Dimanche 18 octobre 2009
Autour de la mort d’un compagnon au Chili, mais pas
seulementUn anarchiste est mort. Un compagnon est mort. Un individu est mort. Le 22 mai 2009, à côté de l’École de Gendarmerie de Santiago du Chili, l’engin qu’il transportait sur son vélo lui a ôté la vie. Il s’appelait Mauricio Morales.
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Paris, 20 juillet 2009.
Extrait de Peste Noire, recueil de textes sur la mort de Mauri.
Nous avons déjà cité à plusieurs reprises le groupe Os Cangaceiros. Ce groupe clandestin, actif en France dans les années 80, tire son nom des bandits sociaux brésiliens de la fin du XIXe siècle et du début du XXe. Les nouveaux Cangaceiros, ceux des années 80 sont, eux, issus entre autres des Fossoyeurs du Vieux Monde. Basés à l’origine à Nice, les Fossoyeurs publient entre 1977 et 1983 quatre numéros de leur revue dans laquelle ils explicitent leurs visions politiques et critiques du mouvement révolutionnaire. Les Fossoyeurs comme plus tard les Cangaceiros menèrent leur offensive par tous les moyens qu’ils étaient capables d’imaginer, dont l’édition de textes. Leur textes sont d’ailleurs signés mais par des pseudos, clandestinité oblige. On peut y voir une tentative d’articulation entre la dimension collective forte du groupe et les individus qui le composent.
Fin mars 1982, un squat s’ouvre rue de l’Est dans le 20e arrondissement de Paris. Par cette action, les nouveaux squatteurs proches
des Fossoyeurs entendent rompre et critiquer le discours politique autour des occupations de locaux vides. En effet, ils décident d’ouvrir un bâtiment neuf, encore partiellement habité. Pour
eux, le squat doit être une expropriation. Ils se barricadent et décrètent la rue interdite aux flics. Les accès à la rue sont bloqués et les flics chassés. Ils seront expulsés en octobre de la
même année après une forte résistance. Extrait de la revue Les Fossoyeurs datant de mai 83 :
«Du moment que nous ouvrons un territoire ne serait-ce que quelques portions d’immeubles et sur l’espace de quelques squats localisés au nord du 20e — à la rencontre, à la dépense, à la liesse
publique, nous sommes ammenés à déborder et vient alors, tôt ou tard, l’instant où on ne peut plus y durer. À l’est, nous n’avons pas été expulsés au terme d’une procédure juridique, mais sur
décision politique du parquet pour “trouble à l’ordre public” — environ cinquante plaintes avaient été centralisées, au point que le ministre de l’Intérieur avait été personnellement saisi de
cette “affaire” et cet instant concentre toute la question sociale du territoire. Certes, territorialement les prolétaires finissent inévitablement par perdre, face au potentiel militaire et
judiciaire de l’ennemi. Jamais ils ne possèdent le terrain durablement. S’ils pouvaient occuper une place et y durer, c’est qu’ils n’y feraient aucun bruit, aucun scandale. Mais ceux qui
platement nous donnent perdus d’avance dans l’affrontement avec les forces de l’ordre sont des têtes de mort. L’affrontement lui-même fait partie de la fête !»Basse Intensité no 9, 28 mai 2008
Infokiosque radiophonique en direct des faubourgs de l’antimonde.
Le 25 octobre 2008, une soirée a eu lieu à l’Espace autogéré de Lausanne pour soutenir la création d’un centre social de jeunesse en Chine. «Notre maison» (desiree house), situé à Wuhan en chine, est le premier lieu d’activités alternatives inspiré des centres autogérés européens et des squats. Le centre a pu démarrer ses activités le 24 novembre.
C’est également pour nous, une expérience sociale qui se base sur le principe de «démocratie directe anarchiste». À travers ce
projet, nous souhaitons ouvrir la possibilité d’une vie autre que celle imposée par le modèle traditionnel conservateur ou par les valeurs de la société moderne. Cette possibilité est souvent
massacrée dans notre société profondément hiérarchisée.— Une librairie alternative pour une autre information ;
— Des conférences et discussions sur divers thèmes de société ;
— Un local de répétition gratuit ;
— Mise à disposition d’un atelier d’art ;
— Des échanges de savoirs sur la musique et le dessin ;
— De petites expositions ;
— Un petit cinéma pour films indépendants ;
— Des petits concerts acoustiques ou électrifiés si la situation permet ;
— Un espace d’hébergement pour évadés de famille, travelers, groupes en tournée ;
— Des soirées ;
— Un atelier médias pour l’organisation et la diffusion d’informations alternatives.
Collectif «desiree house», le 22 octobre 2008 à Wuhan, Chine
T’Okup no 77, février 2009.
…Le seul problème… social et autogéréLe seul problème, c’est le pouvoir
Le tout c’est de le savoir
(OTH)
Problème : n. masc. du gr. problêma. Ce qui est lancé en avant ou projeté
• Par ext. Tout ce qui est difficile à concevoir
Du mardi au vendredi : 14h - 20h
Samedi : 10h30 - 19h
Dimanche : 14h - 20h
…Le seul problème…
46, rue Consolat - 13001 Marseille
acratos(a)no-log.org
04 91 50 86 27

L’originalité de l’OCL repose sur quelques caractéristiques essentielles : une théorie et une pratique du communisme libertaire fondées sur la lutte des classes ; le mouvementisme et la priorité donnée aux structures de base liées par une communauté d’intérêts, l’anticapitalisme, l’anti-impérialisme, et l’impératif d’une rupture radicale avec l’exploitation, la domination et l’aliénation dans tous les domaines (politique, économie, rapports sociaux de sexe, environnement…). Nous privilégions l’intervention militante créatrice de ruptures politiques et sociales, plutôt que l’affirmation d’un «anarchisme» idéaliste et incantatoire, coupé des affrontements de classes qui traversent la société. Ce positionnement est le produit de l’histoire du «courant anarchiste» depuis la seconde moitié du XXe siècle.
Déclaration

On est dég’ ! Imaginez si les 150 encagoulés avaient débarqué dans nos locaux pour nous alpaguer nous, au lieu d’enquiquiner les ultra-corréziens. Imaginez un peu la méchante pub que ça nous aurait fait ! La France entière s’arracherait CQFD, le journal des anarcho-journaleux de la mouvance ultrapicole ! Hé, la SDAT !, houhou !, nous sommes là, nous aussi nous sommes des affreux terroristes, houhou, boum !, boum !, tacatacatac !…
CQFD, décembre 2008.
OLS pour Offensive libertaire et sociale. Trois lettres ou trois mots, dont on ne peut dire qu’ils viennent envahir à chaque numéro les lecteurs-trices fidèles d’Offensive. Pourtant, il s’agit bien du nom du groupe de l’organisation qui anime, publie, diffuse ce journal : pas d’appels massifs à adhérer, pas de mise en avant dans chaque texte, pas de points de vue de l’organisation sur chaque article pour lequel on aurait un léger désaccord.
Éditorial du no 20 d’Offensive, novembre 2008.
Pour le communisme,
Vive la liberté !
Vive l’anarchie !
Le Laboratoire, 3 novembre 2008
8 place saintJean, 26000 Valence.
Le mensuel de critique sociale CQFD vient de publier son 59e et peut-être avant-dernier numéro. À l’image de CQFD, beaucoup de médias associatifs, gages d’un effectif pluralisme, sont dans des situations précaires, et, vivant simplement des deniers de leurs lecteurs, ont plus que jamais besoin de notre soutien.
Nous reproduisons ci-dessous un appel de CQFD publié en dernière page du numéro de septembre 2008.
Acrimed, 17 septembre 2008.
Après cinq ans de critique sociale acharnée, les joyeux galériens de CQFD ont atteint les limites de l’abnégation. Maintenant, faut du pognon ! Sans banque ni pub, une seule solution : 2000 abonnés supplémentaires.
CQFD no 59, septembre 2008
Mensuel de critique sociale.
Pour s’abonner à CQFD :
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Gratuit pour les détenu-es
Chèques à l’ordre de CQFD - Le RIRe
BP 70054, 13192 Marseille Cedex 20
Local anarchiste – 32, rue de la Grande Île – 1000 Bruxelles
Permanences : Jeudi 17h – 21h ; Samedi 14h – 18h
Acrata
Anarchistisch lokaal – 32, Groot Eilandstraat – 1000 Brussel
Permanenties : Donderdag 17u – 21u ; Zaterdag 14u – 18u
Pendant ce temps en Ontario... Les camarades de Common Cause continuent leur petit bonhomme de chemin. La nouvelle organisation anarchiste ontarienne, qui va bientôt célébrer sa première année d’existence, vient de sortir le cinquième numéro de son journal Linchpin.

Voix de faits, 10 août 2008.