Le travail tue dans l'Ain
Accident mortel à l’usine d’équarissage Point
Il était un peu plus de dix-sept heures lorsque le drame s’est produit, dans des circonstances que l’enquête de police est chargée d’établir. Malaise ou perte d’équilibre ? Toujours est-il que le salarié de l’usine d’équarissage a chuté dans la «vis sans fin» qui conduit les carcasses jusqu’au broyeur. Cette «cuve» ne tournait pas au moment où il est tombé, mais l’homme a rapidement été intoxiqué par les vapeurs dans la fosse.
Les sapeurs-pompiers arrivés sur place sont intervenus avec des masques et des bouteilles d’oxygène, afin d’arriver jusqu’au défunt, mort par asphyxie en dépit de la tentative de réanimation par le Samu. L’usine d’équarissage Point emploie une centaine de salariés. Tous sont en deuil ce matin.
Usine d’équarrissage Point : l’émotion après le drame de Viriat
Il aurait dû avoir quarante ans l’année prochaine. Salarié de l’usine d’équarrissage Point depuis une vingtaine d’années, il avait passé l’essentiel de sa vie professionnelle au sein de l’entreprise de Viriat. Parmi le personnel, ceux qui n’avaient pas pris connaissance du drame dès mercredi soir l’ont appris hier matin : leur collègue Frédéric Pages est décédé mercredi, dans un accident du travail, dont les circonstances font l’objet d’une enquête approfondie (nos éditions d’hier). Comme toujours en pareil cas.
Hier matin, les témoins et la direction du site ont été auditionnés par les enquêteurs du commissariat de police de Bourg-en-Bresse. L’après-midi, l’inspection du Travail était sur place. Reste à connaître les causes exactes du décès, les témoins ayant vu la victime être prise de «tremblements», juste avant de tomber dans la «vis sans fin», qui ne tournait pas à ce moment-là.
Il était un peu plus de dix-sept heures. Rapidement intervenus, avec des masques et des bouteilles d’oxygène, afin de remonter le corps, les sapeurs-pompiers et le Samu n’auront rien pu faire pour le ramener à la vie.
Soutien psychologique
L’accident s'est produit «au cours d’une procédure de maintenance normale» expliquait hier le directeur du site, Michel Le Reste. Très au fait des questions de sécurité, pour avoir fait partie du CHSCT, l’agent portait bien son masque, lorsqu’il a entrepris d’aller chercher un bout de tôle, au fond de la trémie. C’est au cours de cette opération assez habituelle, semble-t-il, qu’il aurait chuté «de sa hauteur», sur la vis sans fin.
C’est la première fois qu’un accident mortel se produit dans l’établissement. Le personnel en a été évidemment très choqué. «C’est la raison pour laquelle nous avons décidé d’arrêter l’usine mercredi soir. Tout était fonctionnel, mais c’était notre façon à nous de marquer le deuil» précisait hier Michel Le Reste. Par ailleurs, une cellule spécialisée dans le soutien psychologique, comprenant deux psychologues, était à la disposition des salariés hier, pour les plus proches collègues du défunt, et les témoins directs du drame.
Un homme âgé d’une quarantaine d’années, originaire de Bourg-en-Bresse, est décédé hier, en fin d’après-midi, à la suite d’un accident du travail survenu au sein des établissements Point, au lieu-dit Les Greffets, sur la commune de Viriat.
Il était un peu plus de dix-sept heures lorsque le drame s’est produit, dans des circonstances que l’enquête de police est chargée d’établir. Malaise ou perte d’équilibre ? Toujours est-il que le salarié de l’usine d’équarissage a chuté dans la «vis sans fin» qui conduit les carcasses jusqu’au broyeur. Cette «cuve» ne tournait pas au moment où il est tombé, mais l’homme a rapidement été intoxiqué par les vapeurs dans la fosse.
Les sapeurs-pompiers arrivés sur place sont intervenus avec des masques et des bouteilles d’oxygène, afin d’arriver jusqu’au défunt, mort par asphyxie en dépit de la tentative de réanimation par le Samu. L’usine d’équarissage Point emploie une centaine de salariés. Tous sont en deuil ce matin.
V.L. - Le Progrès (édition de l’Ain), 11 septembre 2008.
Usine d’équarrissage Point : l’émotion après le drame de Viriat
Un salarié de l’entreprise, âgé de 39 ans, était décédé mercredi soir dans un accident du travail, dont les circonstances font l’objet d’une enquête.
Il aurait dû avoir quarante ans l’année prochaine. Salarié de l’usine d’équarrissage Point depuis une vingtaine d’années, il avait passé l’essentiel de sa vie professionnelle au sein de l’entreprise de Viriat. Parmi le personnel, ceux qui n’avaient pas pris connaissance du drame dès mercredi soir l’ont appris hier matin : leur collègue Frédéric Pages est décédé mercredi, dans un accident du travail, dont les circonstances font l’objet d’une enquête approfondie (nos éditions d’hier). Comme toujours en pareil cas.
Hier matin, les témoins et la direction du site ont été auditionnés par les enquêteurs du commissariat de police de Bourg-en-Bresse. L’après-midi, l’inspection du Travail était sur place. Reste à connaître les causes exactes du décès, les témoins ayant vu la victime être prise de «tremblements», juste avant de tomber dans la «vis sans fin», qui ne tournait pas à ce moment-là.
Il était un peu plus de dix-sept heures. Rapidement intervenus, avec des masques et des bouteilles d’oxygène, afin de remonter le corps, les sapeurs-pompiers et le Samu n’auront rien pu faire pour le ramener à la vie.
Soutien psychologique
L’accident s'est produit «au cours d’une procédure de maintenance normale» expliquait hier le directeur du site, Michel Le Reste. Très au fait des questions de sécurité, pour avoir fait partie du CHSCT, l’agent portait bien son masque, lorsqu’il a entrepris d’aller chercher un bout de tôle, au fond de la trémie. C’est au cours de cette opération assez habituelle, semble-t-il, qu’il aurait chuté «de sa hauteur», sur la vis sans fin.
C’est la première fois qu’un accident mortel se produit dans l’établissement. Le personnel en a été évidemment très choqué. «C’est la raison pour laquelle nous avons décidé d’arrêter l’usine mercredi soir. Tout était fonctionnel, mais c’était notre façon à nous de marquer le deuil» précisait hier Michel Le Reste. Par ailleurs, une cellule spécialisée dans le soutien psychologique, comprenant deux psychologues, était à la disposition des salariés hier, pour les plus proches collègues du défunt, et les témoins directs du drame.
V.L. - Le Progrès (édition de l’Ain), 12 septembre 2008.
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