Logement, construction, architecture

Jeudi 12 novembre 2009

Nous avons enfin trouvé le secret du socialisme municipal : Fermer progressivement les bars d’autorité (en gaspillant l’argent public pour les racheter !). Cela se passe à Rennes, et bientôt près de chez vous.

Ceci afin que les gens qui sortaient encore pour se parler (et nourrissaient une sociabilité culturelle ininterrompue depuis environ 2000 ans, au moins), restent désormais sagement chez eux devant leur télé-TF1, qui leur fera encore plus peur de sortir le soir. (Et leur ôtera définitivement toute idée de voter à gauche, bigre ?)

Épouvanter plus pour gagner plus, en quelque sorte. La voilà, la «désolation» de l’homme moderne consommateur isolé et apeuré, dénoncée en son temps par la philosophe anti-totalitaire Hannah Arendt.


Ce qui est remarquable dans cet article paru hier 10 novembre 2009 dans Ouest-France, c’est le mot «enfin», qui pèse tout son poids d’un sain et consciencieux soulagement d’honnête journaliste fort peu tenté par le doute, dans la phrase authentique : «En clair, il n’y aura plus de bar dans l’impasse des Barrières, qui, en l’absence d’un commerce ouvert tard le soir, pourrait enfin être équipée d’une grille fermée la nuit, ce que réclament les habitants du lieu depuis des années.»

Le jour même où l’on célèbre la chute du mur de Berlin !

Privatiser l’espace public, ériger des grilles et des digicodes en attendant la biométrie obligatoire, claquemurer les habitants, les empêcher de s’aimer et s’amuser, et même de se croiser, ruiner le commerce de proximité et empêcher les jeunes entrepreneurs en limonaderie de s’installer, assécher délibérément les lieux culturels non subventionnés, interdire les recoins pittoresques non-payants aux touristes et aux promeneurs curieux ou érudits, fermer les accès et les derniers abris encore accessibles aux sans-logis, voilà un humanisme de gauche comme on l’aime !

Oui, vraiment, vive Rennes, vive le PS, vive Sarkozy, vive la France.

Texte de Ouest-France, mardi 10 novembre 2009, sous la signature de Stéphane Vernay :

La Ville de Rennes rachète des bars, «rue de la soif»
La Ville est en cours de négociations pour racheter le fonds et les murs du bar «La Station», rue Saint-Michel. Les élus ont approuvé, hier soir, l’acquisition du bar «Le 1929», situé impasse des Barrières (dite impasse Saint-Michel), juste à côté de «La Station».
La Ville de Rennes a usé de son droit de préemption pour se porter acquéreur du bar Le 1929, impasse des Barrières (dite impasse Saint-Michel), au cœur de la rue de la soif. L’opération, présentée aux élus rennais hier soir, lors du conseil municipal, doit être bouclée d’ici au 4 janvier 2010. Le bar, bien connu des noctambules, devrait donc fermer d’ici à la fin de l’année. Montant de la transaction : 185.000 €.
Le 1929 et La Station concernés
Cet achat «accompagne la préemption récente du fonds de commerce» du 1929, révèle Nathalie Appéré, première adjointe au maire. En achetant à la fois le fonds de commerce et les murs commerciaux, ce que lui permet une loi entrée en application l’an dernier, la municipalité va pouvoir disposer totalement des locaux, ce qui est une nouveauté. En clair, la Ville ne sera pas obligée de rouvrir un nouveau bar au même endroit, ce qu’elle était contrainte de faire autrefois après préemption. Ce fut le cas, par exemple, lors de l’achat du café L’Angelus, à l’angle de la place de la mairie.
En achetant fonds et murs du 1929, la Ville annonce son intention de «limiter les activités commerciales de soirée» dans l’impasse des Barrières. «Une étude a été confiée à l’architecte conseil de la Ville, Bruno Régnier, pour envisager les évolutions de cet îlot, précise Nathalie Appéré. Et d’autres préemptions ou acquisitions sont également en cours dans ce secteur.»
Pas de réouverture possible rue de la Soif
En clair, il n’y aura plus de bar dans l’impasse des Barrières, qui, en l’absence d’un commerce ouvert tard le soir, pourrait enfin être équipée d’une grille fermée la nuit, ce que réclament les habitants du lieu depuis des années. Quant aux autres «préemptions ou acquisitions en cours dans le secteur», la Ville est en train de négocier le même type d’opération avec le bar La Station, rue Saint-Michel.
En vertu d’un arrêté préfectoral de 1995, les deux «licences IV» attachées à ces deux bars ne pourront pas être réattribuées à de nouveaux débits de boissons dans ce même secteur, identifié comme suréquipé en la matière. Cette double opération permettra donc à la Ville de faire diminuer le nombre de bars actuellement présents rue de la soif. Hier soir, la majorité n’a pas caché son intention de reproduire ce type d’opération dans ce secteur si de nouvelles opportunités d’acquisitions se présentaient.

Luc Douillard - Infozone, 12 novembre 2009
Liste d’information pour la France sauvage.

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Mercredi 11 novembre 2009

Le troisième arrondissement de Lyon autour du quartier de la Guillotière fait l’objet d’une répression policière qui s’est intensifiée depuis un an, date de l’ouverture du commissariat de police place Bahadourian. Au travers de récents événements, nous pouvons constater la volonté de contrôle de la population. Cela se traduit par le fait d’éviter tout débordement.

Des précédents

Dans la nuit de jeudi à vendredi 6 novembre, un groupe d’étudiants s’est réuni rue Vendôme dans un cadre festif. Suite à des plaintes de voisins, la police arrive et leur demande de se déplacer. Les étudiants se dirigent alors place Guichard. Ils sont suivis par une voiture de la BAC. Les premières discussions avec les policiers se passent de manière sereine. Suite à leur départ une heure plus tard, deux étudiants subissent un contrôle d’identité musclé (pris à la gorge, ils sont poussés violemment). Cette scène alerte deux de leurs ami(e)s qui se rapprochent afin de négocier leur départ avec les policiers. Sans sommation, les premiers coups des policiers tombent. Le reste du groupe s’attroupe autour des policiers. Les coups se mettent alors à pleuvoir, suivis de gaz lacrymogène. Un des membres du groupe situé en retrait se fait interpeller, frapper au visage et sur le corps à de multiples reprises une fois au sol. Il est sorti samedi après 36 heures de garde à vue. Résultat : un crâne ouvert, un bras cassé et de multiples ecchymoses, soit une soixantaine de jours d’ITT cumulés et une accusation de violences aggravées sur agents de la force publique. Finalement, les policiers reviennent sur leur plainte et la substituent en une simple rébellion. Les policiers ont reconnus s’être «blessés» aux phalanges et aux genoux en frappant. Verdict le 8 décembre en Maison de Justice.


Premier récit de l’expulsion du Komifo

Samedi soir, dès 22 heures une boum, en soutien au squat du Komifo contre sa fermeture, était organisée dans les lieux. Vers 2 heures du matin, un lourd dispositif policier (une cinquantaine de policiers de différents corps, des chiens) se met en place dans le but de mettre fin à la soirée et de vider les lieux. Après l’infiltration de trois agents, les participants réagissent en accourant vers la porte afin de contenir la police. De nombreux tirs de lacrymogène fusent, la pression policière se fait sentir. Une barricade se monte rapidement. Cependant, la police parvient à rentrer à l’aide de flash-balls. Les participants sortent par derrière entourés d’un cordon de CRS n’hésitant pas à frapper à l’aveuglette. Ils les alignent le long d’un mur et les laissent repartir direction rue de Créqui. Les différents groupes se font charger et certains sont passés à tabac. Étrangement, aux vues des violences policières, aucune interpellation mais surtout de nombreuses blessures (dents cassées, arcades ouvertes, hématomes…). Et des policiers qui, selon plusieurs témoins, regrettaient de «ne pas avoir pu plus s’amuser».


Second récit de l’expulsion du Komifo

Samedi soir, la soirée se passe pour la dernière fois au squat le Komifo, ça part avec un open-mic avec des gens du quartier, des camarades, ceux qui testent de prendre le micro, l’ambiance est bonne, y a du monde, parce que faut pas oublier que le Komifo a brassé beaucoup de gens, on s’y est rencontré, on s’y sent bien. Quand la boom est lancée, il est déjà tard, on a de l’énergie, on veut faire la fête ensemble, on se connait pas tous mais on est tous et toutes venus.es avec des potes ou on en retrouve sur place — excepté le gars louche qui ressemble à un deck et qui fourre son nez un peu partout (bizarrement les premiers flics en uniforme déboulent 5 min après son départ). Les corps et les esprits se chauffent et les premiers murs commencent à tomber, le Komifo, destiné à être détruit par la Mairie après l’expulsion, va l’être en partie pendant cette soirée. Cette énergie, si elle en déçoit certains, les scandalise ou les pousse dans leurs retranchements moralisateurs et méprisants, cette énergie est pourtant contagieuse et bientôt ce sont les toilettes, le toit et les murs qui sont soit mis à terre soit repeints par des phrases anti-flics, un fumi craqué dans le jardin contribue à l’ambiance ; quelques vitres et bien sûr le bar font les frais de cet élan de joie et de rage ; ils nous expulsent, on va pas non plus leur dérouler le tapis rouge…


Sur ces entre-faits, trois porcs de la nationale débarquent par la porte ouverte, laissée sans surveillance, et se dirigent directement vers le dancefloor où on les invite à regagner la sortie. C’est une escorte d’une quinzaine de personnes insultant et crachant sur les flics qui les ramènent à la porte… laquelle était alors fermée. Scène surréaliste, les flics sont coincés entre les portes du Komifo et des gens très énervés qui, décidément, n’apprécient pas leur présence. Malgré l’alcool et la rage ils s’en sortent, ils ont eu chaud. Des gens paniquent, ne se sentent pas en sécurité et décident de se faire la malle avant que la maison ne soit bouclée, très vite on entend ceux qui sortent par l’arrière : «Y a la BAC dans la rue». De toute évidence on se retrouve à plus d’une quarantaine à rester, à se dire qu’on veut être soudés et solidaires face à ce qui se passe. On cherche nos potes dans la confusion, on se tient. Une barricade est improvisée devant la porte à travers laquelle passent mollards et bris de verre jetés sur les decks par ceux qui tiennent l’entrée, les porcs se décident à gazer puis à entrer boucliers anti-émeutes aux bras après avoir défoncé la porte en quelques coups de pompes. Des objets sont balancés, pêle-mêle : plot de circulation, barbecue, balançoire… Un tir de flashball retentit, on se regroupe dans le fond du jardin, prêts à entamer une sortie collective, on commence à sortir sur le trottoir pendant que ceux qui assurent les arrières se font défoncer, les chiens sont lâchés. Jusque-là, on nous dit qu’on va nous laisser partir sans contrôles mais qu’il va y avoir des arrestations. On se décide à bouger ensemble pour se disperser ensuite, on s’en va en gueulant «Flics ! Porcs ! Assassins !» Certains groupes s’en sortent, d’autres se font courser et certains rattraper.

Les flics sont énervés ce soir, ils ne veulent ni arrêter, ni contrôler mais juste mettre des coups, pour le plaisir. Le mot passe on se cale un rencard et une ou deux heures plus tard, on se retrouve dans un appart’, au chaud. Contents de se retrouver, de se tenir ensemble. On fait le bilan : pas d’arrestations (à notre connaissance), de très rares contrôles d’identité, de nombreuses blessures, mais surtout, une impression d’avoir vécu quelque chose de fort à relativement nombreux, un désir de ne pas en rester là.

Alors voilà, la suite au prochain épisode…


Conclusion

Ces deux événements ne sont pas isolés et s’inscrivent dans une politique de répression et de gestion policière du quartier populaire et immigré de la Guillotière. Après l’opération «quais tranquilles», cela passe notamment par la Mission de Coordination des Actions de Sécurité et de Prévention développée par la Mairie du 3e arrondissement, qui vise notamment à un renforcement des effectifs de police pour assurer «la tranquillité des habitants et la lutte contre le sentiment d’insécurité». Pour autant, l’installation du plus gros commissariat de Lyon place Bahadourian, le «nettoyage» de la place du Pont, l’expulsion violente du Komifo, s’inscrivent plus dans une politique de répression sociale et de gentrification (exclusion des classes populaires du centre-ville) que de sécurisation de ses habitants. En somme, il s’agit de l’expulsion programmée de toutes les populations indésirables du quartier de la Guillotière. La hausse de la violence des interpellations conduit à des situations comparables à la répression subie lors de manifestations sauvages. Il paraît urgent de s’organiser afin de combattre le sentiment d’impunité dont jouissent chaque fois plus les forces de police lors de leurs opérations de «sécurisation».

Rebellyon, 11 novembre 2009.

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Mardi 10 novembre 2009

Métro parisien, mars 2006
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Mardi 10 novembre 2009

Nous, Mardi Blanc, le collectif des Mal-logés en lutte, le parti situationniste courant suicidaire, la fraction armée Être et Temps, le collectif des étudiants post-hégeliens mal logé, les «pas mal logés à venir» (tendance scissionniste et messianiste du collectif des Mal-logés en lutte) — on ignore toujours si Jeudi Noir a participé à l’affaire) — avons décidé de ne pas écrire de communiqué relatif à l’expulsion de l’occupation du 50 rue sainte-Croix de la Bretonnerie, Paris 4e, ce mardi 3 novembre.

En revanche, nous soutenons avec force la coopération étroite et sans faille entre les différents pouvoirs, la centaine de gendarmes mobiles et leurs fourgons, les policiers et leurs commissaires, les agents des renseignements intérieurs (DCRI), la BAC, le préfet et la mairesse socialiste du 4e arrondissement, les bureaucrates irréprochables de Paris-Habitat (bailleur social), pour mettre fin à l’infamie d’occuper des logements actuellement vides et destinés à devenir les emblèmes durables du HLM qui repousse les pauvres hors du Grand Paris.

À bas le Marais-cage,
Vive le Marais libre !

Bellaciao, 9 novembre 2009.
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Dimanche 8 novembre 2009

Le jugement concernant la Chauve-Souris est tombé il y a peu. Nous sommes condamnés à payer 1050 euros et quitter les lieux pour le 10 décembre au plus tard. L’abus de droit plaidé par notre avocat n’a pas été entendu par le juge. Le droit à la propriété a donc gagné ; dans ce pays, on a le droit de jeter des gens à la rue en plein hiver pour disposer de son bien et le faire raser.

Le juge se lave les mains en ajoutant que le droit au logement, inscrit dans la constitution, ne peut peser sur un privé mais bien sur les pouvoirs publics.

Message reçu 5 sur 5 par les autorités communales qui ont accepté de nous rencontrer pour tenter de trouver une solution. Nous sommes bien sûr ouverts au dialogue mais dans l
attente, nous gardons toutes les options ouvertes pour nous défendre de ce jugement partial.

Nous vous invitons à une action, pour la liberté d
occuper des bâtiments abandonnés, pour la défense des squats et des centres sociaux occupés. En effet, nous ne sommes pas les seuls dans le cas, la gare des sans-papiers, occupée et autogérée par les migrants eux-même, devrait en principe être quittée pour la fin décembre. Il est vraiment curieux quà Liège, il nexiste pas de trêve hivernale.

Soyons nombreux à cette manifestation pour faire entendre notre indignation ! Pourquoi devrions-nous quitter les lieux alors qu
aucun projet à court ou moyen terme nest envisagé !?

Rendez-vous le 14 novembre à 17h sur lesplanade St-Léonard. La manif se terminera à la Chauve-Souris où nous ferons la fête ! Pour celles et ceux qui viennent de loin, un sleeping sera prévu au centre social.
Comment y arriver ?
De la gare des Guillemins ; prendre les bus 1 ou 4 direction St-Lambert, descendre à lesplanade St-Léonard.
De la gare du Palais ; sortir et prendre à gauche, passer derrière le palais de justice, prendre la rue Hors-Chateau jusquà lesplanade St-Léonard.



Les prochaines activités :
Samedi 7 novembre à partir de 21h : Pan de Capazo, musique traditionnelle espagnole
Vendredi 13 novembre : Climate Horror Party, benefit pour organiser le voyage vers Copenhague
Samedi 27 novembre : TADDA!Party 4800
Entrée prix libre

Indymedia Liège, 4 novembre 2009.
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Samedi 7 novembre 2009
Expulsion du squat de Sainte-Croix de la Bretonnerie mardi 3 novembre à Paris

Le collectif des mal-logés en lutte a ouvert des appartements laissés vides depuis des années par la mairie de Paris (Paris Habitat) au 50 rue Sainte-Croix de la Bretonnerie (Paris 4e).

Le bailleur a fait appel aux forces de l’ordre, policiers, gardes mobiles, CRS ont mené un assaut contre les appartements occupés et défoncé les portes au bélier.

50 représentants des forces de l
ordre participaient au dispositif.

Les occupants, parfaitement pacifiques ont été arrêtés et pris en audition libre sous l
accusation fausse de destruction volontaire de biens privés.

Une manifestation de soutien de quelques dizaines de personnes a été dispersée par la violence. On compte au moins deux blessés.

D
autres mal-logés militants du Collectif étaient restés dehors notamment les familles avec enfants.

Une des mal-logés vouée à être logée sur le lieu était de la liste des Don Quichotte ayant prétendument reçue une «solution» à l
issue du mouvement en février 2007. Elle na jamais quitté la rue depuis (sauf depuis sa récente intégration dans le collectif).

On compte également des chômeurs, salariés de la municipalité parisienne, femmes seules avec enfants, étudiants en difficulté, SDF parmi les expulsés.

Le fait d
avoir fourni des justificatifs de domicile et dinstallation depuis 10 jours na pas été pris en compte, aucune négociation na eu lieu. Aucune place na été fournie au droit pour envisager son application.

Un représentant de Paris Habitat était sur place, il a refusé toute négociation.

Les arrêtés ont été emmenés dans le commissariat du 12e en manifestant lors de leur embarquement, ils ont reçu un fort soutien de la population du quartier.

Collectif des mal-logés en lutte
Indymedia Nantes, 4 novembre 2009.


Les jeunes évacués d’un squat à Paris issus de lultragauche, dit la police

La douzaine de jeunes gens, évacués mardi soir par la police dun squat rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie à Paris (IVe), sont «issus de la mouvance de lultragauche», a annoncé mercredi une source policière.

Cette source a confirmé l
évacuation pour «occupation illégale» dun immeuble apparemment vacant par «un noyau de militants» présumés «issus de lultragauche» constitués en un «vague groupuscule aux contours encore mal définis». Les jeunes gens étaient venus de la proche banlieue parisienne, a précisé la source.

La préfecture de police de Paris (PP) a également confirmé l
évacuation, précisant quil y a eu seize interpellations au total «pour vérifications didentité». Ces personnes ont ensuite été remises en liberté mardi soir, a précisé la PP.

On ignorait si l
évacuation avait un lien avec loccupation par une quinzaine de militants de lassociation Jeudi Noir, depuis samedi, dun hôtel particulier, 1, place des Vosges, tout proche du squat. On ignorait également si des militants de Jeudi noir ont participé à lopération rue Saint-Croix-de-la-Bretonnerie.

Leur presse (AFP), 4 novembre.


Le GIPN mobilisé pour l’évacuation du squat rue de Paris à Rennes

La grande maison, achetée par la mairie de Rennes, était occupée depuis une semaine par des jeunes militants d’extrême gauche, au 47, rue de Paris, dans un quartier huppé de Rennes. Hier soir, Me Hubert, l’huissier de justice chargé d’appliquer l’ordonnance d’expulsion du tribunal, a réussi à convaincre les squatters de la nécessité de quitter les lieux.

Ce matin, quand 75 policiers et CRS sont intervenus, la grande bâtisse était déserte. Cela n’a pas empêché une équipe du GIPN de défoncer le portail en bois de l’entrée à coups de bélier. «La plupart ont trouvé un autre endroit pour se loger, explique Me Hubert. Ils ont finalement compris qu
’ils n’avaient aucune chance face aux forces de l’ordre.»


Ras-le-bol de la société de consommation

À l’intérieur, la confusion la plus totale règne encore. Les policiers ont trouvé un bivouac improvisé dans le jardin de la propriété où des banquettes et des tables ont été installées. Les murs ont été tagués d’inscriptions engagées. C’est dans cette ambiance que vivaient les jeunes squatters, parfois au nombre d’une cinquantaine. L’intervention de la force publique était aussi motivée par un besoin de sécurité. Un des planchers du premier étage montre des signes de faiblesse. Le risque d’effondrement est réel.

Depuis une semaine, des banderoles exprimant le ras-le-bol de la société de consommation, pendaient des fenêtres de la maison. Le départ de cette maison, rue de Paris, ne règle pas le problème. Les jeunes occupants exprimaient la semaine dernière leur détermination à se faire entendre. «Personne ne peut nous empêcher de trouver un autre squat pour nous loger, nous rencontrer, nous organiser», confiait un jeune homme.

Leur presse (Serge Le Luyer, Ouest-France), 3 novembre.
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Samedi 7 novembre 2009

La Maison des Étudiants de la fac du Mirail a été investie avec rage et joie ce mercredi 4 novembre vers 16 heures par une quarantaine de personnes.
En effet, elle était jusqu’à présent gérée par l’administration, rendant de fait toute possibilité d’en faire un lieu ouvert tuée dans l’œuf.
Les fondements idéologiques de ce qui s’y fera sont explicités dans le tract ci-dessous.

De la rage et de la joie

Comme décidé lors des AG du mouvement dernier, nous venons de prendre un bâtiment afin d’en faire un lieu subversif et autogéré.

On veut de la rage et de la joie. Un peu de vie pour bousculer les lourdes ferrailles du Mirail. On veut pourrir de nos empreintes cette rentrée aseptisée au possible, cette rentrée audacieusement plastique comme si de rien n’était. S’approprier le temps, s’approprier l’espace, comme on reprend une bonne bouffée d’air, à la limite de l’asphyxie universitaire et de ses petits dispositifs souriants et cools.

L’autogestion au-delà des belles phrases et de tout formalisme stérile, réside dans la capacité des individus à gérer eux-mêmes leur quotidien en dehors et contre toute forme d’autorité et de médiation. Qu’elles viennent de l’État, de l’administration, des partis politiques, des syndicats ou des associations apolitiques fumeuses.

Le dernier mouvement nous a au moins appris une chose : nous n’avons plus rien à attendre des divers pouvoirs quelle que soit leur forme. Ainsi la maison dite «des étudiants» se veut être l’endroit où s’organise concrètement une résistance à l’ordre social en place par une mise en pratique désaliénée.

Le projet n’en est qu’à ses prémices, il n’existe pas de matrice prédéfinie, le lieu sera ce qu’en feront ceux qui s’y investiront au travers d’une pratique assembléiste.

Rejoignons-nous

Des individus occupant la MDE
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Vendredi 6 novembre 2009
Un peu d’infos de Chambéry

Ça y est on y arrive, après une longue procédure en justice, les Pilos sont expulsables «sans» délai…
Et pour ajouter à la joie de cette décision de «justice» nous sommes condamnés à payer 600€ à la Mairie.
C’est pas qu’on s’y attendait pas, mais il semble que la Mairie de Chambéry souhaite vivement se débarrasser de nous avant l’hiver.
Bien que la trêve d’hiver est déjà entamée, cela ne s’applique pas aux squatteurEUSEs occupants sans droit ni titre…

Bref nous attendons de connaître la suite des événements qui devraient se dénouer rapidement. Avec visite d’huissier et de keufs… ou pas.

Du coup pour ne pas céder à leur «guerre psychologique», nous maintenons les activités prévues en ce début novembre :
— Resto VEGAN ce vendredi 6 novembre
— Le concert du 14 novembre avec comme Guest : Mary Read / sex,drug&Rebetico / Atomic Tango.

Par ce qu’y a vraiment pas de raison qu’on annule. En tout cas, nous on part pas.

On verra si les politicardEs de la Mairie irons jusqu’à faire appel aux «forces de l’ordre» pour nous déloger ???

Courriel du 4 novembre 2009.
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Jeudi 5 novembre 2009
Le «Mur» no 5 - Journal mural du squat le [sli:p] à Angers

Voici maintenant un an que le Mur tente de déconstruire journal par journal la politique d’urbanisation conduite sur le quartier Thiers-Boisnet. Après ces différents numéros, et suite à notre discussion publique de juin dernier, nous pouvons nous poser la question : le quartier Thiers-Boisnet existe-t-il encore ?

C’est quoi un quartier ?

Effectivement, en langage administratif, un quartier est un ensemble de rues qui composent des îlots. Ces îlots rassemblés composent une entité géographico-administrative : le quartier. Celui-ci permet aux communes de répartir ces actions.

Notre vision n
’est pas administrative, elle s’appuie sur le vécu et sur nos pratiques. Pour nous, le quartier est un espace de vie composé d’un tissu de rues et de rencontres. Ce maillage se forme grâce et autour de lieux de vie. Auparavant, Thiers-Boisnet se composait d’un théâtre place Molière, d’un marché sur le parvis de saint Serge, d’un port fluvial, d’une gare de marchandises, d’artisans et de boutiquiers. Et aujourd’hui où en est-on ? À l’heure où les locaux associatifs se font déménager (Resto du cœur, Quazar) ou fermer (l’Étincelle…). Les entreprises et annexes du théâtre se sont transformés en parking ou loft. Les habitats deviennent des grands bâtiments aseptisés divisés en appartements reclus sur eux mêmes. Les maigres trottoirs, l’absence de places publiques, et les perspectives hautes et écrasantes des lignes de bâtiments ne donnent pas envie de s’arrêter. On comprend pourquoi des voisin-e-s ne se revendiquent plus toujours comme habitant-e-s du quartier Thiers-Boisnet.

Cela va dans le sens de la ville qu
on nous vend. Une ville en réseau, qui sétendrait même à la communauté de commune. Une ville divisé en zones dactivités spécifiques : une zone touristique, une zone commerciale (rue piétonne – place du ralliement), des zones résidentielles, les zones dortoirs, une zone dactivité industrielle (zone industrielle d’Écouflant par exemple)… Ces zones reliées «idéalement», et surtout stratégiquement par des moyens de transport différenciés : personnel pour certains avec «sa voiture», et pour les autres les transports en commun payants, surveillés et réglés au niveau des horaires. Du coup lutilisation du possessif pour parler de «sa» rue, «son» quartier a moins de sens. Il est donc plus difficile de sinvestir, de se sentir acteur de sa rue quand celle-ci est noyée dans une agglomération tentaculaire.


C
est quoi les habitant-e-s ?

Il est d
autant plus difficile de sinvestir dans une ville quand on y est depuis peu, et quon sait quon ny reste pas longtemps. La politique urbaine de la Mairie a mené à une transformation de l’habitat : résidentialisation, diminution des logements pour les familles. Par conséquent la population du quartier Thiers-Boisnet a évolué. Ainsi un habitant-e-s sur trois nhabitait pas à Angers 9 ans auparavant… Au delà des chiffres, il suffit de voir le ballet estival des déménagements qui est de plus en plus important au fil des années.

Auparavant le quartier Thiers-Boisnet était un lieu d
embauche privilégié pour les travailleurs journaliers des entreprises gravitant autour du port fluvial, et de la gare de marchandises ; aujourdhui ce sont la douzaine de boîtes dintérim de la rue Boisnet qui reprend ce flambeau de la précarité salariale. Le soir venu ses travailleurs dun jour croisent des catégories de personnes plus fortunées.

Pour nous, les habitant-e-s d
un quartier ne sont pas seulement les personnes qui y résident mais aussi ceux qui y vivent. Notre quartier se tisse des rencontres, ou des possibilités de rencontre entre les personnes : les bénévoles du Resto du cœur, ceux venant prendre leur colis alimentaire, les usagers de la maison de quartier, les habitués du bar du port de lancre, les ouvriers du chantier, les personnes profitant des places de parking, les intérimaires de la rue Boisnet…

Pour nous Thiers-Boisnet est bel et bien encore un quartier riche de possible. Il s
agit aujourdhui pour nous, habitant-e-s, de mieux se lapproprier. Mais sur quelle fondation sappuyer ? Nous verrons ça dans le prochain «Mur».

Nous discuterons de tout ça lors dun goûter
le dimanche 25 octobre à 15h.

[sli:p] 26,5 rue Maillé – danger !

Vous pouvez retrouver les précédents numéros du «Mur» dans linfokiosk du [sli:p]

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Samedi 31 octobre 2009
Plusieurs dizaines de squateurs de la rue de Paris attendent leur expulsion

Depuis une semaine, plusieurs dizaines de personnes occupent le 47, rue de Paris [à Rennes]. Craignant un effondrement des planchers, la mairie a demandé l’intervention du tribunal de grande instance. Le jugement a conclu, jeudi, à l’évacuation immédiate de la maison.

Vendredi matin. Entre le parc du Thabor et le lycée Saint-Vincent, au 47 rue de Paris, quatre jeunes personnes petit-déjeunent tranquillement. Ils squattent cette grande et vieille demeure depuis près d’une semaine. Entre 20 à 80 individus, selon les sources. Suite à l’interdiction de la manifestation du 17 octobre, ces militants ont décidé d’investir cette maison inoccupée. Ils souhaitent transformer le lieu en «maison de la culture» : quelques discussions publiques, débats et projections de films sont organisés.


Bras de fer entre la mairie et les squateurs

Mais la mairie ne souhaite pas d’un squat dans l’un de ses bâtiments. Les demandes d’évacuation laissant un répit de deux mois à ses occupants pour quitter les lieux, la mairie a préféré faire appel au tribunal de grande instance, pour une évacuation sans délai. Selon la Ville, l’habitation est dangereuse et  «les planchers risquent de s’effondrer». Problème auquel le collectif des occupants a répondu par un tract : «Il est plus facile pour la mairie d’assumer ces prétextes d’insécurité et d’insalubrité, plutôt que la vérité qui sous-tend toute sa politique territoriale.»

Jeudi, le Tribunal de grande instance à ordonné l’expulsion immédiate de tous les occupants. Un huissier doit passer ce vendredi. Si les occupants ne partent pas, la municipalité pourrait solliciter la préfecture, afin que les forces de l’ordre interviennent.

Leur presse (Le Mensuel de Rennes), 30 octobre 2009.


La ville de Rennes réclame l’évacuation d’un squat

À propos du squat situé au 47 rue de Paris, la ville de Rennes «a sollicité, auprès de la préfecture, le concours de la force publique pour faire respecter le droit et garantir la sécurité». Dans un communiqué, elle insiste aussi sur le caractère dangereux du site après avoir rappelé qu’elle avait mis ses locaux à disposition d’artistes, à usage d’ateliers. Au vu de l’état dégradé du bâtiment, la Ville a ensuite relogé les artistes et décidé la vente de ce bien. «Suite à l’occupation illégale de cette propriété par des squatteurs, la Ville a saisi la justice pour demander l’évacuation rapide des occupants.» Jeudi, le Tribunal d’Instance a reconnu les droits de la Ville.

Leur presse (Ouest France), 30 octobre.


Rennes : Ordre d’expulsion pour le squatt revendicatif

Après la manifestation interdite des «autonomes» d’extrême gauche à Rennes, voici deux semaines, un groupe d’une cinquantaine de personnes avait élu domicile dans un immeuble inoccupé appartenant à la ville, rue de Paris. Sur la façade de ce squatt revendicatif, les occupants affichaient des banderoles appelant à la grève des loyers. La mairie, faisant état de l’état de délabrement du bâtiment, avait saisi le tribunal pour lui demander d’ordonner l’évacuation des lieux pour cause de danger d’effondrement. Elle a obtenu gain de cause, et l’ordre d’expulsion a été aussitôt signifié aux occupants.

Leur presse (Le Télégramme), 31 octobre.


C
ontre l’expulsion du 47 rue de Paris, on s’organise

Mardi 27 à 11h30 aura lieu le procès de l’ouverture de la maison du 47 rue de Paris. Cette maison a été réquisitionnée pour donner la possibilité à quiconque de s’organiser pour ne plus payer. Face à cette initiative la Mairie s’organise elle aussi pour y mettre fin au plus vite.

C’est pourquoi vingt personnes sont assignées à comparaître mardi au palais de Justice de Rennes.

Par conséquent, nous appelons à un rassemblement mardi à 11 heures devant le palais de Justice afin de soutenir cette initiative. Mais nous convions aussi tous ceux qui auraient envie de prendre part à ce commencement.

Ainsi, ce même mardi, à 18 heures aura lieu une assemblée ouverte pour discuter de l’avenir du lieu. À 20 heures, sera organisé un «repas-trottoir» devant le 47 rue de Paris pour se rencontrer et imaginer pratiquement ce que requiert l’ambition de s’organiser pour ne plus payer.

Le mercredi qui suit, à 20 heures, aura lieu l’ouverture du bar «Chez AMINE & IKAD».

Samedi, à 21 heures, une projection d’un film sur les Blacks Panthers (pour poursuivre sur le thème de l’Amérique subversive après la projection de jeudi dernier sur le mouvement des «Diggers») sera suivie d’une discussion.

Et pour finir la semaine, dimanche à 15 heures, aura lieu l’assemblée ouverte et, à 18 heures, un bal.

La Grivèlerie, 26 octobre.

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Samedi 31 octobre 2009
Utrecht (Pays-Bas) : Plus d’un millier de personnes dans la rue pour protester contre la loi anti-squat

Une manifestation a eu lieu à Utrecht le 24 octobre 2009 pour protester contre la loi visant à rendre tout squat illégal aux Pays-Bas.

Cette loi a été votée il y a environ une semaine par la Lower Chamber [Parlement]. C’est désormais au Sénat de donner sa décision.

Les journées d’actions de solidarité avec les squatteur-euse-s néerlandais-es auront lieu ce week-end, du 30 octobre au 1er novembre.

Nous appelons à des actions décentralisées, que la solidarité s’exprime aussi dans d’autres pays !

L’actualité francophone des squats à travers le monde, 30 octobre 2009.




Pays-Bas : Journées d’actions décentralisées en solidarité avec les squatteureuses néerlandais-es du 30 octobre au 1er novembre 2009

Il est probable qu’à partir du 1er janvier 2010, tous les squats néerlandais seront expulsables !

Jeudi 15 octobre 2009, le Parlement hollandais a fait passer une nouvelle loi assimilant le squat au «crime». Il n’y a plus que le Sénat qui puisse voter quelque chose contre ça…

Cependant, avec une majorité très à droite, les probabilités que les squats deviennent tous expulsables au 1er janvier 2010 sont grandes. Cela marquera la fin d’une ère, ce sera «carte blanche» pour la destruction de nos centres sociaux et de nos infrastructures. Sans même parler de la criminalisation des milliers de personnes sans domicile fixe, pour qui squatter a toujours été un moyen légal pour avoir un toit au dessus de leur tête.

Une occupation de la place du Parlement, à La Haye (Den Haag, siège du gouvernement des Pays-Bas), a eu lieu pendant le vote de cette nouvelle loi, terminant avec une charge de la police anti-émeute contre le campement installé sur la place. Plus d’une centaine de personnes ont été arrêtées.



Samedi 24 octobre, une manifestation aura lieu à Utrecht, suivie de journées d’actions décentralisées du 30 octobre au 1er novembre 2009. Nous appelons la solidarité, que ce soit lors de la manifestation à Utrecht ou du côté des nombreux consultats et ambassades des Pays-Bas. Montrons-leur que nous sommes partout, soyons créatifs-ves, show your dissent !

Pour trouver quelque part où dormir à Utrecht ou ailleurs, au moment de la manif ou des actions de solidarité, contactez.

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Vendredi 30 octobre 2009
Squat - expulsion

La maison du 10 avenue Denfert-Rochereau est un squat, ouvert depuis cet été. Ce lieu réunit un espace d’habitations ainsi que des espaces ouverts aux activités et rencontres : infokiosk, restos, soirées rencontres-projections vidéo, ateliers de couture, cours d’espagnol-castillan… En novembre, sont prévus un resto réunionais végétalien le samedi 7 ainsi que des rencontres autour de l’enfermement et des longues peines (collectif Papillon) les 27 et 28 novembre. Des projections vidéos s’apprêtaient à être programmées ainsi que les jours d’ouverture de l’infokiosk, des aménagements allaient encore se faire … la vie du squat suivait son cours…

Le résultat du procès (c’était le 23 septembre) donne le ton : expulsion immédiate et sans délai. Cette décision intervenant quelques jours avant le début de la trève hivernale, On osait espérer du temps pour souffler et ne pas être expulsé l’hiver. Aucune perspective de relogement n’est en vue. Mais le rendu du procès donne vraiment le ton : expulsable en hiver. Epora est propriétaire.

Epora, ou le clan des exécutant-e-s :
On tourne en rond, et c’est nous qu’on a froid

«C’est pas nous, c’est la justice», «Vous savez, nous on est que des exécutants». Des fois, il est difficile de choisir entre le logement des véhicules et celui des humains ! Pour Epora il n’y a aucun dilemme sur la question ; le choix est fait, ils préfèrent construire un parking, détruire un bâtiment et expulser ses occupant-e-s. Bien sûr le schéma est classique ; la Mairie décide, Epora exécute, achète, détruit et revend, l’huissier expulse et exécute la décision du juge, la police exécute les vœux de l’huissier et du juge, le juge décide d’expulser, il exécute la loi, bien sûr la Mairie exécute le choix du Peuple !! Le Peuple lui subit les décisions et exécutions de la Mairie. C’est beau la démocratie, c’est comme le nazisme : tout le monde exécute et s’exécute.

En dehors de la théorie

Mardi 27 octobre, la maison occupée du 10 avenue Denfert-Rochereau a recu la visite de l’huissier. Ce dernier a signifié le rendu du jugement aux habitant-e-s ; bien sûr il a essayé de rentrer en force dans le lieu en forcant la porte, les occupants n’ont pas jugé utile de porter plainte pour tentative de violation de domicile ou effraction. L’huissier a quand même révélé que le jour même, le directeur d’Epora a déjeuné avec le préfet et qu’ils étaient bien potes. Là aussi, les habitants n’ont pas jugé utile de porter plainte pour association de malfaiteurs en lien avec une entreprise d’expulsion ou constitution de bande organisée. C’est pas grave.

Quelques habitant-e-s ont tenté une discussion avec les exécutant-e-s d’Epora. Réponse : «Vous savez, on est pas des sauvages, et c’est pour ça que ça serait bien que vous soyez partis avant la fin de semaine», dans deux jours quoi. Super !

Que faire ?

Empêcher l’expulsion, être nombreu-x-ses, ne pas se laisser faire, faire du bruit…

Vous pouvez faire un tour à la maison occupée du 10 avenue Denfert-Rochereau, pour discuter, filer un coup de main, une idée, la bonne humeur (ou pas d’ailleurs).

Pour contacter Epora (Établissement public foncier Ouest Rhône-Alpes) : 108 rue de l’Avenir, 42354 La Talaudière. 04 77 47 47 50 - Directeur général : M. Musika Stéphan / Assistance de direction : Agnès Baratier, 04 77 47 47 52 - Responsable service foncier : Francois Stouff, 04 77 47 47 86 - Chargée de mission principale : Michèle Hortala, 04 77 47 47 60.
Service Urbanisme de la Mairie : Direction aménagement urbain, 04 77 48 65 56, urbanisme@saint-etienne.fr - Opérations d’aménagement, 04 77 48 65 61.

D’autre part, un squat a ouvert récemment à saintÉtienne. Métropole Habitat, propriétaire, a déjà ordonné la coupure d’électricité. Celle-ci a eu lieu aujourd’hui jeudi 29 octobre.

Mercredi 28 octobre en fin d’après midi le collectif d’associations «Pour que personne ne dorme à la rue» a réquisitionné le bâtiment «l’Ensoleillé», vide depuis au moins quatre ans pour y mettre à l’abri des familles demandeurs d’asile qui dorment à la rue.

Cet immeuble en bon état, ancienne maison de retraite, comprend environ 80 appartements (essentiellement des T1 et T2 et aussi quelques T3 et T4). Hier soir une première famille a été mise à l’abri et la solidarité a commencé à s’organiser. D’autres familles demandeurs d’asile vont les rejoindre aujourd’hui. Chacune et chacun peut venir apporter son soutien par sa présence. Il y a également besoin de mobilier (chaises, tables, sommiers, lits, petits meubles), de matelas, de couvertures, draps, d’ustensiles de cuisine, de moyens de chauffage électrique.

Rassemblement de soutien
Vendredi 30 octobre 17 heures, place de l’hôtel de Ville de saintÉtienne.
Venez nombreu-ses ! ! ! ! !

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Vendredi 30 octobre 2009
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Jeudi 29 octobre 2009
Du jeudi 29 octobre au dimanche 1er novembre 2009
Aux 2milunes, 64 rue de la Demi-lune à La Boissière Montreuil.


Espace occupé depuis maintenant un an, lieu d’organisation, de luttes sur la ville et d’habitation, aux portes et aux jardins ouverts pour des cantines, des cabarets et des assemblées.

Quatre jours d’assemblées, d’ateliers et de moments collectifs pour se rencontrer, réfléchir et s’organiser autour de pratiques politiques émancipatrices, à Montreuil et dans sa banlieue. Quatre jours pour faire qu’à Montreuil, les luttes se croisent, s’enrichissent et sortent de leurs petites cases.

Quatre jours intenses d’amours non consommés et d’agressivité contenue pour une prise de gueule érotico-politique.
Quatre jours pour rejouer le conflit mythique entre Éros et Thanatos, entre le Communisme et le règne du Capital.
Quatre jours, parce que trois ce serait insuffisant et qu’on n’est pas capable de discuter pendant cinq jours.
Quatre jours pour comprendre ce que ça veut dire faire de la politique en se protégeant avec des gris-gris et puis des casques.
Quatre jours où on mangera de la pérave sans être malade.
Quatre jours pour fabriquer du commun et des étagères.
Quatre jours pour penser nos oscillations entre communauté de lutte un peu molle et volonté de devenir une machine de guerre.
Quatre jours pour dégrafer son corsage et faire feu de tout rompre.
Quatre jours pour débrouiller les ondulations cosmiques du grand TOUT.
Quatre jours pour écarquiller grand les mirettes et siffler d’un air entendu.
Quatre jours pour toujours.
Quatre jours pour les gens comme ça.
Quatre jours parce que Albertine* a dit que Albert* est raciste en ce moment et qu’il faut faire quelque chose (* les prénoms ont été changés pour assurer l’anonymat des témoignant-e-s).

Quatre jours donc, pour commencer une Coordination des Occupations dans l’Est Parisien (jeudi 13h) et continuer à s’organiser autour du logement sur Montreuil (jeudi 17h30).

Quatre jours donc, où l’on participe à une bouffe solidaire au 8bar (le jeudi à partir de 18h, 8 rue Edouard-Vaillant à Croix-de-Chavaux), où l’on s’entraînera aux manifs (dimanche 11h), au crochet (jeudi et vendredi 11h), et qui finiront sur un grand cabaret (dimanche soir).

Quatre jours donc, avec des retours sur le mouvement des chômeurs en 97-98 (vendredi 20h), sur l’histoire des espaces d’organisation et de lutte sur la ville (dimanche 15h).

Quatre jours donc, où l’on se demandera si Montreuil en a fini avec le féminisme (vendredi 15h) et ce qu’il est encore possible de faire contre les rafles de sans-papiers (samedi 15h).

Quatre jours donc, où l’on reviendra sur ce qu’il s’est passé les 8 et 13 juillet derniers, pour faire reculer le règne de la police et penser quelle(s) insurrection(s) nous voulons (samedi 20h).


Accès : bus 129 arrêt La Boissière, 102 arrêt rue des Roches, A86 sortie La Boissière.

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Mardi 20 octobre 2009
Aujourd’hui, 17 octobre à Rennes, la manif de soutien aux luttes de louest a été interdite. Le lieu de rendez-vous et le centre ville ont été complètement occupés par les flics, laccès à la gare était impossible, aucun rassemblement na pu se tenir, avec contrôle didentité et fouilles pour tous. Quelques personnes ont été embarquées au poste (puis relâchées).

Une maison occupée et un véhicule ont été perquisitionnés avant le départ de la manif : les flics ont saisi le char de la manif, le matériel de la fanfare, les banderoles (Dansons sur les ruines de l
économie), des masques bariolés et tout un tas dautes objets.

Et pendant ce temps (extrait d
un tract distribué ce soir dans le centre de Rennes) :

Une maison vide et murée appartenant à la ville de Rennes a été ouverte.
Nous voulons que cet endroit soit le lieu où se déploie notre envie de fuir le délire économique.
Mettons en branle tout ce qui semblera nécessaire pour y échapper : crèche collective, cantine, bibliothèque, laverie, et plus si affinité…
Sans oublier de longues palabres et des fêtes intemporelles.
Dès ce soir venez nous y rejoindre, vin chaud, soupe et rythme endiablé vous y attendent ! Et demain dimanche à 15 heures, venez discuter pour commencer la grande aventure !
Rendez-vous au 47 rue de Paris !

Indymedia Nantes, 17 octobre 2009.
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