CGT-Paris contre sans-papiers : suites...
Un local de la CGT pris pour cible
après l’expulsion des sans-papiers de la Bourse du travail
Le local de la CGT à Paris, dans le XIVe arrondissement, a été saccagé, et la vitrine endommagée durant la nuit du 2 au 3 juillet 2009. Le mot «expulseurs» a été inscrit sur le mur du local.

La semaine dernière, le 24 juin, des centaines de sans-papiers qui occupaient depuis juin 2008 un local de la CGT, rue Charlot dans le IIIe arrondissement de Paris, avaient été expulsés par le service de sécurité du syndicat accompagné des forces de l’ordre.
Cette expulsion avait suscité de vives protestations.
Petites contributions suite à l’action de la CGT contre les sans-papiers
24 juin 2009 : le service d’ordre de la CGT expulse de force les sans-papiers installés à la Bourse du travail de Paris depuis mai 2008.
29 juin : La grande fête du Parti communiste parisien se déroule place des Fêtes (Paris-19). Quelques jours avant, cette dernière est recouverte de tags «CGT expulseurs».
1er juillet : Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, négocie à l’Élysée les prochaines mesures patronales.
2 juillet : Toutes les surfaces vitrées du siège local de la CGT, rue de l’Aude (Paris-14) sont entièrement défoncées. Un tag précise à côté «Expulseurs».
Adhérez à la CGT !
Par chance, nous avions dans nos besaces de larges stocks de peinture. C’est alors que nous vint l’idée de faire payer à quelques collabos l’expulsion syndicalisto-policière des sans-papiers de la Bourse du travail.
Après avoir recouvert la façade de peinture noire comme la vengeance, nous avons laissé deux tags : «CGT Collabos» et «CGT Sales flics».
Le 3 de la rue Tarbé est désormais marqué du sceau de la vengeance contre la collaboration de classe, celui qui lui sied le mieux depuis la création du syndicalisme en Angleterre au XIXe siècle afin de briser les révoltes luddites.
Que les défenseurs du travail sachent qu’ils ne sont plus à l’abri, et que la peinture peut incessamment sous peu se transformer en acide, laisser place au marteau de Ned Ludd ou à la bombe.
Communiqué
Suite aux «infos » parues sur le site Bellaciao et circulant sur «pajol» et sur le Net,
Ces commentaires sont calomnieux envers la CSP 75, envers nos camarades et envers les sans-papiers, qui sont des travailleurs honnêtes et surexploités.
Nous n’avons jamais adopté et nous n’adoptons pas de telles méthodes. Nous ne les partageons ni ne les approuvons, d’où qu’elles viennent. Personne parmi nous n’est organisé en «milices» ou en rien de semblable, à la différence de nos agresseurs.
Nous demandons formellement au site Bellaciao, au titre du droit de réponse, la publication de ce communiqué à la suite et avec le même relief que l’article de «Jean, mardi 7 juillet 2009 (13h14)».
après l’expulsion des sans-papiers de la Bourse du travail
Le local de la CGT à Paris, dans le XIVe arrondissement, a été saccagé, et la vitrine endommagée durant la nuit du 2 au 3 juillet 2009. Le mot «expulseurs» a été inscrit sur le mur du local.

Cette expulsion avait suscité de vives protestations.
Citizenside, 3 juillet 2009.
Petites contributions suite à l’action de la CGT contre les sans-papiers
24 juin 2009 : le service d’ordre de la CGT expulse de force les sans-papiers installés à la Bourse du travail de Paris depuis mai 2008.
29 juin : La grande fête du Parti communiste parisien se déroule place des Fêtes (Paris-19). Quelques jours avant, cette dernière est recouverte de tags «CGT expulseurs».
1er juillet : Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, négocie à l’Élysée les prochaines mesures patronales.
2 juillet : Toutes les surfaces vitrées du siège local de la CGT, rue de l’Aude (Paris-14) sont entièrement défoncées. Un tag précise à côté «Expulseurs».
Indymedia Nantes, 5 juillet.
Adhérez à la CGT !
Alors que nous nous baladions gaiement dans le XVIIe arrondissement de Paris, ô surprise, nous tombâmes sur une affiche stipulant qu’une permanence était ouverte aux travailleurs sans-papiers. C’est alors que nous levâmes nos têtes et que nous aperçûmes un infâme écriteau nous indiquant de façon certaine de quel coté de la barricade nous nous trouvions : CGT.
Par chance, nous avions dans nos besaces de larges stocks de peinture. C’est alors que nous vint l’idée de faire payer à quelques collabos l’expulsion syndicalisto-policière des sans-papiers de la Bourse du travail.
Après avoir recouvert la façade de peinture noire comme la vengeance, nous avons laissé deux tags : «CGT Collabos» et «CGT Sales flics».
Le 3 de la rue Tarbé est désormais marqué du sceau de la vengeance contre la collaboration de classe, celui qui lui sied le mieux depuis la création du syndicalisme en Angleterre au XIXe siècle afin de briser les révoltes luddites.
Que les défenseurs du travail sachent qu’ils ne sont plus à l’abri, et que la peinture peut incessamment sous peu se transformer en acide, laisser place au marteau de Ned Ludd ou à la bombe.
Des travailleurs de la nuit - Indymedia Nantes, 8 juillet.
Communiqué
Suite aux «infos » parues sur le site Bellaciao et circulant sur «pajol» et sur le Net,
— d’«un local de la CGT pris pour cible après l’expulsion des sans-papiers de la Bourse du travail»,
— et que «les Unions Locales CGT XIVe et XVIIe ont été saccagées et/ou bombées suite à l’évacuation de la Bourse du travail», etc.et suite à des «commentaires» publiés sur Bellaciao, attribuant cela aux «milices de la CSP 75» (sic !),
Nous démentons toute implication dans ces faits.
Ces commentaires sont calomnieux envers la CSP 75, envers nos camarades et envers les sans-papiers, qui sont des travailleurs honnêtes et surexploités.
Nous n’avons jamais adopté et nous n’adoptons pas de telles méthodes. Nous ne les partageons ni ne les approuvons, d’où qu’elles viennent. Personne parmi nous n’est organisé en «milices» ou en rien de semblable, à la différence de nos agresseurs.
Nous demandons formellement au site Bellaciao, au titre du droit de réponse, la publication de ce communiqué à la suite et avec le même relief que l’article de «Jean, mardi 7 juillet 2009 (13h14)».
CSP 75, 9 juillet.