Création du Comité du 23 mai à Lille

Publié le par la Rédaction


La police tue, l’État tue. La police détruit des familles, l’État détruit des familles. La police expulse, l’État expulse. Mais lorsque l’État fait de sa police une milice collaborationniste, cette dérive est suffisamment grave pour que chaque militant en soit averti.

Ces derniers mois ont vu une augmentation inquiétante des violences d’État à l’encontre des individu-e-s opposé-e-s à ce gouvernement. L’invention par Michèle Alliot-Marie d’une mouvance «anarcho-autonome», encore appelée «spectre de l’ultra gauche», ayant entraîné l’arrestation des neuf de Tarnac, a permis de créer une criminalisation des opposants au régime en place. Pour ce gouvernement, la doctrine est simple : «T’es opposant, t’es terroriste… T’es pas d’accord, tu trinques.»

La totale liberté laissée à la police nationale d’appliquer ses propres lois ne fait que renforcer cette haine intense que chaque jour de plus en plus d’individu-e-s ressentent. Encore dernièrement à Villiers-le-Bel, Toulouse ou Montreuil, ce sont quatre personnes qui ont perdu l’usage d’un œil à cause de tirs de flash ball. La police ne fait pas qu’assassiner, elle laisse des blessures physiques et psychologiques qu’aucune justice ne prend en compte.

Le 23 mai 2009 s’est déroulée à Lille une manifestation contre la répression d’État ayant entraîné l’arrestation de 26 personnes. Suite à ces interpellations, le prénom et la première lettre du nom ainsi que le lieu de résidence de chaque interpellé-e, que seule la police avait en sa possession, ont été diffusés sur Internet par les groupuscules d’extrême droite Jeunesse Identitaire et Terre Celtique gérant la Maison flamande. L’État, par l’intermédiaire de son bras armé la police nationale, nous montre à quel point il veut en finir avec les opposant-e-s organisé-e-s ou non.

La police recrute-t-elle des fascistes ou les fascistes ont-ils infiltré la police ?

En utilisant ces méthodes de violences permanentes, l’État a créé lui même ses opposant-e-s en les formant indirectement. Il doit maintenant en subir les conséquences. Ce cher État qui aime tant que tout soit carré, discipliné, méticuleusement organisé sans improvisation possible, avec des syndicats comme la CGT, FO, CFDT en tête de liste, qui stupidement sautent les pieds joints dans l’entonnoir en défilant bêtement une fois tous les trois mois avant de reprendre le chemin de l’étable comme des bœufs. Ces partis politiques qui se disent de gauche, fantômes vivants qui n’ont que pour interêt d’avoir une plateforme médiatique importante pour engrainer un maximum de partisan-e-s et dont l’intérêt du peuple n’est que l’image de leurs partis : une illusion. Ces médias au service du gouvernement dont les seuls mots ont pour but de pilonner les mouvements naissants par des discours oratoires pré-fabriqués, qui ne se donnent en aucun cas la peine d’expliquer le pourquoi de cette radicalisation et qui n’ont qu’un seul mot sur les lèvres : «des ouvriers de Continental jusqu’au Black Bloc ce sont des CASSEURS».

Ce site a donc pour intérêt de dénoncer toutes les formes de répression étatique en particulier celle de la police au niveau local, c’est-à-dire du Nord de la France.

NOUS NE LÂCHERONS RIEN

Comité du 23 mai, le 10 septembre 2009.

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