Delenda est La Kasbah - 30 janvier

Publié le par la Rédaction

Ils ont délogé avec une force «made Ben Ali» la Kasbah et curieusement ni Ghannouchi, ni son ministre de l’Intérieur ne semblent être au courant… Ça ne vous rappelle rien ?!?

Thala solidaire.


Tunis : le gouvernement n'a jamais ordonné l'évacuation de la Kasbah 
Le gouvernement tunisien de transition n'a donné «aucun ordre d'évacuation» vendredi de la place de la Kasbah, haut lieu de la contestation populaire vidé de ses centaines de manifestants par la force vendredi, a déclaré samedi à l'AFP un ministre issu de l'opposition. 
«Il n'y a eu aucun ordre d'évacuation. Ni le Premier ministre ni le ministre de l'Intérieur n'ont donné l'ordre d'évacuation», a affirmé Mokhtar Jalleli, ministre de l'Agriculture et de l'Environnement, originaire de Sidi Bouzid, la ville frondeuse du centre-ouest qui a donné le coup d'envoi de la révolution tunisienne. 
De violents heurts ont opposé vendredi après-midi manifestants et policiers anti-émeute quand ces derniers ont dégagé l'esplanade de la Kasbah, devant la primature, au lendemain d'un profond remaniement du gouvernement transitoire, désormais épuré de la plupart des anciens caciques du régime Ben Ali. 
«Le fait que le gouvernement n'ait pas organisé cela ne justifie en rien ce qui s'est passé», a estimé Mokhtar Jalleli, soulignant qu'un «dérapage, même assez grave, ne devait pas remettre en cause la construction de la démocratie» et ne signifiait pas «la confiscation de la révolution». 
Selon le ministère de l'Intérieur, cité par l'agence nationale TAP, les forces de l'ordre sont intervenues après avoir été bombardées de pierres. 
«Les unités de la police étaient en train de procéder à la relève habituelle des troupes» et ont été «surprises par un groupe de manifestants qui ont cru que les policiers venaient les attaquer», selon le ministère. 
Il n'y a eu «aucun mort», 12 policiers ont été blessés et 28 personnes arrêtées puis relachées en soirée, ajoute le ministère. 
Une source médicale et le porte-parole d'un groupe de manifestants avaient fait état vendredi de 15 manifestants blessés. 
Mokhtar Jalleli se dit surpris de cette intervention musclée «alors que des négociations étaient engagées pour parvenir à une levée de l'occupation de la place». 
«J'étais moi-même en contact avec des gens du groupe venu de Sidi Bouzid et plusieurs devaient aller rencontrer le Premier ministre quand la police est intervenue», a-t-il expliqué. 
Interrogé sur sa participation au gouvernement, ce fils d'agriculteur a expliqué qu'il tenait à «ce que les bons choix soient faits pour le pays». «S'il ne devait y avoir comme seule raison que celle d'être un gardien de cette révolution, ce serait pour moi une raison suffisante.» 
Connu pour son franc-parler, ce juriste fut un des rares députés à s'opposer en 2002 à la modification constitutionnelle permettant la réélection de Ben Ali et le seul à voter contre la loi anti-terroriste «liberticide» de 2003. 
Leur presse (Agence Faut Payer), 29 janvier 2011.

 

 

La Kasbah ne tombera pas comme la Bastille : observez bien ces manifestants pacifiques mis en panique par une police «made Ben Ali», 29 janvier 2011

 

 

Thala solidaire.

 

 

Le départ de Ghannouchi toujours réclamé

 

Des affrontements entre la police et des manifestants ont fait quinze blessés, hier, en Tunisie. La foule réclame toujours le départ de Ghannouchi.

 

De violents affrontements ont opposé, hier après-midi, manifestants et policiers anti-émeute quand ces derniers ont évacué l'esplanade de la Kasbah. Au lendemain d'un profond remaniement du gouvernement transitoire débarrassé de la plupart des anciens caciques du régime de l'ex-président Ben Ali, la foule réclame toujours le départ du Premier ministre Mohammed Ghannouchi, ancien chef de gouvernement du président déchu, qui s'accroche à ses fonctions.

 

«J'ai dénombré une quinzaine de blessés, certains présentant des traumatismes», a déclaré un médecin. «La plupart ont des fractures aux mains ou aux jambes», a déclaré Oualid Aloui, porte-parole des manifestants venus de Kasserine, l'un des bastions de la révolution tunisienne. «Nous sommes dans un car» pour rentrer à Kasserine, à la sortie sud de Tunis, a-t-il déclaré, assurant que les manifestants de la ville voisine de Sidi Bouzid étaient «déjà rentrés». Une partie des manifestants, qui ont été dispersés, faisaient, hier soir, un sit-in devant la Maison des avocats à l'intérieur de laquelle d'autres avaient trouvé refuge, a indiqué un avocat. L'évacuation musclée de la «caravane de la libération» de la Kasbah s'est produite alors que des syndicalistes et des avocats tentaient de convaincre les manifestants de rentrer chez eux.

 

Leur presse (Le Télégramme), 29 janvier.

 

 

La Kasbah n'est pas morte : ses habitants délogés par la force, reviennent encore et encore pour dire «Pas de répit jusqu'à la chute du régime Ben Ali», 29 janvier 2011 

 

 

Thala solidaire.

 

 

La caravane de la Liberté fête la liberté et manifeste en même temps, soir du 28 janvier 2011

 


Thala solidaire.


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