Une Fraternelle des anciens des services de sécurité : Les Templiers travaillent
«Devant l’augmentation de la délinquance (…), devant les risques (…) de terrorisme, l’Association Fraternelle des Anciens des Services de Sécurité (Anfass)» a créé une réserve citoyenne.
Voilà un an et demi que s’est créée l’Anfass, rassemblant des personnes de nationalité française dont «la mission est de participer à la défense, à la sécurité et à la justice de la France». Avec au premier rang de ses préoccupations la délinquance et le «terrorisme d’Al Caida (sic) et de l’ETA».
La plupart des personnes qui sont membre de l’Anfass sont des anciens combattants, des anciens militaires des services spéciaux, des renseignements, des policiers, des magistrats… Bref des gens du métier. Cela dit, quiconque peut postuler mais devra tout de même montrer «patte blanche». En effet, une enquête sera menée et un casier judiciaire vierge sera demandé.
Avec son siège social situé à Limoges, l’Anfass a pour ambition d’ouvrir une délégation dans chaque département. À l’heure actuelle, plus d’un tiers existe dont une délégation située à Urt. L’association tient tout de même à préciser qu’elle ne met pas en place une milice «car nous ne sommes pas armés» selon Mme Tarraso membre de l’association. Il s’agit d’un réseau d’information, basé sur l’observation. Les personnes adhérentes «participent à la défense de la Nation, à la prévention des conflits et à la protection de la population».
Chaque délégué départemental est la personne vers laquelle sont rapatriées les informations et elle est la seule habilitée à entrer en contact avec les Services Officiels (gendarmerie, police, RG…). Le délégué est aussi entouré d’avocats, magistrats et autres conseillers.
L’Anfass se veut «une des réponses au problème de la délinquance», qui fait appel à l’esprit civique. L’association se pose dans un «rôle préventif», en s’appuyant sur «la vigilance».
Si elle se développe, peut-être aurez-vous la chance d’être «sauvé» par un voisin de l’Anfass…
Sébastien Soumagnas
Le Journal du Pays Basque, 13 février 2010.
Espion, lève-toi de Creuse ou de banlieue
L’Anfass est un club d’anciens des services de sécurité dont le président est guéretois. Tous prêts à reprendre l’imper’ mastic comme supplétifs de la police, des RG ou des services secrets français.
Sans ce vigile en rangers et bomber noir qui filtrait les entrées de la grande salle de la mairie de Guéret, samedi matin, la réunion qui s’y tenait aurait eu l’air de n’importe quelles autres assemblées générales. D’ailleurs, c’en était une. Ou plutôt le Congrès national de l’Anfass pour Association nationale fraternelle des anciens des services de sécurité. Un «fraternelle» qui fleure bon sa maçonnerie et un bureau présidé par Claude Ranfaing, un Guérétois ancien du renseignement militaire durant la guerre d’Algérie. Face à lui, une assemblée… d’un certain âge.On devine que bon nombre sont, aussi, comme lui des anciens d’Algérie. Et de quelques autres guerres africaines.
Les plus jeunes sont logiquement passés par d’autres voies. Les commandos, la police, la gendarmerie, les services secrets voire la sécurité privée ? Tous membres de cette surprenante Anfass créée au début des années 2000 en marge de l’ACSR. Soit les Anciens combattants des services renseignements, une amicale de vétérans classique d’une arme qui l’est moins. L’Anfass, elle, s’est fondée sur une autre mission (…).
Éric Donzé - Le Populaire, 25/26 octobre 2009.
Le Grand Prieur Magistral de France Claude Ranfaing,
président de l’Union templière, janvier 2009
Publicité