Archives de l'athéisme

Mardi 20 octobre 2009
Une statue vandalisée à Saint-Hilaire

Geste malveillant, à l’église Saint-Hilaire d’Halluin, où une statue de Vierge à l’enfant a été retrouvée brisée, hier.

Les
bénévoles qui mettaient en place l’exposition sur les Journées du patrimoine, hier, dans l’église Saint-Hilaire, ne cachaient pas leur désolation… Jeudi, ils ont retrouvé la statue de Vierge à lenfant brisée sur le sol.



Michel Coquet, membre de la paroisse, ne comprend pas ce geste malveillant, «surtout dans une église…» Cet acte de vandalisme s
est probablement déroulé mercredi, entre 16 heures et 18 heures. «Nous avons déposé une plainte au commissariat, continue-t-il. Ce nest pas sa valeur marchande que nous regrettons, mais sa valeur religieuse…»

Leur presse (La Voix du Nord), 19 septembre 2009.



Vandalisme à l’église Saint-Hilaire

Jeudi, entre 16 heures et 18 heures, heure où l’église est fermée pour la nuit, une personne mal intentionnée est entrée dans l’église Saint-Hilaire (église du centre) pour renverser la statue de la Vierge disposée sur un socle dans la chapelle de droite.

Dans la chute, la statue s’est brisée en deux morceaux principaux, sans compter de multiples éclats. La paroisse a bien évidemment porté plainte pour cet acte inqualifiable et absurde.

Leur presse (Nord Éclair), 19 septembre.
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Vendredi 9 octobre 2009
Des mouches perturbent une messe

L’église du village de Triembach-au-Val (Bas-Rhin) a été le théâtre dune étonnante invasion de mouches qui a obligé dimanche le maire et le curé de la paroisse à déplacer loffice religieux dans la salle des fêtes de la commune, a-t-on appris aujourdhui.

«C
était très impressionnant, ça ma rappelé le film de Hitchcock, Les Oiseaux. Il y avait des mouches partout, sur les vitraux, sur les tableaux… Cétait comme de grosses boules constituées seulement de milliers de mouches», a raconté Jean-Georges Hirschfell, le maire de cette commune de 500 habitants située près de Sélestat. «Les chaînes auxquelles on accroche les luminaires étaient comme vivantes, couvertes de mouches, et quand vous entriez dans léglise, vous étiez tout de suite assaillis par des dizaines de bestioles.»

Alerté en fin de semaine dernière par les personnes qui entretiennent léglise, le maire, en concertation avec le curé de la commune, a fait fermer lédifice et contacté une entreprise spécialisée pour se débarrasser des insectes. Léglise a ainsi été close durant quatre jours et la messe de dimanche sest déroulée dans la salle des fêtes de la commune.

«Ils ont sorti plus de sept kilos de mouches ! C
est vraiment étonnant dautant quon na aucune explication : la toiture est neuve, le parquet du grenier est neuf et on na trouvé aucun cadavre danimal», sest encore étonné le maire. «On suppose que les températures idéales ont favorisé la prolifération dans léglise.»

Leur presse (AFP), 6 octobre 2009.


Une église vandalisée

Des faits graves de vandalisme ont été constatés, samedi après-midi, à l’église Notre-Dame d’Espérance, place Saint-Pierre, à Saint-Brieuc.

Chaises de bois renversées par terre, contenu d’une grande poubelle municipale jetée au sol, les vandales ont aussi brisé un vitrail en projetant une chaise et en jetant des pierres. Une inscription manuscrite injurieuse a, enfin, été relevée sur le livre de messe.

Dans le cadre de l’enquête, les policiers ont procédé sur place à une série de constatations, notamment des relevés d’empreintes. Ils ont également entendu un témoin.

Leur presse (Le Télégramme), 6 octobre.


Stage civique pour des tirs sur une église

À coups de carabines à plombs et de noix vertes, sept adolescents ont dégradé cet été, pour samuser, dix vitraux dans une église du Doubs, a-t-on appris aujourdhui auprès de la gendarmerie. Sur instruction dun magistrat de Besançon, six dentre eux, âgés de 12 à 17 ans, devront suivre un stage de formation civique. Leur camarade de 18 ans sera présenté prochainement au délégué du procureur de la République de Besançon, en tant que majeur.

Les gamins avaient pris pour cible les vitraux de l
église de Berthelange le 30 juillet dernier, lors dune fête organisée par lun deux. Armés de carabines à plombs, ils avaient dabord tiré sur des cibles placées devant léglise de Berthelange, ont indiqué les gendarmes.

Des plombs ont perforé les vitraux de l
église, mais cela na pas freiné les auteurs qui se sont ensuite emparés de noix encore vertes pour les projeter contre sur cette nouvelle cible, ont-ils ajouté. Au total, une vingtaine dimpacts ont été dénombrés et dix vitraux ont été dégradés ou perforés, causant «un préjudice financier important» dont le montant nest pas encore connu, a précisé la gendarmerie de Saint-Vit, en charge de lenquête.

Leur presse (AFP), 29 septembre.
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Dimanche 6 septembre 2009
Au feu !

«Sois tolérant. Garde fermement ta foi ou ta conviction, mais admets qu’on ait une foi ou une conviction différente. Ne fais rien, ne dis rien qui puisse blesser la croyance d’un autre homme : c’est chose intime de la conscience humaine, si délicate qu’on la froisse en l’effleurant.»
Paul Doumer.

À partir du 10 mai 1931, à Madrid, Cordoue, Séville, Bilbao, Alicante, Malaga, Grenade, Valence, Algésiras, San Roque, La Linea, Cadix, Arcos de la Frontera, Huelva, Badajos, Jeres, Almeria, Murcia, Gijon, Teruel, Santander, La Corogne, Santa-Fé, etc., la foule a incendié les églises, les couvents, les universités religieuses, détruit les statues, les tableaux que ces édifices contenaient, dévasté les bureaux des journaux catholiques, chassé sous les huées les prêtres, les moines, les nonnes qui passent en hâte les frontières. Cent cinq édifices d’abord consumés ne cloront pas ce bilan de feu. Opposant à tous les bûchers jadis dressés par le clergé d’Espagne la grande clarté matérialiste des églises incendiées, les masses sauront trouver dans les trésors de ces églises l’or nécessaire pour s’armer, lutter et transformer la Révolution bourgeoise en Révolution prolétarienne. Pour la restauration de N.-D. del Pilar à Sarragosse par exemple, la souscription publique de vingt-cinq millions de pesetas est déjà à moitié couverte : qu’on réclame cet argent pour les besoins révolutionnaires et qu’on abatte le temple del Pilar où depuis des siècles une vierge sert à exploiter des millions d’hommes ! Une église debout, un prêtre qui peut officier, sont autant de dangers pour l’avenir de la Révolution.

Détruire par tous les moyens la religion, effacer jusqu’aux vestiges de ces monuments de ténèbres où se sont prosternés les hommes, anéantir les symboles qu’un prétexte artistique chercherait vainement à sauver de la grande fureur populaire, disperser la prêtraille et la persécuter dans ses refuges derniers, voilà ce que, dans leur compréhension directe des tâches révolutionnaires, ont entrepris d’elles-mêmes les foules de Madrid, Séville, Alicante, etc. Tout ce qui n’est pas la violence quand il s’agit de la religion, de l’épouvantail Dieu, des parasites de la prière, des professeurs de la résignation, est assimilable à la pactisation avec cette innombrable vermine du christianisme, qui doit être exterminée.

Ce qui fut, des siècles durant, l’auxiliaire et le soutien de leurs Majestés Très-Catholiques est aujourd’hui la proie d’une belle flamme dont on espère bien qu’elle gagnera tous les monastères, toutes les cathédrales d’Espagne et du monde. Déjà l’U.R.S.S., où des centaines d’églises ont été dynamitées, transforme les édifices du culte en clubs ouvriers, en hangars à pommes de terre, en musées antireligieux. La masse révolutionnaire espagnole s’en est prise immédiatement à l’organisation des prêtres qui en tous lieux sont avec la police et l’armée les défenseurs du capitalisme. Mais si le premier soin de la République bourgeoise a été de déclarer que le culte catholique restait religion d’État, sa deuxième tâche est de réduire par la force ceux qui sont résolus à jeter bas tous les édifices sacrés. La démarche du nonce apostolique auprès de M. Alcala Zamora a mis le gouvernement républicain et socialiste aux ordres du Pape. Une justice sommaire conduit déjà devant le peloton d’exécution les communistes coupables d’iconoclastie. Les bourgeois trembleurs maintiendront le clergé dans ses terres parce que le partage des biens ecclésiastiques ne peut être que le signal du partage des biens laïcs. Les bourgeois ont besoin des prêtres pour maintenir la propriété privée et le salariat. Ils ne pourront pas séparer l’Église de l’État. Seul, le terrorisme des masses effectuera cette séparation : le prolétariat armé et organisé fera justice des banquiers, des industriels, cramponnés aux jupons noirs des prêtres. Le front antireligieux est le front essentiel de l’étape actuelle de la Révolution espagnole.

En France, l’amplification de la lutte antireligieuse soutiendra la Révolution espagnole. Athées français, vous ne tolérerez pas qu’au nom d’un droit d’asile absolument fallacieux, la France, malgré la Séparation de l’Église et de l’État proclamée en 1905, permette l’établissement sur son territoire des congrégations qui ont fui l’Espagne révolutionnaire. C’est assez que se soient produites à l’arrivée du roi Alphonse les scandaleuses manifestations de Paris. Vous imposerez, par une agitation qui saura être digne des magnifiques bouquets d’étincelles apparus par-dessus les Pyrénées, le refoulement des religieux vers la frontière où les attendront bientôt les tribunaux de salut public. Vous exigerez du même coup le rapatriement avec leurs confesseurs des bandits royaux qui doivent être jugés par leurs sujets d’hier, leurs victimes de toujours. Vous ferez de vos revendications de solidarité avec les ouvriers et les paysans en armes de l’Espagne une étape de votre lutte pour la prise du pouvoir en France par le prolétariat qui, seul, saura balayer Dieu de la surface de la terre.

Benjamin PÉRET, René CHAR, Yves TANGUY, Louis ARAGON, Georges SADOUL, Georges MALKINE, André BRETON, René CREVEL, André THIRION, Paul ÉLUARD, Pierre UNIK, Maxime ALEXANDRE & dix signatures de camarades étrangers


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Samedi 8 août 2009

L’athéisme travaille cet été : dans la foulée du geste souillant la mémoire du général Lamoricière dans la cathédrale de Nantes, le mausolée vendéen de Vezins vient dêtre pris pour cible une fois de plus.
À suivre !


Vezins (49) : la chapelle de nos martyrs
une nouvelle fois profanée


Ce sont plus d
un millier de vieillards, de femmes et denfants que Stofflet avait mis à labri des colonnes infernales en 1794 dans son hôpital en forêt de Vezins, à lest de Cholet. Sans doute sur trahison, les Bleus ont investi ces lieux en labsence de ce chef lorrain de linsurrection des catholiques et ont exterminé tous ces malheureux.

Plus de 200 ans après, la même haine brûle encore et la chapelle des martyrs érigée dans cette forêt en 1863 ne cesse dêtre vandalisée et profanée. Non seulement, lossuaire a été violé il y a quelques années, mais chaque restauration de la chapelle est suivie de destructions. Déjà, on pouvait lire lété dernier :

À Yzernay, le cimetière des Martyrs à nouveau vandalisé
LURBVM sinquiète de voir les lieux de cultes catholiques et de la mémoire saccagés, détruits, incendiés. Personne parmi les responsables de notre «belle» république ne sindigne. Il faut dire quils ne réagissent que pour dautres lieux de culte et de mémoire mis à sac !
Situés au cœur de la forêt de Nuaillé-Chanteloup, près de létang de Péronne, la chapelle et loratoire du cimetière des Martyrs ont été une nouvelle fois vandalisés entre le 8 et le 10 juillet. Plusieurs vitraux ont été cassés dont le vitrail de loratoire du Souvenir vendéen. Ce vitrail rouge et bleu, dont le centre représente le cœur vendéen, avait déjà été brisé en 1988 et en 2002. Des profanations et actes de vandalisme qui avaient profondément marqué les esprits.
La chapelle a également été saccagée. Le côté gauche de la plaque recouvrant le caveau au pied de lhôtel a été cassé. Côté ouest, les vitraux ont été brisés et des barres de fer forgé ont été forcées. Une corniche en pierre a été détruite sur tout un côté. Les propriétaires des lieux, Mme et M. de Fougeroux, ont porté plainte auprès de la gendarmerie. «À cause de ces actes de vandalisme, qui sont inqualifiables, la chapelle nest plus ce quelle était, un véritable lieu de prière et de recueillement empreint dhistoire et de sacré, déplore Mme de Fougeroux. Nous avons dû enlever beaucoup dobjets de culte et du mobilier dont les prie-dieu. La chapelle est vide et il est difficile dans ces conditions de lentretenir comme il le faudrait. Cest bien malheureux.»
La chapelle a été édifiée en 1863 par le comte René de Colbert comme lieu de sépulture de sa famille et pour rendre hommage au souvenir de plus dun millier de victimes massacrées à cet endroit en 1794 pendant les guerres de Vendée.
Loratoire, situé à larrière de la chapelle, tel quon le connaît aujourdhui, a été érigé en 1951 par les moines de Belfontaine.
Publié dans Ouest-France /
Union royaliste Bretagne Vendée militaire, 31 juillet 2008.


Aujourdhui un lecteur nous envoie ces photos prises en juillet dernier : vitraux et statues brisés, marches de lautel arrachées, chapelle vide, mobilier détruit, etc.



Haine de la Foi qui na pas fini de sévir dans notre France, qui nhésite pas à sen prendre aux morts pour que les vivants oublient dans le silence assourdissant des responsables religieux et politiques...


Leur presse (Le Salon beige), 3 août 2009.

 



L’église de la Rabière (à Joué-lès-Tours) cible de vandales


L’église Saint-Joseph, située au cœur du quartier de la Rabière, est la cible d’actes de vandalisme à répétition depuis plusieurs jours. Plusieurs vitres ont été brisées sur la porte d’entrée principale — ainsi qu’une targette de fermeture arrachée — et à un accès sur le côté de l’édifice religieux. Les enquêteurs ont également relevé des traces de sang. La sacristie a été visitée sans qu’aucun vol ait été commis. Pire ? ils ont découvert des flaques d’urine à l’intérieur de l’église. Plainte a été déposée. Les faits auraient eu lieu entre le 12 et le 15 juillet dernier.


Leur presse (maville.com), 16 juillet.
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Lundi 27 juillet 2009
Cathédrale de Nantes :
Le général voit rouge !


Une statue du général de Lamoricière a été recouverte de peinture. Les dégradations remontent à la fin du mois de juin. Le choix de l’œuvre souillée, lui, ne doit rien au hasard.

Le visiteur attentif parcourant le transept nord de la cathédrale écarquille les yeux : «Mais c
’est quoi tout ce rouge ?!» La statue de marbre blanc représentant le général de Lamoricière allongé est sérieusement souillée. Loutrage remonte aux derniers jours de juin. De la peinture rouge, rappelant du sang, a été déversée en quantité au niveau de la bouche et du torse de cette sculpture faisant partie du cénotaphe construit en 1878 en hommage à ce général né à Nantes.

«Il s’agit d’un acte à caractère politique, précise Alain Tournaire, architecte des bâtiments de France et conservateur de la cathédrale, qui a porté plainte auprès de la police. Les dégradations étaient accompagnées d’un écriteau condamnant les actions menées par Lamoricière.»

«C’est désolant»

Sur cette pancarte accrochée à une des quatre statues ornant le monument, on pouvait lire le message suivant : «Passant, n
oublie pas quau nom de la bourgeoisie de France, jai commandé le tir contre la population algérienne puis contre les ouvriers parisiens (juin 1848). - Général de Lamoricière.» «C’est désolant, réagit un touriste. L’histoire est ce qu’elle est. Il faut l’assumer. Et si on n’est pas d’accord, il y a d’autres moyens de s’exprimer que de saccager des œuvres d’art.»

Le ou les auteur(s) de cette profanation ont agi de jour, pendant les heures d’ouverture de la cathédrale. «Il y a presque tout le temps un bénévole présent dans l’édifice, mais il ne peut pas tout contrôler», explique Alain Tournaire.

Devis pour le nettoyage

Cet acte de vandalisme est intervenu presqu
en même temps que celui commis au Lieu Unique le 27 juin et revendiquée par un groupuscule baptisé La Meute. Une dizaine de personnes vêtues de noir et armées de bâtons avaient fait irruption dans le bar. Elles avaient alors projeté au sol des capsules de verre renfermant du goudron liquide. Au diocèse, certains ont fait un rapprochement entre les deux événements. La police, elle, écarte a priori tout lien avec La Meute concernant les déprédations de la cathédrale. Aucune piste ne se dégage pour autant. Des devis pour le nettoyage de la statue sont en cours. Ils comprennent aussi le décapage de tags réalisés sur les murs extérieurs de la cathédrale.

Leur presse (Jérôme Jolivet, Presse-Océan), 21 juillet 2009.
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Jeudi 18 juin 2009
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Dimanche 17 mai 2009
Le chemin de Compostelle souillé par des tags

L’affaire se trame dans les bois de Brandoux, une forêt qui sétire entre Valencogne, Paladru et Le Pin, dans lIsère. Dense et inaccessible en voiture, le site ne peut être atteint quà pied, à VTT ou à moto. Une portion du chemin de Compostelle la traverse. Pour faciliter la progression des pèlerins, un balisage guide la marche. Il se compose dun fond bleu, sur lequel apparaît, en surimpression, une coquille jaune. Or, depuis un mois et demi, une inscription rédigée à la peinture noire a fait son apparition sur 30 balises : «Pape = Sida». Une première fois début avril, puis une deuxième fois mi-avril et enfin une troisième fois début mai.

Si la forme de lincivilité scandalise, le fond provoque aussi agacement et incompréhension des responsables du chemin : «Le chemin de Compostelle est le premier itinéraire culturel européen, inscrit par lUnesco au patrimoine mondial de lhumanité. Il est ouvert à tous et à toutes les confessions. Ce nest donc pas une chasse gardée des catholiques. Nous navons rien à voir avec le pape, il ne faut donc pas tout confondre.»

Leur presse (Le Progrès), 15 mai 2009.
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Mercredi 6 mai 2009

On assiste à un assaut sans précédent pour tenter d’affaiblir lenseignement républicain et laïque au profit de lenseignement privé et confessionnel. En principe, la République «ne reconnaît, ne salarie, ni ne subventionne aucun culte». En coulisse, tout est fait pour torpiller lesprit de cette loi dès quil sagit déducation nationale.

Dans la plus grande discrétion, tout un pan du discours prononcé par Nicolas Sarkozy à Saint-Jean-de-Latran vient dentrer en vigueur. On se souvient de cette phrase dans laquelle le président plaçait le prêtre au-dessus de linstituteur «dans la transmission des valeurs». Depuis, il a tenté de minimiser. Ces mots traduisent pourtant une vision de la transmission et de lenseignement que son gouvernement applique à la lettre.

Dans une autre partie de son discours, moins célèbre, le président regrettait que la République ne reconnaisse pas la «valeur des diplômes délivrés par les établissements d
enseignement supérieur catholique». On pensait à la reconnaissance de diplôme de théologie… Ils nont pas à être validés par la République puisquelle ne «reconnaît aucun culte». Mais le président sobstine. Notamment avec larrière-pensée de pouvoir estampiller la formation des imams rêvée par le ministère de l’Intérieur mais dispensée par la Catho. Un bricolage qui ne fait que renforcer limpression dune gestion postcoloniale de lislam, donc la propagande islamiste. Tout en tuant à coup sûr lesprit de 1905.

L
affaire est plus grave quil ny paraît. Les décrets de cet accord — signé en catimini entre la France et le Vatican le 18 décembre 2008 — viennent de tomber. Ils prévoient la «reconnaissance mutuelle des diplômes de lenseignement supérieur délivré sous lautorité compétente de lune des parties». Or cette «reconnaissance» ne vaut pas seulement pour les matières théologiques mais aussi profanes. Autrement dit, le baccalauréat ou déventuels masters.

L
accord feint dappliquer une directive européenne (le processus de Bologne), pensée pour reconnaître les diplômes étrangers, mais il change de nature à partir du moment où il est signé avec le Vatican, pour «reconnaître» des diplômes délivrés sur le sol français par des établissements de l’Église. Ce qui revient non seulement à casser le monopole des diplômes quavait l’État depuis 1880, mais aussi lesprit de larticle 2 de la loi de 1905.

Jusqu
ici, les établissements catholiques privés pouvaient parfaitement préparer des élèves au bac, mais ceux-ci devaient passer leur diplôme avec tous les autres. Petite astuce connue des professeurs : de nombreux établissements privés choisissent de ne présenter que les meilleurs élèves sous leurs couleurs et denvoyer les autres en candidats libres pour améliorer leur score de réussite au bac. Appâtés par des pourcentages tournant autour de 100%, de plus en plus de parents se tournent vers ces établissements au détriment de lécole publique.

Le gouvernement fait tout pour encourager ce choix : démantèlement de la carte scolaire, baisse du nombre de professeurs dans le public… Le plan banlieue est à sec, mais on racle les fonds de tiroirs pour financer — sur fonds publics — l
ouverture de 50 classes privées catholiques dans les quartiers populaires. Un grand lycée Jean-Paul-II est sur les rails. Un collège tenu par lOpus Dei est déjà sous contrat.

Il ne manquait plus que ça : la fin du diplôme d
’État… Justement au moment où l’État annonce vouloir supprimer les IUFM, brader les concours, et remplacer leur formation par un master que pourrait préparer nimporte quel établissement privé. Comme ça, en plus de délivrer le baccalauréat, le Vatican pourra ouvrir des masters destinés directement aux futurs enseignants.

Un comité 1905 vient de porter plainte devant le Conseil d
’État. Sil nobtient pas gain de cause, le prêtre aura le champ libre pour reprendre la main sur linstituteur.

Caroline Fourest - Le Monde, 30 avril 2009.
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Dimanche 3 mai 2009
Des églises sont la proie des graffiteurs

L’église Immaculée-Conception de Drummondville [Québec] a été la cible de graffitis le week-end dernier. Depuis quelques temps, ce genre d’acte de vandalisme est plus fréquent auprès des établissements religieux. Plus tôt ce mois-ci, à Pâques, les églises Saint-Pierre et Saint-Joseph avaient elles aussi été marquées du sceau des graffiteurs.

Pour l’instant, il est difficile d’établir un lien entre ces trois cas de vandalisme. Mais, même si ce n’est pas une nouveauté pour les gens du clergé, ces derniers remarquent tout de même une recrudescence de graffitis au cours des derniers mois.

L’automne dernier, c’est l’église Saint-Pie X qui était victime des canettes de peinture en aérosol, des marques qui sont toujours visibles en raison des conditions météorologiques défavorables au nettoyage de celles-ci. De plus, le message n’est pas vraiment lisible et ne représente donc pas une «urgence».

Cependant, les derniers soubresauts dans les trois autres églises mentionnées sont plus engagés. On peut notamment lire «Dieu n’existe pas» sur un des principaux murs de l’église Saint-Pierre.


Un message déplorable pour certains, notamment le conseiller municipal Yves Grondin.

«On (la Ville de Drummondville) trouve que c’est regrettable que les gens fassent des débats sur les murs plutôt que dans les journaux ou sur la place publique», déplore M. Grondin.

Un avis partagé par Pierre Rivard, le curé de la Paroisse Bon Pasteur. Cependant, le prêtre ajoute une pensée philosophique à ce constat.

«Il n’y a pas grand-chose à faire avec ça. C’est comme une lettre anonyme à laquelle on ne peut répondre. Si quelqu’un venait me voir en me disant qu’il ne croyait pas en Dieu, on pourrait en discuter. […] J’ai même inclus ce message dans mon allocution à Pâques», ironise M. Rivard.

Tout comme M. Grondin, il ne voit pas de lien avec la marche familiale contre le cours d’éthique et culture religieuse qui a lieu en fin de semaine, précisant que la majorité des graffitis datent de plusieurs jours.

Néanmoins, il reste que ce genre d’agissement constitue un manque de respect envers la propriété, comme le souligne le prêtre Robert Desmarais, de l’église Immaculée-Conception.

«C’est un manque de respect de la propriété des autres, un manque de civisme», estime M. Desmarais, qui n’avait jamais été témoin de graffitis en huit ans de pratique à cet établissement.

Le message qui a été peint sur le perron de l’église était plus virulent que les autres. Il a d’ailleurs été nettoyé lundi après-midi, après le passage de la Sûreté du Québec.

Ce sont des bénévoles qui font disparaître ces dessins sur les établissements religieux. Évidemment, les frais de nettoyage sont assumés par les institutions.

Leur presse, 26 avril 2009
(Miguel Tremblay, L’Express de Drummondville)

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Jeudi 9 avril 2009
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Mercredi 8 avril 2009

 

Église Sainte-Jeanne d’Arc du Port-du-Rhin profanée
(
Strasbourg, samedi 4 avril 2009) :
Zinguerie, descentes d’eau et chenaux
arrachés,
porte endommagée, murs extérieurs recouverts de graffitis.

 

«Dans chaque église il y a toujours quelque chose qui cloche.»

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Mercredi 8 avril 2009
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Jeudi 26 mars 2009
Lourdes : Une vieille dame
assassinée à coups de crucifix

«J’ai eu des visions dans un rêve. Jai vu que jétais le diable, que jétais le mal», a déclaré la meurtrière présumée, la propre fille de la victime.

Une dame de 81 ans a été tuée par sa fille dans la nuit de lundi à mardi à Lourdes (Hautes-Pyrénées), révèle La Dépêche du Midi, mercredi 25 mars. Elle a été frappée à mort avec une lampe de chevet, une latte du lit, puis un crucifix, dans l
appartement où vivaient les deux femmes.

Le procureur de la République de Tarbes, Gérard Aldigé, a déclaré au quotidien régional que la femme de 34 ans a été prise «d
une crise de démence». «Jai eu des visions dans un rêve. Jai vu que jétais le diable, que jétais le mal», a déclaré la meurtrière présumée aux policiers.

Hôpital psychiatrique

Après le meurtre, elle a appelé le Samu et les policiers l
ont trouvée couverte de sang, prostrée devant le lit sur lequel se trouvait le corps de sa mère.

Les deux femmes, très croyantes, s
étaient installées à Lourdes il y a deux ans. Elles résidaient dans un petit appartement du centre-ville, place de léglise, et allaient régulièrement chercher des colis daide alimentaire.

«Elles étaient très proches l
une de lautre, je nai jamais remarqué le moindre signe dagressivité. Cela ne peut être quun moment de folie qui la conduite à faire cela», a confié le responsable de la Croix-Rouge des Hautes-Pyrénées, Jacques Barzu, qui les voyait souvent.

«Je crois que c
est le symbole religieux qui les a attirées à Lourdes. Elles sétaient bien intégrées et tout le monde les connaissait. Elles vivaient de revenus très modestes et nous les aidions de temps en temps. La fille était suivie médicalement», a ajouté Jacques Barzu.

La meurtrière présumée été placée à l
hôpital psychiatrique de Lannemezan (Hautes-Pyrénées).

Le Nouvel Observateur, 25 mars 2009.
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Mercredi 4 mars 2009

En Suisse, la libre pensée… n’est pas libre de penser. La campagne de publicité athée, qui sest affichée sur les bus londoniens lété dernier et fait tache dhuile dans plusieurs pays occidentaux, a essuyé la censure dans toutes les villes helvétiques sollicitées. Dans chaque pays concerné, les affiches mettant en doute lexistence de Dieu ont créé la polémique. Choqués, des milieux chrétiens ont répliqué en menant à leur tour des «contre-campagnes». Le débat a eu lieu et chaque opinion a pu sexprimer.

L
Italie sest distinguée. Face à la levée de boucliers de l’Église, le slogan athée a dû être édulcoré pour rouler sur les bus de la ville de Gênes. En Suisse, les censeurs font plus fort. Ils nont pas attendu un coup de pied chrétien pour refuser la discussion, vieille comme le monde, sur l(in)existence de Dieu.

Au XXIe siècle, dans un canton laïque comme Genève, la régie publicitaire des TPG ne coupe pas la tête aux athées, seulement la langue. Dans la République, l
incohérence règne puisque le slogan «Dieu nexiste probablement pas» serait potentiellement privé de bus mais pourrait sétaler dans les rues de la ville. Pour TPG publicités — à qui aucune demande formelle na été adressée —, il sagit de ne pas heurter les croyances. Incohérence encore : dans ce cas, par souci déquité envers les athées, les campagnes annuelles de l’Église catholique sur les bus auraient dû être refusées.

Ce qui est bien le but recherché par les libres penseurs, qui plaident pour le «désarmement religieux». Ainsi, un paradoxe — assumé — est à l
origine de leur démarche : pour dénoncer le prosélytisme chrétien, ils se transforment en missionnaires athées ; tout en sindignant de ne pouvoir sexprimer, ils cherchent à museler les croyants.

Car en réalité, la question de l
existence ou non de Dieu est accessoire dans ce débat. Les «bus athées» posent en fait la question de la place du religieux dans lespace public, à une époque où de nombreux croyants passent à loffensive pour lenvahir. À Genève, les Églises demandent sobrement que leur apport soit mieux reconnu. Mais en France, les envolées religieuses de Nicolas Sarkozy font carrément trembler les bases laïques de la République. À Londres, les «bus athées» sont nés en réaction à des affiches sur les transports publics de la ville qui renvoyaient à un site Internet promettant aux non-croyants les flammes de lenfer.

En comparaison, l
invitation des libres penseurs à «cesser de sen faire et à profiter de la vie» paraît anodine. Mais elle nest pas acceptée dans un pays où, régulièrement, des versets bibliques fleurissent sur les panneaux publicitaires. Les défenseurs de la laïcité comme ceux dune Suisse tolérante sur le plan religieux ont du pain sur la planche.

Rachad Armanios - Le Courrier, 27 février 2009
Quotidien suisse & indépendant.
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Mardi 3 mars 2009
Happy birthday, Mister Vatican !

Non, il ne s’agit pas d’un lapsus de Marilyn Monroe ! L’«État» du Vatican a bel et bien atteint l’âge canonique de 80 ans, le 11 février dernier. Son papa (pape en italien) s’appelle Pie XI (pseudonyme hérité de quelques croisades assassines), et sa maman se prénomme du doux nom de Benito Mussolini, surnommé «le Duce» entre deux massacres d’antifascistes.

On regrette qu’un tel anniversaire n’ait pas donné lieu à une grande fête ou, plus culturel, à un grand colloque international sur l’histoire du Vatican, qu’aurait pu diriger l’historien intègre qu’est Mgr Richard Williamson, récemment mis en vedette sur la scène médiatique par une lecture singulière de la disparition (on n’oserait dire un génocide) de six millions de Juifs. Cela aurait eu de l’allure et n’aurait pas manqué de passionner les foules.

Dans une brève allocution, le Pape a souligné que «l’État du Vatican renferme des trésors de foi, d’histoire, d’art, et conserve un patrimoine précieux pour l’humanité entière». Par contre, nos recherches, «pointues», n’ont trouvé aucune trace de la plus petite ratification de la moindre Déclaration des Droits de l’Homme, voire d’une condamnation «du bout des lèvres» d’un quelconque régime fasciste ou corporatiste. Quant à dire que «l’État» du Vatican ait ratifié la moindre directive du Bureau International du Travail, protégeant les droits des travailleurs, on reste stupéfait devant son silence, digne de Pie XII.

Benoît XVI n’a, et c’est bien compréhensible, aucunement évoqué les «petites histoires» du Vatican, qui sont aussi un patrimoine précieux en ce sens qu’elles nous apportent un enseignement inégalable sur les turpitudes, la lubricité, la cruauté, l’avidité et la rapacité de nombre de ses prédécesseurs.

Le Pape a adressé ses remerciements à «tous ceux qui ont été dans le passé et qui sont aujourd’hui protagonistes de la vie de l’État de la Cité du Vatican». On sent l’émotion et l’amour, mais c’est bien naturel quand on sait que le premier «protagoniste» fut Benito Mussolini, signataire des accords du Latran avec les représentants du Pape Pie XI. C’était le bon temps !

C’est vrai, quand on est jeune et que l’on passe, sur la place Saint-Pierre, la ligne pavée qui marque la «frontière» du Vatican, on peut être ému et émerveillé de cette ligne magique qui nous fait passer d’un monde dans un autre. Plus vieux, le côté artificiel de la chose devient évident, et l’on songerait plutôt à un Disneyland romain, fort bien construit.

De fait, le prétendu «État» du Vatican n’est que la créature de Mussolini. Il n’existe d’ailleurs pas de nationalité vaticane. Il y aurait plus de fonctionnaires travaillant au Vatican que de «citoyens du Vatican». Cette notion «citoyenne vaticanesque» a d’ailleurs surtout été utile pour exfiltrer des nazis de l’Europe en 1945 par le réseau des «ratslines» (Filières des rats).

Si l’on en croit les derniers «canons du libéralisme», cela voudrait dire que le Vatican est le dernier État communiste ! Le taux de fonctionnaires, par rapport au taux d’habitants étant le critère du «collectivisme». De plus, tout est propriété d’État au Vatican !

Cette «principauté» théocratique, dirigée par un chef absolu, sans partis politiques, sans syndicats libres, sans aucune forme (même la plus élémentaire) de démocratie, notamment électorale, a pourtant été pérennisée par le gouvernement italien, en 1984, par un accord entraînant quelques modifications du Concordat de 1929. C’est d’ailleurs sur ce dernier texte que s’appuie aujourd’hui Silvio Berlusconi dans son offensive cléricale.


La Fédération nationale de la Libre Pensée ne pourrait se réjouir d’un tel anniversaire que si c’était le dernier. Elle continue son combat contre tous les obscurantismes, pour la liberté de l’esprit, pour la dignité de l’Humanité.
Avec l’Union internationale humaniste et laïque (IHEU), elle poursuit son combat pour la totale et effective séparation de toutes les Églises et de tous les États et pour la disparition des «États» théocratiques.

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