Liberté pour Patoche !
Manifestation de soutien à Patrick D.Le samedi 31 octobre, une centaine de manifestant(e)s ont défilé dans les rues de Tours pour demander la libération de Patrick D., toujours emprisonné suite aux évènements de Poitiers.
Quelques 200 flics étaient mobilisés et les autorités avaient demandé aux commerçants du centre ville de baisser leurs rideaux… Au pays de la répression et de la bouffonnerie, certain(e)s résistent encore…
Demain le Grand Soir, 31 octobre 2009.
Ils réclament la libération de Patrick D…
Tours. Quatre-vingts personnes environ ont défilé, hier, pour réclamer la libération de Patrick D…, incarcéré depuis les émeutes de Poitiers.
Gentil, sympa, non violent… : dans l’assemblée qui participait, hier après-midi, à la manifestation de soutien, les qualificatifs utilisés pour décrire Patrick D… étaient toujours les mêmes. Me Catherine Lison-Croze, avocate, membre de la Ligue des droits de l’Homme et d’Europe Écologie, connaît bien ce garçon que les émeutes de Poitiers ont sorti de l’anonymat. «Je l’ai croisé dans le couloir du juge des libertés et de la détention où il venait soutenir des étrangers en rétention, explique-t-elle. Je l’ai vu accompagner des militants anti CPE poursuivis en correctionnelle. Il a toujours été calme et respectueux.»
Crispin, lui, est un «compagnon de lutte de Patrick». «Je l’ai connu en 1997, dans l’action en faveur des chômeurs, se souvient-il. C’est un défenseur de toutes les bonnes causes, il n’a jamais commis d’actions violentes. La peine qui lui a été infligée est démesurée.»
La mobilisation de ce samedi n’a sans doute pas été à la hauteur des espérances des organisateurs. Mais pour le symbole, on retiendra la présence remarquée du père de Jean-Salvy, un des étudiants de Poitiers également condamné. «Mon fils et Patrick ont été pris dans le même engrenage, précise-t-il. Ils sont innocents, ce ne sont pas des casseurs. On a cherché à faire des exemples.»
Discrètement noyée parmi les manifestants, Noëlla, la compagne de Patrick D…, exprime elle aussi un sentiment d’injustice. «J’étais tellement en colère après le procès, commente-t-elle, que j’ai déchiré ma carte d’électeur. Je n’ai pas pu entrer en contact avec Patrick depuis l’audience. Le 19 [Patrick D… doit être rejugé en appel le 19 novembre], si la mobilisation porte ses fruits, j’espère qu’on fera une grande fête pour sa libération.»
En attendant, le dispositif policier déployé à l’occasion de cette manifestation s’est avéré démesuré pour encadrer le cortège clairsemé qui a défilé de la place Jean-Jaurès à la place Anatole-France. Dans l’espoir que les slogans réclamant la libération de Patrick D… soient entendus jusqu’à Poitiers.
Leur presse (Caroline Devos, La Nouvelle République), 1er novembre.
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