Solidarités, offensives et occupations en Grèce
Grèce : nouvelles manifestationsà Athènes et en province
Plus d’un millier de jeunes protestaient lundi à la mi-journée devant la direction de la police d’Athènes, dans le centre ville, contre la mort d’un adolescent tué par un policier le 6 décembre, tandis que d’autres manifestations se déroulaient en province.
Un impressionnant cordon de forces anti-émeutes, adossé à une dizaine de cars, était déployé devant l’immeuble de la police, a constaté un journaliste de l’AFP. Certains jeunes rassemblés devant les policiers criaient des slogans hostiles à la police, d’autres tentaient de nouer le dialogue.
Avant ce face à face, organisé par les coordinations lycéennes, une centaine de jeunes et militants de gauche se sont rassemblés au Palais de justice, dans l’attente de la comparution d’un premier groupe de six jeunes interpellés lors d’incidents au cours du week-end.
«Solidarité avec les otages de l’État», avaient-ils écrit sur une banderole, brandie sous la surveillance d’une cinquantaine de policiers.
Trois autres rassemblements de lycéens ont aussi été organisés dans la matinée, bloquant de grandes artères de la capitale. L’un, devant la prison du quartier populaire de Korydallos, a donné lieu à un bref échange de cocktails Molotov et gaz lacrymogènes entre police et jeunes.
Des contestataires ont aussi mené diverses actions en province, sans incident : dans le nord du pays, dans la banlieue de Salonique, un groupe de jeunes a pris possession des locaux de la mairie, tandis qu’à Ioannina, dans l’ouest, et sur l’île de Lesbos (nord-est), les studios des radios publiques locales étaient occupés.
À Patras, dans le Péloponnèse, plusieurs centaines de lycéens et étudiants ont aussi commencé à manifester dans le centre-ville.
Presse policière-bourgeoise :
AFP, 15 décembre 2008.
Publicité