Autodéfense

Vendredi 29 avril 5 29 /04 /Avr 14:19

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Mercredi 27 avril 3 27 /04 /Avr 09:27

 

La CGT des privés d’emploi et pré­cai­res du Rhône s’alarme de la recru­des­cence des agres­sions phy­si­ques, per­pé­trées par des mem­bres de grou­pes et grou­pus­cu­les fas­cis­tes, dont cer­tains se reven­di­quent ouver­te­ment d’Adolf Hitler et du régime nazi, tandis que d’autres camou­flent leurs nos­tal­gies nau­séa­bon­des der­rière un dis­cours iden­ti­taire racia­liste. Certaines de ces agres­sions ont abouti à des séquel­les graves, chez des per­son­nes qui, par exem­ple, n’avaient fait que se rendre à un concert.

 

Conscients du péril que repré­sen­tent ces per­son­nes et ces grou­pes, les mili­tants de notre Syndicat ainsi que d’autres syn­di­cats CGT ont par­ti­cipé à toutes les ini­tia­ti­ves de mani­fes­ta­tion, pro­po­sées par le col­lec­tif de vigi­lance contre l’extrême-droite du Rhône. Suite à la mani­fes­ta­tion du 9 avril, des per­son­nes ont une nou­velle fois été lâche­ment agres­sées par sur­prise, par des éléments armés de man­ches de pioche et de battes de base-ball.

 

Alors que seuls les capi­ta­lis­tes et la crise de leur sys­tème sont res­pon­sa­bles de la situa­tion sociale du pays, les dis­cours du gou­ver­ne­ment au ser­vice du MEDEF ten­dent à dévoyer la colère des tra­vailleurs en acti­vité contre les privés d’emploi, des tra­vailleurs du privé contre ceux du public, des tra­vailleurs fran­çais contre les tra­vailleurs étrangers, des chré­tiens contre les musul­mans, etc. Le pou­voir d’État, les relais poli­ti­ques, média­ti­ques et sociaux de cette offen­sive sont les pre­miers res­pon­sa­bles de la bana­li­sa­tion des thèses de l’extrême-droite.

 

Dans ce contexte, nous savons bien que les peti­tes bandes de voyous racis­tes et agres­sifs, qui s’agi­tent dans et hors de la mou­vance du FN, peu­vent deve­nir un réel danger pour les mili­tants syn­di­caux, pour le mou­ve­ment ouvrier et démo­cra­ti­que — au seul profit du patro­nat. Certains d’entre eux avaient notam­ment tenté, sans succès, de s’en pren­dre aux piquets de grève, lors du der­nier mou­ve­ment contre la réforme des retrai­tes.

 

Récemment, notre Confédération CGT a dû réagir aux ten­ta­ti­ves d’infil­tra­tion de mili­tants d’extrême-droite. Il n’y a pas de place dans le mou­ve­ment syn­di­cal pour les tenants de l’idéo­lo­gie de la pré­fé­rence natio­nale. Le syn­di­ca­lisme doit être aux avant-postes dans la lutte contre le racisme, la chasse aux sans-papiers, les dis­cours de stig­ma­ti­sa­tion qui nour­ris­sent l’extrême-droite.

 

Par leur mou­ve­ment massif, uni et soli­daire face au Plan Juppé en 1995, tra­vailleurs du public et du privé, fran­çais ou immi­grés, avaient contri­bué à faire recu­ler de manière impor­tante les idées d’extrême-droite et le FN dans la société. Lorsque la soli­da­rité ouvrière et popu­laire avance, les grou­pes fas­cis­tes, les partis racis­tes, le ter­rain et le dis­cours sur les­quels il pros­père recu­lent.

 

Aujourd’hui, nous avons besoin de pré­pa­rer une telle riposte sociale face aux atta­ques du gou­ver­ne­ment et à la pau­pé­ri­sa­tion de la popu­la­tion qui sont le ter­reau duquel se nour­rit la vio­lence réac­tion­naire de l’extrême-droite.

 

Chômeur, pré­caire : Face au gou­ver­ne­ment, face aux racis­tes, face à l’extrême-droite ne reste pas isolé, syn­di­que-toi !

 

La CGT des privés d’emplois et pré­cai­res du Rhône
Rebellyon, 27 avril 2011.

 


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Jeudi 21 avril 4 21 /04 /Avr 10:04

Fachos hors de nos vies, de nos quartiers et de nos rues !!!

 

50 personnes devant le Palais de justice d’Avignon, où a été rendu le référé de la plainte déposée par l’AGRIF pour exiger le retrait de l’œuvre. Entendue, l’avocate de la Collection Lambert obtient finalement le rejet des demandes de l’Agrif (retrait de l’œuvre) et sa condamnation à verser 8000€ au musée (pour faire suite à la dégradation). L’avocat de l’AGRIF a annoncé qu’il ferait appel.

 

On y retournera !!!!

 

 

Jeudi 21 avril 2011.

 


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Mardi 19 avril 2 19 /04 /Avr 23:55

En Vaucluse, l’extrême-droite s’incruste de plus en plus visiblement sur le terrain : maires Ligue du Sud à Bollène et Orange, FN dans le canton Nord de Carpentras, banalisation du racisme et de la xénophobie, intégristes anti-IVG au Barroux et aujourd’hui retour à l’Inquisition dans les rues d’Avignon avec la bénédiction de l’Évéché, du FN, de la Ligue du Sud, des Identitaires. Ce samedi ils étaient plus de 1000 fanatiques dégénérés pour demander la fermeture de l’expo Serrano et leurs nervis ont détruit deux des œuvres de l’expo. Soyons plus nombreux qu’eux, ce mercredi 20 [avril] à 10h45. Rendez-vous devant le Palais de justice d’Avignon, où doit être rendu le référé de la plainte déposée par l’AGRIF pour exiger le retrait de l’œuvre.

 

Fachos hors de nos vies, de nos quartiers et de nos rues.

 

Infos Anti-autoritaires en Cévennes
à l'Assaut des Montagnes !, 19 avril 2011.

 

 

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Samedi 16 avril 6 16 /04 /Avr 09:21

 

Nouveaux défilés des Autonomes Lorrains en Cortège-Bloc d'action directe fasciste

 

Les Nationalistes Autonomes Lorrains, groupuscule activiste de la mouvance d'extrême-droite radicale sont le fer de lance en France d'une nouvelle forme de brigades fascistes de rue. Le même scénario et schéma que dans les années 30 : avec la politique fascisante d'État, les lois racistes, les expulsions, les Camps de Rétention, le durcissement de l'appareil répressif, et le renouveau de l'extrême-droite politicienne officielle, sur ce fond de fascisation politique de notre réalité sociale surgissent sans surprise de multiples groupes fascistes radicaux, fer de lance de terrain du retour du National-Socialisme.

 

Les agressions fascistes, les ratonnades, les actions directes nazies, les formations et réseaux, se multiplient proportionnellement au nouveau pullulement des locaux néo-nazis, avec leur organisation matérielle, leur presse, leurs codes. Tandis que les agressions fascistes et ratonnades sont quasi-quotidiennes à Lyon contre des militants, des personnes de couleur et des homosexuels ; le premier local néo-nazi officiel s'est ouvert en plein centre-ville. En Franche-Comté, par la pression du Comité de Vigilance Antifasciste et de la population, un grand concert néo-nazi à la publicité ornée de croix celtiques et svastika a finalement été interdit. En Lorraine, les Nationalistes Autonomes sont de ces réseaux qui organisent des défilés d'envergure et parés à l'affrontement contre les antifas, tandis que des réseaux nazis s'y organisent avec des formations et entraînements à l'arme à feu. Ainsi à Metz, il y a quelques années, le Pink Bar, bistrot militant, a été attaqué par un groupe nazi radical qui ont ravagé le bâtiment, armés de couteaux, de battes de baseball et d'un revolver à 9mm. À Nancy, nombreux sont les concerts de rap antiracistes et anticapitalistes qui sont menacés voire directement attaqués par des groupes fascistes.

 

Ce phénomène de retour du fascisme radical organisé et de terrain, opérant dans la rue, est assez récent en France mais s'accroît et se renforce à l'image de l'Allemagne qui subit depuis de nombreuses années déjà un retour significatif des réseaux fascistes radicaux. D'où l'ampleur et la force du mouvement antifa en Allemagne dont le combat est quotidien et de plus en plus violent.

 

La marche annuelle des néo-nazis à Dresden il y a quelques semaines, et qui rassemble entre 2 à 4000 néo-nazis, s'est vue de nouveau contre-carrée par la remarquable capacité de résistance et de solidarité antifasciste. Sans surprise, lors des affrontements de rue, la police a couvert et protégé le cortège nazi et laisser faire leurs attaques en Bloc Faf, mais ont littéralement encadré et réprimé sans merci les milliers d'antifascistes venus les chasser.

 

L'organisation des nazis est telle en Allemagne qu'ils parviennent à opérer à des stratégies de territoire, en achetant des villages entiers, maison par maison, et en en faisant des Zones Autonomes fascistes où flottent les drapeaux à croix gammées et se déroulent des festivals d'extrême-droite.

 

Considérons avec sérieux la menace fasciste en France comme partout en Europe,
Créons des Comités de Vigilance et soyons parés à résister sur le terrain lorsque la vermine brune ose parader dans les rues.

 

Encore et toujours,
NO PASARAN !

 

Vendredi 15 avril 2011.

 


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Mardi 12 avril 2 12 /04 /Avr 15:39

 

Communiqué du collectif 69 de vigilance contre l’extrême-droite

 

Ça n’en finit plus. Samedi 9 avril, une manifestation unitaire antifasciste avait lieu pour dénoncer les violences d’extrême-droite à Lyon et l’implantation d’une salle de concerts néo-nazis. Alors qu’ils quittaient la manifestation et rejoignaient un groupe d’amis dans le quartier saintJean, deux manifestants ont été sauvagement attaqués par des militants d’extrême-droite.

 

Ils auraient été suivis lors de la dis­per­sion de la mani­fes­ta­tion des Terreaux jusqu’au lieu de l’agres­sion par quatre mili­tants fas­cis­tes.

 

Arrivés dans le quar­tier saintJean, les deux mili­tants anti­fas­cis­tes ont été inter­pel­lés et pro­vo­qués par ces der­niers. C’était en fait un véri­ta­ble guet-apens : une quin­zaine d’agres­seurs ont simul­ta­né­ment surgi d’un coin de rue, armés de barres de fer, de battes de base­ball et de man­ches de pioche. Se ruant sur eux, ils les ont lit­té­ra­le­ment lyn­chés place du Change.

 

Le plus dure­ment touché a 21 jours d’ITT en raison de plu­sieurs frac­tu­res et d’une mâchoire brisée due à la mul­ti­pli­ca­tion des coups portés à la tête. Il devra pro­chai­ne­ment subir une lourde opé­ra­tion chi­rur­gi­cale. L’autre per­sonne s’en tire avec quel­ques contu­sions.

 

Ce n’est mal­heu­reu­se­ment pas (et de loin) la pre­mière agres­sion orches­trée par des nervis appar­te­nant à la mou­vance iden­ti­taire et fas­ciste lyon­naise dans ce quar­tier. Trois syn­di­ca­lis­tes en avait déjà fait les frais en mars 2010. Un exem­ple parmi d’autres.

 

Voici plus d’un an que nous, col­lec­tif 69 de vigi­lance contre l’extrême droite, poin­tons la recru­des­cence des vio­len­ces fas­cis­tes dans l’agglo­mé­ra­tion lyon­naise. Trois jours avant cette agres­sion, une autre s’était dérou­lée devant le lycée Jean-Paul Sartre à Bron où deux per­son­nes dif­fu­sant des tracts pour la mani­fes­ta­tion anti­fas­ciste avaient été atta­qués.

 

Malheureusement, nous devons une fois de plus condam­ner une énième agres­sion de la part des nervis fas­cis­tes et/ou iden­ti­tai­res à l’encontre de ceux qui ne leur plai­sent pas : jeunes issus de l’immi­gra­tion, actri­ces-eurs des mou­ve­ments sociaux, mili­tan­tes-mili­tants de gauche ou liber­tai­res…

 

Une fois encore nous inter­ro­geons les pou­voirs publics sur cette situa­tion, sur leur capa­cité à y remé­dier, et sur leur volonté d’agir enfin contre ce que nous sommes contraints d’appe­ler une véri­ta­ble résur­gence de l’extrême-droite radi­cale à Lyon. La vio­lence des agres­sions étant chaque fois plus intense nous nous inter­ro­geons : faudra-t-il un mort pour qu’une prise de cons­cience poli­ti­que et média­ti­que ait lieu ?

 

Banalisation du dis­cours raciste, débats nau­séa­bonds, oppro­bre jetée sur une partie de la popu­la­tion fran­çaise, chasse aux sans-papiers : les poli­ti­ques por­tent leur lot de res­pon­sa­bi­li­tés dans la situa­tion que nous subis­sons aujourd’hui.

 

Nous tenons à inter­pel­ler toutes-s les Lyon­nai­ses-s sur la dan­ge­ro­sité crois­sante que font peser les diver­ses com­po­san­tes de cette droite extrême en recom­po­si­tion — des iden­ti­tai­res aux néo-nazis en pas­sant par le Front National et divers grou­pus­cu­les, les fron­tiè­res entre ces grou­pes étant lar­ge­ment per­méa­bles selon nous.

 

Nous aler­tons les habi­tan­tes-s de saintJean et les per­son­nes qui y tra­vaillent sur cette triste réa­lité, à savoir que leur quar­tier risque aujourd’hui de deve­nir un véri­ta­ble bas­tion de l’extrême-droite vio­lente.

 

Nous ne nous lais­se­rons pas inti­mi­der par ce déchaî­ne­ment de vio­lence et nous conti­nue­rons plus que jamais le combat sur le ter­rain poli­ti­que et popu­laire !

 

Collectif 69 de vigi­lance
contre l’extrême-droite (contact)
 Lyon, le 11 avril 2011.
Rebellyon.

 


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Dimanche 10 avril 7 10 /04 /Avr 12:36

Retour en photo sur la manifestation antifa du 9 avril à Lyon

 

Plus de 2000 personnes ont participé samedi 9 avril à la manifestation contre le fascisme appelé à Lyon par le Collectif 69 de vigilance contre l’extrême-droite pour pointer la recrudescence des violences fascistes et demander la fermeture du local néo-nazi de Gerland.
Pour le contexte lire : Retour sur 2 ans de lutte à Lyon contre l’extrême-droite et ses agressions

 

Sous un soleil esti­val, le cor­tège parti de la place Bellecour a rapi­de­ment avalé le (petit) par­cours jusqu’à la place Jean Macé. La mani­fes­ta­tion a moins mobi­lisé que l’année der­nière mais parais­sait plus déter­mi­née.

 

Les orga­ni­sa­tions poli­ti­ques et syn­di­ca­les étaient moins repré­sen­tées que la mani­fes­ta­tion de l’année der­nière suite à l’agres­sion de mili­tants syn­di­ca­lis­tes. Mais le dyna­misme des cor­tè­ges anti­fas­cis­tes radi­caux, par­ti­cu­liè­re­ment four­nis, a lar­ge­ment com­pensé.

 

Après une arri­vée à Jean Macé où les mobi­les blo­quaient toute pro­gres­sion vers le local néo-nazi, une grosse partie du cor­tège est repar­tie vers la place Bellecour, puis vers les Terreaux. Finalement ce bout de manif impro­vi­sée fût le plus réjouis­sant, et les rues plei­nes de pas­sants du samedi aprèm ont vibré aux sons des «Alerta Antifascista» et autres «Lyon Antifa»…

 

 

 

 

 

 

Un bon nombre de CRS blo­quait la rue par­tant de Jean Macé en direc­tion de Gerland, va savoir pour­quoi… En tout cas ils avaient car­ré­ment sorti les bar­riè­res grilla­gées !

 

 

 

Le cortège du retour, bien rempli !

 

 

Rebellyon, 9 avril 2011.

 

 

Lyon : 2000 personnes manifestent contre l’extrême-droite

 

À l’appel du Collectif vigilance 69, organisations politiques, syndicales et associatives ont réclamé la fermeture d’un local «néonazi» et dénoncé la recrudescence d’agressions fascistes.

 

 

«Moi je suis habillé normalement», explique portable à l’oreille un jeune homme qui s’apprête à être rejoint. Face à lui, des représentants du mouvement anarchiste tout de noir vêtus, parfois cagoulés et porteurs de drapeaux aux manches de bonne dimension. Max, 24 ans est l’un d’eux. Ce demandeur d’emploi souligne être là «pour répondre aux diverses attaques faites par des groupes fascistes. On a des potes qui ont été agressés.» Le jeune homme brocarde en outre «le racisme d’État et tout ce qui est fait contre l’immigration et qui sert à faire diversion face à une politique antisociale». Il ne demande pas mais «exige la fermeture du local néonazi de Gerland». C’est en effet l’une des revendications principales des participants en plus de «la multiplication des agressions fascistes à Lyon».

 

Mathias étudiant en droit de 25 ans et membre du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) demande lui aussi la fermeture de la salle de concert où se retrouvent des crânes rasés. Mais au-delà c’est «le racisme décomplexé» qui l’inquiète, «et cette droite populaire qui n’en finit pas de lâcher des petites phrases».

 

Ainsi, c’est aux cris de «Pas de fachos dans nos quartiers» ou encore «le fascisme c’est la gangrène» que le cortège d’environ 2000 personnes, à l’appel de partis, associations et syndicats de gauche et d’extrême-gauche, est allé de Bellecour à Jean Macé, sans passer par l’impasse de l’Asphalte où, selon nos informations, quelque 200 sympathisants de l’extrême-droite étaient rassemblés. Déception d’une partie du cortège découvrant que l’avenue Jean-Jaurès était coupée par un barrage de CRS.

 

«On voulait faire halte au local de Gerland mais la préfecture nous a interdit d’y passer», soulignait un membre du service d’ordre.

 

Au-delà des banderoles de la CGT, de SUD, du NPA, du PCF, de la Gauche unitaire, d’Europe Écologie-Les Verts, de la Fédération syndicale étudiante, des voix se sont fait entendre dont celle d’Armand Creus, conseiller régional Front de Gauche disant «la détermination à ne pas lâcher, jusqu’à faire rentrer les fachos dans leur terrier».

 

La manifestation s’est dispersée sans incident. Le dispositif policier moins visible qu’efficace a tout fait pour éviter les heurts avec les groupes d’extrême-droite.

 

Leur presse (Dominique Menvielle,
Le Progrès), 10 avril.

 

 

Lyon : manifestation anti extrême-droite

 

Quelque 2000 personnes ont manifesté cet après-midi à Lyon contre «l'extrême-droite» et «le fascisme», à l'appel de partis, associations et syndicats de gauche et d'extrême-gauche, a constaté une journaliste de l'AFP.

 

Partis de la place Bellecour, les manifestants — environ 2000 selon la police et les organisateurs — ont défilé sous le soleil jusqu'à la place Jean-Macé, derrière des banderoles proclamant «fachos hors de nos vies» ou encore «écrasons les fascistes !»

 

Dans le cortège flottaient des drapeaux ou des banderoles de la CGT, de SUD, du NPA, du PCF, de la Gauche unitaire, d'Europe Écologie-Les Verts (EELV), de la Fédération syndicale étudiante (FSE) ou encore de mouvements anarchistes.

 

Les manifestants, jeunes pour la plupart, se sont dispersés en fin d'après-midi. «Il n'y a pas eu d'incident», a indiqué la police, qui avait mobilisé un «dispositif assez massif» pour éviter d'éventuels heurts avec des groupes d'extrême-droite.

 

Organisée par le Collectif de vigilance contre l'extrême-droite du Rhône, qui regroupe plusieurs dizaines d'organisations politiques, syndicales et associatives, cette manifestation visait à dénoncer en particulier la «recrudescence des agressions fascistes à Lyon» et l'implantation d'un «local néo-nazi» dans le quartier de Gerland.

 

Leur presse (AFP), 9 avril.

 


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Samedi 9 avril 6 09 /04 /Avr 07:17

 

Mercredi 6 avril 2011, après une diffusion de tracts à la sortie du Lycée Jean-Paul Sartre de Bron, des militants ont été très violemment agressés par trois fascistes armés. Communiqué du collectif 69 de vigilance contre l’extrême-droite.

 

Communiqué de presse

Nouvelle agres­sion par des jeunes fas­cis­tes, lors d’une dif­fu­sion de tracts appe­lant à la manifestation antifasciste unitaire de ce samedi 9 avril

 

Mercredi 6 avril 2011, après une dif­fu­sion de tracts à la sortie du Lycée Jean-Paul Sartre à Bron, des mili­tants ont été très vio­lem­ment agres­sés par trois fas­cis­tes armés.

 

Après les avoir arro­sés de gaz lacry­mo­gène, les nervis ont sortis des matra­ques téles­co­pi­ques, puis ils les ont visés et ont tou­chés l’un d’entre eux avec un gomme-cogne (arme de caté­go­rie 7, sorte de mini-fla­sh­ball très puis­sant). Cette nou­velle agres­sion prouve une fois encore que l’appel à la mani­fes­ta­tion anti­fas­ciste uni­taire du col­lec­tif de vigi­lance contre l’extrême-droite et à sa vio­lence (voir l’appel sur Rebellyon.info) n’est pas anodin.

 

Les dis­cours racis­tes du gou­ver­ne­ment, les pseudo-débats sur l’iden­tité natio­nale ou la laï­cité et la bana­li­sa­tion d’un FN tou­jours ancré dans des idées sécu­ri­tai­res et hai­neu­ses ne font que ren­for­cer les fas­cis­tes, qui n’hési­tent plus à atta­quer y com­pris à proxi­mité d’établissements sco­lai­res.

 

Les trois fas­cis­tes sont actuel­le­ment placés en garde-à-vue.

 

Il est inac­cep­ta­ble que de telles vio­len­ces, qui nous révol­tent, puis­sent se pro­duire et nous les condam­nons fer­me­ment. Leurs atta­ques ne nous feront pas flan­cher.

 

Toutes et tous à la mani­fes­ta­tion du 9 avril 2011 à 14h30 place Bellecour.
Le col­lec­tif 69 de vigi­lance contre l’extrême-droite

 

Pour com­pren­dre le contexte lyon­nais, voir Retour sur deux ans de lutte à Lyon contre l’extrême-droite et ses agres­sions.

 

Rebellyon, 7 avril 2011.

 

 

4 mois de sursis pour l’un des agresseurs néo-nazis de mercredi

 

Mercredi 6 avril, suite à l’agression de deux personnes qui diffusaient des tracts pour la manifestation antifasciste de samedi 9 avril, trois néo-nazis ont été arrêtés et placés en garde à vue.

 

Les néo-nazis étaient notamment armés d’un «gomme-cogne» [Voir par exemple ici], flingue tirant des balles de caoutchouc, nécessitant un port d’arme et impliqué dans plusieurs meurtres.

 

Les perquisitions menées chez les trois ont permis de découvrir la panoplie du parfait petit néo-naze, des drapeaux nazis, des portraits d’Hitler, armes telles que gomme-cogne, matraques télescopiques en grand nombre ou lance-pierre.

 

L’un d’entre eux, le seul majeur, Cédric L., est passé en comparution immédiate aujourd’hui. Résultat : 4 mois de prison avec sursis, 5 ans d’interdiction de port d’arme et obligation de suivre un «stage de citoyenneté».

 

Rebellyon, 8 avril.

 

 

L’extrême-droite radicale à Lyon : le retour de bâton

 

Le nombre d’agressions liées à la présence de membres d’une extrême-droite particulièrement violente est en augmentation. Au-delà, le phénomène de bandes proches des mouvements néo-nazis s’amplifie.

 

Un rassemblement lors des manifestations contre la réforme des retraites,

en marge des violences urbaines

 

«Sujet sensible.» À la préfecture du Rhône, l’extrême-droite est un sujet tabou. Pas de communication des responsables de la police départementale, pas de commentaires. Lyon porte un double héritage qui rend la question douloureuse. La capitale de la Résistance et le foyer d’une extrême-droite la plus radicale. C’était dans les années quatre-vingt-dix. L’époque des affaires Notin, Plantin, accusés de développer des thèses négationnistes dans leurs travaux universitaires.

 

Alors que l’on pensait le mal asphyxié, la plaie s’est à nouveau infectée. Car, selon nos informations, le nombre d’agressions liées à l’extrême-droite est effectivement en augmentation. Difficile néanmoins à quantifier. Plusieurs faits divers récents viennent rappeler que les franges les plus dures de l’extrême-droite ont repris du service. Le 15 janvier dernier, à Villeurbanne, c’est un couple qui s’est littéralement fait lyncher — et le terme n’est pas trop fort — par plusieurs individus armés de battes de base-ball. C’était à la sortie d’un concert. Ambiance anar. Le couple regagnait un parking quand subitement, sans un mot, ils ont été violemment frappés. La jeune femme recevra un coup de batte sur le crâne. Au moins 60 jours d’ITT. Le jeune homme qui l’accompagnait a tenté de la protéger. Il a été roué de coups de pieds, de poings, et là encore, de batte. Des expertises sont toujours en cours pour évaluer une incapacité qui pourrait être permanente pour l’une des victimes.

 

Les auteurs présumés, neuf au total, ont été interpellés par les services de police. Quatre ont été écroués. Des récidivistes, mis en examen pour violences aggravées, et qui risquent vingt ans de prison. À leurs domiciles, les policiers retrouveront des tracts explicites sur l’extrême-droite, une clef USB contenant des photos de séances de taggages dont les slogans ne laissent aucune ambiguïté sur leur caractère extrémiste. Par ailleurs, plusieurs clichés pris lors de manifestations permettent de reconnaître les individus arrêtés. Par ailleurs, trois d’entre eux ont, par le passé, été interdits de stade. Deux ont été condamnés pour des violences à caractère raciste. «Derrière la violence gratuite, commente Bertrand Sayn, l’avocat des victimes, on trouve une organisation. Ils se téléphonent, se retrouvent, et ont un dessein. Ils ont laissé leurs victimes dans une marre de sang.»

 

Dans ce dossier, les auteurs présumés ne reconnaissent pas tous l’agression : «Chacun se rejette la balle», commente Hervé Banbanaste, avocat de l’un des individus incarcérés. «Ce sont des jeunes qui ne sont pas encartés au FN, ils n’ont pas de structure idéologique très profonde.» Reste que la plupart de ces auteurs présumés ont été identifiés dans plusieurs manifestations associant l’extrême-droite. Ce qui démontre les connexions entre les différentes «familles». Lors des manifs contre les retraites, du kiss-in de Saint-Jean… les mêmes.

 

Cette agression n’est pas un cas à part. Le 6 avril dernier, des militants, qui diffusaient des tracts pour appeler à la manifestation contre l’extrême droite prévue cet après-midi, ont été pris à partie et frappés à la sortie du lycée Jean-Paul-Sartre, à Bron. Chez l’un des auteurs présumés de l’agression, les policiers ont retrouvé diverses armes (poing américain, 22 Long Rifle…), des talkies-walkies et un drapeau à l’effigie d’Hitler.

 

Ils seraient plus de 300 à Lyon à porter haut les couleurs brunes agglomérées autour des standards de la famille extrémiste : au programme, musique Oï, un style musical fédérant punks et skinheads, matchs de l’OL. Plusieurs sont issus des rangs des indépendants, ou encore du militantisme outrancier. Ils ont leurs codes vestimentaires, leurs coupes de cheveux réglementaires, parfois des tatouages, et des termes qui leur sont propres. Rarement des idéologues, ils sont le plus souvent issus de classes populaires, employés, chômeurs, voire étudiants ou lycéens. Et se radicalisent.

 

Manifestation aujourd’hui à 14h30 place Bellecour organisée par le collectif vigilance 69 contre l’extrême droite.

 

Leur presse (Geoffrey Mercier,
Le Progrès), 9 avril.

 


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Lundi 4 avril 1 04 /04 /Avr 17:54

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Jeudi 31 mars 4 31 /03 /Mars 10:22

 

À l’heure où, entre les violences fascistes dans les rues et la recrudescence du FN dans les médias, la lutte contre le fascisme est toujours plus présente dans les préoccupations militantes, petite réflexion sur la situation actuelle et sur les moyens de lutter. Texte de la CGA-Lyon.

 

 

Le néces­saire bilan de deux décen­nies «d’anti­fas­cisme»

 

La lutte contre le fas­cisme a jusqu’à son effon­dre­ment tem­po­raire, été sou­vent amal­ga­mée en France avec la lutte contre le Front National et les idées racis­tes et réac­tion­nai­res qu’il véhi­cule.

 

Or le Front natio­nal n’est pas à pro­pre­ment parler un parti fas­ciste, même s’il com­porte une com­po­sante fas­ciste. C’est un parti d’extrême-droite natio­na­liste, qui a pen­dant long­temps fait coexis­ter des ten­dan­ces idéo­lo­gi­ques dif­fé­ren­tes, depuis les nos­tal­gi­ques de l’Algérie fran­çaise, jusqu’au catho­li­cisme inté­griste, et pour un cer­tain temps, les natio­na­lis­tes révo­lu­tion­nai­res.

 

Il a repré­senté pen­dant long­temps la face visi­ble et la plus expli­cite d’un natio­na­lisme qui irri­gue la classe poli­ti­que en France, de la droite à la gauche voire à une partie de l’extrême-gauche.

 

Il a repré­senté la for­mu­la­tion expli­cite des consé­quen­ces idéo­lo­gi­ques de ce natio­na­lisme : un dis­cours raciste et xéno­phobe, mais aussi sexiste et homo­phobe.

 

Il cor­res­pond au choix de la bour­geoi­sie fran­çaise, dans le contexte de crise lié au second choc pétro­lier, de pro­mou­voir une grille de lec­ture raciste et xéno­phobe pour mas­quer les anta­go­nis­tes de classe, et ainsi com­bat­tre le déve­lop­pe­ment de luttes popu­lai­res. Il a également béné­fi­cié des faci­li­tés accor­dées par la sociale-démo­cra­tie, dans une pers­pec­tive poli­ti­cienne, afin de briser sur le plan électoral l’influence de la droite.

 

La stra­té­gie anti­fas­ciste de riposte domi­nante pen­dant ces 20 der­niè­res années a été la créa­tion de fronts anti­fas­cistes spé­ci­fi­ques, larges et uni­tai­res, dont la domi­nante idéo­lo­gi­que a été un dis­cours moral, fondé sur les valeurs huma­nistes, dans les­quels les réfé­ren­ces de classe et à la nature du natio­na­lisme comme outil des clas­ses domi­nante a été dilué, voire com­plè­te­ment mas­quée.

 

Même si les liber­tai­res, comme d’autres grou­pes d’extrême-gauche, ont tenté de visi­bi­li­ser cette dimen­sion au sein de ces fronts, ils n’ont pu se faire enten­dre de manière audi­ble, ce qui a amené à une pré­do­mi­nance du dis­cours répu­bli­cain en matière «d’anti­fas­cisme». Cela a sou­vent amené les liber­tai­res à faire les «peti­tes mains» de fronts anti­fas­cis­tes qui pro­mou­vaient une appro­che clas­siste du fas­cisme.

 

«L’anti­fas­cisme radi­cal» n’échappe pas à ce cons­tat. Malgré la volonté et les ten­ta­ti­ves de relier la lutte contre le fas­cisme à la lutte contre le capi­ta­lisme, la dimen­sion spé­ci­fi­que de ce cou­rant a sou­vent évolué vers une ten­dance à réduire la lutte contre le fas­cisme à la lutte contre les fas­cis­tes, à se conten­ter d’une «riposte» qui pla­çait néces­sai­re­ment la lutte sur le ter­rain même du fas­cisme, lui lais­sant l’ini­tia­tive poli­ti­que, voire dans cer­tai­nes de ses expres­sions, au folk­lore plus qu’à l’action poli­ti­que. Une chose est sûre c’est que le déve­lop­pe­ment des idées natio­na­lis­tes, racis­tes et xéno­pho­bes n’a pas été stoppé, et qu’il a même été donné crédit à la rhé­to­ri­que du fas­cisme qui a ainsi pu se pré­sen­ter comme «anti­sys­tème», comme «révo­lu­tion­naire».

 

Un autre aspect de ce bilan est qu’une telle appro­che foca­li­sée sur une orga­ni­sa­tion, le FN, est passé à côté de la réa­lité idéo­lo­gi­que du fas­cisme, à savoir sa stra­té­gie d’implan­ta­tion «méta­po­li­ti­que», c’est-à-dire en conqué­rant une influence idéo­lo­gi­que par la culture, mais aussi par un patient tra­vail d’implan­ta­tion sociale. Elle a également eu pour effet d’empê­cher de saisir les «nou­vel­les» formes et ten­dances du fas­cisme, celui de la réor­ga­ni­sa­tion d’un cou­rant fas­ciste authen­ti­que, alliant racisme, anti­sé­mi­tisme et rhé­to­ri­que «anti­ca­pi­ta­liste», alliant dis­cours social et natio­nal, et se déve­lop­pant hors de la sphère clas­si­que et iden­ti­fiée du fas­cisme fran­çais, puisqu’il s’enra­cine et se déve­loppe également au sein des mino­ri­tés natio­na­les.

 

 

Analyser le fas­cisme comme ten­dance

 

Définir le fas­cisme

Qu’est-ce que le fas­cisme his­to­ri­que­ment ? C’est l’alliance entre dis­cours social et natio­nal, la for­ma­tion d’une «droite révolutionnaire» qui remet en cause l’idéo­lo­gie démo­cra­ti­que bour­geoise, se vit comme «révo­lu­tion­naire», mais sert les inté­rêts de la bour­geoi­sie en bri­sant les luttes popu­lai­res et toute pers­pec­tive révo­lu­tion­naire. C’est aussi un dis­cours voyant la société — amal­ga­mée à la «nation», ce mythe au ser­vice de la bour­geoi­sie — comme un «orga­nisme» qu’il faut puri­fier (des «enne­mis inté­rieurs» que sont les mino­ri­tés natio­na­les et les étrangers, mais aussi les sub­ver­sifs), diri­ger et défen­dre contre elle-même, en la gui­dant d’une main de fer.

 

C’est un dis­cours idéo­lo­gi­que qui se fonde sur une vision raciste ou eth­no­dif­fé­ren­cia­liste iden­ti­taire (racisme bio­lo­gi­que ou cultu­rel) qui divise l’espèce humaine en grou­pes aux­quels il assi­gne une «race», une iden­tité essen­tia­li­sée, c’est à dire une ensem­ble de carac­te­ris­ti­ques sté­réo­ty­pi­ques. C’est enfin un dis­cours assi­gnant ces iden­ti­tés à un ter­ri­toire, autour d’une mys­ti­que de la terre et des morts (cf. Maurras, l’un des théo­ri­ciens fran­çais du fas­cisme).

 

C’est une idéo­lo­gie qui oppose le capi­ta­lisme indus­triel, cor­po­ra­tiste, consi­déré comme «authen­ti­que», au capi­ta­lisme finan­cier, arbi­trai­re­ment séparé, et amal­gamé aux juifs par le dis­cours anti­sé­mite, ce qui permet de pro­té­ger la classe capi­ta­liste par une stra­té­gie de bouc émissaire.

 

Le fas­cisme et la crise

Dans une période de crise d’adap­ta­tion capi­ta­liste, le fas­cisme est l’ultime recours du capi­ta­lisme et de la bour­geoi­sie : pour briser toute résis­tance des clas­ses popu­lai­res à ses offen­si­ves, mais aussi pour «mettre de l’ordre» en son sein. Tant que son pou­voir n’est pas remis en cause, la bour­geoi­sie a inté­rêt à pré­ser­ver le cadre de la démo­cra­tie repré­sen­ta­tive, car le pou­voir d’influence est la forme de pou­voir la plus effi­cace et la plus économique. Mais dès lors que ce pou­voir est fra­gi­lisé, la ten­ta­tion fas­ciste sus­cite rapi­de­ment l’adhé­sion de larges sec­teurs de la bour­geoi­sie.

 

Dans la période actuelle, la crise économique et sociale capi­ta­liste a sus­cité un cer­tain nombre de résis­tan­ces popu­lai­res qui inquiè­tent la bour­geoi­sie. Parallèlement, elle béné­fi­cie depuis plus de dix ans d’un avan­tage cer­tain dans la lutte des clas­ses liée à la désor­ga­ni­sa­tion du mou­ve­ment ouvrier à l’échelle inter­na­tio­nale :

Du fait de l’effon­dre­ment de l’URSS, la fin de l’illu­sion sta­li­nienne a marqué l’affai­blis­se­ment des mou­ve­ments de clas­ses qui se situaient en réfé­rence à l’Union sovié­ti­que. Faute d’un projet révo­lu­tion­naire alter­na­tif, c’est le fata­lisme et le sen­ti­ment de l’immua­bi­lité du sys­tème capi­ta­liste qui s’est ins­tallé dans de larges sec­teurs des clas­ses popu­lai­res.
L’inté­gra­tion d’une partie du mou­ve­ment ouvrier par le sys­tème capi­ta­liste, lié à la bureau­cra­ti­sa­tion et à l’électoralisme, a affai­bli l’auto­no­mie de celui-ci et l’a rendu dépen­dant de la poli­ti­que sociale-démo­crate.

 

Cet avan­tage, la bour­geoi­sie veut le pous­ser et c’est ce qui l’amène à mener une offen­sive sans pre­cé­de­nt contre les conquê­tes socia­les popu­lai­res, qu’elle n’est plus contrain­te de conser­ver pour pré­ve­nir une dyna­mi­que révo­lu­tion­naire, puis­que l’exis­tence d’une alter­na­tive au capi­ta­lisme n’est plus portée que par une frac­tion très res­treinte du mou­ve­ment ouvrier et des clas­ses popu­lai­res, inau­di­ble pour le plus grand nombre, en partie du fait de la puis­sance des relais idéo­lo­gi­ques de la bour­geoi­sie.

 

La stra­té­gie de «contre-révo­lu­tion pré­ven­tive», appli­quant notam­ment la doc­trine de la guerre révo­lu­tion­naire à la ges­tion de la contes­ta­tion sociale, est à l’œuvre.

 

La doc­trine de la guerre révo­lu­tion­naire repose sur deux aspects : isoler un «ennemi inté­rieur» réel ou dési­gné du corps social. Créer dans ce sens des hié­rar­chies par­al­lè­les visant à saper la base sociale de cet «ennemi inté­rieur», c’est-à-dire les liens qu’il entre­tient avec la popu­la­tion.

 

Le statu quo aujourd’hui qui permet au capi­ta­lisme de se main­te­nir, sans explo­ser sous les contra­dic­tions qui le tra­vaillent, est lié à la capa­cité d’adap­ta­tion de celui-ci, et plus lar­ge­ment des sys­tè­mes de domi­na­tion. Il est lié à l’absence de pers­pec­tive révo­lu­tion­naire, faute de pers­pec­tive (projet de société alter­na­tive) et de dyna­mi­que d’auto-orga­ni­sa­tion de masse.

 

Mais l’État et la bour­geoi­sie savent que ce statu quo est pré­caire, et ten­tent de pré­ser­ver l’avan­tage en menant une offen­sive géné­ra­li­sée qui vise non seu­le­ment à faire payer la crise aux tra­vailleu­ses et tra­vailleurs, et ainsi pour elle se «refaire», mais aussi à les démo­ra­li­ser. Mais elle s’ins­crit plus lar­ge­ment dans la logi­que sys­té­mi­que du capi­ta­lisme, celle de l’appro­pria­tion d’une part tou­jours plus impor­tante des riches­ses créées par les tra­vailleu­ses et tra­vailleurs.

 

 

La situa­tion sur le plan inter­na­tio­nal

 

Cette situa­tion est visi­ble clai­re­ment sur le plan inter­na­tio­nal. On assiste à un triple mou­ve­ment : Le ren­for­ce­ment des outils de coer­ci­tion des États et des régi­mes coer­ci­tifs visant à répri­mer les mou­ve­ments popu­lai­res liés à la révolte des clas­ses popu­lai­res contre leurs condi­tions de vie ; Le déve­lop­pe­ment de mou­ve­ments popu­lai­res pous­sés par la néces­si­tés, qui se confron­tent aux inté­rêts de la bour­geoi­sie et des États, pour défen­dre leurs inté­rêts ; Et enfin le déve­lop­pe­ment de cou­rants idéo­lo­gi­ques qui s’ins­cri­vent dans la défense des inté­rêts de la bour­geoi­sie confrontée à ces sou­lè­ve­ment, mais qui se pré­sen­tent comme «révo­lu­tion­nai­res» et «anti­ca­pi­ta­lis­tes». Ces ten­dan­ces cor­res­pon­dent aux dif­fé­ren­tes formes que pren­nent le fas­cisme.

 

En Europe, on cons­tate le déve­lop­pe­ment de mou­ve­ments natio­na­lis­tes, et notam­ment «natio­na­listes révo­lu­tion­nai­res», qui se tra­dui­sent à la fois par des vio­len­ces contre les mino­ri­tés natio­na­les (Arabes, Noirs, Juifs, Rroms…), et contre les mili­tant-e-s anti­fas­cis­tes et pro­gres­sifs (agres­sions de cama­ra­des en Russie, en Serbie, etc…). Aux États unis, on cons­tate le déve­lop­pe­ment de grou­pes natio­na­lis­tes et racia­lis­tes, depuis les sup­pré­ma­cis­tes blancs jusqu’aux «Minute Men» ser­vant d’auxi­liai­res à la poli­ti­que de répres­sion de l’immi­gra­tion amé­ri­caine. En Amé­ri­que du Sud, le déve­lop­pe­ment de grou­pes para­mi­li­tai­res de type natio­na­lis­te et de grou­pes néo-nazis répond aux mêmes dyna­mi­ques.

 

En Turquie, les grou­pes fas­cis­tes tels que les Loups gris mènent une poli­ti­que de vio­lence et de ter­reur fas­ciste contre les mino­ri­tés natio­na­les kurdes, armé­nien­nes, les mino­ri­tés reli­gieu­ses (hale­vis), et les mili­tant-e-s révo­lu­tion­nai­res.

 

Dans un cer­tain nom­bres de pays où la reli­gion musul­ma­nes est majo­ri­tai­re, les grou­pes qui assu­ment ce type de poli­ti­que se cachent der­rière le masque de la reli­gion : nervis fas­cis­tes ira­niens se récla­mant de l’islam qui répri­ment et atta­quent les mili­tant-e-s ouvriers et fémi­nis­tes ira­nien-ne-s, fas­cis­tes ou réac­tion­nai­res reli­gieux tels que les Frères musul­mans, les sala­fis­tes, les mili­tant-e-s du FIS en Algérie, qui ser­vent de sup­plé­tifs à la répres­sion antiou­vrière et anti­fé­mi­niste, ainsi que de «fausse oppo­si­tion» et de «fausse alter­na­tive» à des pou­voirs natio­na­lis­tes dis­cré­di­tés, qui mènent eux aussi une répres­sion directe des luttes popu­lai­res.

 

Ce type de mou­ve­ment existe également dans bon nombre de pays catho­li­ques ou ortho­doxes, à tra­vers notam­ment des mou­ve­ment réac­tion­nai­res reli­gieux qui assu­ment ce type de poli­ti­que.

 

 

La situa­tion en France

 

La période récente se tra­duit par une montée en puis­sance du natio­na­lisme, entre­tenu notam­ment par le pou­voir poli­ti­que, mais aussi les relais média­ti­ques et idéo­lo­gi­ques de la bour­geoi­sie. Si ce natio­na­lisme irri­gue la quasi tota­lité des cou­rants poli­ti­ques, depuis la gauche colo­niale jusqu’à l’extrême-droite, les cou­rants fas­cis­tes sont le fer de lance de sa dif­fu­sion en milieu popu­laire, au moyen d’une rhé­to­ri­que «sociale» pseudo-anti­ca­pi­ta­liste.

 

Au sein des caté­go­ries de popu­la­tion dési­gnée par l’idéo­lo­gie natio­nale comme cons­ti­tuant le «corps natio­nal», le fas­cisme joue un rôle mobi­li­sa­teur pour les inté­rêts de la bour­geoi­sie, en pré­sen­tant la vio­lence sociale non pour ce qu’elle est, le résul­tat du capi­ta­lisme, mais pour l’effet de l’action «d’enne­mis inté­rieurs» ou «d’enne­mis exté­rieurs». Ces «enne­mis inté­rieurs» et «extérieurs» sont dési­gnés comme étant les mem­bres de mino­ri­tés natio­na­les, reli­gieu­ses, sexuel­les du pays, ou les étrangers.

 

En contexte de crise, c’est la ten­dance «socia­liste-natio­nale» qui se déve­loppe le plus rapi­de­ment, autour notam­ment d’un anti­sé­mi­tisme viru­lent (qui se masque der­rière un dis­cours pré­ten­du­ment anti­sio­niste) réac­ti­vant la figure de bouc émissaire du Juif, d’une isla­mo­pho­bie viru­lante (sub­sti­tuant ou le plus sou­vent ajou­tant à la figure bouc-émissaire du Juif celle du Musul­man), et plus lar­ge­ment d’un racisme «décom­plexé».

 

Cette ten­dance «socia­liste-natio­nale» est repré­sentée par plu­sieurs orga­ni­sa­tions se récla­mant plus ou moins ouver­te­ment du natio­na­lisme révo­lu­tion­naire : Égalité et réconci­lia­tion et ses alliés (Dieudonné et les relais de l’État d’Iran en France que sont les mili­tants du centre Zahra), qui pri­vi­lé­gie un front anti­sé­mite visant à mobi­li­ser au côté des natio­na­lis­tes fran­çais une partie des per­son­nes appar­te­nant à la mino­rité natio­nale arabe. Les iden­ti­tai­res qui pri­vi­lé­gient un front «anti­mu­sul­man» qui vise à mobi­li­ser au côté des natio­na­lis­tes révo­lu­tion­nai­res euro­péens les cou­rants racis­tes qui se cachent der­rière une «laïcité» à deux vitesses, et une partie des per­son­nes appar­te­nant à la mino­rité natio­nale juive (notam­ment la frange fas­ciste du sio­nisme, comme en témoi­gne l’orga­ni­sa­tion d’une mani­fes­ta­tion com­mune iden­ti­tai­res-LDJ devant l’ambas­sade d’Israël).

 

Enfin, à cela s’ajoute la frac­tion mari­niste du FN qui tente de déve­lop­per un dis­cours «natio­nal et social» proche de celui des iden­ti­tai­res, mais qui dif­fère en ce qu’il pri­vi­lé­gie un cadre natio­na­liste fran­çais au cadre natio­na­liste euro­péen (supré­ma­ciste blanc) des iden­ti­tai­res.

 

Toutes ces ten­dan­ces ten­tent de dévier la révolte sociale vers une appro­che natio­na­liste, xéno­phobe et raciste, en se pré­sen­tant comme «révo­lu­tion­nai­res». Leur radi­ca­lité for­melle leur permet d’amener aux thèses natio­na­lis­tes une partie des tra­vailleu­ses et tra­vailleurs en révolte contre le sys­tème capi­ta­liste, à tra­vers un «anti­ca­pi­ta­lisme» qui se réduit à la défense du cor­po­ra­tisme contre le «capi­tal finan­cier», à pré­sen­ter la nation comme un recours contre la «finance inter­na­tio­nale», à une cri­ti­que des valeurs consu­mé­ris­tes, sans contenu de classe, sans lien avec la réa­lité des luttes popu­lai­res. C’est en ce sens que ces cou­rants dif­fè­rent des cou­rants natio­na­lis­tes de la droite clas­si­que : en période de crise ceux-ci appa­rais­sent trop ouver­te­ment comme les repré­sen­tants de la classe bour­geoise (en témoi­gnent les affai­res Béttencourt, etc…), et sus­ci­tent donc la méfiance au sein des clas­ses popu­lai­res. Alors que la radi­ca­lité de pos­tu­res des natio­na­lis­tes révo­lu­tion­nai­res, leur convic­tion d’être «révo­lu­tion­nai­res», leur permet d’atti­rer aux thèses natio­na­lis­tes des indi­vi­dus appar­te­nant aux clas­ses popu­lai­res, en mobi­li­sant les valeurs réac­tion­nai­res lar­ge­ment pré­sen­tes dans la société (sexisme, homo­pho­bie, chau­vi­nisme…).

 

Soral a ainsi d’abord cons­truit son image de «rebelle» sur un dis­cours anti­fé­mi­niste et homo­phobe, pré­senté comme un «refus du poli­ti­que­ment cor­rect», puis sur un anti­sio­nisme anti­sé­mite qui a visé à ins­tru­men­ta­li­ser la ques­tion pales­ti­nienne pour relé­gi­ti­mer l’anti­sé­mi­tisme his­to­ri­que des fas­cis­tes fran­çais.

 

L’outil inter­net a donné une caisse de réso­nance impor­tante à des cou­rants au départ confi­den­tiels, qui ont su uti­li­ser les nou­vel­les tech­no­lo­gies (vidéos sur Dai­ly­mo­tion, You­tube), pour dif­fu­ser leur pensée. Ils ont également su uti­li­ser des pas­se­rel­les, sous la forme de sites inter­net relayant en lien leurs dis­cours ou de per­son­nes cau­tion­nant leur dis­cours (les uni­ver­si­tai­res «Bricmont», le jour­na­liste «Michel Collon») au nom d’un «anti-impé­ria­lisme» hérité du sta­li­nisme ou du tiers­mon­disme d’une part, les pseu­dos laïques relayant un dis­cours racis­te (par exem­ple l’offi­cine raciste «Riposte laïque») der­rière une pré­ten­due cri­ti­que de l’islam.

 

Sur inter­net par exem­ple, de nom­breux sites dif­fu­sent l’idée d’un «nouvel ordre mon­dial» (expres­sion qui pro­vient à l’ori­gine de la droite radi­cale amé­ri­caine) dirigé par les «sio­nis­tes» et les «illu­mi­na­tis». Il ne s’agit de rien d’autre que du bon vieux dis­cours natio­nal-socia­liste et fas­ciste sur le «com­plot juif et franc-maçon mon­dial», qui a adopté une nou­velle forme pour contour­ner le dis­cours anti­fas­ciste et la légis­la­tion de l’État sur le racisme.

 

Cette nou­velle forme du dis­cours sur le «com­plot judéo-maçon­ni­que» a des succès inat­ten­dus, au sens où de telles appro­ches sont repris par des musi­ciens de rap, y com­pris ceux qui affi­chent des sym­pa­thies liber­tai­res (par exem­ple Kenny Arkana), qui en igno­rent peut-être l’ori­gine, mais qui les bana­li­sent et contri­buent à leur dif­fu­sion dans la jeu­nesse popu­laire.

 

On retrouve ces influen­ces dans les cou­rants fas­cis­tes ou natio­na­lis­tes spé­ci­fi­ques aux mino­ri­tés natio­na­les : ainsi, les sio­nis­tes de ten­dance fas­ciste de la Ligue de défense juive repren­nent le dis­cours raciste anti-arabe des iden­ti­tai­res ou la théo­rie du «choc des civi­li­sa­tions» et du danger isla­mi­que. À Belleville, des natio­na­lis­tes chi­nois ont orga­ni­sés une mani­fes­ta­tion «contre l’insé­cu­rité» au cours de laquel­les des pas­sants noirs ou arabes ont été pris pour cibles, dési­gnés comme des «voleurs» sur cri­tè­res racis­tes, ce qui a pro­vo­qué les applau­dis­se­ment des réseaux iden­ti­tai­res fran­çais (par exem­ple sur le site inter­net «Fran­çais de souche»).

 

De même une partie des cou­rants fas­cis­tes pana­ra­bes et des cou­rants fas­cis­tes se récla­mant de l’islam poli­ti­que repren­nent la rhé­to­ri­que anti­sé­mite issue du natio­na­lisme fran­çais.

 

Ces conver­gen­ces expli­quent le déve­lop­pe­ment de front com­muns entre natio­na­lis­tes fran­çais et natio­na­lis­tes se reven­di­quant des mino­ri­tés natio­na­les, qui peut appa­raî­tre sur­pre­nante au pre­mier abord, puis­que c’est le natio­na­lisme fran­çais qui en excluant Juifs et Arabes du corps natio­nal a «créé» de toutes pièces les mino­ri­tés natio­na­les, en créant dans le même temps les condi­tions de l’oppres­sion raciste des indi­vi­dus qui y sont alors assi­gnés par leur ori­gine et/ou leur cou­leur de peau.

 

Mais cela tra­duit au contraire la pro­fonde parenté idéo­lo­gi­que entre ces dif­fé­rents cou­rants, et le fait qu’ils se nour­ris­sent les uns des autres, au détri­ment des clas­ses popu­lai­res, et par­ti­cu­liè­re­ment des indi­vi­dus vic­ti­mes de l’oppres­sion raciste parce qu’assi­gnés à une «mino­rité natio­nale».

 

Cela montre qu’il n’existe pas d’alter­na­tive au racisme domi­nant dans le déve­lop­pe­ment d’un natio­na­lisme au sein des mino­ri­tés natio­na­les, puis­que celui-ci repro­duit le dis­cours raciste domi­nant et converge par­fois avec le natio­na­lisme domi­nant, mais au contraire dans le déve­lop­pe­ment d’un anti­ra­cisme popu­laire qui com­batte toutes les formes de racis­me, sur le plan idéo­lo­gi­que comme sur le plan pra­ti­que.

 

Les dif­fé­rents cou­rants fas­cis­tes ont pro­gres­sés sur le plan orga­ni­sa­tion­nel comme sur le plan de leur influence idéo­lo­gi­que et cultu­relle : ils ont ainsi réus­si à impo­ser leurs «sujets», leurs «appro­ches» dans le débat poli­ti­que : une appro­che éthno-dif­fé­ren­tia­liste des ques­tions poli­ti­ques et économiques au détri­ment d’une appro­che de classe, une rhé­to­ri­que fondée sur la «menace inté­rieure» ou «exté­rieure» que repré­sen­te­raient les mino­ri­tés natio­na­les ou reli­gieu­ses, au détri­ment de l’affir­ma­tion de la ques­tion sociale, etc…

 

L’influence de l’idéo­lo­gie natio­na­liste a pro­gressé, et celle de l’idée de la «guerre du tous contre tous» également. Dans le même temps les dis­cours ouver­te­ment sexis­tes ou homo­pho­bes, qui cons­ti­tuent également une partie du corpus fas­cis­tes, ont gagné du ter­rain. L’influence de l’idéo­lo­gie fas­cis­te dépasse de loin celle des grou­pes cons­ti­tués, mais ceux-ci pro­gres­sent quan­ti­ta­ti­ve­ment et orga­ni­sa­tion­nel­le­ment, notam­ment dans les cam­pa­gnes, mais aussi en ouvrant des locaux pignons sur rue dans plu­sieurs gran­des villes.

 

Il est également signi­fi­ca­tif que des dis­cours repre­nant les canons de l’idéo­lo­gie fas­ciste ne sont pas consi­dé­rés comme tels y com­pris au sein de la gauche et de l’extrême-gauche, voire d’une partie du cou­rant anar­chiste. C’est ce qui expli­que notam­ment l’invi­ta­tion de «Riposte laïque» sur Radio Liber­taire, la pro­mo­tion d’un livre déve­lop­pant l’idée de la défense de «valeurs de l’Occi­dent» aux Éditions du Monde Liber­taire, ou le tra­vail avec des orga­ni­sa­tions relayant le disc­ours des anti­sé­mi­tes comme Gilad Atzmon au nom de la soli­da­rité avec la Palestine. Ce qui expli­que par exem­ple la tolé­rance dont a long­temps béné­fi­cié Dieudonné au sein de l’extrême-gauche au nom d’une pos­ture «rebelle», cer­tains grou­pes le trou­vant fré­quen­ta­ble jusqu’à ce que celui-ci invite Faurisson sur scène.

 

On peut trou­ver des éléments d’expli­ca­tion dans la fai­blesse de réflexion sur le fas­cisme de «l’anti­fas­cisme des années 90», qui s’est foca­lisé sur les grou­pes fas­cis­tes plutôt que sur leurs idéo­lo­gies (quand dans sa ver­sion gau­chiste ou social-démo­crate il ne s’est pas contenté d’une dénon­cia­tion du FN), qui a négligé la lutte idéo­lo­gi­que anti­fas­ciste pour se consa­crer exclu­si­ve­ment à la néces­saire (mais pas suf­fi­sante) lutte et auto­dé­fense contre les grou­pes fas­cis­tes cons­ti­tués. On peut aussi trou­ver une expli­ca­tion à cela dans l’amal­game fré­quent entre natio­na­lisme, fas­cisme et racisme. Or si le fas­cisme se nour­rit et fait la pro­mo­tion du racisme et du natio­na­lisme, il ne s’y résume pas, et réci­pro­que­ment : on retrouve l’idéo­lo­gie natio­na­liste dans une grande partie du spectre poli­ti­que, comme le dis­cours raciste. La spé­ci­fi­cité du fas­cisme réside dans le déve­lop­pe­ment d’un dis­cours social «anti­sys­tème» qui permet de recru­ter au sein des milieux popu­laire en période de crise des per­son­nes qui auraient pu être atti­rées par un réel dis­cours révo­lu­tion­naire.

 

 

Une réponse anar­chiste

 

Cela sou­lève la néces­sité d’une contre-offen­sive idéo­lo­gi­que. Cela fait appa­raî­tre de manière d’autant plus criante la néces­sité d’une réponse poli­ti­que anar­chiste.

 

D’abord sous la forme d’une auto­for­ma­tion sur les formes que pren­nent les dis­cours racis­tes et fas­cis­tes au sein de notre orga­ni­sa­tion, et plus lar­ge­ment, dans le mou­ve­ment liber­taire et le mou­ve­ment social.

 

Ensuite sous la forme du déve­lop­pe­ment de luttes popu­lai­res qui res­tent le meilleur moyen d’impo­ser nos thé­ma­ti­ques (lutte de classe, soli­da­rité, refus de la domi­na­tion mas­cu­line et de l’homo­pho­bie…) dans le débat poli­ti­que et de briser ainsi les ten­ta­ti­ves d’hégé­mo­nie cultu­relle des natio­na­lis­tes et des fas­cis­tes.

 

Enfin sous la forme du déve­lop­pe­ment d’une auto­dé­fense anti­fas­ciste qui évite le piège d’un tête à tête anar­chis­tes contre fas­cis­tes, qui pla­ce­rait l’État, et les cou­rants poli­ti­ques ins­ti­tu­tion­nels dans le rôle d’arbi­tres, usant tour à tour de la répres­sion pour l’un et pour l’autre, ce qui n’empê­che pas l’État par ailleurs de sou­te­nir ponc­tuel­le­ment les fas­cis­tes (en leur garan­tis­sant l’immu­nité ou en les pro­té­geant). Cette auto­dé­fense anti­fas­ciste, c’est une culture d’auto­dé­fense à déve­lop­per dans nos quar­tiers, nos lieux de tra­vail, nos asso­cia­tions, nos syn­di­cats, qui ne se résume pas à l’auto­dé­fense phy­si­que, néces­saire, mais aborde aussi l’auto­dé­fense idéo­lo­gi­que contre les offen­si­ves fas­cis­tes mas­quées der­rière des «pas­se­rel­les».

 

Coordination des Groupes Anarchistes - Lyon 
Rebellyon, 31 mars 2011.

 


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Mercredi 30 mars 3 30 /03 /Mars 14:46

 

Dix jours après l'annulation du concert nazi en Franche-Comté, initialement prévu le 19 mars, nous souhaitons faire un retour sur cet événement.

 

Le premier élément de victoire, c'est l'annulation du concert dans les deux communes où il était initialement prévus.

 

Le deuxième élément, c'est le coup de projecteur porté sur les liens jusqu'alors dissimulés qu'entretiennent les fascistes en Franche-Comté : Radikal Korps, Front Comtois, Sédition Séquane, Ligue Comtoise et dans une moindre mesure les Nationalistes Autonomes.

 

Le troisième, c'est la perte du local que les nazis venaient d'investir à Valentigney.

 

Enfin, le dernier élément est le discrédit médiatique porté sur tout ces groupuscules et sur les individus qui les composent.

 

Nous estimons que c'est un coup dur que nous avons collectivement assené au fascisme en Franche-Comté, surtout en ce qui concerne le développement d'infrastructures et de réseaux.

 

Malgré tout nos efforts et nos soins, quelques erreurs se sont glissées dans ce dossier :

— Le groupe international n'était pas Les Vilains. Les Vilains ont bel et bien joué le 19 mars en France, mais pas en Franche-Comté. Un groupe suisse, Indiziert, proche du PNOS (parti nazi en suisse) ainsi qu'un groupe allemand, Sleipnir, étaient en fait les invités internationaux.
— Concernant la section Morteau, Julien BETTONI n'est pas seulement un simple membre, c'est le leader du groupe, et après entretiens avec des supporters sochaliens, il s'avère qu'une grosse partie de la section Morteau est xénophobe et raciste, et que ce groupe représente un potentiel de sympathisants et militants pour les nazis, comme cela est déjà le cas pour le Val 70, où Fabrice ACKER occupe également une position hiérarchique.
— Les nazis avaient prévu un lieu pour le concert mais un plan de secours existait : le concert devait avant tout avoir lieu à Valentigney, et Épenoy était ce plan de secours en prévision d'une interdiction.
— Enfin, les liens du Radikal Korps/Bunker Korps avec le Blood&Honour ont été clairement confirmé, le concert étant annoncé par une affiche similaire et mieux détaillée sur leur site (voir photo ci-dessous).

 

 

Par ce présent communiqué, nous souhaitons également remercier ceux qui ont pris leurs responsabilités dans cette affaire :

— Les maires de Valentigney et d'Épenoy, qui ont pris des décisions et effectuer des démarches dans le sens de l'interdiction de ce concert ; 
— Les nombreuses personnes et organisations, en Franche-Comté comme au-delà, qui nous ont soutenu et encouragé, qui ont amené des éléments d'informations, qui ont participé et pris les devants. Inutile de les citer, ils/elles se reconnaitront ; 
— Les journalistes qui ont traité de cette affaire, qui ont plongé le nez dans le dossier et qui ont permis qu'il prenne de l'ampleur médiatique.

 

Nous ne remercierons pas la préfecture qui n'a pris aucune mesure pour que les nazis ne puissent se réunir et faire ce concert. Nous noterons seulement que la sous-préfecture de Montbéliard a bien voulu soutenir dans ses démarches la mairie de Valentigney.

 

Dans les perspectives que nous dégageons nous maintenons ce que nous avancions dans notre dossier : les bandes nazies existent et diffusent dans de nombreuses communes et petites villes un climat de terreur (Bucey-les-Gy, Baumes-les-Dames, Morteau, Fondremand, Poligny…). À côté de ce phénomène, les groupes politiques d'extrême-droite vont continuer à développer leurs activités et leur propagande partout où cela est possible.

 

Comme ce dossier l'a prouvé, seule la résistance et le militantisme de terrain sont des freins efficaces au développement du fascisme. Cette résistance et ce militantisme de terrain doivent s'appuyer sur une solide connaissance des fascistes, de leur organisation, de leur fonctionnement, leur connexions, leur nombre, leur implantation…

 

Cette solide connaissance se construit grâce à une démarche, mise en place de longue date par les antifascistes : une observation précise et minutieuse des agissements fascistes suivie d'une étude et analyse détaillée et approfondie. Cette démarche nous permet de coller au plus près de la réalité et de réajuster les résistances en fonction de l'évolution des situations.

 

Le CVA FC cherche donc à récupérer le maximum d'informations dont tout un chacun peut disposer à son échelle (des tags, des affiches, des autocollants, la présence d'une bande de crânes rasés un peu trop pesante, une réunion politique dans une salle communale, un voisin qui ne cache pas son idéal de pureté blanche, des collages réguliers dans une même zone géographique, des informations personnelles sur des nazis…).

 

Le CVA FC souhaite aussi permettre de coordonner au mieux les actions antifascistes menées sur l'ensemble de la région, qu'elles soient l'œuvre de syndicats, d'organisations politiques ou de simples individus, et ce au vu des informations dont dispose le CVA FC.

 

Comité de Vigilance Antifasciste Franc-Comtois (CVA FC)
(contact), 29 mars 2011.

 


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Mercredi 16 mars 3 16 /03 /Mars 21:06

Annulation d'un concert organisé par des néonazis


Le maire d'Épenoy empêche un concert organisé dans sa salle des fêtes par néonazis franc-comtois du Radikal Korp.

 

La salle des fêtes d’Épenoy (25) était réservée, samedi soir, pour fêter un anniversaire. Une centaine de personnes devaient être présente. Jean Bouveresse, le maire du village s'est un peu plus renseigné sur les jeunes gens, extérieurs à son village, qui avaient loué l’espace municipal. Il a finalement découvert que la salle était destinée à accueillir le concert organisé par les néonazis franc-comtois du Radikal Korps et leurs amis lyonnais du Bunker korps. «Étant donné qu'il y avait tromperie sur la destination de la salle j'ai annulé le contrat et fait porter le recommandé par la gendarmerie» a indiqué M. Bouveresse à nos confrères de l’Est républicain. Le collectif de vigilance anti-fasciste de Franche-Comté (CVA FC) avait alerté les médias et les collectivités de la tenue de cette manifestation mais le lieu était tenu secret.

 

L'affiche du concert annonçait la venue de six groupes, un «Soutien aux prisonniers». Pour le rassemblement de syndicats et d'associations qui forment CVA FC, il s'agirait d'une manifestation de solidarité envers des personnes issues des milieux néo-nazis écrouées pour des violences à Lyon et dans la région. Sur le programme, une croix celtique superposée au drapeau franc-comtois et des grenades croisées, des symboles emblématiques des groupes violents d'extrême-droite. Le CVA a appellé à une mobilisation pour empêcher la tenue de ce concert. Sur Internet le collectif a publié un dossier d'information dont le but est d'interdire l'évènement.

 

Nouvel épisode dans le climat de crainte d'une résurgence de groupuscules d'extrême-droite en Franche-Comté. Il y a trois semaines à peine la mairie de Montbéliard avait annulé un concert de punk. Jacques Hélias avait déclaré «Montbéliard ne doit pas devenir le repaire de l’extrême-droite». Le maire socialiste avait été quelque peu échaudé par la venue de Serge Ayoub, un skinhead et néonazi assumé qui a animé une réunion du Front comtois, le 22 janvier dans une salle communale.

 

Un dossier du Monde diplomatique

sur la percée des extrêmes-droites en Europe.

 

Leur presse (France 3 BFC), 16 mars 2011.

 

 

 Franche-Comté : le concert néonazi a du plomb dans l'aile

 

Annoncé de manière confidentielle sur le Web, le lieu demeurant secret, il présente à l’affiche, entre autres, un groupe belge : «Les Vilains»…

 

«Ça m'aurait enquiquiné que ça se passe chez moi !» soupire Jean Bouveresse, le maire d'Épenoy. Mis en garde par L'Est Républicain, l'élu s'est un peu plus renseigné sur les jeunes gens, extérieurs à son village, qui avaient loué la salle des fêtes, samedi soir, au prétexte d'y fêter un anniversaire en compagnie d'une centaine de personnes.

 

Et là, jackpot, ceux-ci ont finalement reconnu que la salle était bel et bien destinée à accueillir le concert organisé par les néonazis franc-comtois du Radikal Korps et leurs amis lyonnais du Bunker korps. «Étant donné qu'il y avait tromperie sur la destination de la salle j'ai annulé le contrat et fait porter le recommandé par la gendarmerie» indique M. Bouveresse «je vous remercie de m'avoir mis la puce à l'oreille». Le concert n'aura donc pas lieu… À moins que les identitaires ne dénichent une salle de repli. Ce qui n'est pas évident vu la sournoiserie avec laquelle ils ont réservé la première.

 

Des remerciements qui reviennent en premier chef au réseau du Comité de vigilance antifasciste franc-comtois qui a débusqué l'affaire et constitué en urgence un dossier édifiant afin d'alerter les autorités et tous ceux et celles qui ne partagent les valeurs de haine colportées par ces individus.

 

Lire demain l'article complet de Fred Jimenez.

 

 

Notre article de ce matin : On le sait, depuis plusieurs mois, la mouvance la plus extrême de l’extrême-droite multiplie les actions d’éclat dans le Doubs. Soutien physique et vociférant aux anti-avortement à Besançon, invité du très sulfureux Serge Ayoub à Montbéliard et, peut-être, bientôt un concert de musique bonehead, la frange la plus radicale du mouvement skinhead.

 

Montrer… patte blanche

 

Samedi pour être précis, mais dans un lieu encore inconnu, sauf à montrer patte blanche ou tromper la défiance de Julien B., un garçon bien connu dans le Haut-Doubs avec son frère Marc pour ses amitiés ultranationalistes et quelques affaires retentissantes de violence sur fond de racisme, qui ont conduit le second derrière les barreaux.

 

C’est le Comité de vigilance antifasciste franc-comtois qui a levé le lièvre et tente d’alerter l’opinion publique avec un dossier particulièrement bien étoffé. «C’est souvent a posteriori que l’on découvre que dans tel ou tel village, la salle des fêtes, soi-disant louée pour un anniversaire, a servi de lieu de rassemblement à des néonazis. Cette fois, il ne sera pas dit qu’on le déplore après» explique Stéphane, porte-parole du réseau antifasciste.

 

L’invitation au concert est diffusée de façon ultra-confidentielle via Internet, sous la forme d’un flyer, que les antifascistes ont réussi à se procurer, arborant la croix celtique et deux grenades à manche croisées. Seul l’e-mail d’Ultrabetto permet d’avoir accès au lieu du concert. Sous prétexte de «Soutiens aux prisonniers», l’affiche annonce six groupes peu connus pour la délicatesse de leurs idées : «Match retour», «Frakass», «LeMovice», «Wolfsangel», «Morjet» et un groupe international.

 

«Selon nos informations, il s’agit du groupe belge “Les Vilains”, l’une des formations les plus en vogue actuellement dans les milieux nazis», poursuit Stéphane. Ce qui étonne et inquiète tout à la fois le réseau antifasciste. «Cela veut dire qu’ils estiment disposer d’une base militante suffisamment forte pour organiser un tel événement, mais on pense aussi qu’ils s’appuient sur un groupe lyonnais pour la logistique.» (Lire encadré : «La nébuleuse identitaire».)

 

Sur ces bases, les militants du Comité de vigilance antifasciste en appellent aux autorités compétentes pour faire interdire ce concert et aux maires pour veiller à ce que leur commune ne se révèle pas le lieu de rendez-vous du concert de samedi.

 

Leur presse (Fred Jimenez,
 L’Est Républicain), 16 mars.

 


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Mardi 15 mars 2 15 /03 /Mars 18:00

Bonjour,

 

Vous trouverez ci-joint le dossier réalisé par nos soins à propos de l'organisation d'un concert nazi le 19 mars 2011 en Franche-Comté.

 

Merci de faire suivre aux individus, membres, autorités et entités concernés et compétents.

 

Vous trouverez également, à titre d'information, le dossier pour la fermeture d'un local nazi à Lyon qui appuie certains éléments de notre dossier.

 

Merci de prendre les mesures nécessaires.

 

Cordialement,

 

Le Comité de Vigilance Antifasciste
de Franche-Comté (CVA FC), 14 mars 2011.

 

 

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Mardi 1 mars 2 01 /03 /Mars 11:01

Contre-manif à Steenvoorde : quelques images

 

Les fascistes et néo nazes du coin de Lille devaient se rassembler devant la mairie de Steenvoorde, ce dimanche 27 février, à 15h.

 

 

Turbulences sociales avait appelé à occuper le terrain. Nous étions une soixantaine de personnes devant la mairie à attendre.

 



 

Apeurés par la présence des militants et bénévoles, les FAF ont tenu leur rassemblement rapide loin de nos yeux, protégés par la présence gendarmesque.

 


 

Luc Pécharman, un drôle de flamand originaire du Sud de la France, tenait au mégaphone un discours d’appel à la haine contre «les immigrés illégaux avinés qui vocifèrent la nuit» (voir le 19/20 de FR3).

 


 

Changement de discours de Pécharman devant la journaliste : en aidant les réfugiés, nous devenons responsables de la situation catastrophique dans laquelle ils vivent. Quelle gentillesse !

 

 

Comme à Calais, le manque de politisation laisse un grand terrain d’expression aux abrutis racistes qui se permettent de choisir qui a le droit ou pas d’habiter une commune.

 

Et comme à Calais, une majorité d’habitants veut la paix.

 

 

Les images proviennent en partie d’une autre militante calaisienne et de la vidéo de FR3.

 


 

Indymedia Lille, 28 février 2011.

 


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Lundi 28 février 1 28 /02 /Fév 10:10

 

Biarritz : la permanence du conseiller général sortant vandalisée

 

Dimanche à la première heure, la permanence de campagne électorale de Max Brisson, candidat UMP sortant dans le canton de Biarritz ouest a été la cible d'un acte de vandalisme. Selon le voisinage de la rue de la Poste, les faits se seraient déroulés vers 4 heures du matin. Un pan de la vitrine a été détruit et des affichettes de la gauche radicale abertzale «le Pays basque n'est pas à vendre» étaient apposées autour de permanence. La police nationale a effectué dès la matinée des relevés d'empreintes et les constatations d'usage.

 

Max Brisson a condamné fermement ce qu'il considère comme un «acte d'intimidation inacceptable en particulier en période électorale où toutes les opinions doivent pouvoir s'exprimer dans le respect mutuel et la sérénité». Et d'ajouter : «Les auteurs de cet acte inqualifiable sont aux antipodes du Pays basque qu'ils prétendent pourtant défendre et des valeurs que portent les Basques parmi lesquelles se trouvent en premier lieu la liberté d'expression, le respect et la tolérance.»

 

En toute fin de matinée, le sénateur maire MoDem de Biarritz Didier Borotra, s'est rendu sur place pour apporter son soutien au candidat et rappeler son rejet de telles pratiques. Michel Veunac, conseiller régional MoDem et second adjoint à la mairie de Biarritz ainsi que Guy Lafite, adjoint aux finances et candidat PRG lors des cantonales ont également condamné cet «acte de vandalisme». La permanence devrait ouvrir dès lundi matin.

 

Leur presse (Olivier Bonnefon,
 Sud-Ouest), 27 février 2011.

 


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