C'est bon le poulet grillé

Dimanche 22 novembre 2009
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Dimanche 22 novembre 2009
Mohamed Boukrourou est-il mort de violences policières ?

Sa famille a relevé des bleus sur son visage et une lèvre éclatée après sa mort, alors quil avait été arrêté dans une pharmacie. Le MRAP va se porter partie civile. Le parquet dément toute violence policière.

Le 13 novembre à Valentigney, Mohamed Boukrourou, 41 ans, se rendait dans une pharmacie pour acheter des médicaments.
En fin daprès-midi, il était déclaré mort. Dans quelles conditions ? Comment, à la suite de quel enchaînement fatal un homme parti pour acheter de quoi se soigner avait-il pu mourir dans la même journée ?

Son passage à la pharmacie avait, semble-t-il, donné lieu à un échange tendu avec le pharmacien. Mohamed Boukrourou protestait contre la qualité des médicaments qui lui avaient été remis. Et le pharmacien inquiet de «l
état dénervement extrême» de ce client avait appelé la police. Cest ainsi que Mohamed Boukrourou, entré de son plein gré dans la pharmacie, avait par la suite été traîné dans un fourgon par des policiers. Linterpellation sétait mal passée, sans que lon sache au juste pour quelle raison : victime dun arrêt respiratoire dans le véhicule de police, lhomme avait été reconduit dans la pharmacie. Cest là que son décès devait être constaté, ce 13 novembre, à 18h05.

Ce que dit l’autopsie

Une information judiciaire a été ouverte par le parquet de Montbéliard pour «recherche des causes de la mort». D
après lautopsie, dont les résultats ont été dévoilés par le parquet, la victime est décédée suite à une «conjonction dune altération vasculaire cardiaque et dun stress aigu». Des explications qui ne satisfont pas la famille, qui a saisi le MRAP (Mouvement contre le racisme et pour lamitié entre les peuples). Et lassociation a annoncé quelle se porterait partie civile dans cette affaire. Lorganisation «sassocie à la famille pour demander que toute la vérité soit faite sur les circonstances de la mort de Monsieur Mohamed Boukrourou» et «condamne les méthodes dinterpellation», selon son communiqué.

La famille de la victime avait déclaré qu
à loccasion de la toilette mortuaire du défunt, «des bleus sur le visage et une lèvre éclatée» avaient été constatés. Des témoins ont affirmé que les policiers se seraient «assis sur le corps de Monsieur Boukrourou», ce qui aurait entraîné une détresse respiratoire, selon le MRAP. Du côté du parquet pourtant, on dément toute violence policière. Selon le procureur de Montbéliard, les fameuses marques évoquant des violences seraient dues à lautopsie et au frottement sur le sol du visage de Mohamed Boukrourou lors de linterpellation, éliminant «toute hypothèse de coups».

Pour le MRAP, les doutes sont loin d
être levés. «Une fois de plus, de fortes interrogations se posent quant aux causes d'une violente interpellation policière, disproportionnée à lencontre dun homme seul et sans problème», souligne lassociation. Qui commente : «Ce qui est certain, cest quaujourdhui, deux petites filles pleurent leur papa parce qu’il a refusé des médicaments génériques».

Leur presse (TF1 News), le 21 novembre 2009.
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Vendredi 20 novembre 2009
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Mercredi 18 novembre 2009

Ce samedi 14 novembre, un appel avait été lancé pour aller perturber le rassemblement des anti-IVG place saint-Étienne. Arrivés sur place l’atmosphère était tendue, il y avait un joli cordon de CRS, qui étaient là pour protéger la morale catholique.

Un camarade qui aurait jeté une tomate a été repéré par trois chiens de la BAC. Après le départ des antis et l’annonce de la dispersion, un petit groupe dont faisait partie le lanceur présumé de tomate a été rattrapé par les trois bakeus avec leur arrogance et leur envie d’en découdre habituelle.

Mais pour une fois on ne les a pas laissé faire, on sentait une vraie envie de résister. On était plus nombreux mais mal organisés et sans cohésion. Pour la première fois depuis longtemps on leur a donné du fil à retordre. Puis sont arrivés en renfort les casqués armés de tonfas et de lacrymos. Ils ont vite semé la panique, ils on frappé fort, frappé pour faire mal. On a vu une amie se prendre deux coups, donnés pour la briser, ces coups auraient pu la tuer. Après ils ont gazé tout le monde et embarqué le lanceur présumé. Résultat, trois blessés.

Alors jusqu’à quand et jusqu’où ?! Combien de morts, combien d’yeux crevés pour comprendre que c’est à la tête qu’ils nous visent ?! Car ça commence à puer la dictature, il est temps d’organiser notre auto-défense. Par des réunions qui auraient pour but d’imaginer des stratégies, de travailler notre cohésion et de nous entraîner à la défense active.

Indymedia Toulouse, 16 novembre 2009.
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Mardi 17 novembre 2009
Nice, décembre 2007
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Lundi 16 novembre 2009
Doubs : Marche silencieuse après la mort d’un homme dans un fourgon de police

Plusieurs centaines de personnes ont participé dimanche à une marche silencieuse en hommage à Mohamed Boukrourou, 41 ans, décédé jeudi à Valentigney (Doubs) dans un fourgon de police où il se trouvait après un différend dans une pharmacie.

600 personnes selon les organisateurs, quelque 400 selon la police ont marché sans incidents du quartier des Buis où réside la famille à la pharmacie où un proche a lu la prière des morts dans le recueillement.

Selon le rapport d
autopsie et sous réserve des analyses toxicologiques, lhomme souffrait dune «altération cardiaque préexistante» et dun important stress.

Abdelkader, un frère du défunt, a indiqué dimanche par téléphone à l
AFP que la famille va saisir un avocat et se porter partie civile en raison de «zones dombre» dans cette affaire.

«Mohamed a pu se rebeller lorsqu
on lui a passé les menottes, mais il a été maîtrisé par des policiers dune façon qui a pu provoquer une détresse respiratoire» a-t-il avancé.

Il affirme aussi qu
à l'occasion de la toilette mortuaire on aurait constaté quil avait «des bleus sur le visage et la lèvre éclatée».

Mohamed Boukrourou avait eu des mots jeudi dans la pharmacie où il se sert depuis des années à propos de la qualité de médicaments achetés quelques jours plus tôt.

Devant l
extrême énervement de son client, le pharmacien avait appelé la police que Mohamed a attendu «assis sur une chaise» selon des témoins.

Après avoir tenté de le raisonner, les policiers ont «sorti physiquement l
homme de la pharmacie et lont traîné dans le fourgon», selon le parquet de Montbéliard (Doubs).

Les agents, qui «avaient énormément de mal à le maîtriser en raison de son excitation», ont appelé les pompiers. Ces derniers ont effectué un premier bilan médical qui s
est avéré positif, mais à 18H05 ils ont constaté larrêt cardiaque du quadragénaire.

Une enquête pour «recherche des causes de la mort» a été confiée à la police judiciaire.

Leur presse (AFP), 15 novembre 2009.



Valentigney : En mémoire de Mohamed, du calme et de la dignité

À 13 heures cet après-midi, une marche silencieuse a été organisée pour rendre hommage à ce père de famille de 41 ans. Calme et dignité.

Cet après midi dans le quartier des Buis où vivait Mohamed Boukrourou une marche silencieuse a été organisée. Plus de 600 personnes sont venues rendre hommage à ce père de famille de 41 ans dont les circonstances de la mort, jeudi, dans un fourgon de police,  suscitent de nombreuses interrogations. La famille de Mohamed avait appelé au calme. Les 600 personnes qui se sont réunies dans le quartier des Buis ont fait preuve d’une grande dignité. Aucun débordement, mais une grande tristesse et l’envie de comprendre…

À la lumière de divers témoignages, la famille de Mohamed Boukrourou, mort jeudi dans un fourgon de police, entend que certains points soient éclaircis.

«On n’était bien évidemment pas sur place mais on a reçu des témoignages qui nous interpellent», rapportent Samira et Abdelkader Boukrourou, sœur et frère de Mohamed, mort jeudi après-midi dans un fourgon de police à Valentigney, dans des conditions encore nébuleuses (notre édition d'hier).

La famille a pu reconstituer une partie du film des événements. Et connaître l
origine de lintervention des forces de lordre. Comme le résume Abdelkader : «Mon frère ne voulait pas des médicaments génériques que lui donnait le pharmacien. Le ton est monté et Mohamed a fini par dire quil allait porter plainte. Ce à quoi le pharmacien a répondu que puisque tel était le cas, la police allait venir.»

«Quatre policiers assis sur mon frère»

Quelques minutes plus tard, un équipage composé de quatre fonctionnaires se rend effectivement sur place et trouve Mohamed Boukrourou assis sur une chaise, dans l
officine. «Il était calme. Le pharmacien nous la confirmé», insiste Samira. «Les policiers ont alors voulu faire sortir de force mon frère et lui passer les menottes. Il a refusé. Ce nétait tout de même pas un criminel. Cest vrai quil sest sans doute débattu», fait valoir la sœur, qui évoque alors des témoignages beaucoup plus accusateurs : «On nous a dit que Mohamed hurlait à la mort. Que le fourgon remuait dans tous les sens. Et puis, surtout, des témoins disent avoir vu les quatre policiers, assis sur le corps de mon frère. Ils l’ont étouffé.»

Des accusations particulièrement graves auxquelles Thérèse Brunisso, la procureure de la République, répond : «Dans mon bureau, la famille a effectivement fait état de ces témoignages. Les personnes en question doivent être entendues, durant ce week-end, par les enquêteurs de la PJ. C
est intégré dans lenquête.»

La représentante du parquet de Montbéliard en profite pour préciser que, contrairement aux informations dont nous disposions vendredi, «ni l
IGS, ni lIGPN nont été saisies». En clair, pour lheure, la police des polices serait totalement à lécart de laffaire.

Le visage tuméfié

De même, selon des témoignages recueillis par la famille, le corps de la victime était recouvert d
un linge lorsque les pompiers sont arrivés. Était-il encore vivant ? Il sagit dun des nombreux points à élucider.

Quant aux conclusions de l
autopsie, elles ne satisfont pas pleinement la famille. «Il est question dune altération cardiaque. Il faut savoir de quoi on parle. Mon frère avait un petit vaisseau obturé à 70% mais, sans une intervention extérieure, il serait toujours vivant aujourdhui. En revanche, on sait que sa mort résulte dune détresse respiratoire.» Là encore, des analyses complémentaires de tissus, actuellement en cours, sont attendues pour affiner les résultats de lautopsie.

«La mort, on peut l
accepter. On sait que lon doit tous mourir. Mais là, il y a des doutes. On veut juste que la vérité éclate», martèle Abdelkader Boukrourou.

D'autant qu
hier après-midi, la famille a pu voir le corps du défunt au funérarium Bertin. «Dans le bureau du procureur, on nous a dit quil ny avait pas eu de violence. Or, mon frère a le visage couvert de bleus. Il a une lèvre suturée et un morceau de chair a été arraché sur sa joue droite. Il faudra qu'on nous explique. Quand on est censé mourir dune crise cardiaque, on ne revient pas avec des ecchymoses», souffle Samira.

«Mon frère souffrait d
une profonde dépression mais il na jamais été violent avec quiconque. Il gardait tout au fond de lui», conclut la sœur, les larmes aux yeux.

Aujourd
hui, à 13 heures, une marche silencieuse sera organisée dans le quartier. Pour rendre hommage à cet ancien danseur, dont les derniers pas ont eu pour cadre un fourgon de police.

Leur presse (Sam Bonjean, L’Est républicain), 16 novembre.



Valentigney : Marche digne et silencieuse en mémoire de Mohamed Boukrourou

Avec une dignité remarquée et remarquable, près de 600 personnes du quartier des Buis et d’ailleurs ont défilé hier après-midi en mémoire de Mohamed Boukrourou, 41 ans. Un rassemblement pour «une justice juste», pour que «vérité soit faite» sur les circonstances de la mort, jeudi, de ce papa de deux petites filles à la suite d’une intervention de police.

De la place Godard, au cœur de ce quartier de 12.000 habitants aux Buis à Valentigney, à la pharmacie plantée à deux pas de la mairie en cœur de ville, devant laquelle Mohamed Boukrourou est mort jeudi après-midi, une marche silencieuse de quatre kilomètres a réuni une foule compacte et solidaire autour du drame qui affecte la famille Boukrourou. «Versez des larmes si vous voulez, ça apaise le cœur, mais surtout pas de slogans, pas d’insultes. Nous voulons que ça se passe dans la sérénité et la dignité», insiste, martèle Abdelkader Boukrourou, frère du défunt, prof de maths. Sa souffrance se lit à livre ouvert dans son regard, dans ses paroles qui se brisent parfois dans un sanglot qu’il étouffe mais ses mots demeurent résolument emprunts d’apaisement.

Pour une justice juste

Lorsque le cortège se met en route à 13 heures, une mère de famille se dresse devant les banderoles tendues où l’on lit «la justice pour Mohamed» ou bien encore «stop à la violence policière», «pour une juste justice». Elle lance : «Vous êtes tous des frères. Nous les mamans voulons que cette marche soit calme et propre». Elle le sera. Pas l’ombre d’un débordement. D’une dignité absolue. «C’est ce qu’aurait voulu Mohamed. Ça sert à quoi de brûler des voitures, des poubelles. À rien. Nous voulons simplement que la vérité soit faite sur les circonstances de sa mort» avoue Fethi, un ami de Mohamed qui, à l’instar de nombreux jeunes, tous proches de la victime, canalisent le cortège, assurent la sécurité.

«C’était quelqu’un de gentil, juste, qui adorait danser et qui n’a jamais eu affaire à la police. Et ce n’est pas à 41 ans qu’il allait commencer», ajoute Nordine Drayaf. Il est arrivé en France en même temps que Mohamed. C’était en 1972. «Mon frère n’était pas un criminel, seulement un citoyen ordinaire», ajoute Abdelkader. «Il est mort pour une boîte de médicaments. On n’arrive pas à le croire», assène un autre copain.

Mort parce qu’au départ, il a refusé les génériques que voulait lui délivrer le pharmacien, lequel face à «cet homme blême, agité et menaçant a appelé le 17», précise la police. Un fourgon avec quatre policiers est arrivé «en mission de police secours». Les gardiens ont voulu faire sortir de l’officine Mohamed Boukrourou. Il s’est débattu.

Son cœur a lâché

La force a été employée pour le maîtriser. Et son cœur a lâché. Le père de famille sans histoire est décédé «des suites de la conjonction d’une altération vasculaire cardiaque et d’un stress important», selon l’autopsie. «Il avait des plaies à une joue, les yeux tuméfiés et une lèvre fendue. On veut bien croire à la crise cardiaque mais qu’on nous explique ces traces alors que Mohamed était menotté. Toute la lumière doit être faite sur les causes de sa mort, lance la famille. Nicolas Sarkozy réclame l’impunité zéro. On est d’accord avec lui. Si l’enquête établit des violences avérées, les personnes qui en sont les auteurs doivent être poursuivies et jugées. Nous avons rencontré une procureure très humaine. On fait confiance en la justice et on espère avoir raison.» Après une prière devant la pharmacie, là où Mohamed Boukrourou s’est éteint, le cortège, auquel se sont joints des associations locales, les élus de Valentigney dont le maire, s’est disloqué. Avec la même dignité.

Leur presse (Françoise Jeanparis, Le Pays), 16 novembre.


Valentigney : Mort dans un fourgon de police

Un homme de 41 ans est mort de manière étrange et inexpliquée dans un fourgon de police où il avait été conduit de force, jeudi soir, à Valentigney. Une enquête est en cours.

Que s’est-il passé, jeudi, vers 17 heures, dans le fourgon de police où Mohamed Boukrourou, 41 ans, marié, père de deux filles, dont la plus jeune est âgée de 3 ans, habitant le quartier des Buis, à Valentigney, venait d’être emmené de force par quatre fonctionnaires, dont deux femmes ? Pour le savoir, Mme Thérèse Brunisso, procureure de la République de Montbéliard a chargé le service régional de police judiciaire d’enquêter sur les circonstances de cette mort suspecte. Car une chose est sûre, qui embarrasse autant la police que la justice, et bouleverse la famille : Mohamed Boukrourou paisible père de famille est mort. L’autopsie qui a été pratiquée très rapidement, hier, en milieu de journée, sur instruction de Mme Brunisso, «par égard pour la famille qui a le droit de savoir», a révélé que la victime est décédée «des suites de la conjonction de deux facteurs : une altération vasculaire cardiaque et un stress important», précise la magistrate, qui supervise l’enquête sur ce qu’elle qualifie d’«affaire très délicate».

«Une affaire très délicate»

Au stade actuel, la version officielle rapporte que Mohamed Boukrourou s’est présenté vers 16h15 dans la pharmacie Favre, au centre-ville de Valentigney, dont il est client de longue date. Selon le pharmacien, Mohamed, d’habitude très calme, était dans un état de grande excitation et s’en est pris à lui, lui reprochant de ne pas lui délivrer les bons médicaments. Ne parvenant pas à le raisonner, le pharmacien a appelé la police. Le praticien a confirmé que Mohamed Boukrourou était calmé à l’arrivée de la patrouille composée de quatre fonctionnaires, dont deux femmes, «des jeunes et des plus âgés», précise le commissaire central Christophe Charles.

Les policiers ont invité Mohamed à les suivre dans le fourgon, ce qui a provoqué une nouvelle phase d’excitation de Mohamed Boukrourou. Les fonctionnaires se sont mis à quatre pour le ceinturer et le traîner de force jusqu’au fourgon, sans parvenir à le menotter. Une fois dans le véhicule, ils le maîtrisent toujours par la contrainte. «Il y a eu effectivement des mouvements de contention», reconnaît la procureure de la République. Mohamed se calme. Mais il leur apparaît soudain trop calme et les policiers prient les sapeurs-pompiers arrivés sur place entre-temps de venir assister le gisant. Le pouls bat encore. Mohamed est alors transporté dans la pharmacie pour bénéficier d’une assistance respiratoire et cardiaque. En vain. À 18h05, un médecin constate le décès de Mohamed Boukrourou. «Il s’agit là de la version provisoire. L’enquête ne fait que commencer. Elle se poursuivra pour chercher les causes de la mort», assure Mme Thérèse Brunisso, qui a tenu à recevoir hier les proches de Mohamed Boukrourou, son papa, ses deux frères et sa sœur.

«Pour des médicaments»

Sous le choc, la famille a reçu cette version avec douleur et dignité. Quelques heures plus tard, elle faisait toutefois part de ses doutes : «Notre frère était quelqu’un de très calme, pas du tout agressif. On a entendu des témoins de la scène. Ils affirment qu’ils ont vu les policiers frapper notre frère. Ils étaient à quatre sur lui, à califourchon sur lui. Lui, il criait comme jamais, demandait qu’on le laisse tranquille. Le fourgon bougeait dans tous les sens. Quand ça s’est calmé, Mohamed était mort. On est bouleversés. On n’était pas là pour voir, mais on veut savoir ce qu’il s’est réellement passé», déclaraient Abdelkader, 39 ans et Karim, 37 ans, les deux jeunes frères de la victime.

«Tout ça parce qu’il ne voulait pas des médicaments génériques…», soupire Abdelkader, indiquant que la famille avait décidé, hier soir, de se faire assister par un avocat du barreau de Marseille dans sa quête à elle des causes de la mort de Mohamed Boukrourou.

Leur presse (José Gonzalvez, Le Pays), 14 novembre.


Doubs : Un homme sénerve et décède dans un fourgon de police

Un homme dune quarantaine dannées est décédé jeudi à Valentigney (Doubs) dans un fourgon de police, où il avait été placé après sêtre mis dans un état dénervement extrême à lintérieur dune pharmacie, a-t-on appris vendredi de source judiciaire.

L
homme, originaire du quartier des Buis de Valentigney, sétait rendu jeudi en fin daprès-midi dans une pharmacie de la commune pour se plaindre de la qualité des médicaments quil avait achetés quelques jours plus tôt.

Devant l
extrême énervement de son client, le pharmacien avait appelé la police, a indiqué la même source.

Après avoir tenté de le raisonner dans le calme, en vain, les policiers ont «sorti physiquement l
homme de la pharmacie et lont traîné dans le fourgon», a précisé le parquet de Montbéliard (Doubs).

Les agents, qui «avaient énormément de mal à le maîtriser en raison de son excitation», ont appelé les pompiers. Ces derniers ont effectué un premier bilan médical qui s
est avéré positif, mais à 18h05 ils ont constaté larrêt cardiaque du quadragénaire.

D
après les premiers éléments de lautopsie, réalisée vendredi, et sous réserve des analyses toxicologiques, lhomme souffrait dune «altération cardiaque préexistante» et dun important stress.

Selon les premiers éléments recueillis par les enquêteurs auprès de ses proches, il souffrait par ailleurs de troubles psychologiques et prenait un traitement.

Une enquête pour «recherche des causes de la mort» a été ouverte et confiée à la police judiciaire.

Leur presse (AFP), 13 novembre.
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Vendredi 13 novembre 2009
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Jeudi 12 novembre 2009



Course-poursuite mortelle de Gray :
Deux communiqués


Suite à la publication d’un communiqué de soutien du colonel de gendarmerie, je tenais à publier le mien :

Je soutiens le gibier
Au-delà de la douleur de la famille du défunt et devant laquelle je mincline, je tiens à exprimer mon total soutien à la population de Gray légitimement indignée. Je rappelle fermement et tristement quune tentative de contrôle se termine par la mort dun jeune de 22 ans, percuté par les forces de lordre lors de sa fuite.
Malheureusement, le conducteur assermenté na eu ni les capacités physiques, ou les réflexes, ou la volonté nécessaire due à son rang pour éviter le véhicule de la victime qui stoppait brusquement.
Lenquête de linspection technique de la gendarmerie déterminera toutes les circonstances techniques de ce tragique accident, mais pour autant, je rappellerai que depuis quelques temps et de façon de plus en plus fréquentes, de nombreux jeunes meurent en tentant de se soustraire à des contrôles policiers devenus pesants au quotidien, leurs véhicules se faisant percuter par leurs poursuivants.
Les populations les plus fragiles (immigrés, jeunes…) paient chaque année un lourd tribut pour la liberté de tous dans le travail des forces de lordre dont elles attendent quelles accomplissent simplement leur sale besogne, mettre à disposition du système judiciaire étatique des individus et non les éliminer.


Ci-dessous, le communiqué des gendarmes :
Au-delà de la douleur de la famille du défunt et devant laquelle je m’incline, je tiens à exprimer mon total soutien à mes hommes que je ne peux laisser impunément traiter de meurtriers ou d’assassins. Je rappelle fermement et sereinement que nous avons eu à faire face à une série d’actes graves qui à deux reprises ont consisté à percuter volontairement et à renverser les forces de l’ordre qui tentaient de faire cesser ces infractions. Malheureusement, le choc n’a pu être évité face à quelqu’un de déterminé qui a volontairement et brusquement freiné sur une poursuite à vive allure.
L’enquête de l’inspection technique de la gendarmerie déterminera toutes les circonstances de ce tragique accident, mais pour autant, je rappellerai qu’un gendarme en Haute-Saône a été récemment renversé et gravement blessé sur un contrôle routier, un second a été tué dans un département voisin dans des conditions similaires et que les forces de l’ordre chaque année paient un lourd tribut pour la sécurité de tous et que nous continuerons d’œuvrer en ce sens.

Drapeau noir, 4 novembre 2009.


Gray (70) : manifestation suite au raid mortel

Les jeunes du quartier des Capucins à Gray contestent la version des faits présentée par la gendarmerie.


Deux jours après la course-poursuite entre gendarmes et fugitifs qui a fait un mort et un blessé grave dimanche à Gray, la tension est toujours palpable dans la cité haut-saônoise ce mardi 3 novembre. Dans la matinée, une centaine de jeunes du quartier des Capucins ont manifesté dans les rues de la ville. Un rassemblement spontané mais sans débordement. Alors que l’enquête se poursuit pour établir la vérité sur ce qui s’est vraiment passé, tous les jeunes présents, originaires du quartier des Capucins où vivaient les deux victimes de l’accident, contestent la version des faits présentée par la gendarmerie.

Leur presse (France 3 BFC), 4 novembre.


Un
mort lors dune course-poursuite

Un accident à lissue dune course-poursuite entre un véhicule de gendarmerie et une voiture ayant forcé un contrôle, a fait un mort et un blessé grave parmi les occupants de la voiture, tôt aujourdhui à Gray (Haute-Saône), a-t-on appris auprès de la préfecture de ce département.

La gendarmerie de Gray avait été sollicitée dans la nuit de samedi à dimanche pour intercepter une Renault Clio suite à «un refus d
obtempérer» face aux gendarmes de Langres (Haut-Marne), à une soixantaine de kilomètres de Gray.

En fuite, arrivant près de Gray, le conducteur de la Clio a forcé un premier barrage à vive allure avant de tenter à deux reprises d
envoyer au fossé le véhicule de gendarmerie qui avait pu se porter à sa hauteur, a indiqué Christian Jean, directeur de cabinet du préfet.

Ensuite, à l
entrée de la localité, vers 04H30, alors que la chaussée était glissante, la Clio a freiné mais a fini sa course dans le mur dune pharmacie, a ajouté cette source.

Le conducteur, âgé de 22 ans, connu des services de police et qui ne s
était pas présenté la veille à un contrôle judiciaire, est décédé des suites de ses blessures au CHU de Besançon. Le passager, grièvement blessé, a lui été admis dans un hôpital à Gray. Les deux hommes sont domiciliés dans un quartier réputé sensible de cette localité.

Leur presse (AFP), 1er novembre.
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Mardi 10 novembre 2009
Premiers comptes-rendus de la conférence de presse Flash-ball à Nantes hier

(On regrettera vivement la sous-présentation des argumentations de nos invités venus de Paris, Philippe Castel pour la FSU et Benoit Muracciole pour Amnesty international, alors que certains journaux locaux ont préféré exposer la thèse de policiers nantais qui ne sont d'ailleurs pas désignés clairement. Il faudra donc organiser une nouvelle conférence de presse de toutes les familles de victimes avec leurs avocats, prochainement à Paris.)

(Ce mail n'est pas responsable des imprécisions ou omissions relevables dans ces articles.)

(Nota : L'article de Guillaume Frouin paru ce matin dans 20 minutes semble le meilleur de la Presse écrite régionale, et le seul à évoquer les déclarations de Didier Hude, de la FSU 44, selon lesquelles, en substance, les policiers républicains à Waldeck-Rousseau seraient marginalisés et intimidés par des collègues extrémistes.)

(Post-scriptum : On notera que selon 20 minutes, François Mainsard, directeur départemental de la sécurité publique, déclare n'avoir jamais reçu de demande de pièces de la part du juge d'instruction… Étonnant non ? Allégation également parue dans Ouest-France ce matin.)

(Les ex-RG du «Renseignement intérieur» nous ont téléphoné tout à l'heure, mardi après-midi… : ils voulaient savoir ce qu'était ce projet de coordination des familles et avocats des victimes de tirs de flash-ball au visage…)

Luc Douillard - Infozone, 10 novembre 2009
Liste d’information pour la France sauvage.


Jeunes blessés à l'œil par Flash-Ball : les familles se mobilisent

Le père d'un jeune Nantais blessé à un œil par un tir de Flash-Ball lors d'une manifestation étudiante en 2007 a annoncé lundi que plusieurs familles de victimes se mobilisaient pour faire interdire l'usage de cette arme «inappropriée au maintien de l'ordre». «Nous avons mis en place une coordination nationale des familles de victimes et de leurs avocats qui travailleront désormais en réseau», a dit Luc Douillard à la presse à Nantes.

Son fils de 16 ans a quasiment perdu l'usage d'un œil après avoir été touché par un tir de Flash-Ball fin novembre 2007 lors d'une manifestation contre la loi Pécresse sur l'autonomie des universités à Nantes. «Notre objectif est qu'une telle chose n'arrive plus à personne d'autre. Nous sommes pour la suppression totale du Flash-Ball, inapproprié au maintien de l'ordre», a-t-il ajouté.

Après l'incident, son fils avait eu trois semaines d'interruption temporaire de travail. Le jeune homme aura des séquelles à vie. Dans cette affaire, une enquête de l'Inspection générale de la police nationale a conclu en juin 2008 à l'emploi d'un Flash-Ball par un policier désormais «identifié, sans que celui-ci ne soit mis en examen», a dit M. Douillard, précisant que le suspect avait été placé «sous statut de témoin assisté».

«Nous attendons depuis deux ans cette mise en examen, cela nous paraît (un délai) exagéré, sachant que, dans une affaire similaire comme Montreuil, il a fallu moins de trois mois pour aboutir à ce résultat», a-t-il conclu. Début juillet, un homme de 34 ans avait perdu l'usage d'un œil pendant une manifestation en Seine-Saint-Denis après avoir été touché par un tir de Flash-Ball. Un policier de la brigade anticriminalité (BAC), soupçonné d'en être l'auteur, avait été mis en examen pour «violences volontaires» fin septembre. Plusieurs incidents du même type ont eu lieu cette année à Toulouse, Villiers-le-Bel (Val d'Oise) et Neuilly-sur-Marne (Seine-Saint-Denis), a rappelé M. Douillard.

AFP, 9 novembre.


Ils veulent interdire le flash-ball

Deux ans après la blessure de Pierre Douillard, à Nantes, ses parents haussent le ton et lancent une coordination.

«Cela fera bientôt deux ans que Pierre a eu l'œil droit mutilé par un tir de flash-ball. Il n'y a plus d'incertitude sur le policier qui a tiré. Mais il n'a eu aucune sanction et l'instruction est toujours en cours», s'impatientent les parents du lycéen de 17 ans blessé le 27 novembre 2007, lors d'une manifestation au rectorat.

Ils dressent un parallèle avec une affaire à Montreuil. «Une personne a eu oeil grièvement blessé par un flash-ball cet été. Le policier est, depuis, mis en examen, avec interdiction d'utiliser une arme, soulignent Luc Douillard et Emmanuelle Lefevre. À Nantes, nous avons le sentiment que les autorités tardent à remettre des documents réclamés. Nous demandons notamment la saisie de l'intégralité des films effectués par les policiers le 27 novembre, ou encore les circulaires d'origine sur l'utilisation du flash-ball. Nous craignons des entraves à l'avancée de l'enquête du juge d'instruction.»

«Les délais se rallongent et sont difficiles à vivre, temporise leur avocat, Me Franck Boëzec. Le juge s'est donné un mois supplémentaire pour réunir les pièces.» Jusqu'à fin novembre. «Il faudra établir toutes les responsabilités individuelles : celle du policier et des supérieurs qui ont donné l'ordre de tirer.»

Pierre Douillard avait été touché par un lanceur de balles de défense (LDB-40), plus puissant qu'un flash-ball. «Cette arme était alors en expérimentation, rappellent ses parents. Pierre fut le premier mutilé. Cinq autres personnes ont depuis été blessées : à Montreuil, Toulouse, Villiers-le-Bel, Neuilly-sur-Marne. Nous créons une coordination nationale des familles de victimes et de leurs avocats afin d'obtenir l'interdiction définitive du flash-ball.»

Emmanuel Vautier, Presse Océan, 10 novembre.


Lycéen blessé en 2007 : l'enquête se poursuit

Il avait été sérieusement blessé à l'œil, lors de l'évacuation du rectorat. Ses parents ont organisé une conférence de presse hier.

Il y a deux ans

Le 27 novembre 2007, étudiants et lycéens manifestent contre la loi Pécresse au rectorat. L'inspecteur d'académie demande l'évacuation. Les forces de l'ordre interviennent. Les manifestants sont poussés dehors et certains lancent des projectiles. Les policiers font usage d'un flashball et d'un lanceur de balles de défense, muni d'un laser. Cette arme plus puissante que le flashball est alors en expérimentation à Nantes. Celle-ci pourrait être à l'origine de la blessure d'un lycéen, de 17 ans, touché à l'œil droit. «La rétine a été irrémédiablement abîmée», précise sa mère qui a porté plainte.

Un policier témoin assisté

L'enquête de la police des polices ne permet pas d'éclaircir les circonstances dans lesquelles le lycéen a été blessé. Le procureur saisit deux juges d'instruction. L'été 2008, une enquête est ouverte pour «blessures volontaires ayant entraîné une incapacité de travail supérieure à huit jours avec la circonstance que les faits ont été commis avec arme par une personne dépositaire de l'autorité publique». Le fonctionnaire qui a tiré avec le lanceur de balles est placé sous le statut de témoin assisté. Il a accès à l'ensemble du dossier mais ne fait l'objet d'aucune poursuite.

Au printemps, une reconstitution a lieu avec deux experts en balistique. «Un policier casqué et cagoulé tire à travers les grilles du rectorat qui sont fermées et quand les manifestants sont dehors. Pourquoi ? Sur qui tire-t-il ? À quelle distance ?», interroge la famille. «L'intervention s'est faite dans un cadre réglementaire», insiste le syndicat de police Alliance.

Ça patine ou pas ?

Pour la famille du lycéen et le groupe du travail créé à cette occasion, «l'instruction s'enlise. Sur les enregistrements vidéos remis par la police, ne figure pas la scène du tir.» Le patron de la police affirme qu'il transmettra tous les documents que la justice lui demandera.

Ailleurs en France

Une coordination nationale des familles de victimes et de leurs avocats est sur le point de se constituer. L'objectif : interdire l'usage du flashball en s'appuyant sur des incidents similaires. Notamment avec ceux de Montreuil où un manifestant a eu un œil arraché. Dans cette affaire, un policier a été mis en examen. Amnesty international France a demandé au ministre de l'Intérieur, un rapport sur l'utilisation des armes non létales. «Nous constatons que la formation des policiers n'est pas suffisante.»

Marylise Couraud, Ouest France, 10 novembre.


Le super flash-ball dans le viseur

C'était le 27 novembre 2007. Au rectorat de Nantes, en marge d'une manifestation contre la loi Pécresse, un lycéen de 17 ans recevait en pleine tête un tir de lanceur de balles de défense (LBD), un «super flash-ball» réputé sept fois plus puissant qu'un pistolet à balles en caoutchouc ordinaire. Depuis, Pierre D. «a perdu l'usage de son œil droit», se désole sa mère. Hier, avec son mari, elle s'est inquiétée de «l'entrave» faite par les autorités policières à l'enquête des deux juges d'instruction. Elle a réclamé la mise en examen du policier responsable — clairement identifié —, comme d'autres l'ont été dans des circonstances similaires, en juillet, à Montreuil-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).

«Il ne s'agit pas de s'en prendre à un lampiste, prévient le père du lycéen. Nous voulons qu'une enquête soit menée sur sa hiérarchie pour mise en danger de la vie d'autrui : cet homme n'aurait pas tiré sans en avoir reçu l'ordre.» Le couple a reçu dans sa démarche le soutien de syndicats enseignants. «Certains policiers se conduisent comme des cow-boys, car ils ont un sentiment d'impunité, fustige Didier Hude, secrétaire de la FSU en Loire-Atlantique. À Waldeck-Rousseau, quand on est un policier républicain, il faut savoir se faire petit pour ne pas avoir de soucis avec ses collègues.» Contacté par 20 Minutes, le directeur départemental de la sécurité publique n'a pas souhaité faire de commentaire. «Si le juge d'instruction me demande des pièces, je m'exécuterai immédiatement», a simplement déclaré François Mainsard.

Guillaume Frouin, 20 minutes, 10 novembre.


Les parents d'un lycéen blessé réclament l'interdiction du Flash-Ball

Les parents d'un jeune Nantais ayant quasiment perdu l'usage d'un œil à la suite d'un tir de Flash-Ball réclament «l'interdiction de l'usage de cette arme inappropriée au maintien de l'ordre».

Les faits sont survenus le 27 novembre 2007 lors d'une manifestation étudiante. Deux ans après avoir déposé plainte, la famille de la victime s'impatiente. «Le policier qui a tiré est désormais clairement identifié mais rien ne se passe, dénonce Luc Douillard, père du blessé. À Montreuil, le 8 juillet, une personne a eu l'œil grièvement blessé par un tir de Flash-Ball. Les autorités ont réagi, le policier est mis en examen, avec interdiction d'utiliser une arme.» À Nantes, l'auteur présumé du tir a été placé sous le statut de témoin assisté. La partie civile exige la saisie de l'intégralité des films tournés par les policiers, ainsi que les circulaires relatives à l'emploi du lanceur de balles de défense, arme plus puissante que le Flash-Ball, alors en expérimentation.

Yan Gauchard, Le Monde, 10 novembre.


Les parents d’un lycéen éborgné combattent l’usage du flashball

Elles s’organisent, les familles de blessés tels que Pierre Douillard. Ce lycéen avait perdu un œil le 27 novembre 2007 suite à un tir de flashball venant d’un policier. Cela dans l’évacuation par les forces de l’ordre de la manifestation qui se tenait dans le rectorat de Nantes. Les étudiants luttaient alors contre la loi Pécresse.

Deux ans et un long parcours judiciaire plus tard, la famille de Pierre Douillard tenait une conférence de presse hier. Elle dressait un bilan de ceux deux ans, et avertissait de ses intentions. «Cela fera bientôt deux ans que Pierre a eu l’œil droit mutilé par un tir de flash-ball. Il n’y a plus d’incertitude sur le policier qui a tiré. Mais il n’a eu aucune sanction et l’instruction est toujours en cours», s’indignent les parents. Toutefois, le policier incriminé ne peut plus porter d’armes.

Ils sont décidés à aller jusqu’au bout de la procédure. Mais l’avenir, pour la famille, consiste aussi à s’organiser pour lutter contre ces armes dites de défense. Après Pierre, cinq personnes en France ont été blessées par ces lanceur de balles de défense (LDB-40 de leur petit nom). «Nous créons une coordination nationale des familles de victimes et de leurs avocats afin d’obtenir l’interdiction définitive du flash-ball», ont annoncé les parents de Pierre.

evous.fr, 10 novembre.


Les victimes de flash-ball s’impatientent

Visé à la tête et frappé par un flash-ball dans une manifestation lycéenne parfaitement calme, Pierre a perdu l’œil droit le 27 novembre 2007 à Nantes. Inconnu de la procédure pendant des mois, le policier cagoulé de la brigade anticriminalité (BAC) qui, derrière une grille, a tiré sur le lycéen est désormais identifié. Mais pas mis en examen pour autant. Une anomalie judiciaire qui provoque l’impatience de la famille.

En lien avec d’autres jeunes victimes de flash-ball en France, elle a tenu lundi une conférence de presse. «Nous voulons réparation pour notre fils, ont dit les parents de Pierre, mais surtout que plus jamais des jeunes puissent être mutilés pour avoir manifesté.» L’arme, un LBD, lanceur de balle de 40 mm, est-elle autorisée hors légitime défense, la visée au visage permise ? Le juge d’instruction a accordé un délai supplémentaire à la police qui rechigne à fournir le texte réglementaire d’usage de ce matériel et les images vidéo manquantes tournées sur place. Lors du tir, une caméra serait justement tombée en panne et un autre policier aurait arrêté de filmer à l’instant précis.

Libération, 10 novembre.
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Dimanche 8 novembre 2009
Saint-Maur (Val-de-Marne) :
un policier agressé en dehors de son service


Un policier a été agressé vendredi à Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-) alors quil n’était pas en service, a annoncé samedi la préfecture du Val-de-Marne. Le jeune homme, âgé de 24 ans, adjoint de sécurité au commissariat de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne), effectuait un jogging sur les bords de Marne lorsquil a été ceinturé par deux individus qui ont tenté de lui subtiliser son .

En découvrant sa carte de police, les deux agresseurs l
ont «mis à terre» puis lui ont tiré dans les jambes à plusieurs reprises à laide dun pistolet à grenailles, avant de prendre la fuite sans récupérer le portefeuille. Le policier a été hospitalisé vendredi en fin daprès-midi au hospitalier intercommunal de Créteil dont il est sorti dans la soirée.

«Il est dans un état de choc profond», a témoigné Luc Déramond, secrétaire régional du syndicat de police Alliance, qui dénonce des «agressions à répétition» contre ses collègues hors service.

«Un fonctionnaire hors service a été roué de coups il y a trois semaines. En avril, un policier hors service qui avait surpris des cambrioleurs dans un parking a été aspergé d
essence par deux individus qui ont tenté de limmoler», explique-t-il. «On sattaque à linstitution, il faut absolument quon ait des peines sévères et vraiment lapplication des peines-planchers», a-t-il ajouté.

Leur presse (Le Parisien), 7 novembre 2009.


Savoie : des tirs sur un policier retraité

Le parquet dAnnecy a ouvert aujourdhui une information judiciaire pour tentative dassassinat, à la suite de deux attaques par balles visant un policier à la retraite en Haute-Savoie, a-t-on appris de source judiciaire.

Le 20 et le 31 octobre, le policier, ex-numéro deux du commissariat de Thonon-les-Bains (Haute-Savoie) âgé de 60 ans, a été la cible de deux attaques par balle. Le 31 octobre, il a été visé par un inconnu alors qu
il sortait de son domicile à Publier (Haute-Savoie) et a été grièvement blessé à la tête par des projectiles tirés avec un fusil de chasse.

Les enquêteurs de la police judiciaire d
Annecy navaient toujours pas pu lentendre mardi car il a été hospitalisé dans un état grave. Le 20 octobre, il avait été également victime dune agression par balles à son domicile, lors de laquelle il avait été légèrement blessé par les éclats de verre dune baie vitrée, qui avait explosé à la suite dun coup de feu.

Conflit de voisinage, affaire privée ou liée à son passé de policier, les enquêteurs ne privilégiaient pour l
heure aucune piste.

Cet ex-policier à la retraite depuis quelques années, qui continuait à effectuer ponctuellement des permanences au commissariat de Thonon-les-Bains, avait travaillé aux renseignements généraux à Paris dans les années 70/80, selon son entourage.

Leur presse (AFP), 3 novembre.
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Mardi 3 novembre 2009
Athènes, 10 décembre 2008
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Vendredi 30 octobre 2009
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Vendredi 30 octobre 2009
Le jeune inventeur du «lance-patates» affole la police

Un lycéen dijonnais qui avait fabriqué un «patator», un «lance-patates» artisanal, et montré ses exploits de lanceur de tubercule sur internet, s’est vu activement interrogé par trois policiers.

«J’ai été interrogé le 14 octobre pendant une heure et demie par trois policiers. On m’a dit que l’utilisation et la divulgation (sur internet, ndlr) d’un patator étaient interdites, et on m’a parlé de terrorisme, je ne comprenais pas», a déclaré à l
AFP Jérémy, 16 ans.

L
adolescent, élève en 1ère scientifique dans un lycée dijonnais, confirmait les informations relatées mercredi par le quotidien régional Le Bien Public, et également confirmées en partie par la police à lAFP.

«On m
a posé des tas de questions sur les deux vidéos que jai mises en ligne sur YouTube : celle où on me voit essayant mon “patator” dans le jardin et une autre», dans laquelle il est question dune mini-fusée propulsée par un mélange de «bicarbonate de soude et de vinaigre», a expliqué Jérémy.



«On m
a dit que je pouvais fabriquer une bombe avec ce mélange, cest absurde !», a affirmé le lycéen, qui a toutefois conservé son «patator».

Et le jeune homme d
expliquer «avoir confectionné avec (son) père» ce lance-patates, sorte de bazooka artisanal fait de deux bouts de tuyau dans lequel est introduit un produit inflammable déclenché avec un allume-gaz et qui permet dexpulser violemment à plusieurs mètres des pommes de terre ou tout autre objet.


«Pour nous, cette affaire est réglée, nous avons simplement voulu vérifier si cet engin était dangereux ou pas», s
est défendu mercredi un porte-parole de la direction départementale de la sécurité publique (DDSP), interrogé par lAFP.

La «procédure» a toutefois été transmise au parquet de Dijon, qui décidera de donner suite ou non à cette rocambolesque affaire.

Leur presse (AFP), 28 octobre 2009.



Le «patator» dun jeune longvicien le mène au commissariat

Il y a deux semaines, un jeune longvicien de 16 ans et ses parents ont été entendus au commissariat de Dijon pour évoquer des vidéos postées sur internet par ladolescent.

Jérémy, qui utilise le pseudo «jeje534» sur YouTube, a en effet posté plusieurs vidéos depuis un peu plus d’un an. L’une d’entre elles, visionnée à peine plus de 270 fois, montre l’utilisation d’un «patator» de plus d’un mètre, soit un lance patate fabriqué avec deux bouts de tuyau en PVC, dans lequel il est introduit un produit inflammable (bombe à insecticide) et qui est déclenché avec un allume-gaz. Une autre vidéo, visionnée plus de 2800 fois, montre une mini-fusée fabriquée à base de vinaigre et de bicarbonate de soude.

Le 13 octobre dernier, la police municipale de Longvic, prévenue par une source, a prévenu à son tour la police nationale de l’existence de ces vidéos. Le 14 octobre, place Suquet à Dijon, Jérémy a été entendu d
un côté, ses parents dun autre. Tous les trois ont pu ressortir à lissue des entretiens. Laffaire a été transmise au parquet de Dijon.

Leur presse (Le Bien public), 27 octobre.
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Lundi 26 octobre 2009
AVANT

Fréjus : Vaste opération de police jeudi soir dans les cités

L’opération denvergure, menée par la police nationale la nuit dernière avait un double objectif. Les importantes forces mobilisées ont montré à la population des quartiers de Villeneuve et de la Gabelle, combien elles étaient présentes et efficaces. Dans le même temps, les spécialistes devaient rechercher déventuels trafics de stupéfiants.

Au total, vingt-cinq policiers et officiers de l
unité dordre public, de la brigade anticriminalité, de la brigade de sûreté urbaine, de lidentité judiciaire et de la brigade canine de stupéfiants venue en renfort de Toulon. Sur place également, deux collègues gendarmes qui prêtent main-forte à deux policiers formant une cellule dans le cadre du secteur dintervention renforcé de la brigade de sûreté urbaine, cellule qui a pour mission de cibler les vols par effraction.

Toute la soirée et la moitié de la nuit, sur réquisition du procureur, le groupe d
intervention a fouillé les parties communes des bâtiments de Villeneuve et de la Gabelle.


«Il s
agit dune opération de sécurisation des cités les plus sensibles qui frémissent. Nous intervenons nombreux à des heures particulières pour manifester notre présence aux gens honnêtes et de façon dissuasive pour les délinquants», a expliqué le commissaire Florence Petiot.

«Nous nous sommes déployés dans une méthode proactive en engageant beaucoup de monde en plus des horaires traditionnels. Même si les contrôles n
ont rien révélé dessentiel, les conditions climatiques peu favorables ayant limité la sortie du public, la police a montré quelle était à laffût des problèmes de délinquance sur les quartiers. Ce type daction sera renouvelé.»

Leur presse (Jocelyne Joris, Var Matin), 24 octobre 2009.


APRÈS


Échauffourées à Fréjus après la mort d’un motard

Des jeunes sen sont pris à des magasins, à la mairie annexe et à des engins de chantier, après le décès dun conducteur de moto de 21 ans qui tentait déchapper à un contrôle routier.

Des violences urbaines se sont produites dans la soirée du dimanche 25 octobre dans le quartier la Gabelle à Fréjus, après le décès d’un conducteur de moto âgé de 21 ans, issu de ce quartier, qui tentait d
échapper à un contrôle routier.

Le jeune homme a percuté un arbre en tentant d
échapper au contrôle, vers 19 heures, sur la RN7 entre Puget et Fréjus, précisait la préfecture du Var.

Des habitants du quartier ont dégradé des magasins et mis le feu à des engins de chantier et à des poubelles à partir de 21 heures. La mairie annexe aurait aussi été endommagée par la quarantaine de jeunes, qui ont jeté des pierres et improvisé des cocktails Molotov avec les moyens du bord, selon les autorités locales.

Des forces de police venues de Toulon et Fréjus, et des gendarmes de Fréjus et Draguignan ont été dépêchées sur les lieux pour protéger le quartier, ainsi qu
une unité de 89 hommes de la compagnie républicaine de sécurité no 59 basée à Ollioules.



Quartier sensible

Vers minuit 15, la situation était maîtrisée, les forces de l
ordre ont pu prendre position à lintérieur du quartier et rétablir le calme, a précisé la préfecture.

Le préfet du Var, Hugues Parant, et la sous-préfète de l
arrondissement de Draguignan, Corinne Orzechowski se sont rendus sur place et ont supervisé les opérations de rétablissement de lordre conduites par le directeur départemental de la sécurité publique adjoint, Pierre-Olivier Mahaux.

Les sapeurs-pompiers ont également été sollicités pour éteindre les feux, dans des conditions de sécurité parfois difficiles.

Le chantier attaqué par les protestataires est un projet de rénovation urbaine de ce quartier considéré comme sensible.

Leur presse (Nouvel Observateur), 26 octobre.


Fréjus : Violents incidents après la mort d’un jeune

De violents incidents ont éclaté dimanche soir dans une cité de Fréjus (Var) à la suite du décès accidentel d’un homme de 21 ans à moto qui, en tentant de se soustraire à un double contrôle de police, s’est tué en heurtant un arbre, a-t-on appris auprès de la préfecture.

«Le jeune homme a dans un premier temps fait demi-tour pour éviter un contrôle routier et il a pris la fuite. Il a tenté de contourner un deuxième dispositif et c
est en empruntant le bas côté de la chaussée quil a heurté un arbre», a déclaré à lAFP, le directeur de cabinet du préfet, Simon Babre.

L
engin du jeune homme na eu aucun contact avec les véhicules de la police, selon la même source.

L
annonce du décès du jeune homme a suscité une vive émotion dans la cité la Gabelle, où il résidait avec sa famille, et vers 21 heures les premiers incidents ont éclaté.

«Des engins du chantier de rénovation de la cité ont été brûlés ainsi que des pneus et des poubelles», selon la même source.

Appelés sur les lieux, les policiers et les sapeurs-pompiers n
ont pas pu accéder à la cité et, selon la préfecture, «ont essuyé des tirs de projectiles divers».

Un dispositif policier renforcé par des gendarmes a été mis en place et une compagnie de CRS était attendue.

Le préfet du Var, Hugues Parant, s
est rendu sur les lieux, ainsi que la sous-préfète de Draguignan, Corinne Orzechowski, et le commissaire divisionnaire Pierre Mahaux, directeur départemental adjoint de la sécurité publique.

Leur presse (AFP), 26 octobre.


Fréjus : Fin des violences dans une cité après la mort d’un jeune homme

Le calme était revenu dans la nuit de dimanche à lundi dans une cité de Fréjus (Var) où de violents incidents avaient éclaté dans la soirée après le décès accidentel dun jeune homme qui sest tué en tentant de se soustraire à un contrôle de police, selon des sources concordantes.

Une odeur de brûlé planait encore vers minuit sur les lieux et le goudron fondu par endroits témoignait des violences qui ont éclaté vers 21 heures dans la cité la Gabelle, où le jeune homme résidait avec sa famille, a constaté un journaliste de l
AFP.

Selon le directeur de cabinet du préfet, Simon Babre, «le jeune homme a dans un premier temps fait demi-tour pour éviter un contrôle routier» vers 17h30 à l
entrée de Fréjus et «il a pris la fuite».

«Il a tenté de contourner un deuxième dispositif et c
est en empruntant le bas côté de la chaussée quil a heurté un arbre», a déclaré à lAFP, le directeur de cabinet du préfet.

L
engin du jeune homme na eu aucun contact avec les véhicules de la police, selon la même source.

Mohamed El Matari, 21 ans, venait de faire du trial, et rentrait sur sa moto-cross non immatriculée, avec laquelle il n
était pas autorisé à rouler sur la route, selon ses proches.

Le jeune homme, un Marocain, qui s
était installé en France avec sa famille dans les années 1990, travaillait dans une usine, selon la même source.

À l
annonce de son décès, entre 40 et 50 jeunes gens ont commencé à briser des vitrines à lentrée de la Gabelle, selon la police. Les vitrines dun magasin de fleurs ont ainsi été complètement détruites, tout comme des vitres de la mairie annexe et deux cabines téléphoniques.

Les jeunes gens ont également incendié des poubelles, des pneus, un deux-roues ainsi que cinq engins tractopelle d
un chantier situé dans cette cité en partie en cours de rénovation, selon la police.

Appelés sur les lieux, policiers et pompiers ont été accueillis aux portes de la cité par des jets de pierres et de cocktails Molotov. Les policiers ont alors envoyé des grenades lacrymogènes, sans pouvoir pénétrer dans la Gabelle.

Au total, 60 policiers, 30 gendarmes de Gassin-Saint-Tropez, trois pelotons de surveillance et d
intervention de la gendarmerie sont intervenus, appuyés par 90 CRS, selon la police.

Aucun blessé n
était à déplorer, selon la même source.

Le préfet du Var, Hugues Parant, s
est rendu sur les lieux, ainsi que la sous-préfète de Draguignan, Corinne Orzechowski, et le commissaire divisionnaire Pierre Mahaux, directeur départemental adjoint de la sécurité publique.

«À minuit et quart, les forces de l
ordre ont pu prendre position à lintérieur du quartier et rétablir le calme», a indiqué la préfecture du Var dans un communiqué.

Des CRS restaient sur place pour la nuit, selon la police.

La moto du jeune homme a été placée sous scellés. Le parquet de Draguignan a été saisi et une enquête est en cours.

Leur presse (AFP), 26 octobre.
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Mardi 20 octobre 2009
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