Allocs en retard : visite avec fusil et couteau au Pôle Emploi de Morteau

Le Progrès du 24 décembre nous livre les précisions suivantes, sous le titre «Demande d’explications au fusil de chasse à Pôle Emploi» : «Après une heure de très vive tension tout s’est bien terminé dans l’agence mortuacienne de Pôle Emploi de Morteau.»
Les faits : «Vers 15h15, mercredi, une demi-douzaine de personnes, 5 salariés et un allocataire, se trouvent à l’intérieur. Un homme de 25 ans fait alors irruption armé d’un fusil de chasse et d’un couteau. Exaspéré par des retards de paiement qui le mettent dans une situation financière difficile il est surexcité, véhément et menaçant. Il proteste contre les retards et dit vouloir attirer l’attention des médias. Les responsables dialoguent calmement malgré la menace et la tension. Quatre personnes peuvent quitter les lieux alors que l’alerte est donnée à la gendarmerie qui va rapidement cerner le bâtiment. Avec le forcené deux salariés restent retenus à l’intérieur et continuent à dialoguer pour tenter de le calmer.»
Le «dénouement» : «Dehors les gendarmes qui ont d’ores et déjà demandé le renfort d’un négociateur spécialisé, entrent également en contact avec le jeune homme. Tous s’efforcent de l’apaiser et de le ramener à la raison en lui assurant que ses problèmes vont être réglés. Finalement il entend ces appels au calme et décide de cesser son action. L’homme sort du bâtiment, le canon de son fusil de chasse cassé donc désarmé en signe de reddition. Les militaires récupèrent l’arme qui contient quand même deux cartouches et l’interpellent.»
Les suites : «Placé en garde à vue il était entendu en début de soirée à la communauté de brigade dans le cadre d’une enquête pour “violence avec arme et séquestration”.» «Le parquet bisontin devrait décider aujourd’hui du sort judiciaire et des qualifications pénales exactes retenues contre l’homme au fusil.»
Quant aux deux salariés retenus, ils «n’ont heureusement pas été blessés physiquement. Ils étaient néanmoins “choqués” par cette mésaventure brutale et la direction de Pôle Emploi a sollicité l’intervention d’un psychologue pour les assister.» «Suite à la pris d’otage d’hier, le Pôle Emploi de Morteau est fermé ce jeudi. Une psychologue a été dépêchée sur place pour écouter les victimes.» (Plein Air.)
Prise d’otage au Pôle Emploi de Morteau
Une prise d’otage a eu lieu au Pôle Emploi de Morteau cet après midi. Un homme d’une trentaine d’années, armé, a retenu deux membres du personnel pendant près d’une heure. Le désespéré s’est présenté avec un fusil de chasse.
Immédiatement avertie, la gendarmerie a encerclé l’immeuble. Un négociateur spécialisé dans les prises d’otage a également été appelé en renfort.
Finalement, l’homme est revenu à la raison et s’est rendu. Il voulait attirer l’attention sur le retard de paiement de ses allocations. Le haut doubien est actuellement en garde à vue à la gendarmerie de Morteau.
Leur presse (Plein Air), 23 décembre 2009.
Doubs : brève prise d’otage dans un Pôle Emploi
Un homme de 25 ans a pris deux personnes en otage mercredi après-midi au Pôle Emploi de Morteau (Doubs) avant d’être interpellé sans faire de blessés, a-t-on appris de source judiciaire et auprès de la gendarmerie.
Vers 15 heures, l’homme est entré au Pôle Emploi armé d’un couteau et d’un fusil de chasse, chargé de deux cartouches. Six personnes, dont cinq salariés étaient à l’intérieur, ont indiqués les même sources.
L’homme a pris en otage deux salariés, laissant sortir les autres à l’arrivée des gendarmes qui avaient été alertés.
Il pensait ainsi attirer l’attention des médias sur ses difficultés personnelles et obtenir le paiement de prestations qu’il estimait en retard.
Lorsque les gendarmes ont décidé d’intervenir, l’homme est sorti de l’établissement avec son fusil de chasse «cassé», c’est-à-dire inutilisable. Il a alors été interpellé sans violence, ni résistance de sa part. Le négociateur de crise n’a pas eu à intervenir durant la prise d’otage qui a duré près d’une heure.
Le parquet de Besançon a indiqué en soirée que l’agresseur a été placé en garde à vue dans le cadre d’une enquête pour «violences avec armes» et «séquestration».
Leur presse (AFP), 23 décembre.
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