Quelques blocages du 27 octobre

Publié le par la Rédaction

* Grand-Quevilly : La charge contre le blocage du dépôt de carburant

 

À 5 heures du matin, un groupe de 300 personnes a tenté d'approcher du dépôt de carburant de Grand-Quevilly. Salariés en grève, étudiants, chômeurs regroupés derrière une banderole se sont dirigés cette nuit vers le dépôt de carburant Rubis à Grand-Quevilly. Sur le Boulevard Maritime, ils étaient attendus par un escadron de CRS.

 

Les manifestant scandent «Tous ensemble, tous ensemble !», certains lâchent «Rubis est à nous !» (c'est le nom de la société qui exploite le dépôt). À quelques mètres d'eux, les visages casqués des CRS. Les manifestants ne reculent pas. La riposte des CRS est immédiate. Ils repoussent le groupe qui résiste. Les forces de l'ordre envoient des gaz lacrymogènes. Selon nos dernières informations,  il n'y a pas eu de blessé.

 

Terminal Rubis : La tentative de blocage échoue

 

Ce mercredi, peu après 3 heures du matin, trois-cents manifestants environ (source police) ont tenté de (re)bloqué le terminal pétrolier Rubis à Grand-Quevilly. Une tentative qui s'est soldée par un échec. Une compagnie de CRS, soit 80 hommes, est intervenue en effet pour les empêcher de pénétrer dans l'enceinte du terminal. Des échanges musclés ont eu lieu entre les manifestants et les forces de l'ordre. Les CRS risposté à des jets de cailloux en faisant usage de gaz lacrymogène. Les manifestants ont finalement rebroussé chemin afin de se positionner au niveau du dernier rond-pont situé juste avant l'entrée du Terminal.

 

 

 

 

 

  

 

* Blocage à la raffinerie de Reichstett

 

Des militants CGT ont bloqué pendant quelques heures mercredi les expéditions de la raffinerie de pétrole de Reichstett, près de Strasbourg. Une trentaine de militants se sont retrouvés vers 8h30 devant la raffinerie, empêchant les camions de transports de carburant d'entrer ou de sortir du site. Ils ont quitté le site après trois heures de blocage et entamé une opération escargot vers le centre-ville de Strasbourg où ils se sont dispersés.

 

 

 

* Blocage du centre de tri postal de Fléac

 

Le collectif charentais de défense des retraites a bloqué, ce matin, dès quatre heures, le centre de tri de Fléac, la nouvelle plate forme où transite tout le courrier des Charentais distribués ensuite dans les boites aux lettres. A priori, le courrier ne devrait pas pouvoir être distribué aujourd'hui dans le département. À 9h30 ce matin, le courrier n'est par exemple pas parvenu dans l'important bureau de Poste du Champ-de-Mars, à Angoulême. La vingtaine de représentants du collectif, installés à l'entrée du centre de tri de Fléac, annoncent leur ambition de rester sur place «toute la matinée et peut-être même cet après-midi» pour empêcher le tri du courrier récolté après 16h.

 

 

 

* Elbeuf paralysé au petit matin

 

Ce mercredi 27 octobre, entre 6h et 9h, c'est toute la ville d'Elbeuf qui était prise dans les embouteillages. La raison ? Une action "coup de poing", menée par l'Union locale CGT, sur les deux ponts qui relient la ville à Saint-Aubin-lès-Elbeuf. Un préambule au rendez-vous rouennais de demain.

 

 

 

* Le blocage se poursuit sur le port de Marseille

 

Le blocage va se poursuivre sur le Grand port maritime de Marseille (GPMM), en particulier sur son terminal pétrolier, la grève étant entrée mercredi dans son 31e jour sans perspective rapide de dénouement.

 

Le terminal pétrolier de Fos-Lavera, une des composantes de ce port, est un point stratégique d'entrée du carburant brut en France, sans lequel les raffineries ne peuvent être approvisionnées pour espérer un retour à la normale.

 

Le syndicaliste CGT Pascal Galeote, qui envisageait tôt dans la matinée une rencontre avec la direction du port, a par la suite insisté sur les points de désaccord et la réunion ne semble pas possible ce mercredi, le directeur général du port Jean-Claude Terrier étant à Paris pour la journée.

 

«On restera en arrêt de travail le temps qu'il faudra pour voir évoluer les choses dans le bon sens. Il existe plusieurs points d'achoppement avec la direction, notamment autour du détachement du personnel du port vers la filiale pétrole», a-t-il dit à Reuters. «Il est difficile de discuter avec une direction qui, sans cesse, fait un pas en avant et deux pas en arrière. On ne peut pas avoir confiance dans les propos tenus, cela devient compliqué», a-t-il ajouté.

 

Si syndicats et direction ont des échanges téléphoniques, aucune réunion n'est pour l'instant fixée.

 

La grève porte non pas sur la réforme des retraites mais sur celle des ports, qui doit entrer en vigueur au 1er janvier.

 

Mardi, 80 navires étaient en attente dans la rade, devant les terminaux pétroliers, dont 37 pétroliers de brut et 20 pétroliers de produits raffinés. Le port phocéen, troisième mondial pour ce qui concerne les hydrocarbures, assure un trafic annuel de plus de 60 millions de tonnes.

 

Les terminaux pétroliers du Havre ont aussi reconduit mercredi pour 24 heures leur mouvement de grève.

 

 

* Fos-sur-Mer : Accès à l'incinérateur bloqué

 

Environ 250 personnes bloquaient ce matin les accès à l'incinérateur de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), à l'appel de la CGT, pour protester contre la réforme des retraites, au lendemain de la reprise du travail des éboueurs à Marseille, a-t-on appris auprès du syndicat.

 

Des agents territoriaux, des agents portuaires, des agents de sécurité participaient à l'action organisée par les unions locales CGT du golfe de Fos, aux côtés d'enseignants du syndicat FSU, selon la même source. «On est là pour montrer que le mouvement n'est pas mort et qu'au contraire il faut qu'il se renforce», a déclaré à l'AFP Olivier Mateu de la CGT, précisant que la durée de l'action dépendrait de l'envoi des forces de l'ordre.

 

Ce blocage de l'incinérateur de Fos, qui traite les déchets de l'agglomération marseillaise, intervient après deux semaines de grève des éboueurs de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole (MPM), qui ont commencé mardi à nettoyer les rues de la deuxième ville de France.

 

 

* Les transports grenoblois fortement perturbés

 

La société des transports de l'agglomération grenobloise (Semitag) annonce mercredi que très peu de lignes de bus fonctionnent, en raison d'un «mouvement social externe à la Semitag», bloquant le dépôt de bus de Sassenage.

 

 

* Environ 80 personnes se sont retrouvées à l'entrée du dépôt de la société Fil Bleu à Saint-Pierre-des-Corps, près de Tours, empêchant tout mouvement des bus. Ce dépôt avait déjà été bloqué pendant plusieurs heures jeudi dernier.

 

 

* Les approvisionnements de Carrefour Aulnoy-les-Valenciennes bloqués par l'intersyndicale

 

Leur presse, 27 octobre 2010.

 


Publié dans Colère ouvrière

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