Mardi 16 septembre 2008
Pour un monde sans frontières !
Dans une société mondiale où tout peut circuler : argent, marchandises, entreprises ; certains sont encore là pour croire que l’être humain possède des racines qui le rattachent au sol où il est né et qu’en aucun cas il ne doit se déplacer ni se mélanger de peur de perdre son «identité».
Nous ne voulons laisser aucune place à cette peur nourrie par l’égoïsme, la xénophobie, le racisme et le nationalisme.
La circulation des êtres, de leurs idées, de leurs cultures, les confrontations de celles-ci ne peuvent qu’enrichir un monde où les notions universelles de liberté, d’égalité et de fraternité doivent primer sur toutes autres notions mercantiles ou nationalistes.
Face à un repli identitaire, du «chacun chez soi», nous désirons la liberté de circulation et d’installation des êtres rendue possible par une volonté collective de dépasser toutes les frontières culturelles, économiques et politiques.
C’est pour cela que nous refusons de laisser place à la droite et à l’extrême-droite nationaliste ou identitaire, et désirons construire un monde où les identités de chacun nourrissent celles des autres. Nous appelons à un
Dans une société mondiale où tout peut circuler : argent, marchandises, entreprises ; certains sont encore là pour croire que l’être humain possède des racines qui le rattachent au sol où il est né et qu’en aucun cas il ne doit se déplacer ni se mélanger de peur de perdre son «identité».
Nous ne voulons laisser aucune place à cette peur nourrie par l’égoïsme, la xénophobie, le racisme et le nationalisme.
La circulation des êtres, de leurs idées, de leurs cultures, les confrontations de celles-ci ne peuvent qu’enrichir un monde où les notions universelles de liberté, d’égalité et de fraternité doivent primer sur toutes autres notions mercantiles ou nationalistes.
Face à un repli identitaire, du «chacun chez soi», nous désirons la liberté de circulation et d’installation des êtres rendue possible par une volonté collective de dépasser toutes les frontières culturelles, économiques et politiques.
C’est pour cela que nous refusons de laisser place à la droite et à l’extrême-droite nationaliste ou identitaire, et désirons construire un monde où les identités de chacun nourrissent celles des autres. Nous appelons à un
Rassemblement antiraciste & antifasciste
Samedi 20 septembre à 13 heures 30
Place de la Révolution à Besançon
(ponctualité vivement conseillée)
Samedi 20 septembre à 13 heures 30
Place de la Révolution à Besançon
(ponctualité vivement conseillée)
Fédération anarchiste, CNT, Scalp & Autonomes

On ne combattra pas
l’UDC seulement avec de bons sentiments et des injonctions morales. On ne la fera pas reculer par l’invocation de droits fondamentaux qui incarneraient une partie essentielle de la culture
helvétique. On ne résistera pas à l’UDC en rappelant l’intérêt bien compris de «notre» économie, l’apport des immigrés-es aux comptes de l’AVS ou leur place dans un monde du travail où
ils-elles occupent les emplois dont personne ne veut.
Imposer une marche arrière dans la rue à l’UDC ne la fera évidemment
pas reculer dans les urnes. Même si l’on comprend la joie des quelques agités qui ont réussi à faire faire demi-tour à Christoph Blocher et ses fans, les événements de samedi laissent un goût
amer. Privés de leur parade dans les rues bernoises, les blochériens ont désormais beau jeu de crier aux atteintes à leur liberté d’expression. Et les images d’une place Fédérale saccagée sont du
pain béni pour un parti qui pourra continuer à jouer les martyrs de la démocratie en flattant la fibre patriotique de son électorat. Il faut à cet égard s’interroger sur la stratégie de la police
bernoise, qui avait pourtant annoncé s’être parée pour l’événement et avoir appelé des renforts. À partir du moment où l’UDC avait obtenu l’autorisation de se rendre sur la place Fédérale pour
s’y rassembler, il paraissait évident que l’objectif prioritaire d’une opération de police devait consister à permettre à la manifestation de parvenir à son but sur un parcours sécurisé, et de
tenir les trouble-fête à distance. Voir des hordes de casseurs pouvoir mettre à sac les abords du Palais fédéral, grâce à des forces de l’ordre leur laissant soigneusement le champ libre, relève
dès lors du mystère difficile à percer. Un mystère d’autant plus épais que, si l’on en croit des déclarations de Pascal Couchepin, le Conseil fédéral se préoccupait depuis plusieurs jours des
tensions annoncées autour de la manifestation de l’UDC. Et qu’un autre conseiller fédéral, l’UDC Samuel Schmid, en charge de la sécurité, se trouvait au Palais fédéral pendant ces événements. Un
conseiller fédéral qui aurait dû prendre la parole au côté de son collègue Christoph Blocher, mais qui s’en est trouvé ainsi empêché. Ce qui doit plutôt l’arranger, à voir la distance qu’il
s’ingénie, depuis quelques jours, à mettre entre son parti et lui, afin d’assurer sa réélection, le 12 décembre, dans tous les cas d’école… Les étonnants choix tactiques de la police bernoise ont
eu des précédents.
Par exemple un certain 31 mai 2003, dans les rues Basses de la Ville de Genève, laissées à la merci des casseurs par des forces de l’ordre aux abonnés absents. Ce
qui avait permis dès le lendemain, lors des rassemblements anti-G8, d’assimiler dans l’inconscient collectif tout manifestant à un casseur potentiel, et de
criminaliser le mouvement. Une dynamique qu’on pourrait fort retrouver ces prochains jours dans les polémiques que ne manqueront pas de susciter les déprédations commises à Berne. Au-delà des
questions, reste l’essentiel, rendu presque invisible par les dégâts matériels qui monopolisent l’attention des médias. L’UDC n’a pas tout à fait rameuté les foules annoncées. Ils étaient un peu
moins de 10.000, Pour la plupart très jeunes ou plutôt âgés, à l’image de ces catégories les plus fragiles de la population que l’UDC emprisonne dans ses peurs. Ils étaient rassemblés derrière
Zottel, l’animal nauséabond que les amis de Christoph Blocher se sont choisi comme mascotte. En face, malgré la défection des principales forces de gauche, près de 3000 personnes ont réussi le
pari de se réunir dans le calme pour condamner le racisme de la campagne de l’UDC. Cela prouve que, plus que dans la rue, les forces existent pour faire reculer l’UDC dans les esprits. Le combat
doit se poursuivre. Pacifiquement, bien sûr. Mais avec détermination.



