C'est bon le poulet grillé

Mardi 10 novembre 2009
Premiers comptes-rendus de la conférence de presse Flash-ball à Nantes hier

(On regrettera vivement la sous-présentation des argumentations de nos invités venus de Paris, Philippe Castel pour la FSU et Benoit Muracciole pour Amnesty international, alors que certains journaux locaux ont préféré exposer la thèse de policiers nantais qui ne sont d'ailleurs pas désignés clairement. Il faudra donc organiser une nouvelle conférence de presse de toutes les familles de victimes avec leurs avocats, prochainement à Paris.)

(Ce mail n'est pas responsable des imprécisions ou omissions relevables dans ces articles.)

(Nota : L'article de Guillaume Frouin paru ce matin dans 20 minutes semble le meilleur de la Presse écrite régionale, et le seul à évoquer les déclarations de Didier Hude, de la FSU 44, selon lesquelles, en substance, les policiers républicains à Waldeck-Rousseau seraient marginalisés et intimidés par des collègues extrémistes.)

(Post-scriptum : On notera que selon 20 minutes, François Mainsard, directeur départemental de la sécurité publique, déclare n'avoir jamais reçu de demande de pièces de la part du juge d'instruction… Étonnant non ? Allégation également parue dans Ouest-France ce matin.)

(Les ex-RG du «Renseignement intérieur» nous ont téléphoné tout à l'heure, mardi après-midi… : ils voulaient savoir ce qu'était ce projet de coordination des familles et avocats des victimes de tirs de flash-ball au visage…)

Luc Douillard - Infozone, 10 novembre 2009
Liste d’information pour la France sauvage.


Jeunes blessés à l'œil par Flash-Ball : les familles se mobilisent

Le père d'un jeune Nantais blessé à un œil par un tir de Flash-Ball lors d'une manifestation étudiante en 2007 a annoncé lundi que plusieurs familles de victimes se mobilisaient pour faire interdire l'usage de cette arme «inappropriée au maintien de l'ordre». «Nous avons mis en place une coordination nationale des familles de victimes et de leurs avocats qui travailleront désormais en réseau», a dit Luc Douillard à la presse à Nantes.

Son fils de 16 ans a quasiment perdu l'usage d'un œil après avoir été touché par un tir de Flash-Ball fin novembre 2007 lors d'une manifestation contre la loi Pécresse sur l'autonomie des universités à Nantes. «Notre objectif est qu'une telle chose n'arrive plus à personne d'autre. Nous sommes pour la suppression totale du Flash-Ball, inapproprié au maintien de l'ordre», a-t-il ajouté.

Après l'incident, son fils avait eu trois semaines d'interruption temporaire de travail. Le jeune homme aura des séquelles à vie. Dans cette affaire, une enquête de l'Inspection générale de la police nationale a conclu en juin 2008 à l'emploi d'un Flash-Ball par un policier désormais «identifié, sans que celui-ci ne soit mis en examen», a dit M. Douillard, précisant que le suspect avait été placé «sous statut de témoin assisté».

«Nous attendons depuis deux ans cette mise en examen, cela nous paraît (un délai) exagéré, sachant que, dans une affaire similaire comme Montreuil, il a fallu moins de trois mois pour aboutir à ce résultat», a-t-il conclu. Début juillet, un homme de 34 ans avait perdu l'usage d'un œil pendant une manifestation en Seine-Saint-Denis après avoir été touché par un tir de Flash-Ball. Un policier de la brigade anticriminalité (BAC), soupçonné d'en être l'auteur, avait été mis en examen pour «violences volontaires» fin septembre. Plusieurs incidents du même type ont eu lieu cette année à Toulouse, Villiers-le-Bel (Val d'Oise) et Neuilly-sur-Marne (Seine-Saint-Denis), a rappelé M. Douillard.

AFP, 9 novembre.


Ils veulent interdire le flash-ball

Deux ans après la blessure de Pierre Douillard, à Nantes, ses parents haussent le ton et lancent une coordination.

«Cela fera bientôt deux ans que Pierre a eu l'œil droit mutilé par un tir de flash-ball. Il n'y a plus d'incertitude sur le policier qui a tiré. Mais il n'a eu aucune sanction et l'instruction est toujours en cours», s'impatientent les parents du lycéen de 17 ans blessé le 27 novembre 2007, lors d'une manifestation au rectorat.

Ils dressent un parallèle avec une affaire à Montreuil. «Une personne a eu oeil grièvement blessé par un flash-ball cet été. Le policier est, depuis, mis en examen, avec interdiction d'utiliser une arme, soulignent Luc Douillard et Emmanuelle Lefevre. À Nantes, nous avons le sentiment que les autorités tardent à remettre des documents réclamés. Nous demandons notamment la saisie de l'intégralité des films effectués par les policiers le 27 novembre, ou encore les circulaires d'origine sur l'utilisation du flash-ball. Nous craignons des entraves à l'avancée de l'enquête du juge d'instruction.»

«Les délais se rallongent et sont difficiles à vivre, temporise leur avocat, Me Franck Boëzec. Le juge s'est donné un mois supplémentaire pour réunir les pièces.» Jusqu'à fin novembre. «Il faudra établir toutes les responsabilités individuelles : celle du policier et des supérieurs qui ont donné l'ordre de tirer.»

Pierre Douillard avait été touché par un lanceur de balles de défense (LDB-40), plus puissant qu'un flash-ball. «Cette arme était alors en expérimentation, rappellent ses parents. Pierre fut le premier mutilé. Cinq autres personnes ont depuis été blessées : à Montreuil, Toulouse, Villiers-le-Bel, Neuilly-sur-Marne. Nous créons une coordination nationale des familles de victimes et de leurs avocats afin d'obtenir l'interdiction définitive du flash-ball.»

Emmanuel Vautier, Presse Océan, 10 novembre.


Lycéen blessé en 2007 : l'enquête se poursuit

Il avait été sérieusement blessé à l'œil, lors de l'évacuation du rectorat. Ses parents ont organisé une conférence de presse hier.

Il y a deux ans

Le 27 novembre 2007, étudiants et lycéens manifestent contre la loi Pécresse au rectorat. L'inspecteur d'académie demande l'évacuation. Les forces de l'ordre interviennent. Les manifestants sont poussés dehors et certains lancent des projectiles. Les policiers font usage d'un flashball et d'un lanceur de balles de défense, muni d'un laser. Cette arme plus puissante que le flashball est alors en expérimentation à Nantes. Celle-ci pourrait être à l'origine de la blessure d'un lycéen, de 17 ans, touché à l'œil droit. «La rétine a été irrémédiablement abîmée», précise sa mère qui a porté plainte.

Un policier témoin assisté

L'enquête de la police des polices ne permet pas d'éclaircir les circonstances dans lesquelles le lycéen a été blessé. Le procureur saisit deux juges d'instruction. L'été 2008, une enquête est ouverte pour «blessures volontaires ayant entraîné une incapacité de travail supérieure à huit jours avec la circonstance que les faits ont été commis avec arme par une personne dépositaire de l'autorité publique». Le fonctionnaire qui a tiré avec le lanceur de balles est placé sous le statut de témoin assisté. Il a accès à l'ensemble du dossier mais ne fait l'objet d'aucune poursuite.

Au printemps, une reconstitution a lieu avec deux experts en balistique. «Un policier casqué et cagoulé tire à travers les grilles du rectorat qui sont fermées et quand les manifestants sont dehors. Pourquoi ? Sur qui tire-t-il ? À quelle distance ?», interroge la famille. «L'intervention s'est faite dans un cadre réglementaire», insiste le syndicat de police Alliance.

Ça patine ou pas ?

Pour la famille du lycéen et le groupe du travail créé à cette occasion, «l'instruction s'enlise. Sur les enregistrements vidéos remis par la police, ne figure pas la scène du tir.» Le patron de la police affirme qu'il transmettra tous les documents que la justice lui demandera.

Ailleurs en France

Une coordination nationale des familles de victimes et de leurs avocats est sur le point de se constituer. L'objectif : interdire l'usage du flashball en s'appuyant sur des incidents similaires. Notamment avec ceux de Montreuil où un manifestant a eu un œil arraché. Dans cette affaire, un policier a été mis en examen. Amnesty international France a demandé au ministre de l'Intérieur, un rapport sur l'utilisation des armes non létales. «Nous constatons que la formation des policiers n'est pas suffisante.»

Marylise Couraud, Ouest France, 10 novembre.


Le super flash-ball dans le viseur

C'était le 27 novembre 2007. Au rectorat de Nantes, en marge d'une manifestation contre la loi Pécresse, un lycéen de 17 ans recevait en pleine tête un tir de lanceur de balles de défense (LBD), un «super flash-ball» réputé sept fois plus puissant qu'un pistolet à balles en caoutchouc ordinaire. Depuis, Pierre D. «a perdu l'usage de son œil droit», se désole sa mère. Hier, avec son mari, elle s'est inquiétée de «l'entrave» faite par les autorités policières à l'enquête des deux juges d'instruction. Elle a réclamé la mise en examen du policier responsable — clairement identifié —, comme d'autres l'ont été dans des circonstances similaires, en juillet, à Montreuil-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).

«Il ne s'agit pas de s'en prendre à un lampiste, prévient le père du lycéen. Nous voulons qu'une enquête soit menée sur sa hiérarchie pour mise en danger de la vie d'autrui : cet homme n'aurait pas tiré sans en avoir reçu l'ordre.» Le couple a reçu dans sa démarche le soutien de syndicats enseignants. «Certains policiers se conduisent comme des cow-boys, car ils ont un sentiment d'impunité, fustige Didier Hude, secrétaire de la FSU en Loire-Atlantique. À Waldeck-Rousseau, quand on est un policier républicain, il faut savoir se faire petit pour ne pas avoir de soucis avec ses collègues.» Contacté par 20 Minutes, le directeur départemental de la sécurité publique n'a pas souhaité faire de commentaire. «Si le juge d'instruction me demande des pièces, je m'exécuterai immédiatement», a simplement déclaré François Mainsard.

Guillaume Frouin, 20 minutes, 10 novembre.


Les parents d'un lycéen blessé réclament l'interdiction du Flash-Ball

Les parents d'un jeune Nantais ayant quasiment perdu l'usage d'un œil à la suite d'un tir de Flash-Ball réclament «l'interdiction de l'usage de cette arme inappropriée au maintien de l'ordre».

Les faits sont survenus le 27 novembre 2007 lors d'une manifestation étudiante. Deux ans après avoir déposé plainte, la famille de la victime s'impatiente. «Le policier qui a tiré est désormais clairement identifié mais rien ne se passe, dénonce Luc Douillard, père du blessé. À Montreuil, le 8 juillet, une personne a eu l'œil grièvement blessé par un tir de Flash-Ball. Les autorités ont réagi, le policier est mis en examen, avec interdiction d'utiliser une arme.» À Nantes, l'auteur présumé du tir a été placé sous le statut de témoin assisté. La partie civile exige la saisie de l'intégralité des films tournés par les policiers, ainsi que les circulaires relatives à l'emploi du lanceur de balles de défense, arme plus puissante que le Flash-Ball, alors en expérimentation.

Yan Gauchard, Le Monde, 10 novembre.


Les parents d’un lycéen éborgné combattent l’usage du flashball

Elles s’organisent, les familles de blessés tels que Pierre Douillard. Ce lycéen avait perdu un œil le 27 novembre 2007 suite à un tir de flashball venant d’un policier. Cela dans l’évacuation par les forces de l’ordre de la manifestation qui se tenait dans le rectorat de Nantes. Les étudiants luttaient alors contre la loi Pécresse.

Deux ans et un long parcours judiciaire plus tard, la famille de Pierre Douillard tenait une conférence de presse hier. Elle dressait un bilan de ceux deux ans, et avertissait de ses intentions. «Cela fera bientôt deux ans que Pierre a eu l’œil droit mutilé par un tir de flash-ball. Il n’y a plus d’incertitude sur le policier qui a tiré. Mais il n’a eu aucune sanction et l’instruction est toujours en cours», s’indignent les parents. Toutefois, le policier incriminé ne peut plus porter d’armes.

Ils sont décidés à aller jusqu’au bout de la procédure. Mais l’avenir, pour la famille, consiste aussi à s’organiser pour lutter contre ces armes dites de défense. Après Pierre, cinq personnes en France ont été blessées par ces lanceur de balles de défense (LDB-40 de leur petit nom). «Nous créons une coordination nationale des familles de victimes et de leurs avocats afin d’obtenir l’interdiction définitive du flash-ball», ont annoncé les parents de Pierre.

evous.fr, 10 novembre.


Les victimes de flash-ball s’impatientent

Visé à la tête et frappé par un flash-ball dans une manifestation lycéenne parfaitement calme, Pierre a perdu l’œil droit le 27 novembre 2007 à Nantes. Inconnu de la procédure pendant des mois, le policier cagoulé de la brigade anticriminalité (BAC) qui, derrière une grille, a tiré sur le lycéen est désormais identifié. Mais pas mis en examen pour autant. Une anomalie judiciaire qui provoque l’impatience de la famille.

En lien avec d’autres jeunes victimes de flash-ball en France, elle a tenu lundi une conférence de presse. «Nous voulons réparation pour notre fils, ont dit les parents de Pierre, mais surtout que plus jamais des jeunes puissent être mutilés pour avoir manifesté.» L’arme, un LBD, lanceur de balle de 40 mm, est-elle autorisée hors légitime défense, la visée au visage permise ? Le juge d’instruction a accordé un délai supplémentaire à la police qui rechigne à fournir le texte réglementaire d’usage de ce matériel et les images vidéo manquantes tournées sur place. Lors du tir, une caméra serait justement tombée en panne et un autre policier aurait arrêté de filmer à l’instant précis.

Libération, 10 novembre.
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Dimanche 8 novembre 2009
Saint-Maur (Val-de-Marne) :
un policier agressé en dehors de son service


Un policier a été agressé vendredi à Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-) alors quil n’était pas en service, a annoncé samedi la préfecture du Val-de-Marne. Le jeune homme, âgé de 24 ans, adjoint de sécurité au commissariat de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne), effectuait un jogging sur les bords de Marne lorsquil a été ceinturé par deux individus qui ont tenté de lui subtiliser son .

En découvrant sa carte de police, les deux agresseurs l
ont «mis à terre» puis lui ont tiré dans les jambes à plusieurs reprises à laide dun pistolet à grenailles, avant de prendre la fuite sans récupérer le portefeuille. Le policier a été hospitalisé vendredi en fin daprès-midi au hospitalier intercommunal de Créteil dont il est sorti dans la soirée.

«Il est dans un état de choc profond», a témoigné Luc Déramond, secrétaire régional du syndicat de police Alliance, qui dénonce des «agressions à répétition» contre ses collègues hors service.

«Un fonctionnaire hors service a été roué de coups il y a trois semaines. En avril, un policier hors service qui avait surpris des cambrioleurs dans un parking a été aspergé d
essence par deux individus qui ont tenté de limmoler», explique-t-il. «On sattaque à linstitution, il faut absolument quon ait des peines sévères et vraiment lapplication des peines-planchers», a-t-il ajouté.

Leur presse (Le Parisien), 7 novembre 2009.


Savoie : des tirs sur un policier retraité

Le parquet dAnnecy a ouvert aujourdhui une information judiciaire pour tentative dassassinat, à la suite de deux attaques par balles visant un policier à la retraite en Haute-Savoie, a-t-on appris de source judiciaire.

Le 20 et le 31 octobre, le policier, ex-numéro deux du commissariat de Thonon-les-Bains (Haute-Savoie) âgé de 60 ans, a été la cible de deux attaques par balle. Le 31 octobre, il a été visé par un inconnu alors qu
il sortait de son domicile à Publier (Haute-Savoie) et a été grièvement blessé à la tête par des projectiles tirés avec un fusil de chasse.

Les enquêteurs de la police judiciaire d
Annecy navaient toujours pas pu lentendre mardi car il a été hospitalisé dans un état grave. Le 20 octobre, il avait été également victime dune agression par balles à son domicile, lors de laquelle il avait été légèrement blessé par les éclats de verre dune baie vitrée, qui avait explosé à la suite dun coup de feu.

Conflit de voisinage, affaire privée ou liée à son passé de policier, les enquêteurs ne privilégiaient pour l
heure aucune piste.

Cet ex-policier à la retraite depuis quelques années, qui continuait à effectuer ponctuellement des permanences au commissariat de Thonon-les-Bains, avait travaillé aux renseignements généraux à Paris dans les années 70/80, selon son entourage.

Leur presse (AFP), 3 novembre.
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Vendredi 6 novembre 2009
Course-poursuite mortelle de Gray :
Deux communiqués


Suite à la publication d’un communiqué de soutien du colonel de gendarmerie, je tenais à publier le mien :

Je soutiens le gibier
Au-delà de la douleur de la famille du défunt et devant laquelle je mincline, je tiens à exprimer mon total soutien à la population de Gray légitimement indignée. Je rappelle fermement et tristement quune tentative de contrôle se termine par la mort dun jeune de 22 ans, percuté par les forces de lordre lors de sa fuite.
Malheureusement, le conducteur assermenté na eu ni les capacités physiques, ou les réflexes, ou la volonté nécessaire due à son rang pour éviter le véhicule de la victime qui stoppait brusquement.
Lenquête de linspection technique de la gendarmerie déterminera toutes les circonstances techniques de ce tragique accident, mais pour autant, je rappellerai que depuis quelques temps et de façon de plus en plus fréquentes, de nombreux jeunes meurent en tentant de se soustraire à des contrôles policiers devenus pesants au quotidien, leurs véhicules se faisant percuter par leurs poursuivants.
Les populations les plus fragiles (immigrés, jeunes…) paient chaque année un lourd tribut pour la liberté de tous dans le travail des forces de lordre dont elles attendent quelles accomplissent simplement leur sale besogne, mettre à disposition du système judiciaire étatique des individus et non les éliminer.


Ci-dessous, le communiqué des gendarmes :
Au-delà de la douleur de la famille du défunt et devant laquelle je m’incline, je tiens à exprimer mon total soutien à mes hommes que je ne peux laisser impunément traiter de meurtriers ou d’assassins. Je rappelle fermement et sereinement que nous avons eu à faire face à une série d’actes graves qui à deux reprises ont consisté à percuter volontairement et à renverser les forces de l’ordre qui tentaient de faire cesser ces infractions. Malheureusement, le choc n’a pu être évité face à quelqu’un de déterminé qui a volontairement et brusquement freiné sur une poursuite à vive allure.
L’enquête de l’inspection technique de la gendarmerie déterminera toutes les circonstances de ce tragique accident, mais pour autant, je rappellerai qu’un gendarme en Haute-Saône a été récemment renversé et gravement blessé sur un contrôle routier, un second a été tué dans un département voisin dans des conditions similaires et que les forces de l’ordre chaque année paient un lourd tribut pour la sécurité de tous et que nous continuerons d’œuvrer en ce sens.

Drapeau noir, 4 novembre 2009.


Gray (70) : manifestation suite au raid mortel

Les jeunes du quartier des Capucins à Gray contestent la version des faits présentée par la gendarmerie.


Deux jours après la course-poursuite entre gendarmes et fugitifs qui a fait un mort et un blessé grave dimanche à Gray, la tension est toujours palpable dans la cité haut-saônoise ce mardi 3 novembre. Dans la matinée, une centaine de jeunes du quartier des Capucins ont manifesté dans les rues de la ville. Un rassemblement spontané mais sans débordement. Alors que l’enquête se poursuit pour établir la vérité sur ce qui s’est vraiment passé, tous les jeunes présents, originaires du quartier des Capucins où vivaient les deux victimes de l’accident, contestent la version des faits présentée par la gendarmerie.

Leur presse (France 3 BFC), 4 novembre.


Un
mort lors dune course-poursuite

Un accident à lissue dune course-poursuite entre un véhicule de gendarmerie et une voiture ayant forcé un contrôle, a fait un mort et un blessé grave parmi les occupants de la voiture, tôt aujourdhui à Gray (Haute-Saône), a-t-on appris auprès de la préfecture de ce département.

La gendarmerie de Gray avait été sollicitée dans la nuit de samedi à dimanche pour intercepter une Renault Clio suite à «un refus d
obtempérer» face aux gendarmes de Langres (Haut-Marne), à une soixantaine de kilomètres de Gray.

En fuite, arrivant près de Gray, le conducteur de la Clio a forcé un premier barrage à vive allure avant de tenter à deux reprises d
envoyer au fossé le véhicule de gendarmerie qui avait pu se porter à sa hauteur, a indiqué Christian Jean, directeur de cabinet du préfet.

Ensuite, à l
entrée de la localité, vers 04H30, alors que la chaussée était glissante, la Clio a freiné mais a fini sa course dans le mur dune pharmacie, a ajouté cette source.

Le conducteur, âgé de 22 ans, connu des services de police et qui ne s
était pas présenté la veille à un contrôle judiciaire, est décédé des suites de ses blessures au CHU de Besançon. Le passager, grièvement blessé, a lui été admis dans un hôpital à Gray. Les deux hommes sont domiciliés dans un quartier réputé sensible de cette localité.

Leur presse (AFP), 1er novembre.
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Mardi 3 novembre 2009
Athènes, 10 décembre 2008
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Vendredi 30 octobre 2009
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Vendredi 30 octobre 2009
Le jeune inventeur du «lance-patates» affole la police

Un lycéen dijonnais qui avait fabriqué un «patator», un «lance-patates» artisanal, et montré ses exploits de lanceur de tubercule sur internet, s’est vu activement interrogé par trois policiers.

«J’ai été interrogé le 14 octobre pendant une heure et demie par trois policiers. On m’a dit que l’utilisation et la divulgation (sur internet, ndlr) d’un patator étaient interdites, et on m’a parlé de terrorisme, je ne comprenais pas», a déclaré à l
AFP Jérémy, 16 ans.

L
adolescent, élève en 1ère scientifique dans un lycée dijonnais, confirmait les informations relatées mercredi par le quotidien régional Le Bien Public, et également confirmées en partie par la police à lAFP.

«On m
a posé des tas de questions sur les deux vidéos que jai mises en ligne sur YouTube : celle où on me voit essayant mon “patator” dans le jardin et une autre», dans laquelle il est question dune mini-fusée propulsée par un mélange de «bicarbonate de soude et de vinaigre», a expliqué Jérémy.



«On m
a dit que je pouvais fabriquer une bombe avec ce mélange, cest absurde !», a affirmé le lycéen, qui a toutefois conservé son «patator».

Et le jeune homme d
expliquer «avoir confectionné avec (son) père» ce lance-patates, sorte de bazooka artisanal fait de deux bouts de tuyau dans lequel est introduit un produit inflammable déclenché avec un allume-gaz et qui permet dexpulser violemment à plusieurs mètres des pommes de terre ou tout autre objet.


«Pour nous, cette affaire est réglée, nous avons simplement voulu vérifier si cet engin était dangereux ou pas», s
est défendu mercredi un porte-parole de la direction départementale de la sécurité publique (DDSP), interrogé par lAFP.

La «procédure» a toutefois été transmise au parquet de Dijon, qui décidera de donner suite ou non à cette rocambolesque affaire.

Leur presse (AFP), 28 octobre 2009.



Le «patator» dun jeune longvicien le mène au commissariat

Il y a deux semaines, un jeune longvicien de 16 ans et ses parents ont été entendus au commissariat de Dijon pour évoquer des vidéos postées sur internet par ladolescent.

Jérémy, qui utilise le pseudo «jeje534» sur YouTube, a en effet posté plusieurs vidéos depuis un peu plus d’un an. L’une d’entre elles, visionnée à peine plus de 270 fois, montre l’utilisation d’un «patator» de plus d’un mètre, soit un lance patate fabriqué avec deux bouts de tuyau en PVC, dans lequel il est introduit un produit inflammable (bombe à insecticide) et qui est déclenché avec un allume-gaz. Une autre vidéo, visionnée plus de 2800 fois, montre une mini-fusée fabriquée à base de vinaigre et de bicarbonate de soude.

Le 13 octobre dernier, la police municipale de Longvic, prévenue par une source, a prévenu à son tour la police nationale de l’existence de ces vidéos. Le 14 octobre, place Suquet à Dijon, Jérémy a été entendu d
un côté, ses parents dun autre. Tous les trois ont pu ressortir à lissue des entretiens. Laffaire a été transmise au parquet de Dijon.

Leur presse (Le Bien public), 27 octobre.
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Lundi 26 octobre 2009
AVANT

Fréjus : Vaste opération de police jeudi soir dans les cités

L’opération denvergure, menée par la police nationale la nuit dernière avait un double objectif. Les importantes forces mobilisées ont montré à la population des quartiers de Villeneuve et de la Gabelle, combien elles étaient présentes et efficaces. Dans le même temps, les spécialistes devaient rechercher déventuels trafics de stupéfiants.

Au total, vingt-cinq policiers et officiers de l
unité dordre public, de la brigade anticriminalité, de la brigade de sûreté urbaine, de lidentité judiciaire et de la brigade canine de stupéfiants venue en renfort de Toulon. Sur place également, deux collègues gendarmes qui prêtent main-forte à deux policiers formant une cellule dans le cadre du secteur dintervention renforcé de la brigade de sûreté urbaine, cellule qui a pour mission de cibler les vols par effraction.

Toute la soirée et la moitié de la nuit, sur réquisition du procureur, le groupe d
intervention a fouillé les parties communes des bâtiments de Villeneuve et de la Gabelle.


«Il s
agit dune opération de sécurisation des cités les plus sensibles qui frémissent. Nous intervenons nombreux à des heures particulières pour manifester notre présence aux gens honnêtes et de façon dissuasive pour les délinquants», a expliqué le commissaire Florence Petiot.

«Nous nous sommes déployés dans une méthode proactive en engageant beaucoup de monde en plus des horaires traditionnels. Même si les contrôles n
ont rien révélé dessentiel, les conditions climatiques peu favorables ayant limité la sortie du public, la police a montré quelle était à laffût des problèmes de délinquance sur les quartiers. Ce type daction sera renouvelé.»

Leur presse (Jocelyne Joris, Var Matin), 24 octobre 2009.


APRÈS


Échauffourées à Fréjus après la mort d’un motard

Des jeunes sen sont pris à des magasins, à la mairie annexe et à des engins de chantier, après le décès dun conducteur de moto de 21 ans qui tentait déchapper à un contrôle routier.

Des violences urbaines se sont produites dans la soirée du dimanche 25 octobre dans le quartier la Gabelle à Fréjus, après le décès d’un conducteur de moto âgé de 21 ans, issu de ce quartier, qui tentait d
échapper à un contrôle routier.

Le jeune homme a percuté un arbre en tentant d
échapper au contrôle, vers 19 heures, sur la RN7 entre Puget et Fréjus, précisait la préfecture du Var.

Des habitants du quartier ont dégradé des magasins et mis le feu à des engins de chantier et à des poubelles à partir de 21 heures. La mairie annexe aurait aussi été endommagée par la quarantaine de jeunes, qui ont jeté des pierres et improvisé des cocktails Molotov avec les moyens du bord, selon les autorités locales.

Des forces de police venues de Toulon et Fréjus, et des gendarmes de Fréjus et Draguignan ont été dépêchées sur les lieux pour protéger le quartier, ainsi qu
une unité de 89 hommes de la compagnie républicaine de sécurité no 59 basée à Ollioules.



Quartier sensible

Vers minuit 15, la situation était maîtrisée, les forces de l
ordre ont pu prendre position à lintérieur du quartier et rétablir le calme, a précisé la préfecture.

Le préfet du Var, Hugues Parant, et la sous-préfète de l
arrondissement de Draguignan, Corinne Orzechowski se sont rendus sur place et ont supervisé les opérations de rétablissement de lordre conduites par le directeur départemental de la sécurité publique adjoint, Pierre-Olivier Mahaux.

Les sapeurs-pompiers ont également été sollicités pour éteindre les feux, dans des conditions de sécurité parfois difficiles.

Le chantier attaqué par les protestataires est un projet de rénovation urbaine de ce quartier considéré comme sensible.

Leur presse (Nouvel Observateur), 26 octobre.


Fréjus : Violents incidents après la mort d’un jeune

De violents incidents ont éclaté dimanche soir dans une cité de Fréjus (Var) à la suite du décès accidentel d’un homme de 21 ans à moto qui, en tentant de se soustraire à un double contrôle de police, s’est tué en heurtant un arbre, a-t-on appris auprès de la préfecture.

«Le jeune homme a dans un premier temps fait demi-tour pour éviter un contrôle routier et il a pris la fuite. Il a tenté de contourner un deuxième dispositif et c
est en empruntant le bas côté de la chaussée quil a heurté un arbre», a déclaré à lAFP, le directeur de cabinet du préfet, Simon Babre.

L
engin du jeune homme na eu aucun contact avec les véhicules de la police, selon la même source.

L
annonce du décès du jeune homme a suscité une vive émotion dans la cité la Gabelle, où il résidait avec sa famille, et vers 21 heures les premiers incidents ont éclaté.

«Des engins du chantier de rénovation de la cité ont été brûlés ainsi que des pneus et des poubelles», selon la même source.

Appelés sur les lieux, les policiers et les sapeurs-pompiers n
ont pas pu accéder à la cité et, selon la préfecture, «ont essuyé des tirs de projectiles divers».

Un dispositif policier renforcé par des gendarmes a été mis en place et une compagnie de CRS était attendue.

Le préfet du Var, Hugues Parant, s
est rendu sur les lieux, ainsi que la sous-préfète de Draguignan, Corinne Orzechowski, et le commissaire divisionnaire Pierre Mahaux, directeur départemental adjoint de la sécurité publique.

Leur presse (AFP), 26 octobre.


Fréjus : Fin des violences dans une cité après la mort d’un jeune homme

Le calme était revenu dans la nuit de dimanche à lundi dans une cité de Fréjus (Var) où de violents incidents avaient éclaté dans la soirée après le décès accidentel dun jeune homme qui sest tué en tentant de se soustraire à un contrôle de police, selon des sources concordantes.

Une odeur de brûlé planait encore vers minuit sur les lieux et le goudron fondu par endroits témoignait des violences qui ont éclaté vers 21 heures dans la cité la Gabelle, où le jeune homme résidait avec sa famille, a constaté un journaliste de l
AFP.

Selon le directeur de cabinet du préfet, Simon Babre, «le jeune homme a dans un premier temps fait demi-tour pour éviter un contrôle routier» vers 17h30 à l
entrée de Fréjus et «il a pris la fuite».

«Il a tenté de contourner un deuxième dispositif et c
est en empruntant le bas côté de la chaussée quil a heurté un arbre», a déclaré à lAFP, le directeur de cabinet du préfet.

L
engin du jeune homme na eu aucun contact avec les véhicules de la police, selon la même source.

Mohamed El Matari, 21 ans, venait de faire du trial, et rentrait sur sa moto-cross non immatriculée, avec laquelle il n
était pas autorisé à rouler sur la route, selon ses proches.

Le jeune homme, un Marocain, qui s
était installé en France avec sa famille dans les années 1990, travaillait dans une usine, selon la même source.

À l
annonce de son décès, entre 40 et 50 jeunes gens ont commencé à briser des vitrines à lentrée de la Gabelle, selon la police. Les vitrines dun magasin de fleurs ont ainsi été complètement détruites, tout comme des vitres de la mairie annexe et deux cabines téléphoniques.

Les jeunes gens ont également incendié des poubelles, des pneus, un deux-roues ainsi que cinq engins tractopelle d
un chantier situé dans cette cité en partie en cours de rénovation, selon la police.

Appelés sur les lieux, policiers et pompiers ont été accueillis aux portes de la cité par des jets de pierres et de cocktails Molotov. Les policiers ont alors envoyé des grenades lacrymogènes, sans pouvoir pénétrer dans la Gabelle.

Au total, 60 policiers, 30 gendarmes de Gassin-Saint-Tropez, trois pelotons de surveillance et d
intervention de la gendarmerie sont intervenus, appuyés par 90 CRS, selon la police.

Aucun blessé n
était à déplorer, selon la même source.

Le préfet du Var, Hugues Parant, s
est rendu sur les lieux, ainsi que la sous-préfète de Draguignan, Corinne Orzechowski, et le commissaire divisionnaire Pierre Mahaux, directeur départemental adjoint de la sécurité publique.

«À minuit et quart, les forces de l
ordre ont pu prendre position à lintérieur du quartier et rétablir le calme», a indiqué la préfecture du Var dans un communiqué.

Des CRS restaient sur place pour la nuit, selon la police.

La moto du jeune homme a été placée sous scellés. Le parquet de Draguignan a été saisi et une enquête est en cours.

Leur presse (AFP), 26 octobre.
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Mardi 20 octobre 2009
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Lundi 19 octobre 2009
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Mercredi 14 octobre 2009
Un policier maître-chien passé à tabac

Le fonctionnaire de police du Val-de-Marne, qui promenait son chien vers minuit, a été hospitalisé après avoir été roué de coups par quatre inconnus à qui il avait décliné sa fonction après un échange avec eux.

Un policier maître-chien a été blessé mardi 13 octobre au soir à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne), puis hospitalisé après avoir été «passé à tabac» par quatre inconnus à qui il avait décliné sa fonction après un échange avec eux, a-t-on appris de source proche de l’enquête.

Selon les tout premiers éléments de l’enquête et dans des circonstances qui restent à déterminer avec précision, ce fonctionnaire de police promenait son chien vers minuit, près de chez lui, quand une voiture roulant à vive allure l’a surpris.

Cinq personnes interpellées

Il aurait alors demandé à ses occupants, toujours selon les premiers éléments de l’enquête, de ralentir. Les quatre occupants de ce véhicule en seraient alors sortis et auraient commencé de le frapper pour des raisons qui restent également à déterminer.

Le maître-chien a décliné sa fonction et a été roué de coups par ses agresseurs présumés, la source faisant état d’un «véritable passage à tabac». Le policier a été transporté à l’hôpital Lariboisière à Paris.

Cinq personnes ont été interpellées peu après les faits, selon la source. En l’état des investigations rien ne dit qu’il s’agirait des agresseurs présumés du policier, a précisé cette source.

Aucune confirmation officielle des faits n’a pu être obtenue.

Leur presse (Le Nouvel Observateur), 14 octobre 2009.
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Lundi 12 octobre 2009
Prison avec sursis requis contre le policier

Le 7 avril 2007, un policier municipal de Loudéac avait tiré sur un jeune homme, le blessant sérieusement. Présenté hier devant le tribunal de Saint-Brieuc, il risque six mois de prison avec sursis. Jugement le 5 novembre.

«Il y a eu un dysfonctionnement entre l’esprit et le geste». Manifestement, le prévenu, policier municipal à Loudéac, est encore sous le coup de l
émotion lorsquil explique son geste devant le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc.

«Ça ne s’est pas passé comme je le voulais»

Émotion hier, stress le 7 avril 2007, quand, avec le chef de la police municipale, il doit intervenir sur un vol de scooter dans les rues de Loudéac. Les faits dégénèrent rapidement. Un jeune homme est interpellé, mais toute une bande intervient, invectivant les deux policiers. «Là, explique-t-il, alors que nous tentons de mettre les menottes au jeune homme soupçonné du vol, je vois mon chef se faire agresser par un homme. Est-ce que ça va Patrice, je lui demande ? Mais mon collègue à terre ne bouge pas, ne me répond pas. Je me dis, soit il est sérieusement blessé, soit il est mort. Je cours alors pour interpeller l
agresseur, je crie halte, police, deux fois. Je sors mon arme pour tirer en lair, mais ça ne sest pas passé comme je le voulais.» La balle atteint le jeune homme dans le dos, passant à deux doigts des organes vitaux. Le jeune homme sen sort miraculeusement avec 20 jours dincapacité totale de travail. «Pourquoi ne portez-vous pas secours à votre chef, plutôt que de poursuivre ce jeune homme ?», demande la présidente. «Je ne me lexplique pas non plus, avoue le prévenu. Le stress peut-être, car je navais jamais vécu cette situation avant.» Pourtant, lhomme, âgé de 40 ans, a de lexpérience : il a passé 15 années dans la gendarmerie, avant de devenir policier municipal. Daprès lexpert psychologique, Brigitte Elghozi, le prévenu est un homme équilibré, qui sest trouvé dans un état de déstabilisation passagère, lamenant à un défaut de maîtrise.

Un manque de sang-froid

«Le corps n
a pas suivi lesprit. Où est le sang-froid quon peut exiger dun policier, se demande Me Tabard, avocat de la partie civile ? Rien ne peut justifier quon tire sur quelquun dans le dos, même si ce nest pas un ange. Il fuyait et à ce moment-là, il ne représentait aucun danger.» «Il y a un manque de sang-froid et un manquement à la loi, même s’il y avait de lagressivité autour de lui ce jour-là», déclare le procureur de la République. Il a néanmoins requis une peine de six mois de prison avec sursis, assortie dune interdiction de porter une arme pendant cinq ans. Depuis le début, le policier a été soutenu par Gérard Huet, le maire de la ville, et par une partie de la population (3200 signatures dans une pétition). Me Lienard, son avocat, estime quil na pas appuyé volontairement sur la détente. «Est-ce que le doigt obéit à lesprit ? Non, pas toujours. Ce nest pas un phénomène isolé en situation de stress.»

Leur presse (Lionel Samson, Le Télégramme), 25 septembre 2009.
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Lundi 12 octobre 2009
Montreuil, été 2009
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Vendredi 9 octobre 2009
SDF violentés : sursis pour des policiers

Deux policiers municipaux et trois médiateurs de sécurité de Draguignan (Var), reconnus coupables d’arrestation arbitraire, denlèvement, séquestration et violences envers trois sans domicile fixe ont été condamnés à des peines de prison de trois à douze mois avec sursis.

Le tribunal de Draguignan a relaxé un des mis en cause et accordé 500 euros de dommages et intérêts à deux victimes et 1 euro symbolique à la Ligue des droits de l
homme. Il na pas suivi les réquisitions du procureur, Philippe Guémas, qui avait requis contre lensemble des protagonistes un an de prison avec sursis et linterdiction dexercer la profession de policiers municipaux pendant cinq ans.

La municipalité de Draguignan mise en cause par les parties civiles a été mise hors de cause, le tribunal relevant que les fautes des condamnés étaient détachables de leur service. «Ce qu
ont fait les prévenus est indigne de la police qui est là pour protéger les personnes et les biens. Indigne car les victimes sont des êtres humains, ce ne sont pas du bétail», sest révolté le procureur en dénonçant cette «atteinte à la dignité humaine».

Leur presse (AFP), 8 octobre 2009.
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Vendredi 9 octobre 2009

Pour disperser les manifestants en marge du sommet du G20 en Pennsylvanie, les canons à eau ont été remplacés par d’autres types d’armes «non létales» issues de recherches militaires. Par exemple, le LRAC — Long Range Acoustic Device —, qui a fait ses premières armes en Irak en 2006 comme lors du récent coup d’État militaire au Honduras, est présenté dans la littérature comme «un système d’hyperfréquence (qui) peut être dirigé sur un groupe d’individus, entraînant nausées, malaises intestinaux, troubles de la vision et de l’ouïe». Les images qui suivent, prises par des sources indépendantes et diffusées sur Indymedia, révèlent toute cette belle mécanique contre-insurrectionnelle.


Notez bien l’autre arme acoustique, plus conventionnelle : la voix synthétique de la police façon Robocop qui gueule : «Le chef de la police de Pittsburg a déclaré ce rassemblement illicite, donne l’ordre à toutes les personnes de se disperser immédiatement. Peu importe les raisons d’être ici, vous devez partir. Si vous ne vous dispersez pas, vous pourriez être arrêté et/ou sujet à d’autres actions policières.» (à partir de 2′45).

On aperçoit un peu mieux l’énorme parabole du LRAD en action sur un autre film pris de jour (images de propagande du fabricant ATC — ci-contre).


Pour y voir un brin plus clair, plongeons dans un papier paru à l’automne 2007 dans la revue Cultures & Conflits, qui fait le point sur ces nouvelles armes anti-émeute [Georges-Henri Bricet des Vallons, «L’arme non létale dans la stratégie militaire des États-Unis : imaginaire stratégique et genèse de l’armement», Cultures & Conflits, 67, automne 2007, mis en ligne le 21 février 2008]. Bien sûr, elles profitent, tout comme les drones de surveillance, d’une large inspiration militaire, testé comme il se doit dans les foyers de la résistance en Irak.

«La mise en service à titre d’expérimentation en 2006 en Irak, dans le cadre de la politique de contre-insurrection, d’armes comme le Long Range Acoustic Device (LRAD) et l’Active Denial System (ADS) a signé une étape primordiale dans le développement de systèmes antipersonnels de nouvelle génération. (…) Ces systèmes sont actuellement déployés en Irak et font l’objet d’expérimentations actives sur la population civile. Ils ont notamment été testés dans le centre de Bagdad, dans la région de Falloujah et à Camp Bucca.»

http://img377.imageshack.us/img377/2174/lrad4views.jpg
Le canon à ultrasons en action (photo de propagande)

Les armes acoustiques excitent les flics en tous genre depuis des générations, on s’en sert maintenant plus simplement pour virer les ados bruyants des cages d’escalier. Le LRAD, c’est la version hardcore.

«Le Long Range Acoustic Device est un système d’hyperfréquence fondé sur une technique de génération de sons développée par la firme American Technology Corporation qui consiste à produire deux ultrasons de fréquences légèrement différentes : le signal haute fréquence se dissipera rapidement dans l’atmosphère, tandis que le signal basse fréquence va persister et peut être dirigé sur un groupe d’individus, entraînant nausées, malaises intestinaux, troubles de la vision et de l’ouïe. Une variante portative est à l’étude, capable de tirer des «balles sonores» de forte intensité. Le LRAD a connu un premier emploi concluant en repoussant l’abordage du paquebot Seabourn Spirit par des pirates, au large des côtes somaliennes, en novembre 2005.»

À voir aussi : un clip-documentaire monté à partir d’images réelles capturées à Pittsburgh, qui montre un face à face hallucinant où les armes non létales de premier choix sont des camescopes et des appareils photo numériques :

Which side are you on?
(musique : Pete Seeger, célèbre chanson pro-ouvrière)

Arrêtons-nous à présent sur l’ADS, le canon micro-ondes, autre variante du flingue cérébral made in USA — conçu et vendu par Raytheon (lire ce document commercial de juin 2009), le marchand d’armes à qui l’on doit les fameux missiles Patriot, dont les taux d’efficacité avaient été entièrement bidonnés lors de la première Guerre du Golfe (1991). Photos à droite, la version militaire de l’ADS montée sur un hummer, et la version civile (le «Silent Guardian»). L’article de Culture & Conflits poursuit :

«L’ADS est un canon à ondes millimétriques pulsées de basse puissance et une technologie pleinement opérationnelle. Baptisé “projet Sheriff”, ce système tactique voué à l’engagement rapproché se compose d’un émetteur de moyenne portée incrusté dans une antenne orientable. Il peut être monté selon les besoins sur le toit d’un poste de garde comme arme à effet de zone ou sur des véhicules type Humvee, Stryker ou Light Armored, comme arme anti-émeute.
(…) Le rayon émet sur une fréquence de 95-100 GHz, insuffisante pour pénétrer le corps, mais assez forte pour réagir avec les terminaisons nerveuses du derme superficiel et chauffer les molécules d’eau des couches sous-cutanées, provoquant au bout de cinq secondes une sensation de brûlure si intense que le réflexe naturel de l’individu est de prendre immédiatement la fuite. Le rayon émis n’est pas ionisant — non radioactif — et par conséquent ne comporte pas de danger carcinogène. (…) le principal non-dit de ce système réside dans son potentiel létal. (…) il est techniquement tout à fait envisageable d’accroître la pulsation du rayon pour en faire une arme mortelle, “rhéostatique”.
Une autre incertitude concerne les conséquences pour le cerveau d’une exposition répétée au rayon. Bien que les chercheurs militaires démentent les risques de pathologies encéphaliques, le facteur de la durée d’exposition reste central.»

Et le dernier petit gadget, pour la fin. Le laser au deutérium fluoré ! «Paralysie temporaire…» ?

«On peut également mentionner, puisqu’il est en cours de finalisation industrielle, l’existence du Pulsed Energy Projectile (PEP), laser à deutérium fluoré développé par Mission Research Corp, dont les phases de test devraient débuter avant 2010. Ce développement augure la naissance d’une génération d’armes potentiellement révolutionnaires parce que susceptibles, comme l’ADS, d’investir la globalité du spectre opérationnel.»

Charmant, le laser PEP ! Voyez plutôt :

«Le PEP utiliserait un laser au fluorure de deutérium à impulsions conçu pour produire un plasma ionisé à la surface de la cible visée. Le plasma entraînerait à son tour une onde de pression ultrasonique qui passerait dans le corps et stimulerait les nerfs cutanés afin de provoquer une douleur et une paralysie temporaire ».

Épilogue : merci à notre ami lecteur qui souligne que les mêmes armes acoustiques ont été utilisées lors du récent putch militaire au Honduras… Par matériel interposé, les USA ont donc indirectement participé à ce coup d’État, qui flaire bon les vieux réflexes anti-communistes des années 70 et 80… Sur ces images amateurs, on remarque le bruit significatif du LRAD, ainsi que la voix mécanique du camion blindé, dont les propos n’ont même pas été traduis en langue locale.


Numéro lambda, 3 octobre 2009
Du sable dans l’engrenage.
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Vendredi 9 octobre 2009
Enquête sur des policiers après la mort dun Algérien de 69 ans interpellé

La justice a ordonné une enquête visant des policiers après la mort par «violences» d’un Algérien de 69 ans qui avait été interpellé en juin à Argenteuil, dans la banlieue de Paris, a-t-on appris vendredi auprès du Parquet.

Ali Ziri est mort après avoir été arrêté alors qu
il circulait en voiture avec un autre Algérien, de 61 ans, dans cette banlieue défavorisée du nord de Paris. Selon les proches de la victime, les deux hommes auraient subi des violences avant dêtre emmenés à lhôpital, où lun deux est décédé.

Le Parquet de Pontoise a requis une enquête complémentaire «contre X» pour «violence ayant entraîné la mort sans intention de la donner», a-t-il indiqué vendredi.

Une première enquête avait été confiée au commissariat d
Argenteuil où exercent les policiers mis en cause, et une première autopsie écartait tout décès consécutif à un traumatisme.

Mais l
affaire a été relancée début juillet, et une nouvelle autopsie réalisée.

«La deuxième autopsie a mis en évidence beaucoup plus d
hématomes que la première et a fait un lien entre les hématomes et le décès», a précisé vendredi le parquet.

«Je me réjouis» de ce que le parquet prenne ce réquisitoire supplétif «pour que les fonctionnaires de police soient face à leurs responsabilités», a déclaré à l
AFP Me Sami Skander, avocat de la famille de la victime.

Leur presse (AFP), 9 octobre 2009.
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