Le parquet s'oppose toujours à la libération de Coupat

s’oppose toujours à la libération de Coupat
Le parquet de Paris a pris des réquisitions de maintien en détention de Julien Coupat, chef présumé d’un groupe soupçonné d’avoir saboté des lignes TGV qui avait déposé vendredi une nouvelle demande de remise en liberté, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.
Julien Coupat, 35 ans, détenu à la prison de la Santé, avait déposé le 13 février, à l’issue d’une troisième audition par le juge d’instruction Thierry Fragnoli, une nouvelle demande de remise en liberté.
Le parquet de Paris, compétent en matière antiterroriste, a pris des réquisitions de maintien en détention «au vu des éléments du dossier», a-t-on précisé de même source.
Le juge peut toutefois décider de sa remise en liberté, à laquelle le parquet peut s’opposer en saisissant en urgence la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris qui contrôle le déroulement des enquêtes judiciaires.
Soupçonné d’avoir commis des dégradations à caractère terroriste début novembre 2008 de lignes de TGV, Coupat reste le seul en détention parmi les neuf personnes mises en examen dans l’enquête. Sa compagne, Yldune Levy, avait été remise en liberté le 16 janvier.
Julien Coupat avait été mis en examen le 15 novembre 2008 pour direction d’une entreprise terroriste et destructions en réunion à visée terroriste. Cette incrimination criminelle est passible de 20 ans de réclusion.
Il a déjà déposé plusieurs demandes de remise en liberté, toutes rejetées.
Presse bourgeoise :
AFP, 19 février 2009.