Au Coffre-Fort

Dimanche 1 juin 2008
Vendredi 13 juin, 20 heures 30
UN POQUITO DE TANTA VERDAD, Chronique d’une rébellion à Oaxaca (Mexique) : Projection-débat avec deux intervenantEs de Caracol Solidario.
État de Oaxaca, Mexique, été 2006. Suite à la violente répression d’une grève des enseignants, la population descend dans les rues et force le gouverneur à quitter la capitale. La ville sera dirigée pendant près de six mois par une assemblée populaire constituée pour l’occasion. Certains comparent cette révolte à la Commune de Paris.
L’histoire de ce mouvement est surtout marquée par l’utilisation que la population fit des médias. Ce film revient sur cet aspect particulier qui vit des dizaines de milliers de travailleurs, d’indigènes, de femmes au foyer et d’étudiants prendre quatorze stations de radio et une chaîne de télé, et les utiliser pour s’organiser et défendre leurs luttes sociales, culturelles et économiques.
Documentaire de Jill Irene Freidberg (2007, 1h30).

Cette rencontre fait suite à la soirée sur les
luttes autonomes mexicaines, au Coffre-Fort en janvier dernier.

Oaxaca aux rencontres Culture & Résistances
(
France 3 Besançon, 17 février 2008)


Dimanche 15 juin, 15 heures
RENCONTRE avec PIÈCES & MAIN D’ŒUVRE
Pièces et main d’œuvre s’inscrit dans la meilleure tradition de la critique sociale : leur dernière étude décrit l’ennemi qui s’intéresse à nous, et les projets des chiens de garde du Pouvoir à notre encontre.
Les éditions L’Échappée ont le plaisir de vous annoncer la naissance dune nouvelle collection dirigée par Pièces et main dœuvre : Négatif.

TERREUR ET POSSESSION. Enquête sur la police des populations à l’ère technologique
En 1921, Victor Serge écrit «Il n’est pas de force au monde qui puisse endiguer le flot révolutionnaire quand il monte, et que toutes les polices, quels que soient leur machiavélisme, leurs sciences et leurs crimes, sont à peu près impuissantes…» Voire. Mais quand l’Histoire, pour l’essentiel, est devenue l’histoire des sciences et techniques, la moindre des choses est d’examiner en quoi celles-ci affectent les anciennes vérités. C’est ce que ce livre s’applique à faire en cinq généalogies qui remontent et démontent l’enchaînement de nos désastres : inventions de la Théorie du complot, du sécuritaire, du contrôle, de la possession technologique, via dispositifs et implants corporels, afin de nous priver de notre libre arbitre au sens le plus physique et matériel, et d’aboutir à «La Société de contrainte» ou techno-totalitarisme.

LE TÉLÉPHONE PORTABLE, GADGET DE DESTRUCTION MASSIVE
Cest le plus foudroyant développement technologique de lHistoire. En dix ans le téléphone portable a colonisé nos vies, avec lactive participation du public, et pour le bénéfice de lindustrie. Ce déferlement signe la victoire du marketing technologique contre les évidences. Non seulement les ravages — écologiques, sanitaires, sociaux, psychologiques — du portable sont niés, mais il nest pas exclu que sa possession devienne obligatoire pour survivre à Technopolis. À léchelle planétaire (déchets électroniques, massacres de populations et despèces menacées), nationale (surveillance, technification des rapports sociaux, bombardement publicitaire), locale (pollutions, pillage des ressources et des fonds publics) et individuelle (addiction, détérioration de la santé et autisme social), découvrons ce gadget devenu fléau absolu.

Ceux qui écrivent à l’enseigne de
Pièces et main dœuvre enquêtent et s’expriment sur des questions locales et globales comme les «nécrotechnologies». Ils exercent leur esprit critique en anonymes, simples individus politiques, et ne tiennent ici quà être jugés sur pièces. Ils ont publié aux éditions L’Esprit frappeur : Nanotechnologies, Maxiservitude.

Ce rendez-vous fait suite à la rencontre avec des OpposantEs grenobloisEs aux nanotechnologies, au Coffre-Fort en avril 2006.


À l’automne
Rencontre avec Jimmy GLADIATOR, auteur d’Éléphants de la Patrie aux Éditions Libertalia

Lire le premier chapitre


Le Coffre-Fort, c’est aussi :
INFOKIOSK
Presse militante, bouquins, fanzines… Pour s’informer autrement, en partageant nos rêves et nos révoltes.

Table de presse :
libertaire : Le Jura libertaire, Informations et analyses libertaires, L’Égalité économique et sociale (CGA), Le Monde libertaire (FA), Rebellion (OSL) … Alternative libertaire (AL), Courant alternatif (OCL), No pasaran, Offensive (OLS), etc.
syndicale (CNT) : Le Combat syndicaliste, Classes en lutte…, N’autre école (éducation), La Griffe du Social, La Sociale (santé-social), Les Temps maudits
antisécuritaire/anticarcérale : L’Envolée, Résistons ensemble
alternative : CQFD, Le Plan B
autonome : Cette semaine, La France d’après…, T’okup’ (Lausanne) …
Diffusion d’ouvrages de critique sociale : À couteaux tirés avec l’Existant (Mutines Séditions) …
Collection de fanzines du rock alternatif [à consulter sur place]
Bibliothèque.
Poste informatique.

PERMANENCE SYNDICALE CNT
Alors, de dangeureux extrémistes ploum-ploum-tralala, la CNT ? Ou un syndicat dont le discours et le mode de fonctionnement reçoivent un écho ? Un syndicat de militants qui souhaitent porter la lutte sur un terrain largement délaissé par nos détracteurs : hors des instances de cogestion d’un système qui absorbe et digère sa contestation ?
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Dimanche 1 juin 2008
[Kalashni-tour report] 1/5 : SAINT-CLAUDE (Francia) @ Coffre-Fort


[Puj] Distillato un nuovo beverone energetico per driver Claudio, ripartiamo alla volta della Francia. La prima data avrà come scenario l’amena cittadina di Saint-Claude, sita appena dopo il confine svizzero. Sarta decide di farci godere appieno delle bellezze naturali della montagna così, anziché imboccare un’agevole autostrada, arranchiamo per ottanta chilometri in stradine boschive, tracciate accanto a graziosi dirupi e spiritosissime zone franose. Finalmente sbarchiamo al Coffre-Fort, una casupola occupata, arroccata ai margini del paese. Saint-Claude, capoluogo della regione della Jura (tristemente nota come «la Siberia d’Europa»), è a circa 800 metri sul livello del mare ed è celebre per la produzione di pipe in legno (…).
Une fois distillée une nouvelle mixture énergisante pour notre chauffeur Claudio, nous repartons pour la France. La première date aura comme décor la petite ville plaisante de Saint-Claude, située juste après la frontière suisse. Sarta décide de nous faire goûter pleinement les beautés naturelles de la montagne. Au lieu de gober vite et bien une facile autoroute, nous parcourûmes 80 kilomètres de montée à travers de petites routes boisées, tracées sur de gracieux escarpements et de spirituelles descentes. Nous débarquons finalement au Coffre-Fort, une masure occupée, accrochée à flanc de rocher aux confins du pays. Saint-Claude, chef lieu de la région du Jura (tristement surnommée «la petite Sibérie d’Europe»), est située à environ 800 mètres au-dessus du niveau de la mer, et célèbre pour sa fabrication de pipes en bois.


Snap

Al Coffre-Fort è tutto in miniatura, tranne i gradini, numerosissimi ed alti mezzo metro ciascuno. Gli stipiti delle porte sono invece bassissimi e, non essendo uno gnomo dei boschi, inizio a tirare craniate ovunque, a ripetizione, senza fermarmi. L’atmosfera è piuttosto montanara, un po’ da comune freak, con le mamme, i bambini e i papà già brilli; un clima molto bello, fuori dal tempo. Traspare quello spirito d.i.y. radicale tipicamente francese, che unisce punx, famiglie hippie e montanari hard-core in totale armonia. Nella scena d.i.y. francese non c’è spazio per le fighette fashion punk, per le smancerie narcisistiche e per il comfort borghese: e qui siamo pure sui monti, dove tutto è ancora più selvaggio, più rustico, più radical e di sicuro meno chic. Come dice il nostro amico e profeta Clive: «Il futuro del punk è sulle montagne». Le metropoli sono sempre più aggrovigliate, oggetto di troppo interesse, gli spazi si riducono, i costi aumentano, le mode spopolano e, conclude Clive, «…ci sono troppi sbirri!»
Au Coffre-Fort tout est en miniature, sauf les marches d’escalier, nombreusissimes et d’un demi-mètre de haut chacune. Les montants des portes sont au contraire très petits, et n’étant pas un nain des bois, je dois baisser la tête partout, à répétition, sans cesse. L’atmosphère est plutôt montagnarde, un peu comme une communauté freak, avec les mamans, les bambins et les papas déjà grisonnants ; une ambiance très belle, hors du temps. Là se ressent cet esprit D.I.Y. radical typiquement français, unissant punks, familles hippies et montagnards métalleux en parfaite harmonie. Dans la scène diy française, il n’y pas de place pour les petits minets punks, les minauderies narcissiques, ni pour le confort bourgeois : et nous sommes ici à la montagne, où tout est encore plus sauvage, plus rustique, plus radical et bien sûr moins chic. Comme dit notre ami et prophète Clive : «L’avenir du punk est sur les montagnes». Les métropoles puent de plus en plus l’embrouille, sont la cible de trop d’intérêts, les lieux disparaissent, c’est toujours plus cher, les modes dépeuplent et, conclut Clive, «… il y a trop de flics !»


SCM

Nel frattempo scorre birra artigianale a fiumi nel nostro gargarozzo e ceniamo con il primo cous-cous di questo tour francese. Continuo a dimenticarmi dei soffitti bassi e rischio il ricovero per trauma cranico. Al Coffre-Fort troviamo vecchi amici come Richard, Philippe e Garth, mentre del mitico Clive arriva solo il furgone guidato dalle ZeRevengers, tre signorine di Grenoble che suoneranno con noi questa sera. Richard e amici sono indaffaratissimi perché devono ancora impaginare, pinzare e confezionare le prime copie di una spettacolare doppia antologia dei Kalashnikov, con i testi dei primi tre album tradotti in francese. Rimaniamo esterefatti! È bellissima! Grazie Richard!
Pendant ce temps une bière artisanale coule à flots dans notre gorge et nous dînons avec le premier couscous de cette tournée française. Je continue d’oublier les bas plafonds et je risque à tout moment de finir aux urgences pour traumatisme crânien. Au Coffre-Fort nous retrouvons nos vieux amis Richard, Philippe et Garth, pendant qu’à la place du mythique Clive arrive le camion des ZeRevengers, trois demoiselles de Grenoble qui joueront avec nous ce soir. Richard et ses amis s’affairent à finir la confection, l’encartage, l’agrafage, des premiers exemplaires d’une spectaculaire double anthologie des Kalashnikov, avec les textes des trois premiers albums traduits en français. Nous en restons ébahis ! Elle est très belle ! Merci Richard !


Kalashnikov

Mentre vago nei paraggi, un signore sulla cinquantina mi si rivolge in italiano e mi fa: «Ciao Pippo!» e io gli dico: «Non sono Pippo!» e lui «Ah. E allora chi sei?» e così iniziamo a chiacchierare… È Tonino, padre di famiglia calabrese, trasferitosi per motivi sentimentali a Saint-Claude, sulle montagne della Jura. Mi racconta la sua vita… Tonino è un personaggio letterario: un mix di cazzoneria calabrese e spleen boudelairiano, ha l’aspetto di un latin-lover decaduto, ma anche di un padre un po’ scassato e tuttavia premuroso. Ha infatti accompagnato le figlie punx al concerto perché c’era un gruppo italiano e loro volevano vederlo a tutti i costi. Tonino pogherà come un forsennato per tutto il tempo.
En déambulant dans les environs, un monsieur, la cinquantaine, me fait en italien : «Salut Pippo !» Je lui réponds : «Je ne m’appelle pas Pippo !» Et lui : «Ah. Et alors comment tu t’appelles ?» Et nous commençons ainsi à bavarder. C’est Tonino, père de famille calabrais, arrivé pour des raisons sentimentales à Saint-Claude, dans les montagnes du Jura. Il me raconte sa vie… Tonino est un personnage de roman : un mélange de cazzoneria calabraise et de spleen baudelairien, l’aspect d’un latin-lover déchu, mais aussi d’un père un peu cabossé et cependant prévenant. En effet, il a accompagné ses punkettes de filles au concert parce qu’il y avait un groupe italien et qu’elles voulaient ne la manquer à aucun prix. Tonino pogotera comme un forcené jusqu’au bout de la nuit.


Kalashnikov

Ancora con la luce, verso le 20:00, si aprono le danze! Suonano gli Snap, band di rock alpino molto divertente, tutti un po’ attempati e vestiti da pastori. Belli rustici. Il cantante indossa una maglietta dei Diabolos Rising, (vecchio gruppo black-metal greco) raffigurante una suora sadomaso! Seguono le ZeRevengers, originale trio punk basso/batteria/violino tutto femminile. Poi i Sand Creek Massacre, crusties olandesi di passaggio. Si suona in pochi metri quadrati, al secondo piano della casa, c’è tanta gente e non ci si muove più! Noi facciamo il nostro anti-show con il consueto entusiasmo, con le mamme e i bambini che ballano, Tonino scatenato e tutti che si rovesciano gli uni sugli altri!
Il fait encore jour, vers 20 heures, quand ça commence à danser ! Les Snap jouent, groupe de rock alpin très amusant, tous un peu âgés et habillés en bergers. Beaux et  rustiques. Le chanteur porte un t-shirt des Diabolos Rising (vieux groupe grec de black-métal), représentant une sœur sadomaso ! Les ZeRevengers suivent, original trio punk basse/batterie/violon 100% féminin. Puis les Sand Creek Massacre, crusties hollandais de passage. Ça joue dans peu de mètres carrés, au second étage de la maison, avec tellement de monde qu’on a du mal à bouger ! Nous faisons notre anti-show avec l’enthousiasme coutumier, avec les mamans et les enfants qui dansent, Tonino déchaîné, et vas-y que ça se bouscule tous les uns sur les autres !



Per la notte siamo ospiti di Dudù, un signore montanaro davvero hard-core. Dopo un viaggio notturno, su strade da incubo, immersi nell’oscurità (per noi metropolitani, abituati all’illuminazione elettrica ovunque e in qualsiasi momento, il buio completo è cosa sconosciuta!) giungiamo all’ameno casolare. Dudù ci ha apparecchiato alcune brande. Dopo brevi istanti di incoscienza e di ottimismo, realizziamo: ci sono due gradi sotto zero, siamo in una casa di pietra senz’acqua, senza riscaldamento, senza bagno. Ah, no, il bagno c’é: è un catino di segatura. C’è anche molta cacca secca di topo e polvere atavica. Nel frattempo rifletto che avrei fatto meglio ad infilarmi in un frigorifero anziché nel mio inutile saccoapelo. Incredulo per il gelo che mi assale da ogni parte e afflitto da un terribile malditesta provocato dalle ripetute testate tirate ai maledetti soffitti bassi del Coffre-Fort, cerco — ingenuamente — di dormire. Passo una nottata davvero h.c., anzi, death-metal.
Pour la nuit nous sommes les hôtes de Doudou, un montagnard vraiment hardcore. Après un voyage de nuit, sur des routes de cauchemar, immergés dans l’obscurité (pour nous urbains des métropoles, habitués à l’éclairage électrique en tout lieu et à tout moment, le noir complet est chose inconnue !) nous rallions une plaisante ferme. Doudou nous a préparé nos lits. Après de brefs instants d’inconscience et d’optimisme, nous réalisons : il fait deux degrés en dessous de zéro, nous sommes dans une maison en pierres sans eau, sans chauffage, sans bain. Ah, non, il y a un bain : c’est une cuvette de sciure. Il y a aussi beaucoup de caca de rat séché et une poussière atavique. En réfléchissant, je me dis que j’aurais mieux fait de m’enfiler dans un réfrigérateur plutôt que dans mon duvet inutile. Incrédule du gel qui m’assaille de toutes parts et affligé par un terrible mal de tête provoqué par la répétition des coups de crâne aux maudits bas plafonds du Coffre-Fort, je cherche naïvement le sommeil. Je passe une nuit vraiment hardcore, ou mieux, death-metal.



All’alba ho come l’impressione di essere morto e di essere resuscitato. O forse no, di essere morto e basta. Fortunatamente scopro che è sorto il sole e che fuori fa molto più caldo che dentro, così striscio all’aria aperta e la mia temperatura corporea ritorna quella di un essere umano, benché l’aspetto rimanga quello di una malinconica amoeba. Pochi minuti in quel paradiso montano e ritrovo la speranza per il futuro. Scorgo Dudù trotterellare in maglietta sui pendii, mentre io, con indosso otto strati di indumenti e un giubbotto anti-vento da esploratore, giaccio imbarbarito su una roccia. Vorrei colpirlo con una fionda, ma Dudù si fa premuroso e prepara la colazione: scalda l’acqua con un ingegnoso attrezzo, si tratta di uno scaldavivande solare, che fa bollire l’acqua indirizzando i raggi solari in un unico punto, grazie ad un complesso gioco di specchi. Meraviglia delle meraviglie! Ci riuniamo attorno al tavolo, mangiamo con gusto il pane alle spezie confezionato dagli autoctoni e ci torna a scorrere il sangue nelle vene. Anche i miei sentimenti nei confronti del povero Dudù si sono fatti più umani, e mi rendo conto che in fondo il nostro ospite non ha alcuna colpa se io sono una mammoletta punk civilizzata, abituato alle mollezze della mia vita da borghesuccio. Dudù è stato un amore, gentile e generoso e sarei stato ingiusto a percuoterlo con un bastone accuminato come avevo intenzione di fare, in preda ai morsi del freddo. Dudù, perdonami. Ad ogni modo, di buon mattino (mezzogiorno e mezzo), saliamo in furgone e imbocchiamo il primo burrone a destra, per ritrovarci qualche minuto dopo in pianura, diretti verso Dijon…
À l’aube j’ai comme l’impression d’être mort et d’avoir résuscité. Ou peut-être non, d’être mort et vraiment mort. Heureusement je découvre que le soleil s’est levé et qu’il fait bien plus chaud dehors que dedans, je me traîne donc au plein air, et ma température corporelle redevient celle d’un être humain, bien que mon apparence reste celle d’une amibe mélancolique. Quelques instants de ce paradis et je retrouve espoir en l’avenir. J’aperçois Doudou trottiner en t-shirt sur les pentes, pendant que moi, avec mes huit couches de vêtements et une veste polaire anti-vent, je languis comme un barbare sur un rocher. Je voudrais le frapper avec une fronde, mais Doudou se montre aux petits soins en préparant le petit déjeuner : l’eau chauffe avec un outil ingénieux, un four solaire parabolique, qui fait bouillir l’eau en concentrant les rayons du soleil en un point unique, grâce à un jeu complexe de miroirs. Merveille des merveilles ! Nous nous regroupons autour de la table, nous mangeons avec goût le pain aux épices confectionné par les autochtones et le sang recommence à nous couler dans les veines. Mes sentiments envers le pauvre Doudou se sont faits plus humains, et je me rends compte qu’au fond notre hôte n’a aucun tort et que c’est moi qui suis une femmelette de keupon des villes, habitué aux mollesses de ma vie de petit-bourgeois. Doudou a été un amour, gentil et généreux et j’aurais été injuste de le frapper avec un bâton pointu comme j’avais intention de faire, en proie aux morsures du froid. Doudou, pardonne-moi. Quoi qu’il en soit, de bon matin (midi et demi), nous montons en fourgon et nous dévalons le premier ravin à droite, pour nous retrouver quelques minutes après dans la plaine, en route vers Dijon…



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[Free music for punx]
ZE REVENGERS (art-punk, Grenoble - FR)

[Puj] Le tre signorine mascherate di Grenoble, (basso/batteria/violino o violoncello), timidissime nei loro maglioni infeltriti, suonano musica per la quale l’aggettivo «autoprodotto» calza a pennello. Ogni aspetto della loro comunicazione musicale rivendica autonomia artistica e creativa. Si ingarbugliano tra loro, incoscienti, in un punk/grind da camera, sempre spiazzante, con testi fitti di scherzi linguistici, in bilico tra critica sociale e non-sense. Adorabili! Il loro (credo) secondo disco autoprodotto si intitola La foi des morues soulève des montagnes che in italiano suona tipo: «La fede dei merluzzi solleva le montagne» (ehm… non sono sicuro che la traduzione funzioni…); è confezionato in modo che più artigianale non si può, dipinto a mano e messo insieme con la colla. La seconda traccia, Je ne suis pas un pot de confiture (Io non sono un barattolo di marmellata), ha un testo molto bello che dice: «Giudicati, etichettati, catalogati… chi sei tu? Identità nella massa. Nella massa mi manifesto, mi manifesto per emergere, ma la massa digerisce la mia identità… in un gruppo mi sento meno sola, ho meno paura che da sola, ma il “noi” non sono “io”… ma il “noi” non sono “io”!» Tutto suonato senza presunzione, quasi con discrezione.
Les trois demoiselles masquées de Grenoble (basse/batterie/violon ou violoncelle), timides dans leurs pull-over en feutre, jouent une musique pour laquelle l’adjectif «autoproduit» convient à merveille. Chaque aspect de leur communication musicale revendique l’autonomie artistique et créatrice. Elles s’emmêlent entre elles, inconscientes, dans un punk/grind de chambre, toujours spiazzante, avec des textes remplis de jeux de mots, en équilibre instable entre critique sociale et non-sens. Adorables ! Leur second (je crois) disque autoproduit s’intitule La foi des morues soulève des montagnes, jeu de mots intraduisible en italien. Le deuxième morceau, Je ne suis pas un pot de confiture, a de très belles paroles : «Jugé, étiqueté, catalogué, qui es-tu ? Identité dans la masse. Dans la masse je me révèle, je me révèle pour émerger, mais la masse digère mon identité, dans un groupe je me sens moins seule, j’ai moins peur que tout seul, mais le “nous” n’est pas “je”… mais le “nous” n’est pas “je” !» Le tout joué sans prétention, presque avec discrétion.




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[Free music for punx]
SAND CREEK MASSACRE (melodi-crust, HOL)

[Puj] I giovanissimi S.C.M. prendono il nome da un avvenimento storico: il massacro di Sand Creek, appunto: carneficina indiana perpetrata dagli yankee ai tempi del Far West. Anche i ragazzi olandesi sembrano superstiti di un massacro, che nel loro caso è stata una settimana di tour europeo. Sono distrutti! Kloender, la cantante/chitarrista, riporta addirittura vistosi segni di ferite alle ginocchia, in ricordo di chissà quale volo dal palco. Tuttavia, come tutti i musicisti h.c. sanno, una volta saliti sul palco ci si ripiglia e si ritrovano forze di cui non si sospettava più l’esistenza, cosicché i 4 olandesi, quella sera al Coffre-Fort, fecero uno show molto intenso e partecipato, con Kloender in prima linea a sbraitare sulle linee melodi-crust intessute dalla band.

La musica dei Sand Creek Massacre appartiene ad una nuova generazione di crusties melò: la predilezione per gli intervalli melodici rispetto ai classici mezzitoni rovina h.c, pur nel rispetto delle linee vocali disperate e delle ritmiche a valanga del tradizionale D-beat, coferisce all’insieme un mood più drammatico ed emotivamente coinvolgente.

Trai brani del loro cd-r spicca Material Girl che non è la cover della nota hit di Madonna; ne è piuttosto la nemesi: Kloender, anti-madonna, urla la propria estraneità ad un mondo che non le appartiene: «Le vostre luci di neon lampeggiano e chiamano il mio nome, ma io preferisco stare ferma nell’oscurità…»
Les tout-jeunes S.C.M. tirent leur nom d’un événement historique : le massacre de Sand Creek, carnage d’Indiens perpétré par les Yankees aux temps du Far West. Il est vrai que les Hollandais semblent rescapés d’un massacre, dans leur cas une semaine de tournée européenne. Ils sont détruits ! Kloender, la chanteuse/guitariste porte les traces visibles de blessures aux genoux, en souvenir d’une chute d’on ne sait quelle scène. Cependant, comme tous les musiciens hardcore, ils savent qu’à leur tour de jouer ils retrouvent des forces insoupçonnées. De sorte que ce soir-là au Coffre-Fort, les quatre Hollandais donnèrent un show très intense et engagé, avec Kloender en première ligne à brailler sur les lignes mélodi-crust tressées par le groupe.

La musique des Sand Creek Massacre appartient à une nouvelle génération de crusties mélo : la prédilection pour les intervalles mélodiques respectant les classiques abîmes de demi-tons du hardcore, ainsi que le respect des lignes vocales désespérées et des rythmiques en avalanche du traditionnel D-beat, confère à l’ensemble une ambiance des plus dramatiques et passionnante du point de vue émotif.

De leur cd-r on peut relever Material Girl qui n’est pas la reprise du fameux tube de Madonna ; c’en est plutôt la revanche : Kloender, anti-madone, hurle son altérité à un monde qui ne lui appartient pas : «Vos lumières de néon clignotent et appellent mon nom, mais je préfère rester immobile dans l’obscurité…»


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Mercredi 21 mai 2008


«Rien, depuis vingt ans, n’a été recouvert de tant de mensonges commandés que l’histoire de mai 1968. D’utiles leçons ont pourtant été tirées de quelques études démystifiées sur ces journées et leurs origines ; mais c’est le secret de l’État.»
Guy Debord, Commentaires sur la société du spectacle (1988).

«Et le mois de mai ne reviendra jamais, d’aujourd’hui à la fin du monde du spectacle, sans qu’on se souvienne de nous.»
Guy Debord, La Société du spectacle (1973).


Contre l’inflation des commémorations falsificatrices cette année, le Jura Libertaire a publié en ligne quelques-uns des meilleurs documents du dernier assaut révolutionnaire en France, il y a quarante ans.

En prolongement de ce dossier,
et afin de restituer une place à la parole, deux soirées au Coffre-Fort, à partir de la projection d’une série de films : Grands Soirs et petits matins, 11 juin 1968, La Société du spectacle, ainsi que de belles surprises…

À saintClaude comme ailleurs, les hostilités continuent. Dans la mêlée de bruit, de fureur, d’aliénation et d’abjection capitalistes, le Coffre-Fort tente d’ouvrir un espace de conscience, de solidarité et d’action démocratiques.
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Jeudi 15 mai 2008

«Outre qu’il est certain que le corps dont on nous fait peur, a ses playes et ses infirmitez qui le travaillent, et qui ne laissent pas d’estre dangereuses, quoy qu’elles soient couvertes de quelque apparence de santé. Et ne doutez pas que la guerre venant à le taster, et à le presser de tous costez, elle ne trouve incontinent ce qu’il y a de foible et de douloureux en ses membres, et que sous ce fard et cette peinture de grandeur qui pipe le monde, on ne découvre des parties gastées, et des ulceres peut-estre incurables.»
Jean-Louis GUEZ de BALZAC, Le Prince.

«Mais comme la réflexion et la pensée ont supplanté les beaux-arts, l’action et l’intervention sociale supplanteront désormais la véritable philosophie. Aussi la conscience, à cet instant précis, se hâte-t-elle de pénétrer partout et à peine parvenue à elle-même, cherche maintenant à précipiter l’action.»
August von CIESKOWSKI, Prolégomènes à l’Historiosophie.

«Mais de l’histoire on ne sait plus retirer le fruit ni goûter la saveur qu’elle contient. Aussi la plupart de ceux qui la lisent s’arrêtent-ils au seul plaisir que leur cause la variété d’événements qu’elle présente ; il ne leur vient pas pour autant en pensée d’en imiter les belles actions : cette imitation leur paraît non seulement difficile, mais même impossible ; comme si le ciel, le soleil, les éléments et les hommes eussent changé d’ordre, de mouvement et de puissance, et fussent différents de ce qu’ils étaient autrefois !»
Le Joujou dialectique.

«Est-ce que la proposition honnête et modeste d’étrangler le dernier jésuite avec les boyaux du dernier janséniste ne pourrait amener les choses à quelque conciliation ?»
Jean MESLIER, lettre à Claude-Adrien Helvétius, 11 mai 1671.

Le JURA LIBERTAIRE
Au Coffre-Fort, rue de Bonneville, 39200 saintClaude

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Mercredi 30 avril 2008
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Vendredi 25 avril 2008
Tu viens ou tu crains !

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SNAP (rock garage, saintClaude)

Ze REVENGERS (trio émo punk féminin : basse, batterie, violon, et chant à plein poumons, Grenoble)
Ce trio de fantomettes découvert lors d’un concert breton en jette plein la vue ! Dabord parce que cest une formation originale : basse, violon, batterie, et aussi parce que ça nous change des bons vieux orchestres punk rock, crust ou hardcore ! Ensuite parce quelles chantent (bien) toutes les trois dégageant une vivifiante énergie de leur set ! C'est donc avec empressement que je me procura leur démo, prix libre, présentée dans une pochette en tissu sérigraphié accompagnée dun livret présentant les paroles. 5 titres rappelant Guts Pie Earshot par moment, Witchknot et Spitboy aussi me souffle Görk qui sy connait plus que moi… Au niveau des textes on pourrait parler dambiance riotgrrrl mais ça ferait un peu cliché, ceci dit le premier «La Toile dAraignée» est une chanson sur la soumission féminine, le second «Autodéfense» sur le refus de soumission justement ! Les paroles sont très bien écrites avec un recul poétique qui scied à merveille à la musique… Je ne peux pas résister à vous reproduire le premier couplet de ce second morceau : «Ya du sang dans la neige, d’la neige dans les yeux, les yeux plein de rage, la rage dans le vent… La colère monte en moi, remplace lair que je respire»… Cest beau non ? Les autres morceaux sappellent «AZF» (sur la ville et ses machines), «Nada» (sur les victimes des guerres) et «Départ» (sur la perte de nos amiEs)… Vous laurez donc compris tout ceci ma vraiment emballé ! Je vous conseille par là même très très fort de pas les louper si elles passent pas loin de chez vous ou de les contacter pour leur commander leur démo prix libre (pensez au port)… Ce groupe le mérite vraiment ! En plus, des gens qui citent Dalida et Frank Herbert dans leur livret, cest trop la classe ! Bravo ! (M)
ÉCOUTER / TÉLÉCHARGER :
La foi des morues soulève des montagnes, 2008
Elles sont chouettes mes copines, 2006

KALASHNIKOV (collectif mélo punk romantique, Milan, Italie)
Leur quartier général /
LeurSpace / Punx romantiques
Musica inquieta per punk romantici. Kalashnikov est né en 1996, sur le sol crasseux d’un squat à Milan, afin de donner libre cours à l’adolescente agitation de trois gars aux oreilles saturées de musique. Ivres du merveilleux nectar libertaire et rejetant la musique trash alternative dominante, nous avons créé Kalashnikov avec l’espoir de mêler nos propres utopies et notre passion. Au fil des années, il y a eu beaucoup de changements, que ce soit dans la composition du groupe, dans notre musique ou dans nos paroles, mais en tout cas certaines caractéristiques sont restées inchangées : Kalashnikov a toujours joué un mélange de musiques mélodiques et rapides avec un esprit hautement libertaire.
Voilou donc la réédition de leur premier album qu’on a pu sinon ne trouver quen cassette à 300 exemplaires (mais moi jen ai une, ahahaha). Bon, je sais je suis un peu lourd avec ce groupe… bon, je vais tenter dêtre pragmatique et rapide sur pourquoi ce groupe est indispensable. Cest pas si courant de trouver des gens qui font les choses aussi bien. Dabord au niveau esthétique, superbes dessins, livret travaillé avec paroles et traductions, textes sur le DIY et quelques affiches de concerts… yà de quoi lire ! Les paroles sortent du contexte punk et anarko classique… elles sont poétiques et ne sombrent pas dans le marasme artistique, toujours avec un fond politique, le titre de lalbum correspond assez bien en fait. Au niveau musical, il faut donc noter que cétait le premier album… ils en ont depuis fait deux autres et sont actuellement dans le quatrième… la chanteuse a changée et le bassiste aussi, il me semble. La présence du synthé ne nous fait non plus pas entrer dans un espèce de rock progessif ou de black métal, peut-être cela ajoute-t-il une touche épique. Je trouve cela assez fort de faire des musiques qui suivent à ce point là les paroles, mais bon, en général, leur musique est assez intelligente, ni une démonstration technique, ni un style marqué (yà des touches de ska, punk, métal mais rien de lourd…)… Bon, jen ai assez dit, à vous découter.


Kalashnikov à la Poulie, Grenoble, juin 2007






SAND CREEK MASSACRE (d-beat/crust, Overijssel, Pays-Bas)
SCM joue du Not-D-Beat mélangé à du Hardcore et du Crust. Le projet a commencé fin 2006 avec Erik (percus) et Sander (chant) qui ont joint leurs forces à Powdernose Kim et NoChordPeter, qui ont pris les guitares. Nous avons trouvé un bassiste à Kapoen pendant plus d’un an, mais puisqu’il préfèrait les containers de navire et les basses techno, nous l’avons remplacé par xWammusx, un expert en technologie de la communication et de l’information en pleine ascension avec son gros lease-mobile. Après avoir fait environ une trentaine de scènes, une mini-tournée et une tournée à travers l’Allemagne et la République tchèque, nous sommes toujours actifs et venons de sortir un MCD chez Boretothecore-records. En ce moment, il est question de sortir un split 7'' (33 tours) avec nos amis de M40 et de faire une tournée dans le sud de l’Europe, vous savez, là où le soleil brille.

SCM : Only A Spark



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Vendredi 25 avril 2008
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Mardi 15 avril 2008
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Samedi 8 mars 2008
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ZEPPO (écoanarcore, Neuchâtel) LeurSpace
Du punk hxc suisse qui tire vers Banlieue Rouge ou Phase Terminale. Un gros son, une musique puissante, un poil métal avec plein de breaks.

Zeppo se crée en 1993. Quartet pour le premier concert (saxo, basse/chant, batterie, guitare/chant). Puis le groupe évolue en trio (basse/chant, guitare/chant, batterie). À l'époque nettement influence par la scène alternative française, il sort un premier enregistrement en cassette en 1994. 4 années s'écoulent à sillonner les squats et les salles helvétiques. Une seconde cassette parait, un split vinyl avec Antabuse et des participations a diverses compils. C'est en 1998 qu'Adrian quitte la formation, remplacé peu de temps après par Johnny. Zeppo évolue par la suite vers une musique plus technique et plus rapide, tout en maintenant l'aspect engagé de ses textes. En 2000, Luc cède sa place à Benjamin. L’Âme de Fond, premier album CD sort en 2003. La même année, Sam rejoint le groupe. En 2005, Johnny quitte le groupe et laisse sa place à David. Zeppo, à nouveau quartet, crée petit à petit un style qui lui est propre qu'il nomme écoanarcore, notifiant ainsi dans l'étiquetage autant la position politique du groupe transmise par les textes que l'énergie musicale.
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COÏT (métal, Neuchâtel) LeurSpace
Coït se définit comme une formation rock extrême.
À voir en live !

Coït est formé en avril 2002 par arno, schnidre et jo (ex-Malignancy). Après quelques mois de composition, le groupe est rejoint par yorky (ex-Sludge) à la voix. Début 2003, Coït est prêt et se rode alors sur la scène régionale avant de sortir, début 2004, un CD démo 4 titres. En été 2004, après le départ de yorky, Coït décide de continuer en trio. Arno se met à la voix et, depuis fin 2004, le groupe enchaîne les concerts avec un répertoire énergique, bien accueilli par le public. Coït passe une semaine en studio en juillet 2005 pour enregistrer l’album Brutal Fantasy qui sort en janvier 2006. En décembre 2005, le groupe part en tournée en France et en Espagne avec Zeppo. Depuis, Coït continue à se produire dans les clubs suisses et sort son nouvel album Between the lines début 2008.
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ARACHNIDE (punk, saintClaude) LeurSpace
Du bon keupon des familles. Ils jouent le «régional de l’étape» en première partie.
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Le COFFRE-FORT est un projet d’«espace social libertaire» à saintClaude. Ce lieu, ouvert à toutes les initiatives anti-autoritaires, est géré par plusieurs structures et individus organisés en collectif.

Il accueille des réunions publiques, des manifestations culturelles et politiques.

Heures d’ouverture :
  • Permanences syndicales - le 2e mardi du mois, de 17h30 à 19h ;
  • Infokiosque - les 2e et 4e mercredis du mois, de 14h à 17h ;
  • Repas collectif - un samedi par mois, à midi.
Côté musical, ça vaut à chaque fois son pesant de castagnettes, et ça vient de loin pour faire du bruit, avec deux dignes représentants de la scène hardcore helvète cette fois-ci (ZEPPO et COÏT), depuis l’ouverture par l’Ardéchois PUSTULE il y a trois ans déjà, avec notamment les Belges de RENÉ BINAMÉ, les Hollandais de SCATLOVER … et avant les Italiens de KALASHNIKOV pour le Premier Mai !


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Samedi 16 février 2008

Jeff & Alain au Coffre-Fort, le 16 février 2008

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Dimanche 3 février 2008
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Vendredi 18 janvier 2008
Vendredi 18 janvier, à partir de 20h30
LUTTES ET AUTONOMIES MEXICAINES
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Vendredi prochain, 18 janvier, dans la lignée de ses rencontres internationalistes, le collectif du Coffre-Fort vous invite à une soirée mexicaine en deux parties.

D’abord, dès 20 heures 30, une discussion-débat à partir de l’écoute collective d’émissions de radio Zinzine sur les «Luttes et les expériences autonomes» balaiera trois thèmes principaux de Mexico au Chiapas : de l’expérience de police communautaire de Guerrero depuis dix ans, à celle de la réappropriation des médias d’information dans l’État de Oaxaca, en passant par les luttes pour la conservation des terres collectives («ejidos») contre la construction d’un aéroport à San Salvador de Atenco. C’est un partage des formes d’organisations politiques et sociales issues de cultures indigènes et anarchistes (Emiliano Zapata, Ricardo Flores Magon), né de pérégrinations de plus de quatre mois. Les discussions, expérimentations et projets nouris de contacts chaleureux et décomplexés peuvent permettre de relier, d’enrichir ou de remettre en cause nos réflexions et pratiques de luttes ici. Le tout épicé d’un diaporama photo et d’un infokiosk subversif franco-espagnol.

Puis, vers 23 heures, DJ Ian jouera avec des «Platines latines» de rock et d’autres rythmes dansants de là-bas, pour une Disco de soutien à divers projets (entrée à prix libre). ¡La fiesta sigue!

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Mardi 25 décembre 2007
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Mardi 27 novembre 2007
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Mercredi 7 novembre 2007
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