Dimanche 19 août 2007
Du 19 au 24 septembre 2007 nous nous rassemblerons à l’aéroport de Gatwick pour le premier camp no border en Grande-Bretagne.

Ce sera l’occasion de travailler ensemble pour tenter d’arrêter la construction d’un nouveau centre de détention, pour rassembler des idées pour mener la lutte contre le système de contrôle des migrations.

L’aéroport de Gatwick
Le
point-frontière Gatwick est une frontière au milieu de la Grande-Bretagne. Tous les jours des gens y arrivent, tous les jours des gens sont expulsés par la force. Dans ce lieu des gens sont emprisonnés pour une durée illimitée sans procès, rendus invisibles et traités comme des criminels, quand leur seul «crime» est d’avoir passé une frontière.

Le gouvernement anglais a il y a peu annoncé la construction
d’un nouveau centre de détention près de Tinsley House (le centre dedétention existant déjà sur l’aéroport de Gatwick) : un lieu de plus parmi les très nombreuses prisons barbares où, dans le monde entier, sont emprisonnés les migrants. À moins que nous n’empêchions sa construction. Non loin de Gatwick se trouvent d’autres fortifications de frontière : le centre de Croydon, les compagnies aériennes qui embarquent les expulsés, et le centre d’identification de Crawley. Tout près également, les postes-frontières de Douvres et de Folkestone, où, pour éviter d’être repérés par la police des frontières, des gens risquent leurs vies en se cachant sous des camions ou à l’intérieur de camions sans air. En même temps que les frontières physiques sont renforcées, les gouvernements renforcent les contrôles internes : par des bases de données internationales, de la surveillance vidéo, des identifications biométriques, du marquage électronique. Et le gouvernement anglais vient d’annoncer l’introduction du système Sirene, qui permettra à la Grande-Bretagne d’accéder au SIS (le Système d’Information Schengen), une base
européenne de données sur les migrants et réfugiés, dont l’extension est prévue pour empêcher les déplacements des militants.

Un laboratoire des tactiques
Comment la vie quotidienne, depuis la recherche d’un travail pour survivre jusqu’au système d’aide sociale, renforce-t-elle ces frontières ? Comment lutter contre le fait que les frontières soient communément admises, contre l’idée qu’il y a un dedans et un dehors ? Comment revendiquer la liberté de circulation comme droit fondamental ? Comment affirmer notre capacité à décider de rester ou de partir, en fonction non des besoins de l’État ou de l’économie, mais en fonction de nos propres besoins et désirs ? Comment échapper au contrôle, et jeter les bases d’un mouvement assez puissant pour dépasser les divisions entre tous ? Nous devons échanger nos savoirs avec ceux et celles qui ont brisé ces frontières, avec les hackers qui échappent au contrôle, avec ceux et celles qui survivent sans travail ni argent, qui luttent contre le système carcéral, qui remettent en question les identités, qui ont appris à s’organiser sans hiérarchies ni divisions.

Camp(agne) contre les frontières
Ce camp est dans la continuité des camps no border à travers le monde depuis la fin des années 90, et, comme ceux qui auront lieu en Ukraine en août et à la frontière américano-mexicaine en novembre, ce sera un lieu d’échange d’informations, d’expertises, de savoirs et d’expériences. Un lieu où préparer ensemble des actions contre ce système de frontières qui nous sépare. Nous sommes bien conscient-e-s que les luttes «contre les frontières» vont bien au-delà de l’«ouverture des frontières». Sans frontières l’idée même d’États devient obsolète, sans États les économies nationales feront partie du passé. Dans un monde sans frontières plus personne ne sera mis en demeure de montrer ses papiers. Le camp sera aussi un laboratoire d’auto-organisation politique et pratique. Il sera ce qu’en feront les contributions de chacun-e. Nous sommes conscient-e-s des frontières, qui nous séparent les un-e-s des autres, qu’elles soient de sexe, de classe, de race, de nationalité… Les camps no border sont des lieux d’expérimentation sur la façon de dépasser ces identités artificielles qui nous divisent.

No Borders
No Borders est un réseau de groupes qui luttent pour la liberté de circulation pour tous, et pour la fin du contrôle des migrations. Nous appelons à un mouvement radical contre le système de contrôle, qui nous divise entre citoyens et non-citoyens. Nous exigeons l’arrêt du régime des frontières, pour tous y compris nous mêmes, pour pouvoir vivre autrement, sans peur, sans racisme ni nationalisme. Nous circulons, nous nous rencontrons. Nous parlons, nous luttons. Rejoignez-nous au camp no border.
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Vendredi 22 juin 2007
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Lundi 2 avril 2007
Le Lyonnais arrêté à Avignon aurait agi par conviction

Avec un ami avignonnais, il avait jeté des engins incendiaires dans la permanence d’une candidate socialiste.

Les deux hommes, dont un Lyonnais de 20 ans, arrêtés pour incendie volontaire à Avignon ont été présentés hier au parquet d’Avignon, qui a ouvert une information judiciaire, et placés sous mandat de dépôt.

Au cours de la nuit de vendredi à samedi, ils avaient été surpris par la BAC tout près de la permanence électorale de la candidate socialiste aux législatives où un incendie venait de se déclarer. Ils venaient de lancer des engins incendiaires de leur fabrication, qui ont provoqué des dégâts importants, puisqu’une salle de réunion a été détruite.

La perquisition du domicile lyonnais de Grégory M. n’a pas livré d’indices déterminants. Dans l’appartement du quai des Étroits (5e), les enquêteurs de la Sûreté d’Avignon, assistés par des policiers lyonnais, n’ont trouvé que quelques revues d’extrême-gauche, une découverte qui confirme les déclarations des mis en cause.

Au cours de leur garde à vue, ils ont en effet déclaré avoir agi par conviction politique. Ils se seraient rencontrés à l’occasion d’une manifestation à Avignon où le jeune Lyonnais résidait ces dernières semaines, ne venant que rarement à Lyon.



Des engins incendiaires dans la cour d’un collège de Vénissieux

Cinq adolescents qui ont en partie reconnu les faits, ont été présentés hier au parquet. Ils voulaient venger un camarade.

L’action était punitive et concertée. Vendredi entre 13 heures et 13h40, plusieurs engins incendiaires de fabrication artisanale atterrissent dans la cour du collège Elsa-Triolet, à Vénissieux. Il s’agit de canettes remplies d’essence enflammée qui, par chance, n’atteignent personne et font peu de dégâts. Les conséquences sont modestes, mais l’événement est grave.

L’enquête confiée au commissariat de Vénissieux va aboutir rapidement. Grâce à des témoignages, les policiers identifient en quelques heures des suspects, dont certains ne tarderont pas à reconnaître en partie les faits.

Dès samedi matin deux adolescents du quartier sont interpellés et placés en garde à vue. Un autre est arrêté dans l’après-midi. Au cours de leurs auditions, ils admettent ne pas être étrangers à ce qui apparaît au fil des heures comme une opération mûrement préparée.

En représailles

Hier matin, deux autres garçons considérés comme les instigateurs sont placés à leur tour en garde à vue à l’hôtel de police de Lyon. Ils auraient mis au point cette attaque contre le collège pour soutenir un de leurs copains, élève de l’établissement, qui devait passer en conseil de discipline.

L’un est allé acheter de l’essence, l’autre s’est chargé des canettes et ils ont ensuite préparé les engins incendiaires.

Hier, à l’issue de la garde à vue, les cinq jeunes gens, qui sont âgés de 13 à 15 ans, ont été présentés au parquet des mineurs pour incendie volontaire.

Le Progrès (édition du Rhône), 2 avril 2007.
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