Avis de sabbath jusqu'à l'automne
Les enrichis de la société des divertissements nous gavent tellement les yeux et les oreilles que l’on ne sent plus leurs mains dans nos poches. Plus de fric et moins de sens critiques. Posés sur leurs tapis roulants, ils nous trainent de mode en mode alors que notre vitesse immobile est engagée. Abrutis de boulot autant que de loisirs futiles. Oui oui facile à dire, facile de critiquer mais comment se tirer de ce modèle, comment garder l’envie de faire encore et encore bouffes, concerts, discos, manifs et débats, et que nous reste-t-il d’alternatif ? Comment rester ouvert sans s’y perdre ni perdre trop d’énergie ? Comment être particulier mais pas «ghetto» ? Tout cela n’est pas évident et beaucoup plus compliqué à inventer que de s’en mettre plein les fouilles ; là, les expériences regorgent ! Voilà en rapide ce qui se passe en ces murs cet été, et si une chose est sure : nous porterons notre tribut à la société de consommation, beau comme un pavé dans la disco !
T’okup no 74, juin-juillet 2008.
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