Logement, construction, architecture

Lundi 23 novembre 2009
Un quartier taggé à Brest

Les toutes nouvelles résidences d’un quartier brestois ont fait les frais d’un commando de taggeurs pour le moins agressif, sur fond de lutte des classes clairement affichée.

Une trentaine d’inscriptions sont venues couvrir les murs du carré de Saint-Martin. Des formules déposées
au marqueur, fournies et virulentes. Le quartier est tout neuf, composé de logements plutôt confortables, avec terrasses, avec des appartements de grand standing dans les principaux bâtiments qui surplombent le quartier. Un premier jet d’inscriptions avait déjà été constaté il y a quelques mois. Mais le flot déposé hier soir confine à la déstabilisation des résidents.



Leur presse (Le Télégramme), 6 novembre 2009.
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Vendredi 20 novembre 2009
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Vendredi 20 novembre 2009

La saga de l’automne est sur le blog Drapeau noir !

On va pouvoir y découvrir de façon épisodique le travail de décryptage entrepris par des individu.e.s qui ont vévu le squat Canot à Besançon.

Les publications seront rassemblées dans une page fixe du blog.


L’ensemble forme un dossier complet et sera disponible au téléchargement.


À relire et (revoir) par ailleurs :
Ouverture du squat Canot, 8 & 11 septembre 2008.
Défendons le squat Canot !, 16 septembre.
Dernier communiqué du squat autogéré Canot, 6 octobre.
Je vous hais (Blabla no 8), 25 octobre.


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Mercredi 18 novembre 2009
Rencontre avec les habitants des squats de la ville

Politiques ou simples refuges pour miséreux, ils sont nombreux à Toulouse.

Pour le dictionnaire, un squat est une habitation, généralement un immeuble, occupée illégalement par des personnes sans logement. Mais il y a squat et squat. Les différents rapports ministériels sur la question en répertorient de très divers : squats familiaux, d
artistes, de délinquance, squats de luttes sociales, de migrant, de militants politiques, de passage, squats de pauvreté, de précaires, de réfugiés, de sans-travail, de sans-papiers, de sédentarisation, de SDF, de trafics, de voyageurs…

Toulouse compte de nombreux squats. Plus ou moins visibles. Au cœur de la ville ou excentrés.

Le Katénaire est situé au 14 de la rue Victor-Déqué. Un squat politique pour faire simple. À tendance anar, pour faire simpliste.

Dans cette ancienne fabrique de biscottes de 1300 m2 reconvertie en locaux de l
Urssaf et vide depuis quatre ans, treize jeunes gens de moins de 25 ans ont élu domicile, en septembre dernier. Tous en situation précaire. Tous révoltés que «des espaces habitables soient laissés à labandon», disent-ils. «Nous cherchions depuis longtemps un lieu dhabitation et un lieu dactivités. Celui-là était ouvert», raconte lun des occupants.


«On veut rester ici pendant l'hiver»

Depuis deux mois, la déco du lieu a changé à l
intérieur : graphes et déclarations politiques égayent les murs, chacun a aménagé sa piaule, il y a une cuisine commune… En contrebas de la partie logement, un vaste hangar sert de salle dentraînement de boxe anglaise, thaï et free fight. Patrick, du moins cest ainsi que ce squatteur souhaite se faire appeler, peut se flatter dune bonne petite carrière de boxeur : 82 combats, 68 victoires. Il dispense son savoir au Katénaire. Dautres projets se sont concrétisés ici ou se concrétiseront bientôt : des cours de soutien scolaire, les répétitions dune chorale, une fois par semaine, des concerts de rap, les assemblées générales du comité interluttes… Car la spécificité de ce squat tient donc dans sa dimension politique. «Nous sommes issus de milieux militants. Les loyers exorbitants, linjustice, les inégalités, le libéralisme… Ce monde-là me débecte. La violence nest pas de notre côté mais du leur», résume Patrick. Cependant, cette vie de squatteurs ne sinscrit pas en marge de la société, mais bien au sein de celle-ci. Les occupants du Katénaire ont dailleurs noué des liens amicaux avec le voisinage. Un repas de quartier, le 8 novembre dernier, a ainsi rassemblé une centaine de personnes. Il y en aura sans doute autant pour une soirée contes dAndersen, le 22 novembre. Pour peu quils ne soient pas fait expulser puisque la propriétaire, en dépit de bonnes relations avec les squatteurs — ils vont boire le café chez elle —, a lancé une procédure judiciaire pour qu’ils quittent les lieux (lire ci-dessous). Ce quils se sont engagés à faire quoi quil arrive en après la trêve hivernale. «Ce quon veut, cest rester ici pendant lhiver. En avril, on part quoi quil arrive.»


Sous le coup d’une expulsion
Le 8 octobre dernier, suite à une demande dexpulsion, le tribunal de grande instance de Toulouse a rendu son délibéré : le Katénaire doit être évacué dans un délai dun mois, soit à partir du 8 novembre. Pour lheure, les occupants nen ont pas été délogés. Et ne devraient pas lêtre. «La préfecture na pas été saisie dune demande de concours de la force publique de la part des propriétaires. LÉtat ne sautosaisit pas dune décision de justice», confirme Anne-Gaëlle Baudouin-Clerc, directrice de cabinet du préfet. Les squatteurs ont toutefois donné leur parole à la propriétaire quils quitteraient les lieux quoi quil arrive : «Ce nest pas un gros promoteur immobilier, cest une femme comme nous. Fille de ferrailleur, elle a hérité de ces locaux. Elle vend parce quelle paye 14.000 € de taxes foncière et dhabitation par an.»
Pas de trêve pour les squats
La trêve hivernale a commencé le 1er novembre et sachèvera le 15 mars prochain. Pendant cette période, aucune expulsion locative ne peut avoir lieu. Une disposition qui ne sapplique pourtant pas pour les squats bien que généralement respectée dans ces cas-là. Larticle L 613- 3 du Code de la construction et de lhabitation précise en effet quune évacuation peut avoir lieu en période de trêve hivernale dans deux cas : «lorsque les personnes dont lexpulsion a été ordonnée sont entrées dans les locaux par voie de fait ou lorsque ceux-ci sont situés dans un immeuble ayant fait lobjet dun arrêté de péril».

Leur presse (Jean-Louis Dubois-Chabert,
La Dépêche du Midi
), 16 novembre 2009.
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Mardi 17 novembre 2009

La municipalité (de gauche) de Turin avec à sa tête le sinistre Champiarino a décidé lundi 16 novembre lors d’un conseil municipal lexpulsion de tous les squats de la ville.

Sont particulierement concernés les squats anarchistes (l
Asilo, Barocchio, El Paso, Mezcal, lOstilo, la Boccia squat etc.).

Suite à cette déclaration de guerre, le mouvement des squats, anarchistes et autonomes en appelle à la mobilisation et à la résistance et on s
attend à des ripostes dans toute la ville face à toutes tentatives dexpulsion.

Le mouvement des squats anarchistes de Turin se trouve être une réalité importante qui existe depuis près de 30 ans.

Vous pouvez témoigner votre solidarité internationale en envoyant des messages de soutien sur les sites de Tutto Squat ou Indymedia Piémont et manifester auprès de l
’ambassade et des consulats italiens et autres représentations italiennes.

Tout soutien sur le terrain sera également le bienvenu.

Faites passer l
info autour de vous.

10… 100… 500… 1000… 5000… 10.000 occupazioni !

16 novembre 2009.
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Mardi 17 novembre 2009
À Chambéry, les squateurs des «Pilos» ont été délogés

Mardi 17 novembre, les forces de l’ordre ont investi lex-usine Pilottaz de Chambéry afin den déloger une vingtaine de squateurs.

Le 3 novembre, saisi en référé par la municipalité de Chambéry, le Tribunal de grande instance de Chambéry avait ordonné l
expulsion des occupants des lieux.

L
ex-usine Pilottaz, propriété de la ville, abrite des locaux associatifs, dont la salle de spectacles Jean Vilar. Depuis lété 2008, limmeuble était occupé par une vingtaine de jeunes gens souhaitant en faire un lieu «alternatif» de culture.

Mardi matin, un important dispositif policier a été déployé pour permettre lévacuation des occupants. Les squateurs sont sortis sans incident notable. Dès que les lieux ont été libérés, les policiers sont restés en position pour sécuriser le travail des agents de la Ville qui ont entièrement vidé les lieux des meubles et autres objets amassés là au fil des ans ou depuis le début de loccupation illégale.

Leur presse (La Vie nouvelle), 17 novembre 2009.



Les «Pilos» : la mairie de Chambéry explique sa décision

Dans un communiqué publié mardi 17 novembre, la mairie de Chambéry, propriétaire des locaux, explique les raisons qui l’ont amenée à faire appliquer, par le préfet, la décision dexpulsion rendue le 3 novembre par le tribunal de grande instance de Chambéry.

«Dès l
origine de cette occupation illégale de locaux lui appartenant, la municipalité a recherché le dialogue avec les squatters et tenté une conciliation. Mais les occupants nont pas donné suite aux propositions qui leur étaient faites pour un logement dans le parc locatif social, aucune demande de dossier de leur part na été déposée.

»En dotant les locaux dun verrou dont ils avaient seuls la clé, et en organisant des activités et des manifestations accueillant du public dans des locaux qui, du fait de leur prochaine démolition, ne répondaient pas aux normes de sécurité, ces occupants faisaient courir des risques à eux-mêmes et au voisinage, engageant la responsabilité de la ville en cas de dommage. Par ailleurs, cette occupation a fait lobjet de plaintes du voisinage et a amené les services de sécurité et dincendie à refuser lautorisation dutiliser la salle Jean Vilar située à côté de limmeuble.

»Au regard de ces éléments, la commune a été contrainte d
engager une procédure en expulsion, tout en cherchant à maintenir le dialogue avec le souci de trouver une solution amiable.

»Un protocole d
accord, homologué par le juge le 4 août, a ainsi été signé : les occupants sengageaient à évacuer le site avant le 1er septembre 2009 et à constituer une association destinée à signer un bail avec la commune qui sengageait de son côté à rechercher un lieu pouvant accueillir un projet de culture alternatif. Cet accord a été respecté par la commune qui a proposé un local à la Cassine. Mais les occupants nont pas tenu leurs engagements : ils sont restés dans les lieux et ont maintenu des activités recevant du public. Une nouvelle action judiciaire était alors inévitable, et le président du tribunal a fait droit à toutes les demandes de la Ville. Suite à la libération des Pilos, la municipalité a demandé à ses services de procéder sans délai à la sécurisation du site. Elle reste disponible pour rechercher un lieu daccueil pour un projet culturel alternatif à Chambéry des lors que ses interlocuteurs accepteront dutiliser les voies légales pour faire aboutir leur projet.

»Il faut préciser que les personnes assignées par la Ville devant le juge disposent chacune dune adresse à Chambéry ou dans une commune voisine.»

Leur presse (La Vie nouvelle), 17 novembre.



Évacuation spectaculaire d’un squat

Le squat des «Pilos» a été évacué hier matin par dimportantes forces de lordre mobilisées à Chambéry à la demande du préfet de Savoie. Une douzaine de jeunes dormaient dans lancienne usine de confection transformée en «lieu de vie et de création autogéré» quand lhuissier est venu leur annoncer que lexpulsion nallait pas tarder. Des hommes du GIPN (groupement dintervention de la police nationale) avaient déjà pris position quand policiers urbains et CRS se sont déployés autour du bâtiment.


L
intervention sest déroulée sans heurts, mais les jeunes ont fait savoir quils refusaient toute solution de logement durgence ou de logement social proposé par la mairie, propriétaires des locaux évacués.


Le squat des «Pilos» était connu des jeunes de la région qui le considéraient comme un «espace de création alternative et populaire». Mais il avait brusquement rappelé son existence au grand public quand une centaine de policiers l
avaient investi en mai dernier dans le cadre de lenquête sur lexplosion dune bombe artisanale à Cognin. Le squat aurait hébergé un temps deux jeunes impliqués dans lexplosion. Mais les squatters dénonçaient «lamalgame» et la volonté de la
ville de les faire partir. Pour la municipalité, les bâtiments voués à la démolition ne répondaient plus aux normes de sécurité. Après une tentative de conciliation sans succès, celle-ci engageait une procédure en expulsion, autorisée le 3 novembre.

Leur presse (Le Daubé), 18 novembre.



La justice a tranché pour les Pilots de Chambéry

Loccupation de limmeuble «Les Pilots» est illégale. Mardi 3 novembre, le tribunal a ordonné lexpulsion des occupants.

Propriétaire du bâtiment, lancienne usine Pilottaz transformée en locaux associatifs, la ville de Chambéry a saisi, en référé, le tribunal de grande instance. Laudience sest déroulée le 20 octobre. La décision a été rendue le 3 novembre.

Le tribunal «ordonne lexpulsion» de lensemble des occupants de limmeuble «sans délai, au besoin avec le concours de la force publique, et sous astreinte définitive de 30 euros par jour et par occupant». Par ailleurs, les trois jeunes gens qui ont comparu devant le tribunal, au nom du groupe, sont condamnés à verser «la somme de 600 euros au titre de larticle 700 du Code de procédure civile» afin de couvrir les frais engagés par la ville.

Les squatteurs des «Pilots», aussi appelés «Pilos», ont pris connaissance du jugement mardi après-midi et se sont immédiatement réunis pour décider des suites à donner. Sils ont la possibilité de faire appel de cette décision, cette démarche ne sera pas suspensive du jugement. Les occupants de limmeuble risquent donc lexpulsion : la trêve hivernale, du 1er novembre au 15 mars, ne sapplique pas aux personnes occupant des locaux «sans bail ni titre».

La ville de Chambéry a été informée de la décision du tribunal de grande instance par son avocat, Me Jean-Paul Calloud, mais ne pourra entamer, éventuellement, les démarches amenant à lexpulsion que lorsque la notification officielle écrite aura été reçue par Bernadette Laclais, maire.  Un huissier sera alors missionné pour informer les occupants des «Pilos» de lobligation de quitter les lieux.

Le bras de fer, engagé dès la fin de l
année 2008, se joue sur un terrain sensible : le groupe de jeunes gens défend lidée dun espace auto-géré, parvient à mobiliser assez largement, et régulièrement, autour de sa cause. Lancienne usine Pilottaz est occupée de la sorte depuis lété 2008. Depuis, il accueille des concerts et des événements culturels «alternatifs» et sert de logement à des squatteurs, dont certains ont élu domicile durablement, installant de nouveaux verrous sur les portes et filtrant les entrées. Dans son jugement, le tribunal de grande instance note que : «La commune a été contrainte dengager une procédure en expulsion, au regard de nouveaux éléments comme lorganisation dun concert dans les lieux sans autorisation, le 16 mai 2009, la présence de tags et de plaintes des habitants du quartier». Des discussions ont débuté entre la mairie et les jeunes squatteurs, pour trouver de nouveaux logements dans le parc locatif social et pour mettre à disposition un nouveau lieu pouvant accueillir des concerts. Un accord est intervenu au milieu de lété, pour une libération des lieux le 1er septembre ; ce qui na pas été fait.


«Nous résisterons jusqu’au bout»
Sollicités dès mardi par La Vie nouvelle, directement à lentrée de limmeuble, les occupants des «Pilos» navaient pas donné suite à cette demande dentretien à lheure de la mise sous presse de ce numéro, mercredi 4 septembre à midi.
Mais un texte publié sur Internet, permet den savoir un peu plus sur les intentions du groupe. «Nous attendons de connaître la suite des événements qui devraient se dénouer rapidement. Avec visite dhuissier et de keufs… ou pas. Nous trouvons cela légèrement fort de café. Ça ne gêne pas du tout la mairie socialiste dassumer ce geste, qui en dit long sur leur volonté politique. Ça ne va pas les gêner non plus dempocher le chèque du promoteur immobilier qui va racheter les locaux», est-il écrit.
La suite est encore plus claire. «Nous résisterons jusquau bout. Il ny a aucune raison de céder à leur “guerre psychologique”. Donc nous maintenons lensemble de nos activités : cest tout dans les salles danse et poterie, et cest tout à prix libre.» Et dannoncer lorganisation, le samedi 14 novembre, du «concert le plus risqué et le plus controversé de lhistoire des Pilos».

Leur presse (Patrick Plaisance, La Vie nouvelle), 16 novembre.

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Lundi 16 novembre 2009
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Dimanche 15 novembre 2009
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Vendredi 13 novembre 2009

Au petit matin, des flics qui font exploser des vitres, des portes et des murs pour déloger une dizaine d’habitant-e-s du 10 avenue Denfert-Rochereau, à saintÉtienne, occupé depuis juin.

Epora sont les propriétaires, un établissement public qui rachète des bâtiments avec les sous publics pour en faire ensuite profiter les opérations immobilières privées.

Notre maison est destinée à devenir … un parking, ou un rond-point, ou l’élargissement d’une rue, tout ça pour permettre de dégager l’entrée de l’écrasante «cité administrative des affaires» qui pousse à l’entrée de la ville.

Après quelques mois de vie collective et d’activités publiques fort sympathiques, voilà tous nos projets dans la rue… Mais nous n’avons pas dit notre dernier mot. Une boom était prévue pour demain soir, elle aura bien lieu quelque part un de ces jours.

La ville de saintÉtienne fait partie du Conseil d’Administration d’Epora. Lors du dernier conseil municipal, malgré les appels à prendre position, aucun-e élu-e n’a pris position quant à l’expulsion de ce lieu pendant la trêve hivernale.

Le préfet, lui aussi, a décidé d’expulser en pleine trêve hivernale.

N’hésitez pas à leur dire à quel point ils sont vilains (Epora, la municipalité, la préfecture…).

Et merci à toutes les personnes qui sont venues nous soutenir.

Le Numéro zéro, 12 novembre 2009.
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Jeudi 12 novembre 2009

Nous avons enfin trouvé le secret du socialisme municipal : Fermer progressivement les bars d’autorité (en gaspillant l’argent public pour les racheter !). Cela se passe à Rennes, et bientôt près de chez vous.

Ceci afin que les gens qui sortaient encore pour se parler (et nourrissaient une sociabilité culturelle ininterrompue depuis environ 2000 ans, au moins), restent désormais sagement chez eux devant leur télé-TF1, qui leur fera encore plus peur de sortir le soir. (Et leur ôtera définitivement toute idée de voter à gauche, bigre ?)

Épouvanter plus pour gagner plus, en quelque sorte. La voilà, la «désolation» de l’homme moderne consommateur isolé et apeuré, dénoncée en son temps par la philosophe anti-totalitaire Hannah Arendt.


Ce qui est remarquable dans cet article paru hier 10 novembre 2009 dans Ouest-France, c’est le mot «enfin», qui pèse tout son poids d’un sain et consciencieux soulagement d’honnête journaliste fort peu tenté par le doute, dans la phrase authentique : «En clair, il n’y aura plus de bar dans l’impasse des Barrières, qui, en l’absence d’un commerce ouvert tard le soir, pourrait enfin être équipée d’une grille fermée la nuit, ce que réclament les habitants du lieu depuis des années.»

Le jour même où l’on célèbre la chute du mur de Berlin !

Privatiser l’espace public, ériger des grilles et des digicodes en attendant la biométrie obligatoire, claquemurer les habitants, les empêcher de s’aimer et s’amuser, et même de se croiser, ruiner le commerce de proximité et empêcher les jeunes entrepreneurs en limonaderie de s’installer, assécher délibérément les lieux culturels non subventionnés, interdire les recoins pittoresques non-payants aux touristes et aux promeneurs curieux ou érudits, fermer les accès et les derniers abris encore accessibles aux sans-logis, voilà un humanisme de gauche comme on l’aime !

Oui, vraiment, vive Rennes, vive le PS, vive Sarkozy, vive la France.

Texte de Ouest-France, mardi 10 novembre 2009, sous la signature de Stéphane Vernay :

La Ville de Rennes rachète des bars, «rue de la soif»
La Ville est en cours de négociations pour racheter le fonds et les murs du bar «La Station», rue Saint-Michel. Les élus ont approuvé, hier soir, l’acquisition du bar «Le 1929», situé impasse des Barrières (dite impasse Saint-Michel), juste à côté de «La Station».
La Ville de Rennes a usé de son droit de préemption pour se porter acquéreur du bar Le 1929, impasse des Barrières (dite impasse Saint-Michel), au cœur de la rue de la soif. L’opération, présentée aux élus rennais hier soir, lors du conseil municipal, doit être bouclée d’ici au 4 janvier 2010. Le bar, bien connu des noctambules, devrait donc fermer d’ici à la fin de l’année. Montant de la transaction : 185.000 €.
Le 1929 et La Station concernés
Cet achat «accompagne la préemption récente du fonds de commerce» du 1929, révèle Nathalie Appéré, première adjointe au maire. En achetant à la fois le fonds de commerce et les murs commerciaux, ce que lui permet une loi entrée en application l’an dernier, la municipalité va pouvoir disposer totalement des locaux, ce qui est une nouveauté. En clair, la Ville ne sera pas obligée de rouvrir un nouveau bar au même endroit, ce qu’elle était contrainte de faire autrefois après préemption. Ce fut le cas, par exemple, lors de l’achat du café L’Angelus, à l’angle de la place de la mairie.
En achetant fonds et murs du 1929, la Ville annonce son intention de «limiter les activités commerciales de soirée» dans l’impasse des Barrières. «Une étude a été confiée à l’architecte conseil de la Ville, Bruno Régnier, pour envisager les évolutions de cet îlot, précise Nathalie Appéré. Et d’autres préemptions ou acquisitions sont également en cours dans ce secteur.»
Pas de réouverture possible rue de la Soif
En clair, il n’y aura plus de bar dans l’impasse des Barrières, qui, en l’absence d’un commerce ouvert tard le soir, pourrait enfin être équipée d’une grille fermée la nuit, ce que réclament les habitants du lieu depuis des années. Quant aux autres «préemptions ou acquisitions en cours dans le secteur», la Ville est en train de négocier le même type d’opération avec le bar La Station, rue Saint-Michel.
En vertu d’un arrêté préfectoral de 1995, les deux «licences IV» attachées à ces deux bars ne pourront pas être réattribuées à de nouveaux débits de boissons dans ce même secteur, identifié comme suréquipé en la matière. Cette double opération permettra donc à la Ville de faire diminuer le nombre de bars actuellement présents rue de la soif. Hier soir, la majorité n’a pas caché son intention de reproduire ce type d’opération dans ce secteur si de nouvelles opportunités d’acquisitions se présentaient.

Luc Douillard - Infozone, 12 novembre 2009
Liste d’information pour la France sauvage.

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Mercredi 11 novembre 2009

Le troisième arrondissement de Lyon autour du quartier de la Guillotière fait l’objet d’une répression policière qui s’est intensifiée depuis un an, date de l’ouverture du commissariat de police place Bahadourian. Au travers de récents événements, nous pouvons constater la volonté de contrôle de la population. Cela se traduit par le fait d’éviter tout débordement.

Des précédents

Dans la nuit de jeudi à vendredi 6 novembre, un groupe d’étudiants s’est réuni rue Vendôme dans un cadre festif. Suite à des plaintes de voisins, la police arrive et leur demande de se déplacer. Les étudiants se dirigent alors place Guichard. Ils sont suivis par une voiture de la BAC. Les premières discussions avec les policiers se passent de manière sereine. Suite à leur départ une heure plus tard, deux étudiants subissent un contrôle d’identité musclé (pris à la gorge, ils sont poussés violemment). Cette scène alerte deux de leurs ami(e)s qui se rapprochent afin de négocier leur départ avec les policiers. Sans sommation, les premiers coups des policiers tombent. Le reste du groupe s’attroupe autour des policiers. Les coups se mettent alors à pleuvoir, suivis de gaz lacrymogène. Un des membres du groupe situé en retrait se fait interpeller, frapper au visage et sur le corps à de multiples reprises une fois au sol. Il est sorti samedi après 36 heures de garde à vue. Résultat : un crâne ouvert, un bras cassé et de multiples ecchymoses, soit une soixantaine de jours d’ITT cumulés et une accusation de violences aggravées sur agents de la force publique. Finalement, les policiers reviennent sur leur plainte et la substituent en une simple rébellion. Les policiers ont reconnus s’être «blessés» aux phalanges et aux genoux en frappant. Verdict le 8 décembre en Maison de Justice.


Premier récit de l’expulsion du Komifo

Samedi soir, dès 22 heures une boum, en soutien au squat du Komifo contre sa fermeture, était organisée dans les lieux. Vers 2 heures du matin, un lourd dispositif policier (une cinquantaine de policiers de différents corps, des chiens) se met en place dans le but de mettre fin à la soirée et de vider les lieux. Après l’infiltration de trois agents, les participants réagissent en accourant vers la porte afin de contenir la police. De nombreux tirs de lacrymogène fusent, la pression policière se fait sentir. Une barricade se monte rapidement. Cependant, la police parvient à rentrer à l’aide de flash-balls. Les participants sortent par derrière entourés d’un cordon de CRS n’hésitant pas à frapper à l’aveuglette. Ils les alignent le long d’un mur et les laissent repartir direction rue de Créqui. Les différents groupes se font charger et certains sont passés à tabac. Étrangement, aux vues des violences policières, aucune interpellation mais surtout de nombreuses blessures (dents cassées, arcades ouvertes, hématomes…). Et des policiers qui, selon plusieurs témoins, regrettaient de «ne pas avoir pu plus s’amuser».


Second récit de l’expulsion du Komifo

Samedi soir, la soirée se passe pour la dernière fois au squat le Komifo, ça part avec un open-mic avec des gens du quartier, des camarades, ceux qui testent de prendre le micro, l’ambiance est bonne, y a du monde, parce que faut pas oublier que le Komifo a brassé beaucoup de gens, on s’y est rencontré, on s’y sent bien. Quand la boom est lancée, il est déjà tard, on a de l’énergie, on veut faire la fête ensemble, on se connait pas tous mais on est tous et toutes venus.es avec des potes ou on en retrouve sur place — excepté le gars louche qui ressemble à un deck et qui fourre son nez un peu partout (bizarrement les premiers flics en uniforme déboulent 5 min après son départ). Les corps et les esprits se chauffent et les premiers murs commencent à tomber, le Komifo, destiné à être détruit par la Mairie après l’expulsion, va l’être en partie pendant cette soirée. Cette énergie, si elle en déçoit certains, les scandalise ou les pousse dans leurs retranchements moralisateurs et méprisants, cette énergie est pourtant contagieuse et bientôt ce sont les toilettes, le toit et les murs qui sont soit mis à terre soit repeints par des phrases anti-flics, un fumi craqué dans le jardin contribue à l’ambiance ; quelques vitres et bien sûr le bar font les frais de cet élan de joie et de rage ; ils nous expulsent, on va pas non plus leur dérouler le tapis rouge…


Sur ces entre-faits, trois porcs de la nationale débarquent par la porte ouverte, laissée sans surveillance, et se dirigent directement vers le dancefloor où on les invite à regagner la sortie. C’est une escorte d’une quinzaine de personnes insultant et crachant sur les flics qui les ramènent à la porte… laquelle était alors fermée. Scène surréaliste, les flics sont coincés entre les portes du Komifo et des gens très énervés qui, décidément, n’apprécient pas leur présence. Malgré l’alcool et la rage ils s’en sortent, ils ont eu chaud. Des gens paniquent, ne se sentent pas en sécurité et décident de se faire la malle avant que la maison ne soit bouclée, très vite on entend ceux qui sortent par l’arrière : «Y a la BAC dans la rue». De toute évidence on se retrouve à plus d’une quarantaine à rester, à se dire qu’on veut être soudés et solidaires face à ce qui se passe. On cherche nos potes dans la confusion, on se tient. Une barricade est improvisée devant la porte à travers laquelle passent mollards et bris de verre jetés sur les decks par ceux qui tiennent l’entrée, les porcs se décident à gazer puis à entrer boucliers anti-émeutes aux bras après avoir défoncé la porte en quelques coups de pompes. Des objets sont balancés, pêle-mêle : plot de circulation, barbecue, balançoire… Un tir de flashball retentit, on se regroupe dans le fond du jardin, prêts à entamer une sortie collective, on commence à sortir sur le trottoir pendant que ceux qui assurent les arrières se font défoncer, les chiens sont lâchés. Jusque-là, on nous dit qu’on va nous laisser partir sans contrôles mais qu’il va y avoir des arrestations. On se décide à bouger ensemble pour se disperser ensuite, on s’en va en gueulant «Flics ! Porcs ! Assassins !» Certains groupes s’en sortent, d’autres se font courser et certains rattraper.

Les flics sont énervés ce soir, ils ne veulent ni arrêter, ni contrôler mais juste mettre des coups, pour le plaisir. Le mot passe on se cale un rencard et une ou deux heures plus tard, on se retrouve dans un appart’, au chaud. Contents de se retrouver, de se tenir ensemble. On fait le bilan : pas d’arrestations (à notre connaissance), de très rares contrôles d’identité, de nombreuses blessures, mais surtout, une impression d’avoir vécu quelque chose de fort à relativement nombreux, un désir de ne pas en rester là.

Alors voilà, la suite au prochain épisode…


Conclusion

Ces deux événements ne sont pas isolés et s’inscrivent dans une politique de répression et de gestion policière du quartier populaire et immigré de la Guillotière. Après l’opération «quais tranquilles», cela passe notamment par la Mission de Coordination des Actions de Sécurité et de Prévention développée par la Mairie du 3e arrondissement, qui vise notamment à un renforcement des effectifs de police pour assurer «la tranquillité des habitants et la lutte contre le sentiment d’insécurité». Pour autant, l’installation du plus gros commissariat de Lyon place Bahadourian, le «nettoyage» de la place du Pont, l’expulsion violente du Komifo, s’inscrivent plus dans une politique de répression sociale et de gentrification (exclusion des classes populaires du centre-ville) que de sécurisation de ses habitants. En somme, il s’agit de l’expulsion programmée de toutes les populations indésirables du quartier de la Guillotière. La hausse de la violence des interpellations conduit à des situations comparables à la répression subie lors de manifestations sauvages. Il paraît urgent de s’organiser afin de combattre le sentiment d’impunité dont jouissent chaque fois plus les forces de police lors de leurs opérations de «sécurisation».

Rebellyon, 11 novembre 2009.

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Mardi 10 novembre 2009

Métro parisien, mars 2006
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Mardi 10 novembre 2009

Nous, Mardi Blanc, le collectif des Mal-logés en lutte, le parti situationniste courant suicidaire, la fraction armée Être et Temps, le collectif des étudiants post-hégeliens mal logé, les «pas mal logés à venir» (tendance scissionniste et messianiste du collectif des Mal-logés en lutte) — on ignore toujours si Jeudi Noir a participé à l’affaire) — avons décidé de ne pas écrire de communiqué relatif à l’expulsion de l’occupation du 50 rue sainte-Croix de la Bretonnerie, Paris 4e, ce mardi 3 novembre.

En revanche, nous soutenons avec force la coopération étroite et sans faille entre les différents pouvoirs, la centaine de gendarmes mobiles et leurs fourgons, les policiers et leurs commissaires, les agents des renseignements intérieurs (DCRI), la BAC, le préfet et la mairesse socialiste du 4e arrondissement, les bureaucrates irréprochables de Paris-Habitat (bailleur social), pour mettre fin à l’infamie d’occuper des logements actuellement vides et destinés à devenir les emblèmes durables du HLM qui repousse les pauvres hors du Grand Paris.

À bas le Marais-cage,
Vive le Marais libre !

Bellaciao, 9 novembre 2009.
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Dimanche 8 novembre 2009

Le jugement concernant la Chauve-Souris est tombé il y a peu. Nous sommes condamnés à payer 1050 euros et quitter les lieux pour le 10 décembre au plus tard. L’abus de droit plaidé par notre avocat n’a pas été entendu par le juge. Le droit à la propriété a donc gagné ; dans ce pays, on a le droit de jeter des gens à la rue en plein hiver pour disposer de son bien et le faire raser.

Le juge se lave les mains en ajoutant que le droit au logement, inscrit dans la constitution, ne peut peser sur un privé mais bien sur les pouvoirs publics.

Message reçu 5 sur 5 par les autorités communales qui ont accepté de nous rencontrer pour tenter de trouver une solution. Nous sommes bien sûr ouverts au dialogue mais dans l
attente, nous gardons toutes les options ouvertes pour nous défendre de ce jugement partial.

Nous vous invitons à une action, pour la liberté d
occuper des bâtiments abandonnés, pour la défense des squats et des centres sociaux occupés. En effet, nous ne sommes pas les seuls dans le cas, la gare des sans-papiers, occupée et autogérée par les migrants eux-même, devrait en principe être quittée pour la fin décembre. Il est vraiment curieux quà Liège, il nexiste pas de trêve hivernale.

Soyons nombreux à cette manifestation pour faire entendre notre indignation ! Pourquoi devrions-nous quitter les lieux alors qu
aucun projet à court ou moyen terme nest envisagé !?

Rendez-vous le 14 novembre à 17h sur lesplanade St-Léonard. La manif se terminera à la Chauve-Souris où nous ferons la fête ! Pour celles et ceux qui viennent de loin, un sleeping sera prévu au centre social.
Comment y arriver ?
De la gare des Guillemins ; prendre les bus 1 ou 4 direction St-Lambert, descendre à lesplanade St-Léonard.
De la gare du Palais ; sortir et prendre à gauche, passer derrière le palais de justice, prendre la rue Hors-Chateau jusquà lesplanade St-Léonard.



Les prochaines activités :
Samedi 7 novembre à partir de 21h : Pan de Capazo, musique traditionnelle espagnole
Vendredi 13 novembre : Climate Horror Party, benefit pour organiser le voyage vers Copenhague
Samedi 27 novembre : TADDA!Party 4800
Entrée prix libre

Indymedia Liège, 4 novembre 2009.
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Samedi 7 novembre 2009
Expulsion du squat de Sainte-Croix de la Bretonnerie mardi 3 novembre à Paris

Le collectif des mal-logés en lutte a ouvert des appartements laissés vides depuis des années par la mairie de Paris (Paris Habitat) au 50 rue Sainte-Croix de la Bretonnerie (Paris 4e).

Le bailleur a fait appel aux forces de l’ordre, policiers, gardes mobiles, CRS ont mené un assaut contre les appartements occupés et défoncé les portes au bélier.

50 représentants des forces de l
ordre participaient au dispositif.

Les occupants, parfaitement pacifiques ont été arrêtés et pris en audition libre sous l
accusation fausse de destruction volontaire de biens privés.

Une manifestation de soutien de quelques dizaines de personnes a été dispersée par la violence. On compte au moins deux blessés.

D
autres mal-logés militants du Collectif étaient restés dehors notamment les familles avec enfants.

Une des mal-logés vouée à être logée sur le lieu était de la liste des Don Quichotte ayant prétendument reçue une «solution» à l
issue du mouvement en février 2007. Elle na jamais quitté la rue depuis (sauf depuis sa récente intégration dans le collectif).

On compte également des chômeurs, salariés de la municipalité parisienne, femmes seules avec enfants, étudiants en difficulté, SDF parmi les expulsés.

Le fait d
avoir fourni des justificatifs de domicile et dinstallation depuis 10 jours na pas été pris en compte, aucune négociation na eu lieu. Aucune place na été fournie au droit pour envisager son application.

Un représentant de Paris Habitat était sur place, il a refusé toute négociation.

Les arrêtés ont été emmenés dans le commissariat du 12e en manifestant lors de leur embarquement, ils ont reçu un fort soutien de la population du quartier.

Collectif des mal-logés en lutte
Indymedia Nantes, 4 novembre 2009.


Les jeunes évacués d’un squat à Paris issus de lultragauche, dit la police

La douzaine de jeunes gens, évacués mardi soir par la police dun squat rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie à Paris (IVe), sont «issus de la mouvance de lultragauche», a annoncé mercredi une source policière.

Cette source a confirmé l
évacuation pour «occupation illégale» dun immeuble apparemment vacant par «un noyau de militants» présumés «issus de lultragauche» constitués en un «vague groupuscule aux contours encore mal définis». Les jeunes gens étaient venus de la proche banlieue parisienne, a précisé la source.

La préfecture de police de Paris (PP) a également confirmé l
évacuation, précisant quil y a eu seize interpellations au total «pour vérifications didentité». Ces personnes ont ensuite été remises en liberté mardi soir, a précisé la PP.

On ignorait si l
évacuation avait un lien avec loccupation par une quinzaine de militants de lassociation Jeudi Noir, depuis samedi, dun hôtel particulier, 1, place des Vosges, tout proche du squat. On ignorait également si des militants de Jeudi noir ont participé à lopération rue Saint-Croix-de-la-Bretonnerie.

Leur presse (AFP), 4 novembre.


Le GIPN mobilisé pour l’évacuation du squat rue de Paris à Rennes

La grande maison, achetée par la mairie de Rennes, était occupée depuis une semaine par des jeunes militants d’extrême gauche, au 47, rue de Paris, dans un quartier huppé de Rennes. Hier soir, Me Hubert, l’huissier de justice chargé d’appliquer l’ordonnance d’expulsion du tribunal, a réussi à convaincre les squatters de la nécessité de quitter les lieux.

Ce matin, quand 75 policiers et CRS sont intervenus, la grande bâtisse était déserte. Cela n’a pas empêché une équipe du GIPN de défoncer le portail en bois de l’entrée à coups de bélier. «La plupart ont trouvé un autre endroit pour se loger, explique Me Hubert. Ils ont finalement compris qu
’ils n’avaient aucune chance face aux forces de l’ordre.»


Ras-le-bol de la société de consommation

À l’intérieur, la confusion la plus totale règne encore. Les policiers ont trouvé un bivouac improvisé dans le jardin de la propriété où des banquettes et des tables ont été installées. Les murs ont été tagués d’inscriptions engagées. C’est dans cette ambiance que vivaient les jeunes squatters, parfois au nombre d’une cinquantaine. L’intervention de la force publique était aussi motivée par un besoin de sécurité. Un des planchers du premier étage montre des signes de faiblesse. Le risque d’effondrement est réel.

Depuis une semaine, des banderoles exprimant le ras-le-bol de la société de consommation, pendaient des fenêtres de la maison. Le départ de cette maison, rue de Paris, ne règle pas le problème. Les jeunes occupants exprimaient la semaine dernière leur détermination à se faire entendre. «Personne ne peut nous empêcher de trouver un autre squat pour nous loger, nous rencontrer, nous organiser», confiait un jeune homme.

Leur presse (Serge Le Luyer, Ouest-France), 3 novembre.
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