Des femmes afghanes manifestent pour leurs droits
Afghanistan : Lapidées pour avoir dénoncé la loi sur le mariage
La manifestation, organisée par les mouvements de défense des droits des femmes, a rapidement été débordée par les hommes hurlant pour couvrir la voix des femmes.
«Esclaves des chrétiens !», ont scandé les quelque 800 contre-manifestants, parmi lesquels se trouvaient aussi des femmes. Des policières afghanes se tenant par la main ont formé un cordon pour maintenir les deux groupes à distance.
Cet affrontement illustre le caractère explosif du débat sur les droits des femmes en Afghanistan.
La loi, adoptée discrètement le mois dernier, stipule notamment qu’un époux peut exiger d’avoir des relations sexuelles avec sa femme tous les quatre jours à moins que celle-ci ne soit malade. Elle dresse également la liste stricte des motifs permettant à l’épouse de sortir de son domicile sans escorte masculine.
Cette loi s’appliquerait à la seule population chiite du pays, qui constitue moins de 20 pour cent des 30 millions d’Afghans. Mais plusieurs craignent que son adoption ne soit le signe d’un retour à l’oppression des femmes telle qu’elle se pratiquait sous le régime des talibans.
Des gouvernements et des groupes de défense des droits de la personne du monde entier ont condamné la législation, et le président afghan, Hamid Karzaï, en a suspendu l’application afin qu’elle soit révisée par le ministère de la Justice.
Plusieurs intellectuels, politiciens et même certains ministres afghans se sont prononcés contre la loi. Mais ceux qui dénoncent la législation sont rapidement la cible des critiques de dirigeants religieux musulmans conservateurs et de leurs partisans.
À la fin, le nombre de femmes manifestant en faveur de la loi a dépassé le nombre de celles qui manifestaient contre la loi. Quelques centaines de femmes chiites ont marché en portant des banderoles pour aller rejoindre les hommes. Les partisans de la loi ont accusé les étrangers d’être à l’origine de la manifestation des femmes.
De part et d’autre, on soutient défendre des droits constitutionnels. Mais la Constitution afghane n’est pas claire. Elle considère la loi islamique comme la première autorité, mais garantit également des droits égaux aux femmes.
Des dizaines de jeunes femmes ont bravé des centaines d’hommes barbus qui les traitaient de «chiennes», aujourd’hui, pour manifester contre l’imposition d’une loi controversée sur le mariage pour la communauté chiite d’Afghanistan. Les critiques estiment que la loi légalise le viol de la femme par son époux. Certains des hommes se sont emparés de cailloux qu’ils ont lancés sur les femmes.
La manifestation, organisée par les mouvements de défense des droits des femmes, a rapidement été débordée par les hommes hurlant pour couvrir la voix des femmes.
Cet affrontement illustre le caractère explosif du débat sur les droits des femmes en Afghanistan.
La loi, adoptée discrètement le mois dernier, stipule notamment qu’un époux peut exiger d’avoir des relations sexuelles avec sa femme tous les quatre jours à moins que celle-ci ne soit malade. Elle dresse également la liste stricte des motifs permettant à l’épouse de sortir de son domicile sans escorte masculine.
Cette loi s’appliquerait à la seule population chiite du pays, qui constitue moins de 20 pour cent des 30 millions d’Afghans. Mais plusieurs craignent que son adoption ne soit le signe d’un retour à l’oppression des femmes telle qu’elle se pratiquait sous le régime des talibans.
Des gouvernements et des groupes de défense des droits de la personne du monde entier ont condamné la législation, et le président afghan, Hamid Karzaï, en a suspendu l’application afin qu’elle soit révisée par le ministère de la Justice.
Plusieurs intellectuels, politiciens et même certains ministres afghans se sont prononcés contre la loi. Mais ceux qui dénoncent la législation sont rapidement la cible des critiques de dirigeants religieux musulmans conservateurs et de leurs partisans.
Leur presse (AP), 15 avril 2009.