Mercredi 25 novembre 2009

La publication de Vol au-dessus d’un nid de casseurs a suscité sur la toile des commentaires le plus souvent louangeurs. Certains de leurs auteurs se sont sentis, à tort, encouragés à développer
deux thèses que je résume grossièrement : 1) Les casseurs de vitrines sont presque toujours des flics ou au moins infiltrés par des flics ; 2) Le bris de vitrine est un symptôme de la
dégénérescence post-moderne des groupes de la gauche extraparlementaire.
Rangeant ma bibliothèque, je redécouvre opportunément un livre intitulé Les Pankhurst. L’ascension du féminisme, de David Mitchell [Édito-Service, Le Cercle du Bibliophile, Genève,
1971], consacré à Emmeline Pankhurst et à ses filles
Christabel, Sylvia et Adela, militantes anglaises pour le droit de vote des femmes au début du vingtième siècle.
J’y relève certains passages qui peuvent alimenter la réflexion des militants sur les stratégies à
adopter dans les manifestations de rue. Les événements récents (Poitiers, 2009) et bien d’autres à venir sans doute, confèrent à ces données historiques une actualité permanente.
Si j’avais un marteau…
«Suffragettes», le terme est ironique (emploi du suffixe «ette») et se justifie par le fait que la
principale revendication des militantes de l’Union sociale et politique des femmes (WSUP) est le suffrage réellement universel, réservé jusque-là aux hommes.
Les militantes anglaises pratiquent l’action directe sous presque toutes les formes imaginables, agressant les politiciens dans la rue (Winston Churchill est cravaché au visage). Elles payent
durement leur engagement, sont malmenées par la police, condamnées à de lourdes peines de prison, et soumises à l’alimentation forcée par gavage lorsqu’elles font des grèves de la faim.
David Mitchell énumère ainsi les faits d’armes des «suffragettes» : «On fracassa des réverbères, on peignit Vote pour les femmes sur les bancs des parcs publics, le capitonnage des
wagons de chemins de fer fut lacéré, des trous de serrure bouchés avec des grains de plomb ; on peignit en blanc les numéros des maisons, on saccagea des plates-bandes municipales, et des
terrains de golf et de jeux de boules […]. On endommagea des fils du téléphone avec des cisailles à long manche, on fit exploser des boîtes à fusibles. Les fenêtres du Carlton, du Junior Carlton
et des Reform Clubs volèrent en éclats. […] Une tribune au champ de courses d’Ayr [fut] incendiée, ainsi qu’un certain nombre de grandes et coûteuses résidences, souvent hideuses d’ailleurs,
causant des sinistres de plusieurs centaines de milliers de livres au grand dam des compagnies d’assurance. Treize peintures furent lacérés à la Manchester Art Gallery et l’on brisa la vitrine
d’un coffret à bijoux à la Tour de Londres (ainsi que des serres à orchidées au Jardin botanique de Kew). On trouva des bombes près de la Banque d’Angleterre, et une explosion […] détruisit la
nouvelle maison de Lloyd George [1863-1945. Premier ministre] à Walton Heath,
alors en construction.»
La presse conjure (avec humour ?) les militantes du WSUP de ne point endommager des terrains de golf
qui aident les politiciens à se délasser et à travailler au bien public l’esprit reposé. Elles répliquent que le refus des politiques de reconnaître le droit de vote aux femmes prouve assez que
la pratique du golf est sans effet sur leur lucidité.
Les violences, symboliques ou concrètes, commises par les militantes se justifient à leurs yeux par un raisonnement que l’on peut
ainsi résumer : rien de la vie sociale ordinaire (commerce, art, loisirs, politique…) ne peut prétendre à la légitimité ou à l’immunité tant que dure le scandale de l’interdiction du vote des
femmes. La faiblesse du raisonnement tient au fait qu’aucun des aspects de la vie en société n’est critiqué en tant que tel (que signifie la valeur, l’argent ? etc.), ou du point de vue d’une
critique globale du système social (quels intérêts servent les politiciens ?), mais uniquement d’un point de vue moral.
On ne voit pas pourquoi d’autres catégories de personnes n’articuleraient pas — d’ailleurs elles le font — le même raisonnement à propos des discriminations particulières dont elles sont l’objet
(considérant éventuellement les revendications féminines ou féministes comme très négligeables, voire illégitimes). La société serait ainsi constituée ou grosse d’un certain nombre de catégories
prêtes à détruire les vitrines de luxe, devant lesquelles elles ne demanderaient qu’à bayer, pourvu que leurs revendications soient satisfaites. On voit que la perspective historique de cette
agitation est, idéalement, la paix sociale et marchande.
Par ailleurs, l’on sait (où l’on vérifiera en y songeant un instant) qu’il est plus facile d’imaginer matériellement un monde infini qu’un monde fini. De même, dans la question qui nous occupe,
il semble plus malaisé d’imaginer une «casse radicale» qui s’interrompe un jour. Après quelle victoire totale, en effet, quelle satisfaction complète, quel signe du destin ? Si l’on reconnaît au
bris de vitre le statut fétichisé de signe radical par excellence (et non sa seule fonction traditionnelle d’appel lancé à la police, jadis via les bornes placées au coin des rues à cet
effet), on peut craindre qu’il y ait toujours un marteleur pour récuser qu’on transforme en verre la silice…
… J’y mettrais tout mon cœur !
Le 1er mars 1912, tandis que Mrs Pankhurst elle-même réussit à briser quelques vitres de la résidence du Premier ministre au 10 Downing Street, d’autres militantes, armées de lance-pierre et de
marteaux, font plusieurs milliers de livres sterling de dégât en mettant à bas systématiquement les vitrines des rues commerçantes à la mode. On arrête plus de deux cent «suffragettes».
Il est bon, pour se représenter au mieux cette émeute, de se souvenir que les femmes anglaises qui manifestent portent le costume qui est celui de leur genre à l’époque en : de longues jupes
descandant jusqu’aux chevilles et, le plus souvent, d’incroyables chapeaux. On est bien loin de la tenue sportive, légère et unisexe qu’affectionnent les manifestant(e)s d’aujourd’hui.
Le London Museum conserve des spécimen de lance-pierre et de marteaux saisis sur les manifestantes. Sur le manche de l’un des marteaux brise-vitre [Dont la photographie est reproduite p. 101 du
livre], on a gravé la formule «For to free» : «Pour
[se] libérer».
Le 16 février 1912, Mrs Pankhurst s’adresse à des «suffragettes» tout juste sorties de la prison à laquelle elles ont été condamnées
pour bris de vitrines : «L’argument du carreau cassé est l’argument le plus précieux en politique moderne. L’une des choses les plus étranges de notre civilisation réside dans le fait
que les femmes du vingtième siècle s’aperçoivent que l’appel à la raison et à la justice a moins de valeur que le fait de briser du verre. […] Une vie de femme, sa santé, n’ont-elles pas plus de
valeur qu’un carreau ?» [p. 96].
Que pouvons-nous retenir de cet épisode, assez mal connu ici, du mouvement pour les droits des femmes ?
— «L’argument du carreau cassé» est d’emploi moderne, mais non récent, comme on pourrait le croire à lire les
commentaires offusqués de journalistes, de politiques et de bureaucrates syndicaux, pour qui la chienlit commence en 1968 avec la contestation de la dite «société de
consommation».
— Le geste consistant à briser en grand nombre les vitres de bâtiments officiels ou de magasins, pour «physique»
et spectaculaire qu’il soit, n’est pas l’apanage de manifestants du genre masculin (militarisés de surcroît). Il a au contraire été pratiqué et théorisé par des femmes.
— Action directe manifestement illégale, le bris de vitrines n’est pas nécessairement un symptôme (encore moins
une preuve) de la radicalité du but poursuivi. En effet, si elles s’attaquent à une incontestable discrimination, les «suffragettes» ne contestent ni le système représentatif ni (sous réserve
de vérifications dans une documentation de meilleure qualité) le système capitaliste. Elles cassent pour pouvoir intégrer le système à égalité avec les hommes. Il y a donc des casseurs et des
casseuses réformistes.
J’imagine quelque jeune camarade, le geste suspendu, marteau levé ou boule de pétanque calée contre la clavicule. «Ben alors, je sais plus, moi… je tire, je pointe ou je laisse tomber ?» C’est
que l’histoire n’est pas là pour nous éviter de penser par nous-mêmes (nous en dis-penser) ou d’analyser les situations concrètes sur lesquelles nous voulons avoir prise. Elle peut en revanche,
ce qui est déjà beaucoup, contribuer à garantir contre certains préjugés et automatismes idéologiques qui ne sont pas (ou plus) identifiés comme tels.
0
Mercredi 18 novembre 2009
Engins incendiés sur la RN 147 : enquête en cours. Sabotage
?
Les faits se sont produits dans la nuit de dimanche à lundi sur la RN 147 sur la commune de Lhommaizé, dans la
Vienne : sept engins de chantier ont été incendiés.
Il semblerait qu’il
s’agisse
d’un incendie
criminel puisque des charges explosives ont été retrouvées sur place, des bouteilles avec système de mise à feu à retardement. Plusieurs systèmes n’auraient d’ailleurs pas fonctionné. Les services de
déminage de La Rochelle ont été dépêchés sur les lieux. C’est, semble-t-il, le chantier d’élargissement de la RN 147, entre Limoges et Poitiers qui était visé. Des empreintes et
des traces ADN sont soumises à analyses. L’entreprise Belin, propriétaire du matériel détruit, a annoncé qu’elle allait porter plainte contre X au tribunal de Poitiers.
Leur presse (Marie-Agnès Cordier,
France 3 LPC), 17 novembre 2009.
Des engins de chantier piégés et incendiés à Lhommaizé (Vienne)
Douze engins de travaux publics stationnés sur le chantier d’extension de la RN147 (entre Poitiers et Limoges) à
hauteur de la commune de Lhommaizé (Vienne) ont été incendiés dans la nuit de dimanche à lundi. La piste criminelle ne fait aucun doute.
Ce sont des passants qui ont alerté les pompiers à 5h30. Le dispositif trouvé sur place était important : «L’ensemble des engins de travaux publics étaient piégés avec des bouteilles contenant un
produit en cours d’analyse et des dispositifs de mise à feu», a indiqué le commandement régional de la gendarmerie de Poitiers.
Douze engins ont été détruits et six antres endommagés. «Nous ne disposons d’aucune revendication»,
précisait-on de source proche de l’enquête confiée à la section de recherche de la gendarmerie de Montmorillon.
Arrivés en tout début de matinée sur place, les démineurs de la sécurité civile de La Rochelle ont en outre «trouvé des bouteilles contenant de l’essence dans les poubelles alentours».
«Nous estimons les dégâts à plusieurs centaines de milliers d’euros. Nous n’avons jamais vu ça même si nous sommes habitués à subir des dégradations sur nos chantiers», déclarait lundi soir François Barens, le
directeur de la société Bellin de Lusignan (Vienne) à qui appartiennent les engins détruits.
Le directeur de la société, qui envisage de «faire appel à une entreprise spécialisée dans la sécurité sur ses chantiers», disait ne pas savoir quand le chantier pourrait reprendre.
Leur presse (AP), 16 novembre.
Déviation de Fleuré : qui en veut à l’entreprise Bellin
?
Douze engins de terrassement ont brûlé sur le chantier de la déviation de Fleuré. Des bouteilles
d’un liquide
inflammable ont été retrouvées.
Francis Barens, le directeur de la société de travaux publics Bellin dans la Vienne, ne comprend toujours pas ce qui lui est arrivé. Il était un peu plus de 5 heures du matin hier quand le feu a
pris, quasiment simultanément, sur douze engins de chantier alignés sur le terrassement de la déviation de Fleuré, côté Dienné, sur l’axe Poitiers-Limoges.
«Ce n’est pas
accidentel, dit-il. Des bouteilles contenant du liquide inflammable a été retrouvé sous les engins. C’est volontaire, sciemment préparé. Je ne comprends pas pourquoi.»
«C’est un
coup très dur pour l’entreprise»
Compacteurs, bulldozers, niveleuses… alignent leurs carcasses noircies dans le haut de la butte où elles attendaient hier matin de reprendre le chantier. Tous les engins ne sont pas totalement
calcinés, mais douze ont été endommagés par les flammes au moins partiellement. Ce qui les rend inutilisables.
«Je vais voir avec ma compagnie d’assurances comment elle peut prendre en charge ce type d’évènement, poursuit Francis Barens. Mais de toute manière, c’est un préjudice très lourd pour la société. Un coup dur que je ne
m’explique pas. Je
ne me connais pas d’ennemis.»
En découvrant les engins en feu, les employés de l’entreprise de travaux publics ont alerté les pompiers qui ont évité que les incendies ne se propagent avant de les circonscrire
totalement. Appel a également été lancé à la gendarmerie qui a fait intervenir une équipe de déminage. D’abord pour s’assurer que des bouteilles ne se trouvaient pas sous les engins encore intacts. Ensuite
pour commencer leurs investigations.
Pompiers et gendarmes sont restés sur place une bonne partie de la matinée.
Leur presse (Jean-Jacques Boissonneau,
La Nouvelle République), 16 novembre.
Douze engins de chantier piégés au sud de Poitiers
Déjà retardé par une bataille autour de l’appel d’offres, le chantier de la RN 147 est à l’arrêt après le mystérieux incendie, lundi,
d’au moins douze
engins de travaux publics.
Réveillés en urgence lundi vers 6 heures du matin, les démineurs de la sécurité civile de La Rochelle sont eux-mêmes restés confondus devant le dispositif incendiaire utilisé. En pleine campagne,
à 4 kilomètres du petit bourg de Lhommaizé, situé entre Poitiers et Limoges (Vienne), douze coûteux engins de travaux publics venaient d’être incendiés, et six autres épargnés par
un système d’allumage défaillant. Comme les gendarmes et le procureur de Poitiers, les deux hommes ont depuis pour consigne le silence absolu.
Un étrange liquide gélatineux
Associés aux techniciens de la cellule d’intervention criminelle de la gendarmerie (CIC), ceux-ci ont notamment découvert intactes plusieurs bouteilles en plastique remplies
d’un mélange
d’essence et de
liquide gélatineux rosâtre, glissées pour la plupart dans les moteurs. Des bouteilles reliées chacune à un cube d’allume-barbecue afin, semble-t-il, de laisser le temps aux incendiaires de quitter sans
risque le chantier de déviation de la RN 147.
Pelleteuses, niveleuses et compacteurs, le préjudice subi par l’entreprise Bellin est au minimum de plusieurs centaines de milliers d’euros. Un acte inédit, dont le patron de
cette société basée à Lusignan assure d’autant moins connaître l’origine qu’aucune revendication n’a été portée. «Pas de tracts, pas de tags,
rien.» Regrettant bien çà et là quelques vols de carburant et autres dégradations mineures, François Barrens répète en revanche sa stupéfaction : «C’est la première fois
qu’une telle chose
se produit, et je ne comprends vraiment pas pourquoi.»
Maintes fois reporté depuis 2004, le chantier de cette déviation d’à peine 7 kilomètres fut pourtant récemment au cœur d’une bataille intense entre les deux entrepreneurs se disputant le juteux appel
d’offres de 15
millions d’euros.
D’abord retenu fin
2007 par l’État
pour réaliser les travaux, le groupement Guintoli-Eurovia Poitou-Charentes avait ensuite été écarté au profit de son concurrent Colas — une filiale de Bouygues —, ayant soulevé un vice de
procédure. Et c’est
donc associée à Colas que l’entreprise Bellin avait finalement lancé les travaux début septembre. Au printemps, l’avocat de Guintoli-Eurovia était allé jusqu’à soupçonner publiquement
l’État de favoriser
le groupe Bouygues, provoquant aussitôt la colère de la préfecture.
Une vengeance ?
Et si personne aujourd'hui ne fait officiellement le lien entre les dégradations de lundi et cette rivalité somme toute logique, une source proche du dossier estime qu’il s’agit là de l’une des hypothèses explorées par les
enquêteurs de la brigade de recherches de Montmorillon.
Balayée par François Barrens, cette piste est en revanche évoquée par le maire de Lhommaizé. «Nous n’avons jamais eu de problèmes avec les riverains expropriés ni avec la moindre
association écologique», explique Jacqueline Artus. «Alors, comme d’autres, je repense aux tensions qu’il y avait au tribunal. Mais sans aucune certitude, car nous
n’avons absolument
pas d’indice. Sans
oublier que mon village est également sur le tracé de la future LGV, et que cet acte lamentable pourrait aussi très bien être l’œuvre d’un salarié licencié.»
Une fois achevée la laborieuse expertise des engins calcinés, le chantier pourrait malgré tout reprendre dans une dizaine de jours. Avec très certainement une équipe de vigiles en renfort.
Leur presse (Sylvain Cottin,
La Nouvelle République), 18 novembre.
Engins incendiés : enquête tous azimuts
Lhommaizé. L’enquête part dans toutes les directions après l’opération programmée de destruction
des engins de chantier de la déviation de Fleuré.
L’enquête part
dans toutes les directions après l’opération méthodique de destruction par des dispositifs incendiaires des engins de chantier de la déviation de Fleuré, lundi, à
Lhommaizé. Qui a intérêt à cette opération ? Vengeance de concurrents évincés, de salariés licenciés, d’opposants au projet de déviation… Toutes les hypothèses sont travaillées.
De nouveaux experts sont venus sur le terrain, hier, pour estimer le préjudice qui s’annonce énorme. Douze engins ont été affectés par les dispositifs incendiaires.
Certains sont entièrement carbonisés, d’autres partiellement. «Il y en a d’autres, pour lesquels on ne sait pas. Il peut y avoir des dégâts qui ne sont pas
apparents», explique Francis Barens du groupe Bellin TP. «On ne pourra pas reprendre cette semaine, c’est sûr. Après, la semaine prochaine, ça dépendra de notre capacité à remplacer les
engins de chantier. Le préjudice n’est pas estimé. L’expert n’a pas rendu ses conclusions.» Une plainte contre X a été déposée hier auprès des
services de la gendarmerie.
Le chantier de la déviation de Fleuré, qui porte sur sept kilomètres, doit normalement être livré au commanditaire en septembre 2010. «C’est la première fois
qu’on voit une
chose pareille. Le problème, c’est qu’on ne sait pas qui est visé. L’entreprise ? Le chantier ? Le maître d’ouvrage ?»
Le responsable de l’entreprise Bellin assure n’avoir reçu aucune menace ni pression, liées à ce chantier. «Rien ne laissait présager cela. Les problèmes judiciaires, ça
concernait le marché précédent. Pour moi, c’est inconcevable qu’un concurrent s’amuse à ça. On
n’a pas non
plus eu de problèmes avec des salariés licenciés», se défend Francis Barens. Alors qui ? Et pour atteindre quel objectif ?
Le parquet ne fait aucun commentaire sur cette affaire. «L’enquête est en cours.» Il confirme qu’elle n’a donné lieu à aucune interpellation.
Leur presse (La Nouvelle République), 18 novembre.
0