Rennes-Chantepie : Le siège de "Ouestorchon" bloqué durant trois heures - nuit du 5 au 6 novembre

Publié le par la Rédaction

Le siège de Ouest-France bloqué dans la nuit par des manifestants

 

Le siège du quotidien Ouest-France à Rennes a été bloqué pendant plus de deux heures dans la nuit de vendredi à samedi par une centaine de manifestants extérieurs qui ont retardé la sortie des camions de livraison du journal, a-t-on appris auprès de la direction du quotidien.

 

 

 

Les camions, bloqués à partir de 23H00, ont finalement pu quitter les lieux, à Chantepie, dans la périphérie de Rennes, après une intervention de la police vers 1H30 du matin, a-t-on indiqué de même source.

 

Au moins une personne était encore en garde à vue samedi en début d'après-midi et une autre était «toujours hospitalisée à la suite de coups reçus», a affirmé à l'AFP une participante à cette action, décidée en milieu de semaine par une «assemblée générale interprofessionnelle» dans le cadre du mouvement contre la réforme des retraites.

 

Les manifestants «ont empêché les camions de sortir et ils sont finalement partis en retard. La distribution du journal a été assurée mais certains point de vente ont été livrés en retard», a déclaré à l'AFP Jean-Luc Évin, rédacteur en chef.

 

«Il y a eu des dégradations importantes et les pompiers sont intervenus pour éteindre un début d'incendie», a-t-il précisé. La direction de Ouest-France «condamne fermement ce type d'action», a-t-il dit, dénonçant «une atteinte à la liberté de circulation» et «à la liberté de la presse».

 

Depuis le mouvement contre la réforme des retraites, des militants de diverses obédiences syndicales ou politiques, des étudiants ainsi que des membres du mouvement des chômeurs et précaires ont établi à Rennes une «maison de la grève», à l'origine de ces assemblées générales interprofessionnelles.

 

L'objectif de l'action de la nuit dernière était de «poursuivre le blocage économique» dans le cadre du mouvement de protestation contre la réforme des retraites, a indiqué à l'AFP Natacha Lebrieuc, militante au sein de ce collectif. Ouest-France a été visé en tant que premier quotidien de France, a-t-elle indiqué.

 

Selon l'OJD, Ouest-France a été diffusé en 2009 en moyenne à plus de 760.000 exemplaires.

 

Leur presse (Agence Faut Payer), 6 novembre 2010.

 

 

Bretagne : Bloqué par des militants d'extrême-gauche, Ouest-France livré sous protection de la police

 

150 militants d’extrême-gauche ont bloqué le siège d'Ouest-France de 23 heures à 2 heures du matin cette nuit à Chantepie. Avec du retard, les camions de livraison du journal ont pu sortir du site sous protection policière.

 

 

Le face à face a débuté vers 23 heures. Il s'est terminé vers 2h20. Dans la nuit de vendredi à samedi, 150 militants d’extrême-gauche ont bloqué le siège d’Ouest-France situé à Rennes-Chantepie. Ils ont empêché le départ des camions de livraison du quotidien pendant trois heures.

 

Les militants, se revendiquant «de l’assemblée interprofessionnelle de la Maison de la Grève à Rennes», souhaitaient protester contre la couverture du mouvement des retraites effectuée par Ouest-France. «On réclame plus de considération de la part du journal dans ses articles sur le conflit social», a expliqué Corentin, un jeune homme d'une petite trentaine d'années. «Que ce soient dans les éditoriaux ou les papiers des pages locales, Ouest-France se fait le relais des arguments du sarkozysme.» Devant l'un des deux barrages érigés, les bloqueurs distribuaient des photocopies d'un article paru sur le site internet du Syndicat national des journalistes (SNJ). Dans ce papier intitulé «Enrayer le déclin éditorial», le syndicat de journalistes déplore les choix éditoriaux du journal pendant le mouvement social contre la réforme des retraites. Plus largement, ces jeunes souvent militants des syndicats : Solidaires, Sud, SLB ou encore Chômeurs et précaires reprochent aux médias en général d’être «des entreprises capitalistes tirant profit de l’information».

 

Pour exprimer leur mécontentement, les militants avaient érigé des barricades composées de troncs d’arbres, poubelles et palettes devant les entrées principales du siège du quotidien, rue du Breuil et rue de Châteaugiron.  Ils ont fait également mis le feu à des poubelles.

 

Deux interpellations

 

Pendant deux heures, des discussions se sont déroulées entre les meneurs du mouvement et Michel Boucher, directeur général délégué, et Philippe Boissonnat, directeur départemental d’Ille-et-Vilaine. Aucun commentaire officiel n’a été fait de leur part. Néanmoins, les responsables du journal se sont étonné de ce mouvement revendiquant «la liberté de la presse mais empêchant Ouest-France de l’exercer».

 

Finalement, sous protection d’une trentaine de policiers en tenue de maintien de l’ordre, les camions de livraison ont pu s’extraire du site à 2 heures du matin, par une entrée non bloquée. Dans la foulée, les forces de l'ordre ont fait évacuer les bloqueurs. Deux interpellations ont été opérées pour «attroupement».

 

Le quotidien régional sera donc présent dans les kiosques ce samedi matin. Pour rattraper le retard pris dans la livraison, le groupe de presse a fait partir d'avantage de camions. Quelques dégradations ont pu être constatées dans l'enceinte du journal, notamment des grillages arrachés. À l'heure où nous écrivons ces lignes, le coût induit par ce blocage n'est pas connu.

 

Cette opération des militants d’extrême gauche intervient dans un contexte de tension avec la presse. Mercredi, c’est la station de France Bleu Armorique qui a été la cible de ces derniers.

 

Leur presse (Le Mensuel de Rennes), 6 novembre.

 

 

Rennes : Une trentaine «d’anarcho-autonomes» perturbent les programmes de France Bleu

 

Des militants de la mouvance «anarcho-autonome» se sont introduits dans les locaux de France Bleu à Rennes, perturbant les programmes pendant une 1 heure 30 mercredi. Une tentative du même type a été déjouée à Ouest-France.

 

Une trentaine de militants issue de la mouvance «anarcho-autonome» se sont introduits dans les locaux de la station France Bleu Armorique à Rennes, perturbant les programmes pendant une heure trente mercredi matin, a indiqué Laëtitia Cherbonnel, la rédactrice en chef de la station.

 

«On ne va pas travailler dans un bunker»

 

Les manifestants ont tenté de s’introduire dans le studio principal de la radio, où est diffusée la matinale. «Ils avaient l’intention de prendre l’antenne pour diffuser un message, témoigne Laëtitia Cherbonnel. Nous leur avons expliqué que cela ne marchait pas comme ça. Nous ne travaillons ni sous la menace, ni sous la contrainte.»

 

Cette intrusion a nécessité l’arrêt des programmes locaux de France Bleu Armorique de 7h50 à 9h20. La station a été contrainte de diffuser des programmes nationaux de Radio-France. Lassés d’attendre, les militants ont tourné les talons vers 9 heures.

 

Une plainte a été déposée par la direction de l’antenne qui a également constatée la disparition de quelques équipements. Les faits se sont néanmoins déroulés sans heurt.

 

Ce jeudi matin, la direction a décidé de verrouiller la porte d’entrée de la station. Une mesure provisoire. «Nous n’allons pas travailler dans un bunker, déplore Laëtitia Cherbonnel. Nous sommes un média de service public, nous devons donc être accessibles au public. Et nous n’avons pas la structure nécessaire pour disposer d’un service de sécurité.»

 

Tentative d’intrusion déjouée à Ouest-France

 

Cette initiative intervient alors que les médias semblent de plus en plus ciblés par la mouvance anarcho-autonome. Selon nos informations, des militants ont aussi envisagé de bloquer l’impression du journal Ouest-France sur le site de Rennes-Chantepie. L'initiative auraient dû se dérouler mardi soir. Prévenue, la direction du quotidien avait pris ses dispositions pour éviter toute intrusion.

 

Leur presse (Le Mensuel de Rennes), 4 novembre.

 


Publié dans Colère ouvrière

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