pointues», n’ont trouvé aucune trace de la plus petite ratification de la moindre Déclaration des Droits de l’Homme, voire d’une condamnation «du bout des lèvres» d’un quelconque régime fasciste ou corporatiste. Quant à dire que «l’État» du Vatican ait ratifié la moindre directive du Bureau International du Travail, protégeant les droits des travailleurs, on reste stupéfait devant son silence, digne de Pie XII.

Benoît XVI n’a, et c’est bien compréhensible, aucunement évoqué les «petites histoires» du Vatican, qui sont aussi un patrimoine précieux en ce sens qu’elles nous apportent un enseignement inégalable sur les turpitudes, la lubricité, la cruauté, l’avidité et la rapacité de nombre de ses prédécesseurs.

Le Pape a adressé ses remerciements à «tous ceux qui ont été dans le passé et qui sont aujourd’hui protagonistes de la vie de l’État de la Cité du Vatican». On sent l’émotion et l’amour, mais c’est bien naturel quand on sait que le premier «protagoniste» fut Benito Mussolini, signataire des accords du Latran avec les représentants du Pape Pie XI. C’était le bon temps !

C’est vrai, quand on est jeune et que l’on passe, sur la place Saint-Pierre, la ligne pavée qui marque la «frontière» du Vatican, on peut être ému et émerveillé de cette ligne magique qui nous fait passer d’un monde dans un autre. Plus vieux, le côté artificiel de la chose devient évident, et l’on songerait plutôt à un Disneyland romain, fort bien construit.

De fait, le prétendu «État» du Vatican n’est que la créature de Mussolini. Il n’existe d’ailleurs pas de nationalité vaticane. Il y aurait plus de fonctionnaires travaillant au Vatican que de «citoyens du Vatican». Cette notion «citoyenne vaticanesque» a d’ailleurs surtout été utile pour exfiltrer des nazis de l’Europe en 1945 par le réseau des «ratslines» (Filières des rats).

Si l’on en croit les derniers «canons du libéralisme», cela voudrait dire que le Vatican est le dernier État communiste ! Le taux de fonctionnaires, par rapport au taux d’habitants étant le critère du «collectivisme». De plus, tout est propriété d’État au Vatican !

Cette «principauté» théocratique, dirigée par un chef absolu, sans partis politiques, sans syndicats libres, sans aucune forme (même la plus élémentaire) de démocratie, notamment électorale, a pourtant été pérennisée par le gouvernement italien, en 1984, par un accord entraînant quelques modifications du Concordat de 1929. C’est d’ailleurs sur ce dernier texte que s’appuie aujourd’hui Silvio Berlusconi dans son offensive cléricale.


La Fédération nationale de la Libre Pensée ne pourrait se réjouir d’un tel anniversaire que si c’était le dernier. Elle continue son combat contre tous les obscurantismes, pour la liberté de l’esprit, pour la dignité de l’Humanité.
Avec l’Union internationale humaniste et laïque (IHEU), elle poursuit son combat pour la totale et effective séparation de toutes les Églises et de tous les États et pour la disparition des «États» théocratiques.

Publié dans : Archives de l'athéisme - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 28 janvier 2009

Pue pue pue
Qu’est-ce qui pue
Cest Louis XVI l’œuf mal couvé
et sa tête tombe dans le panier
sa tête pourrie
parce quil fait froid le 21 janvier
Il pleut du sang de la neige
et toutes sortes de saletés
qui jaillissent de sa vieille carcasse
de chien crevé au fond dune lessiveuse
au milieu du linge sale
qui a eu le temps de pourrir
comme la fleur de lis des poubelles
que les vaches refusent de brouter
parce quelle répand une odeur de dieu
dieu le père des boues
qui a donné à Louis XVI
le droit divin de crever
comme un chien dans une lessiveuse
Benjamin Péret, Je ne mange pas de ce pain-là (1936).


Publié dans : Archives de l'athéisme - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 23 janvier 2009
Opus Dei vs Camino 999 :
Nous avons gagné !


Jeudi 22 janvier 2009, la cour d’appel de Paris a estimé que l’assignation déposée par l’Opus Dei contre l’auteure et l’éditeur du roman Camino 999 était irrecevable, confirmant ainsi le jugement du 21 novembre 2007. La cour d’appel a considéré que le tribunal de grande instance de Paris avait jugé «avec raison» le 22 novembre 2007 que l’assignation déposée par l’Opus Dei était nulle, les passages poursuivis n’étant pas assez précis.

N’ayant pas encore récupéré la copie écrite du jugement, nous ne connaissons pas encore le montant du dédommagement qui nous sera attribué au titre de l
article 700 du NCP.

Notre défense était assurée par Me Emmanuel Pierrat et Guillaume Sauvage, que nous tenons ici à remercier, de même que les nombreuses personnes (lecteurs, libraires, associations) qui nous ont manifesté leur solidarité durant ces vingt mois de procédure éprouvants.

Camino 999 sera réédité en poche le mois prochain, dans la collection Pocket.

Camino 999, 23 janvier 2009.


L’Opus Dei crucifié par la cour d’appel de Paris :
Assignation irrecevable


Allez, zou, ça c’est plié et on nen parle plus.

Irrecevable, et retournez donc à vos bénitiers ! La cour dappel de Paris ne la pas prononcé en ces termes, mais elle a bel et bien débouté lOpus Dei qui a lancé une poursuite judiciaire contre léditeur Après la lune, qui a fait paraître Camino 999.

Estimant que son organisation est présentée «comme une organisation criminelle réelle», l
Opus Dei réclamait 30.000 € de dommages-intérêts, pour compenser la lourde injure faite à Josémaria Excriva, auquel il est fait allusion dans le livre. Jean-Jacques Reboux et la romancière étaient donc attaqués, pour un livre qui était «considéré comme entièrement diffamatoire».

Mais selon la cour d
appel de Paris, lassignation est clairement irrecevable, et lorganisation est renvoyée dans ses pénates, tout comme cela avait été le cas au cours de sa première attaque en 2007.

La cour d
appel précise dautre part que le TGI de Paris avait déjà jugé «avec raison», que la première assignation était nulle, les revendications nétant pas suffisamment appuyées par des citations convaincantes tirées du livre.

ActuaLitté, 23 janvier 2009.


L
action de lOpus Dei contre le roman Camino 999 jugée irrecevable en appel

La cour dappel de Paris a estimé jeudi que lassignation déposée par lOpus Dei contre lauteure et léditeur du roman Camino 999, était irrecevable, confirmant ainsi un jugement de 2007.

Publié en mars 2007 aux éditions Après la lune, Camino 999 met en scène un chef de groupe de la brigade criminelle de Lyon qui enquête sur des meurtres orchestrés par l
Opus Dei. Lauteure, Catherine Fradier, y décrit lorganisation catholique conservatrice comme complice de malversations financières et organisatrice dassassinats.

Dénonçant des mensonges, l
Opus Dei avait assigné en justice léditeur, Jean-Jacques Reboux, ainsi que la romancière, estimant que louvrage devait «être considéré comme entièrement diffamatoire».

Jeudi, la cour d
appel a considéré que le tribunal de grande instance de Paris avait jugé «avec raison» le 22 novembre 2007 que lassignation déposée par lOpus Dei était nulle, les passages poursuivis nétant pas assez précis.

AFP, 22 janvier 2009.


Camino 999

L’Opus Dei avait demandé à la justice de reconnaître comme diffamatoires certains passages du livre Camino 999 de Catherine Fradier paru aux éditions Après la lune. La plainte de l’Opus Dei vient d’être déclarée non recevable en appel pour des motifs de forme.

La justice ne se penchera pas sur le fond de la requête déposée par l’Opus Dei qui visait à faire reconnaître le caractère diffamatoire de certains passages du livre de Catherine Fradier Camino 999 aux éditions Après la lune. Cet ouvrage laisse penser que l’Opus Dei serait une institution criminelle et présente ses membres comme des assassins.

L’Opus Dei cherchait uniquement à rétablir sa propre réputation et celle de ses membres qui sont des chrétiens courants, vivant au milieu du monde. Dans un style de vie similaire à leurs contemporains, ils cherchent à vivre une vie chrétienne profonde et rayonnante.

La prélature de l’Opus Dei ne souhaitait en aucune manière porter atteinte à la liberté d’expression, mais il est logique qu’elle tâche, par les moyens légaux mis à sa disposition, de rétablir la vérité et de défendre et la réputation de ses membres et la sienne.

Par principe, sa position reste celle de l’ouverture et du dialogue, mais elle a à cœur d’éviter l’émulation et la prolifération d’ouvrages mettant injustement en cause son image et l’honnêteté de ses membres.

Communiqué de la charogne cléricale :
Opus Dei, 21 janvier 2009.
Publié dans : Archives de l'athéisme - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 17 janvier 2009

La France et le Vatican ont signé le 18 décembre dernier un accord de reconnaissance des diplômes canoniques ou théologiques d’établissements reconnus ou sous tutelle du Vatican.

Cette décision n’est que la suite logique des attaques contre la laïcité de ces dernières années : depuis le discours de Latran de Nicolas Sarkozy, qui regrettait que l’État «répugne à reconnaître la valeur des diplômes des établissements d’enseignement supérieur catholique» et «n’accorde aucune valeur aux diplômes de théologie» au financement renforcé des écoles privées.

Nicolas Sarkozy fait explicitement référence au processus de Bologne (auquel le Vatican est associé), instauré par l’Union européenne et inspirateur des deux réformes les plus récentes de l’Université française : le LMD (Licence-Master-Doctorat) et la LRU (Loi relative aux libertés et responsabilités des Universités). Le processus de Bologne est effectivement contraire à l’esprit laïque et rationaliste de l’institution universitaire française, ignorant purement et simplement toute distinction entre les formes d’enseignement supérieur, publiques ou privées, confessionnelles ou non.

Entre les offensives créationnistes qui pénètrent jusqu’à l’intérieur des universités américaines via les pseudo-scientifiques partisans de l’
«Intelligent Design» et les dernières tentatives de réduire les sciences physiques et la SVT à des options en classe de seconde en France, les nouvelles générations auront du mal à se forger un esprit critique, rationaliste et émancipé.

La CNT FTE demande le retrait pur et simple de l’accord France-Vatican sur la reconnaissance des diplômes et continuera à militer pour une école, une université et une société émancipées et émancipatrices, contre toutes les oppressions religieuses qui tenteraient de s’y infiltrer.

Le curé ne remplacera jamais l’instituteur !

Publié dans : Archives de l'athéisme - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 17 janvier 2009
Les bus athées partent à la conquête de l’Europe

Après Londres et Barcelone la semaine dernière, c’est au tour de la très catholique Gênes dêtre envahie par les bus athées professant linexistence de Dieu. À partir du 4 février, deux autobus arpenteront les rues génoises affublés du slogan suivant : «La mauvaise nouvelle est que Dieu n’existe pas. La bonne est qu’on n’en a pas besoin.»


Cette campagne d
affichage, lancée par l’Union des athées et des agnostiques rationalistes, sinscrit dans le cadre dune vaste campagne initiée au début du mois sur quelque 800 autobus des villes de Grande-Bretagne ainsi que dans le métro de Londres. Le slogan — «Dieu n’existe probablement pas. Alors arrêtez de vous faire du souci et profitez de la vie» — a ensuite été traduit en catalan pour une campagne similaire lancée le 5 janvier, à Barcelone, par l’Union des athées et libres-penseurs espagnols. Elle devrait se poursuivre à Madrid et Valence, avant peut-être Saragosse et Bilbao.


La guerre des bus

Si l
initiative fait plutôt sourire en Grande-Bretagne, la guerre des slogans — et des bus — a commencé en Espagne, où la polémique est commentée par la presse. Les chrétiens madrilènes ont même répliqué aux athées catalans avec leurs propres armes. Sur les bus «croyants» quils ont mis en circulation dans la capitale espagnole, on peut désormais lire : «Dieu existe, profitez de votre vie avec le Christ».


La polémique sétend aussi aux très catholiques terres italiennes. À larchevêché de Gênes, qui avait combattu la décision des organisations homosexuelles dorganiser une Gay Pride dans cette ville le 13 juin, la campagne est perçue comme une «manifestation d’intolérance». Dans La Stampa, Don André Gallo, un prêtre des rues, interpelle les athées qui se cachent derrière cette campagne : «Dieu existe, mais ce n’est pas toi. Alors, relaxe-toi !»

À l
origine de cette soudaine irruption des athées dans le monde de la communication, une jeune britannique de 28 ans, Ariane Sherine. Il y a quelques mois, cette écrivain et journaliste de sensibilité unitarienne universaliste (mouvement estimant que toute croyance doit être questionnée) invitait les lecteurs du Guardian à donner léquivalent de 5 livres pour répondre aux affiches placardées à la même époque sur les bus londoniens par le groupe évangélique «Jesus said», promettant les «tourments de l’enfer» aux non-chrétiens.


Publicité mensongère

La croisade anti-prosélite de la jeune journaliste est un franc succès. Relayée par la plupart des médias britanniques (The Guardian, The Times, BBC…), elle collecte 140.000 livres (150.000 euros), pour un objectif initial de 5500 livres. La campagne d
’affichage est alors lancée début janvier avec le soutien de l’Association humaniste britannique. Elle a désormais son site officiel, et possède même un groupe sur Facebook.


Mais, même en Grande-Bretagne, les chrétiens n’ont pas l’intention de s’en laisser compter. Une organisation chrétienne britannique a porté plainte, jeudi 8 janvier, auprès de l’
autorité de surveillance de la publicité, arguant que la campagne était en infraction avec le code de la publicité en matière de bien-fondé et de véracité. «Il n’y a probablement pas de Dieu», affirment les slogans, mais Stephen Green, directeur national du groupe de pression Christian Voice, demande des preuves. «C’est présenté comme un état de fait et cela signifie qu’il doit être possible d’en prouver la véracité sinon cela enfreint les règles», argumente-t-il, convaincu qu’il existe au contraire «de nombreuses preuves de l’existence de Dieu, depuis les expériences personnelles des gens jusqu’à la complexité, l’interdépendance, la beauté et la conception de la nature».

Le Monde, 14 janvier 2009.
Publié dans : Archives de l'athéisme - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 19 décembre 2008
Tribunal du Puy-en-Velay :
le curé ne faisait pas que regarder…
il photographiait les jeunes filles nues


Si les voies du Seigneur sont impénétrables, la cloison de la salle de bain de l’ancien prêtre des Estables (il a été muté depuis) offrait un champ de vision plus large à l’occupant des lieux.

Homme d’Église estimé, le curé assurait également les fonctions de chauffeur de cars et animait une association faisant dans l’aide humanitaire, ainsi que dans les échanges entre jeunes Français et Lituaniens. Tout se passe pour le mieux dans le meilleur des mondes jusqu’au début 2008 où, lors d’un voyage, des jeunes filles lui demandent son téléphone portable pour passer un coup de fil à leurs familles.

Une mauvaise manipulation sur le clavier et les adolescentes découvrent d’étranges photos : des clichés montrant une jeune fille du groupe nue, prenant une douche dans la salle de bain au presbytère. D’autres se reconnaissent sur les photos suivantes.

La gendarmerie alertée, une perquisition est menée chez le prêtre. Outre des vidéos et revues pornographiques, on y découvre un aménagement pas franchement catholique dans la salle de bain : un trou dans la cloison dissimulé derrière une glace sans tain.

À la barre, le curé se confond en excuses et déclare s’être inspiré d’un film pour son stratagème. «C’était l’occasion de voir ce que je n’ai jamais vu : une femme nue. J’avais totalement oublié ces photos sur mon téléphone, elles étaient mauvaises en raison de la buée sur la glace.»

Au sentiment de trahison déploré par l’unique partie civile de ce procès, le ministère public met en évidence «la capacité de réflexion et d’organisation» du prévenu afin d’assouvir ses pulsions. L’accusation brandit alors le spectre d’un risque de passage à l’acte à l’avenir.

La défense, quant à elle, prêche en s’appuyant sur les conclusions d’une expertise : risque de récidive faible, pas de tendance à la pédophilie, acte isolé qui relève de la solitude d’un homme de soixante ans vivant dans sa prêtrise.

L’ecclésiastique est condamné à huit mois de prison avec sursis. Une peine assortie notamment d’une interdiction d’exercer une activité le mettant en contact avec des jeunes.

Christophe Bouyer - Le Progrès
(édition de la Haute-Loire), 17 décembre 2008.
Publié dans : Archives de l'athéisme - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Contact

Liens

Syndication

  • Flux RSS des articles
Blog : Automobile sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus