Nathalie Ménigon hors de prison
Nathalie Ménigon, l’ex-militante d’Action directe, en liberté conditionnelle

«Elle a quitté la maison d’arrêt samedi matin aux environs de 9 heures», a indiqué à l’AP Me Jean-Louis Chalanset, avant d’ajouter que l’ex-militante d’Action directe avait passé sa dernière nuit en prison. Ce nouveau régime, que lui a accordé le TAP le 17 juillet, applicable à partir du 3 août pour une durée de cinq ans, est assorti de restrictions, comme celle de solliciter une autorisation pour sortir du département.
Par ailleurs, l’ancienne militante de 51 ans doit «s’abstenir de parler des faits pour lesquels elle a été condamnée» à la presse, mais elle ne souhaite pas «de toute façon les évoquer», a observé Me Chalanset.
Condamnée à la réclusion à perpétuité, l’ancienne militante du groupe armé d’extrême gauche avait été transférée à la maison d’arrêt de Seysses en août 2007 dans le cadre d’un régime de semi-liberté qui lui avait été accordé par la chambre d’application des peines de la cour d’appel de Paris.
Souffrant de séquelles d’une hémiplégie après deux accidents vasculaires cérébraux en détention, Nathalie Ménigon travaillait depuis un an dans un centre de réinsertion spécialisé dans l’aménagement d’espaces verts près de Toulouse avant de rejoindre l’établissement pénitentiaire, situé à une vingtaine de kilomètres au sud de Toulouse, après sa journée de travail.
Incarcérée après son arrestation en 1987, Nathalie Ménigon a été condamnée en janvier 1989 à la réclusion criminelle à perpétuité pour l’assassinat du patron de Renault, Georges Besse, le 17 novembre 1986. En 1994, elle a de nouveau été condamnée à perpétuité pour sa participation à l’assassinat le 26 janvier 1985 du général René Audran, inspecteur général de l’armement.
L’ex-militante d’Action directe Nathalie Ménigon est sortie de prison
Ayant obtenu mi-juillet cette libération conditionnelle, Nathalie Ménigon, 51 ans, a quitté à 9 heures la prison de Seysses, à une quinzaine de kilomètres au sud de Toulouse. Elle est sortie de l’établissement pénitentiaire à bord d’une voiture de couleur bordeaux immatriculée en Haute-Garonne, en compagnie de deux femmes et d’un homme venus la chercher une demi-heure plus tôt.
L’ex-militante du groupe armé d’extrême gauche, qui portait une veste en jean et était assise près du chauffeur, s’est caché le visage avec sa main droite et s’est refusée à toute déclaration lorsque son véhicule a franchi le portail de la prison.
Condamnée à la réclusion criminelle à perpétuité en 1989 et 1994, Nathalie Ménigon avait été transférée à Seysses le 2 août 2007 dans le cadre d’un régime de semi-liberté. Elle s’est vu accorder la libération conditionnelle le 17 juillet dernier par le tribunal de l’application des peines de Paris. Le parquet ne s’y était pas opposé.
Avec ce nouveau régime, applicable pour cinq ans, elle n’aura plus à séjourner en prison. Seules restrictions : le signalement obligatoire à la justice de toute sortie du département de la Haute-Garonne. Tout changement d’emploi, de domicile et déplacement de plus de 15 jours hors de son lieu de résidence devront aussi être soumis à l’accord préalable du juge parisien chargé de son dossier. Elle doit également s’abstenir de parler des faits pour lesquels elle a été condamnée, aux médias ou dans un ouvrage.
Comme les autres membres du noyau dur d’AD, Jean-Marc Rouillan, Georges Cipriani et Joëlle Aubron, décédée en 2006, Nathalie Ménigon a été condamnée deux fois à la réclusion criminelle à perpétuité, pour l’assassinat du PDG de Renault, Georges Besse, en 1986, et de l’ingénieur général de l’armement, René Audran, un an plus tôt. Elle a passé plus de vingt ans en prison.
Depuis son transfèrement de la prison de Bapaume (Pas-de-Calais) à Seysses, l’ex-militante d’AD effectuait dans la journée des travaux comme agent d’espace vert et était tenue de regagner la prison pour la nuit et le week-end.
Les modalités de sa semi-liberté avaient cependant évolué, et depuis deux mois elle ne passait plus que les week-ends en prison, séjournant la semaine dans une exploitation agricole à Montbrun-Bocage (Haute-Garonne), selon son avocat, Me Jean-Louis Chalanset.
Membre «historique» d’Action directe, Nathalie Ménigon souffre des séquelles d’une hémiplégie après deux accidents vasculaires cérébraux en détention. «Elle a une mémoire lente, des problèmes de stabilité et une main qui n'est quasiment plus fonctionnelle», selon Me Chalanset. En juillet 2003, alors incarcérée à Bapaume, elle s’était blessée volontairement pour «protester contre le manque de soins».
Le mari de Nathalie Ménigon, Jean-Marc Rouillan, fondateur d’AD en 1979 avec André Olivier, bénéficie aussi depuis fin 2007 d’une semi-liberté à Marseille, où il travaille chez un éditeur. Les deux époux, dont la liaison date de 1977, se sont rencontrés fin juin à Marseille, pour la première fois depuis leur mariage le 29 juin 1999 à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis (Essonne). Ils avaient été arrêtés le 21 février 1987 dans une ferme à Vitry-aux-Loges (Loiret), où ils vivaient clandestinement avec Joëlle Aubron et Georges Cipriani.
Nathalie Ménigon, l’ancienne militante d’Action directe à qui la libération conditionnelle a été accordée par le tribunal de l’application des peines (TAP) de Paris le 17 juillet, a quitté la maison d’arrêt de Seysses, près de Toulouse, samedi en début de matinée, a-t-on appris samedi auprès de son avocat.

«Elle a quitté la maison d’arrêt samedi matin aux environs de 9 heures», a indiqué à l’AP Me Jean-Louis Chalanset, avant d’ajouter que l’ex-militante d’Action directe avait passé sa dernière nuit en prison. Ce nouveau régime, que lui a accordé le TAP le 17 juillet, applicable à partir du 3 août pour une durée de cinq ans, est assorti de restrictions, comme celle de solliciter une autorisation pour sortir du département.
Par ailleurs, l’ancienne militante de 51 ans doit «s’abstenir de parler des faits pour lesquels elle a été condamnée» à la presse, mais elle ne souhaite pas «de toute façon les évoquer», a observé Me Chalanset.
Condamnée à la réclusion à perpétuité, l’ancienne militante du groupe armé d’extrême gauche avait été transférée à la maison d’arrêt de Seysses en août 2007 dans le cadre d’un régime de semi-liberté qui lui avait été accordé par la chambre d’application des peines de la cour d’appel de Paris.
Souffrant de séquelles d’une hémiplégie après deux accidents vasculaires cérébraux en détention, Nathalie Ménigon travaillait depuis un an dans un centre de réinsertion spécialisé dans l’aménagement d’espaces verts près de Toulouse avant de rejoindre l’établissement pénitentiaire, situé à une vingtaine de kilomètres au sud de Toulouse, après sa journée de travail.
Incarcérée après son arrestation en 1987, Nathalie Ménigon a été condamnée en janvier 1989 à la réclusion criminelle à perpétuité pour l’assassinat du patron de Renault, Georges Besse, le 17 novembre 1986. En 1994, elle a de nouveau été condamnée à perpétuité pour sa participation à l’assassinat le 26 janvier 1985 du général René Audran, inspecteur général de l’armement.
AP, 2 juillet 2008.
L’ex-militante d’Action directe Nathalie Ménigon est sortie de prison
L’ex-militante d’Action directe (AD) Nathalie Ménigon, qui avait été condamnée à la réclusion criminelle à perpétuité et bénéficiait depuis un an d’un régime de semi-liberté en Haute-Garonne, est depuis samedi matin en liberté conditionnelle.
Ayant obtenu mi-juillet cette libération conditionnelle, Nathalie Ménigon, 51 ans, a quitté à 9 heures la prison de Seysses, à une quinzaine de kilomètres au sud de Toulouse. Elle est sortie de l’établissement pénitentiaire à bord d’une voiture de couleur bordeaux immatriculée en Haute-Garonne, en compagnie de deux femmes et d’un homme venus la chercher une demi-heure plus tôt.
L’ex-militante du groupe armé d’extrême gauche, qui portait une veste en jean et était assise près du chauffeur, s’est caché le visage avec sa main droite et s’est refusée à toute déclaration lorsque son véhicule a franchi le portail de la prison.
Condamnée à la réclusion criminelle à perpétuité en 1989 et 1994, Nathalie Ménigon avait été transférée à Seysses le 2 août 2007 dans le cadre d’un régime de semi-liberté. Elle s’est vu accorder la libération conditionnelle le 17 juillet dernier par le tribunal de l’application des peines de Paris. Le parquet ne s’y était pas opposé.
Avec ce nouveau régime, applicable pour cinq ans, elle n’aura plus à séjourner en prison. Seules restrictions : le signalement obligatoire à la justice de toute sortie du département de la Haute-Garonne. Tout changement d’emploi, de domicile et déplacement de plus de 15 jours hors de son lieu de résidence devront aussi être soumis à l’accord préalable du juge parisien chargé de son dossier. Elle doit également s’abstenir de parler des faits pour lesquels elle a été condamnée, aux médias ou dans un ouvrage.
Comme les autres membres du noyau dur d’AD, Jean-Marc Rouillan, Georges Cipriani et Joëlle Aubron, décédée en 2006, Nathalie Ménigon a été condamnée deux fois à la réclusion criminelle à perpétuité, pour l’assassinat du PDG de Renault, Georges Besse, en 1986, et de l’ingénieur général de l’armement, René Audran, un an plus tôt. Elle a passé plus de vingt ans en prison.
Depuis son transfèrement de la prison de Bapaume (Pas-de-Calais) à Seysses, l’ex-militante d’AD effectuait dans la journée des travaux comme agent d’espace vert et était tenue de regagner la prison pour la nuit et le week-end.
Les modalités de sa semi-liberté avaient cependant évolué, et depuis deux mois elle ne passait plus que les week-ends en prison, séjournant la semaine dans une exploitation agricole à Montbrun-Bocage (Haute-Garonne), selon son avocat, Me Jean-Louis Chalanset.
Membre «historique» d’Action directe, Nathalie Ménigon souffre des séquelles d’une hémiplégie après deux accidents vasculaires cérébraux en détention. «Elle a une mémoire lente, des problèmes de stabilité et une main qui n'est quasiment plus fonctionnelle», selon Me Chalanset. En juillet 2003, alors incarcérée à Bapaume, elle s’était blessée volontairement pour «protester contre le manque de soins».
Le mari de Nathalie Ménigon, Jean-Marc Rouillan, fondateur d’AD en 1979 avec André Olivier, bénéficie aussi depuis fin 2007 d’une semi-liberté à Marseille, où il travaille chez un éditeur. Les deux époux, dont la liaison date de 1977, se sont rencontrés fin juin à Marseille, pour la première fois depuis leur mariage le 29 juin 1999 à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis (Essonne). Ils avaient été arrêtés le 21 février 1987 dans une ferme à Vitry-aux-Loges (Loiret), où ils vivaient clandestinement avec Joëlle Aubron et Georges Cipriani.
AFP, 2 août 2008.
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