Grèce générale

Jeudi 19 novembre 2009

La répression massive lors du 36e anniversaire du soulèvement étudiant de 1973 à Athènes a été suivie de réactions multiples des étudiant-e-s, des élèves et même de certains recteurs. En attendant, la farce de la lutte anti-guérilla s’est une fois de plus ridiculisée lorsque la dernière fille arrêtée fut relâchée par manque de preuves.

Au lendemain de la répression de masse, qui a vu l’arrestation de 277 personnes rien que pour Athènes, et l’arrestation de 13 autres dans tout le reste du pays, la réaction à cette répression s’est exprimé le 18 novembre.

Tôt dans la matinée, les élèves d’un lycée (à Exarcheia) se sont réunis devant le tribunal où 9 prisonnier-e-s sont enfermé-e-s. La vue de quelques centaines d’adolescent-e-s agé-e-s de 14 à 17 ans scandant des slogans entouré-e-s par la police anti-émeute a porté un coup à l’image du gouvernement. Les élèves se sont rassemblés devant le palais de justice où leurs camarades ont été interrogés. Dans le même temps un groupe d’anarchistes, en solidarité avec les 9 et la jeune fille accusée d’appartenir à la «conspiration des cellules de feu», sont venus manifester devant le palais de justice. La situation a évolué jusqu’à l’affrontement avec les forces de police quelques heures après que Antigone, la jeune fille de 22 ans, ait été finalement relâchée. Ce qui avait été présenté comme une victoire du ministère de l’Ordre public s’est finalement effondrée lorsqu’il est apparu que le seul élément de preuve contre Antigone était une empreinte digitale retrouvée sur un verre. Cette preuve n’a pas été jugée suffisante par le tribunal. De plus, elle était accusée d’avoir pris part à une attaque à la bombe au moment même où elle était assise dans une classe d’école pour un examen ! Jusqu’au moment de la rédaction de cet article il n’est pas encore certain que les 9 arrêtés de la nuit du mardi au mercredi dernier resteront en détention jusqu’à leur procès, mais cette possibilité est peu probable étant donné qu’ils sont presque tous mineurs. À noter qu’il y a des témoignages dénonçant les brutalités policières lors des arrestations.

Entre-temps, les étudiant-e-s de l’Université des Sciences Sociales d’Athènes (Pantheios) ont occupé le siège rectoral de leur école comme une réponse à la collaboration du recteur avec la police. Une collaboration qui avait conduit à la fermeture de l’école pendant 4 jours pour l’anniversaire du soulèvement étudiant de 1973. Voici le communiqué des occupant-e-s :
«La junte n’a pas pris fin en 1973. Le syndicat étudiant de Panteios avait prévu une assemblée générale pour le vendredi 13 novembre. Le recteur de notre école, Tsiris, sous la menace du ministère “pour la protection des citoyens” a décidé de fermer l’école, conduisant à l’annulation des cours et interdisant l’assemblée générale. Quel genre de démocratie nous prêchent-ils ? et où est l’autonomie des universités lorsque les décisions du recteur lui sont soufflées par la police ? Vendredi matin, Panteios a été encerclé par la police, interdisant ainsi l’accès des étudiant-e-s à leur école. Tsiris, avec l’aide du DAP et du PASP (conservateurs et socialistes) ont tenté de proclamer le dogme Chrisochoidis à l’intérieur de l’université et ce de la manière la plus brutale. Ils semblent terrifiés à l’idée d’une nouvelle mobilisation étudiante, voilà pourquoi toute cette répression. 36 ans après l’invasion de l’école Polytechnique par les chars, la répression reste la même. Autrefois elle était le produit de l’armée de la dictature, aujourd’hui elle est celle de la police de la démocratie. Mais la répression ne restera pas sans réponse. Nous occupons le siège du recteur de Panteios, et nous l’accusons de collaboration avec la police.»

À Polytechnique, c’est un tout autre drame politique qui se joue. Le recteur et les trois sous-recteurs de l’école ont présenté leur démission en signe de protestation suite aux persécutions qui leur a été faites en permettant l’accès du site Indymedia Athènes sur son serveur. La persécution touche également le ministère de l’Éducation qui se lave les mains en faisant valoir la liberté d’expression. L’annonce du mandat du recteur est ainsi libellé : «Une fois encore l’école Polytechnique est au centre d’attaques coordonnées pour avoir supporter le fardeau du plus haut principe : le libre échange des idées. Cette fois l’attaque a été portée par des questions au parlement (notamment par le LAOS) durant la période pré-électorale. Ces questions ont activé une série d’interventions de la Société nationale des télécommunications (OTE) qui ont pour résultat la persécution des autorités du rectorat par l’État pour manquement au devoir et pour l’encouragement de la tolérance (…) L’école Polytechnique est la seule qui peut décider de ce qui sert à “des fins éducatives et de recherche”. Élle ne recours par à la censure préventive ou répressive quel que soit le fossé idéologique et politique qui pourrait nous séparer des avis exprimés sur les sites comme Indymedia Athènes.»

La direction du recteur de l’école Polytechnique a été dénoncée pour son mépris par le parti fasciste au Parlement (LAOS). M. Polyzos, sous-recteur de l’école accuse le gouvernement pour sa politique fasciste envers Indymedia, une politique dictée par le LAOS.

En attendant les procès d’une personne arrêtée à Salonique et de quatre personnes arrêtées dans Irakleio lors des affrontements de cette semaine ont été reportés à vndredi. Les avocats font valoir que plusieurs des personnes arrêtées dans Irakleio sont sérieusement blessées au visage en raison de la brutalité policière.

Enfin dans un communiqué au journal Pontiki, la Lutte révolutionnaire a annoncé qu’elle n’est pas liée à l’attaque contre le poste de police d’Agia Paraskevi, ni avec les «voleurs en noir», un groupe supposé anarchiste de voleurs de banque, fabriqué comme tel par les médias, pour lesquels trois anarchistes sont recherchés et ont un mandat de 600.000 euros sur leur tête.

Bellaciao, 19 novembre 2009.
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Mercredi 18 novembre 2009
Grèce : Trois recteurs d’une université poursuivis pour un site internet suspect
   
La justice grecque a ouvert des poursuites pénales contre le recteur et les deux vice-recteurs de l’École polytechnique dAthènes, accusés de permettre le fonctionnement dun site «suspect» via le serveur de cet établissement, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

Les trois professeurs ont été poursuivis pour «manquement au devoir» car ils permettent le fonctionnement du site Indymedia, un site d
information alternative, qui avait à plusieurs reprises publié les textes de revendication des attentats du groupe anarchiste grec «Conspiration des cellules de feu».

Le parquet d
Athènes a convoqué ces trois responsables pour déposer prochainement devant un juge dinstruction.


Le recteur de l
’École polytechnique dAthènes, Kostas Moutzouris, a fortement réagi après ces poursuites pénales et déclaré quil allait «résister à toute tentative de répression des idées» et du droit à la liberté dexpression.

Le dernier texte du groupe «Conspiration des cellules de feu», qui avait été publié lundi dernier sur Indymedia, concerne un attentat à la bombe perpétré le 13 novembre contre le domicile à Athènes d
un député de la majorité socialiste.

Ce groupe a multiplié ses attentats depuis les troubles urbains de décembre 2008, déclenchés par la mort d
un adolescent tué par un policier dans la région dAthènes. Ses actes, qui nont pas fait de victimes, visent surtout des domiciles de personnalités et des bâtiments publics.

Leur presse (AFP), 18 novembre 2009.
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Mercredi 18 novembre 2009
Treize policiers blessés dans des heurts à Athènes

Treize policiers ont été blessés dans des affrontements avec des centaines de jeunes manifestants mardi à Athènes, annonce la police grecque. Plus de 200 manifestants ont été interpellés.

Les heurts ont éclaté à l’issue d
une manifestation pour le 36e anniversaire du soulèvement étudiant de 1973, durement réprimé par la junte militaire alors au pouvoir.

Quelque 12.000 personnes avaient auparavant défilé dans le calme en direction de l
ambassade des États-Unis pour marquer cet anniversaire.

Les émeutiers, entre 200 et 400 jeunes se réclamant de la mouvance anarchiste, ont lancé des pierres sur les forces de l
ordre, mis le feu à des poubelles et endommagé plusieurs voitures sur lavenue Alexandras, dans le centre de la capitale.

«Pendant les affrontements, 13 policiers ont été blessés, l
un grièvement, et des centaines de jeunes ont été interpellés», a déclaré un responsable de la police qui na pas fait état de blessés parmi les manifestants.

La répression qui avait suivi en 1973 le soulèvement de l
université polytechnique dAthènes avait fait des dizaines de morts, le régime des colonels ayant envoyé les chars dans les rues.

Leur presse (Reuters), 17 novembre 2009.



Athènes sous surveillance pour commémorer la révolte de 1973

Des dizaines de milliers de manifestants ont marché mardi dans le centre dAthènes jusquà lambassade des États-Unis pour marquer le 36e anniversaire du soulèvement des étudiants contre la dictature des colonels (1967-74), soutenue par les Américains.

Quelque 6.500 policiers avaient été mobilisés pour encadrer cette marche qui a lieu chaque année et pour empêcher les incidents fréquemment provoqués en marge du défilé par la mouvance anarchiste locale.

Des échauffourées se sont produites à la fin de la manifestation sur une grande avenue de la capitale entre groupes de jeunes qui jetaient des pierres et forces de l
ordre qui ont fait usage de gaz lacrymogène. La police a procédé à plus de 200 interpellations. Trois policiers ont été blessés.

Cette commémoration constituait un test avant le premier anniversaire le 6 décembre de la mort d
un adolescent tué par la police, qui avait déclenché une vague de violences urbaines dans le pays.

Le défilé a commencé en fin d
après-midi devant lÉcole polytechnique, théâtre de la révolte de 1973, où au moins 44 personnes furent tuées au moment de lentrée de larmée dans lécole, marquant le début de la chute de la dictature et le retour de la démocratie dans le pays.

«Policiers traîtres, assassins, tortionnaires !», «les Américains dehors !», scandaient des jeunes dont certains tenaient une pancarte sur laquelle était inscrit en anglais «Remember December, the 6th December» (rappelle-toi de décembre, le 6 décembre).

«Aucun soldat en dehors des frontières, dissolution immédiate de l
Otan», indiquait une banderole du syndicat des militaires de carrière. Plusieurs soldats et marins en uniforme défilaient derrière la banderole.

Une personne a été arrêtée au début de la manifestation car elle était en possession d
une bouteille dessence, et une dizaine de jeunes ont été interpellés à ce moment-là, selon une source policière.

Escortés par les forces antiémeutes, les milliers de manifestants, jeunes, élèves et étudiants, mais aussi membres de partis de gauche et d
organisations antiracistes, ont marché jusquà lambassade des États-Unis, à 3 km du centre-ville, pour rappeler le soutien américain à la junte des colonels.

Le gouvernement socialiste, qui a chassé la droite aux législatives du 4 octobre, a choisi d
éviter la démonstration de force, avec 1500 policiers de moins que lannée dernière, mais avait proclamé sa détermination à faire intervenir la police au premier écart.

Ambassades, ministères, sièges de compagnies étrangères et banques étaient particulièrement surveillés pendant toute la journée tandis que le centre d
Athènes a été interdit à la circulation pendant plusieurs heures.

Jour férié pour les écoles et les universités, le 17 novembre voit défiler chaque année des dizaines de milliers d
Athéniens.

Une manifestation similaire réunissant plus de 5000 personnes s'est aussi déroulée à Salonique, la capitale de la Grèce du nord. Des échauffourées se sont également produites entre jeunes et les forces antiémeutes dans le centre-ville.


Leur presse (AFP), 17 novembre.



Des sex-shops attaqués en Grèce

Deux sex-shops ont été endommagés à Salonique, dans le nord de la Grèce, par des attentats à l’engin incendiaire, du même type que ceux fréquemment commis par la mouvance contestataire locale, a indiqué aujourd’hui une source policière.

De petites cartouches de gaz placées devant l’entrée des boutiques, dans le centre-ville, ont été mises à feu vendredi et mardi à l’aube, provoquant des dégâts limités.

Ce mode opératoire est utilisé depuis des années en Grèce par des groupes anarchistes pour des actions contre des cibles publiques, financières et diplomatiques.

La police assurait attendre une éventuelle revendication émanant de ces groupes, et écartait l’hypothèse d’un règlement de comptes du milieu des sex-shops, selon la même source.

Leur presse (AFP), 17 novembre.


Greek anarchist group claims sex shop blasts

An anarchist group has claimed responsibility for two small bomb attacks on sex shops over the past week in Greece’s northern port city of Thessaloniki that caused no injuries.

A group of self-identified anarchists said the blasts were aimed at drawing attention to the sex industry’s role in capitalist power structures. It posted the claim online on Thursday.

Greek anarchists frequently target symbols of wealth and state power in overnight arson attacks, but this is the first known case of an attack on sex shops.

It comes at a time when the country has seen a spike in anarchist and far left violence, following last December’s fatal police shooting of a teenager.

Their press (Sapa-AP), November 19th.


Arrestation en Grèce d
une membre présumée dun groupe extrémiste

La police grecque a annoncé samedi larrestation dune Grecque de 22 ans pour son appartenance présumée à un groupe issu de la mouvance anarchiste et auteur dattentats sans victimes.

La jeune femme est selon la police l
une des membres présumés de ce groupe, «Conspiration des cellules de feu», qui étaient recherchés depuis larrestation fin septembre de quatre premiers suspects, âgés de 20 à 21 ans. Ces derniers ont été inculpés depuis pour «appartenance à une organisation criminelle».

Selon une source policière, la police a émis au total 11 mandats d'arrêt contre des complices présumés du noyau des quatre.

Les empreintes digitales de la jeune femme ont été trouvées dans un appartement de la banlieue nord d
Athènes utilisé par ces derniers, dont trois hommes placés en détention provisoire et une jeune femme relachée sous conditions.

La police a indiqué dans un communiqué que la nouvelle suspecte est soupçonnée «d
appartenir à une organisation terroriste», et de détention et usage dexplosifs pour commettre des attentats.

Elle a été interpellée à l
aube dans le quartier contestaire athénien dExarchia, après une attaque à la bouteille incendiaire déclenchée par un groupe de jeunes contre une patrouille des forces anti-émeutes, a précisé la source policière.

Issu de la mouvance anarchiste, selon la police, la «Conspiration des cellules de feu» a revendiqué une vague d
attentats à laide dengins incendiaires et explosifs contre des domiciles et bureaux de personnalités et quatre églises orthodoxes, dans le sillage des troubles urbains déclenchés par la mort dun adolescent tué le 6 décembre 2008 à Exarchia par un policier.

Le groupe a notamment revendiqué un attentat à l
explosif le 30 octobre contre le domicile athénien de leurodéputée et ex-ministre conservatrice Marietta Giannakou.

Une attaque similaire provoquant des dégats matériels et utilisant une charge explosive placée dans une casserole a visé vendredi l
immeuble où réside un député du parti socialiste au pouvoir, dans la banlieue est dAthènes.

La «Conspiration» avait aussi signé le 3 décembre 2008 une action à l
engin incendiaire contre le bureau de lAgence France-Presse à Athènes, en «solidarité» avec les neuf membres du «groupe de Tarnac», alors inculpés pour des dégradations contre des lignes TGV en France.

Leur presse (AFP), 14 novembre.


Grèce : attentat contre un député

Une bombe a explosé ce midi dans le parking de limmeuble où habite un député du parti socialiste au pouvoir, dans la banlieue est dAthènes, provoquant de légers dégâts matériels, a-t-on appris de source policière.

Quinze minutes avant l
explosion, produite à 12h02 GMT (14h02 locales), un inconnu avait prévenu de son imminence dans un appel téléphonique au centre durgence de lorganisme grec des télécommunications (Ote).

L
explosion a endommagé la façade de limmeuble où habite le député Dimitris Androulakis, 58 ans, dans la banlieue de Karéas.

Le service antiterroriste de la police a ouvert une enquête.

Journaliste et auteur, M. Androulakis a été élu initialement député en 1989 et 1990 sur une liste du petit parti de la gauche radicale (Synaspismos) avant de se rallier au parti socialiste panhellénique, le Pasok, et d
être élu député en 2004, 2007 et 2009.

La police a découvert sur place un sac de voyage noir où se trouvait l
engin explosif, qui comprenait un mécanisme dhorlogerie de mise à feu et était placé dans une casserole. Cet élément renvoie, selon les estimations policières, au groupe extrémiste «Conspiration des cellules de feu».

Ce groupe a multiplié des attentats de ce genre ces derniers mois, jusque là sans victime, contre des ministères et domiciles de personnalités.

Le dernier en date avait eu lieu le 30 octobre et visé l
eurodéputé et ex-ministre conservateur, Marietta Giannakou. Un petit engin artisanal avait alors explosé devant son domicile provoquant des dégâts matériels.

Les attentats à l
explosif ont augmenté en Grèce depuis décembre 2008, après la mort dun adolescent à Athènes au cours dune bavure policière.

Leur presse (AFP), 13 novembre.


A
ttentat contre une eurodéputé de droite en Grèce : dégâts matériels

Une organisation grecque dextrême-gauche a revendiqué vendredi lexplosion dun petit engin artisanal devant le domicile de leurodéputé et ex-ministre conservateur, Marietta Giannakou, qui a provoqué des dégâts matériels.

L
organisation «Conspiration des cellules de feu» a indiqué dans un communiqué publié sur internet avoir commis cet attentat pour protester contre le rôle de Mme Giannakou comme ministre de l’Éducation (2004-2007) lorsquelle avait conduit une série de réformes impopulaires à lorigine de mouvements de protestation des étudiants.

Vingt minutes avant l
explosion, qui sest produite à 02H32 GMT (04H32 locales) vendredi dans le quartier de Patissia près du centre-ville, un inconnu avait prévenu de son imminence dans des appels téléphoniques auprès de deux quotidiens grecs, selon la même source.

Le service antiterroriste est arrivé sur place et a ouvert une enquête.

L
engin explosif de «petite puissance» comprenant un mécanisme dhorlogerie de mise à feu dans une casserole, a endommagé la façade de limmeuble et une voiture, garée à proximité.

Mme Giannakou a été élue eurodéputé aux élections européennes de juin dernier.

«Je regrette ce qui se passe dans mon pays, je regrette car ils sont devenus nombreux ceux, qui sans raison valable (…) n
hésitent pas à attaquer nimporte qui», a déploré sur la radio Flash, Mme Giannakou, cinq heures après lattentat.

Cet acte intervient trois jours après des tirs sanglants contre un poste de police dans la banlieue nord d
Athènes, qui a blessé six policiers, dont deux grièvement. Lattaque était le premier acte extrémiste dampleur depuis larrivée au pouvoir du PASOK (socialistes), vainqueur des législatives du 4 octobre.

Le groupe extrémiste «Conspiration des cellules de feu» avait multiplié des attentats de ce genre ces derniers mois, jusque là sans victime, contre des ministères et domiciles de personnalités.

Fin septembre, la brigade antiterroriste avait découvert dans la banlieue nord d
Athènes, à Halandri, «une cache» dans un appartement, et la police avait alors arrêté quatre jeunes, suspectés dappartenir à la «Conspiration des cellules de feu».

La police avait découvert dans cet appartement «des pièces à conviction» dont un mécanisme horloger de mise à feu dans un autocuiseur, de même conception et fabrication que l
engin explosif qui avait explosé le 23 septembre, devant le domicile de Louka Katséli, cadre socialiste à lépoque, et actuellement ministre de l’Économie et de la Marine marchande.

Les groupes extrémistes ont multiplié leurs actions depuis décembre 2008, après la mort d
un adolescent à Athènes au cours dune bavure policière.

Leur presse (AFP), 31 octobre.
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Dimanche 1 novembre 2009

Samedi 17 octobre, suite à l’appel des collectifs anarchistes et d’une assemblée locale, 400 personnes ont manifesté leur rage contre le récent assassinat de Mohamed Kamran Atif, immigrant pakistanais de 25 ans, mort à l’hôpital après avoir été torturé en garde à vue au commissariat de Nicaia, banlieue sud de Athènes.

Nous sommes passés par les rues principales du quartier de Nicaia, par la maison de la victime, et puis nous nous sommes dirigés vers le commissariat. La présence massive de CRS et des policiers en moto qui «accompagnaient» la manif devant, derrière, et dans les rues parallèles, a démontré la position officielle du ministère de l’Intérieur (renommé ministère «de la protection du citoyen» par le nouveau gouvernement socialiste) : protection et appuis des tortionnaires assassins, occupation policière des quartiers contre la lutte et la solidarité. De toute façon, rien ne changera : matraquage, tortures et humiliations dans les commissariats partout en Grèce.


Pendant la manif la pluie était très forte. Mais quand nous nous sommes approchés du commissariat ce n’était pas des gouttes d’eau qui tombaient sur les flics, mais une pluie de pierres. Quand les flics ont chargé, les manifestants ont reculé sans panique en résistant à l’attaque, tandis que des habitants attaquaient verbalement l’armée d’occupation policière depuis les balcons. Mais dans la fumée des gaz lacrymogènes certain(e)s sont restés derrière et se sont fait arrêter.


Après la manif, en réponse aux arrestations, un grand nombre de manifestants sont allés occuper la mairie de Nicaia pour exiger la libération des inculpés. D’autres, partis avec leurs véhicules, se sont fait contrôler quelques kilomètres plus loin par des flics en moto et ont été également arrêtés. Au total il y a eu onze personnes en garde à vue, parmi lesquelles huit ont finalement été mises en examen. Les accusations de cinq d’entre eux sont directement liées à la nouvelle loi «de la cagoule», qui transforme un délit en crime pour le simple fait de dissimuler son visage. C’est la première fois qu’on tente d’appliquer cette loi en Grèce. Cela rentre dans le cadre de la logique de la «responsabilité collective», mise en place par les nazis, permettant d’inculper quelqu’un non pour ses actes propres, mais pour sa présence lors d’actions collectives illégales. Une arme contre tout ceux qui choisissent de participer à des luttes, des actes de résistance et des conflits sociaux. En effet, le simple fait de porter des outils d’autoprotection contre la violence policière (comme un foulard pour se protéger des gaz lacrymos) peut entraîner l’emprisonnement.


Le nouveau gouvernement socialiste et sa politique sont là pour diriger la dimension sociale de la crise : la désobéissance répandue et le conflit avec les ordonnances du pouvoir économique et politique. Aucune illusion ne peut nous tromper. Les élections ne changeront rien. Le terrorisme de l’État continue, et avec lui la lutte pour la libération sociale et individuelle, pour un monde libre, sans pouvoir.


Libération immédiate des détenus.
Les assassinats de l’État et les lois antiterroristes
trouveront leurs réponses dans la rue.

Occupation de l’Université centrale d’Athènes, 19 octobre 2009.



No attack unanswered
No one arrested in the hands of the State


The dawn of 26th of September, 15 policemen invade the house of Pakistani workers in Nikea (Athens). Mochament Kamran Atif gets beaten along with relatives and co-tenants. The bodies of “protection” of citizen took him to the Nikea Police Station as suspect for beating of a minor and there his wild beating is continued. They tie him hands and feet and strike him with globs. They electric shock him with cables in the hands and the knees. The tortures go on until the sewer is presented, who declares that he does not recognize him and withdraws the indictment. The cops compel the brother of the victim to sign that he took him without a bruise, trying thus, according to their constant tactic, to cover their murderous work. Mochament Kamran is set free and dies on 9th of October due to the police “care” that he had received few days before.

On Saturday 17th of October a demonstration of rage in Nikea protests in the streets of the region and then attacks the Nikea police department. The demonstrators recede collegiate while the neighbors approve. The same moment in a cloud of lachrymal the demonstration gets attacked by the occupation army of the riot police and some comrades are detained.

The demonstration ended at peribolaki of Nikea as agreed and given the detentions a big part of the gathered people moved to the occupation of the Nikea Town hall for the immediate release of the captive comrades. At all, the detentions reached the 11, in 8 were recited charges. In 3 there were attributed charges of misdemeanour character while the other 5 are persecuted in degree of felony according to the recently voted law about “dissimulation of characteristics at the performance of an offense that concerns perturbation of common peace”, that is the famous prohibition of the hoods. It is the first attempt to applicate the provision in question that constitutes the new advertized weapon in the legislative coffins of the state against those who resist.


On Tuesday they were set free with restrictive terms 4 from the arrested while tomorrow Thursday pass from the interrogator 3 comrades with the known hoodlaw. It is the first attempt of application of this particular repressive legislation. The new doctrine of the socialist state for “democracy with iron fist” as it was formulated by the minister of protection of bosses does not constitute nothing more than the socialist version of zero tolerance of the member of the dictatorship Markogiannakis [former minister of public order and posecutor during the junta]. For those who maintained even the minimal illusions, the time has come to conceive that the socialist terrorism simply upgrades communicatively the attack of state and bosses in our lives. From the occupation army in Exarchia up to the murders of immigrants in police departments and the prosecution of strugglers with the hoodlaw, the democracy of bosses attempts to reorganize itself against the upcoming revolts.

Today, Wednesday 21st of October we occupied the building of the Faculty of Theater (Thessaloniki) in order to create a center of struggle against the new attack of the state. Open assembly: 7 pm in the occupied building, Egnatia street 122.
No prosecution for the arrested of Nikea

Occupation of the Faculty of Theater, Thessaloniki, October 21st, 2009.

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Jeudi 29 octobre 2009
Six policiers blessés dans des tirs sur un commissariat en Grèce

Six policiers ont été blessés, dont deux grièvement, mardi soir dans des tirs d’arme automatique sur un commissariat dans la banlieue nord dAthènes, selon les autorités.

Deux hommes à moto se sont arrêtés avant d
ouvrir le feu sur des agents qui se trouvaient devant le commissariat situé dans le secteur dAgia Paraskevi à 21h40 locales (18h40 GMT) et de prendre la fuite, a rapporté la police. Une cinquantaine de coups de feu auraient été tirés. Six policiers ont été blessés, dont deux grièvement.

Des agents de la division antiterroriste de la police se sont rendus sur place pour rassembler des preuves, tandis que des véhicules étaient arrêtés et fouillés par les forces de l
ordre dans le nord dAthènes.


«C
était une attaque lâche et meurtrière… Il sagissait de terrorisme à 100%», a déclaré le ministre en charge de la police Michalis Chrisochoidis, assurant que les auteurs des tirs seraient appréhendés et traduits de la justice.

La responsabilité de l
attaque na pas été revendiquée mais les soupçons se portent sur des groupes dextrême gauche qui ont intensifié leurs attaques depuis les émeutes de décembre dernier consécutives à la mort dun adolescent tué par la police.

En juin, des hommes armés ont abattu un policier antiterroriste qui assurait la protection d’un témoin dans le centre d’Athènes. Un groupe baptisé Secte des révolutionnaires a revendiqué l’assassinat, déclarant avoir voulu venger l’adolescent décédé.

Le nouveau gouvernement socialiste a promis de sévir contre les groupes anarchistes et d
extrême gauche à lorigine dune intensification des actions contre les forces de police. Ces dernières se préparent à devoir faire face à déventuelles violences au moment de lanniversaire, le 6 décembre, du tir meurtrier des forces de police qui a déclenché les émeutes à Athènes et dans dautres villes.

Leur presse (AP), 28 octobre 2009.


Les «nouveaux terroristes» frappent encore Athènes

Sept policiers ont été blessés au cours de lattaque de leur commissariat.

Michalis Chrysohoidis, le ministre grec de l
Intérieur, nen doute pas : lattentat perpétré contre le poste de police dAghia Paraskevi, dans le nord dAthènes, est à «cent pour cent une action terroriste». Si les attaques terroristes, souvent revendiquées par des groupes dextrême gauche, sont quasi quotidiennes ces derniers mois, celle-ci est considérée comme lune des plus violentes depuis les émeutes de décembre 2008. Elle intervient à quarante jours du premier anniversaire de la mort de ladolescent tué par un policier. Sa mort avait déclenché une vague démeutes. Ce nouvel attentat, qui, dans la nuit de mardi, a fait six blessés dont deux graves, relance le débat sur la sécurité.

Depuis son arrivée au pouvoir le 4 octobre dernier, le gouvernement socialiste a déclaré la guerre au terrorisme et multiplié les annonces «coup de poing». Après être intervenue massivement dans les quartiers sensibles de la capitale, la police grecque a annoncé lundi qu
une récompense de 600.000 euros serait offerte à qui faciliterait larrestation de trois hommes accusés de terrorisme et recherchés depuis 2006. «Les déclarations de guerre ne sont pas la solution», regrette une source policière. «En voulant éliminer les “nouveaux terroristes”, le ministre de lIntérieur nous expose à leur colère. Cest un miracle que nos collègues aient survécu à cette attaque.» Près de 100 douilles ont été retrouvées sur les lieux, a priori provenant de deux fusils dassaut.

Attentat non revendiqué

Selon les premiers éléments de l
enquête, six assaillants auraient tiré à laveuglette et se seraient échappés en catastrophe. «Ils ont laissé leurs motos, le moteur en marche quelques mètres plus loin, un indice important pour lenquête», affirme la pénaliste Natasa Petroulia. «Cest très rare. Ils ont sans doute été pris de panique, peut-être à cause dun certain manque dexpérience. Alors quon note une véritable volonté de tuer, les tirs semblent avoir été effectués par des néophytes. Peut-être sagit-il de très jeunes gens, manipulés par des cerveaux terroristes connus et encore actifs.»

L
attentat na pour linstant pas été revendiqué. Les soupçons de la police se portent vers deux groupes extrémistes. EA (Lutte révolutionnaire), active depuis 2003, classée sur la liste des organisations terroristes par lUE et les États-Unis, est responsable de nombreux attentats contre des institutions. La Secte des révolutionnaires, apparue après les violences urbaines de décembre 2008, a depuis revendiqué un meurtre et une attaque contre un commissariat.

 

Leur presse (Alexia Kefalas, Le Figaro), 29 octobre.

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Mercredi 28 octobre 2009

Ces choses sont vieilles, d’un autre siècle. Deux anarchistes viennent d’être arrêtés après un braquage dans une banque. Le premier l’a volé, arme au poing. Ils disent que le second l’aurait aidé en prenant en charge l’argent. C’est arrivé dans un petit village en Grèce, le 1er octobre dernier. Et alors ? Ce sont des choses qui arrivent. Et c’est un pays lointain à la langue incompréhensible et intraduisible. Qui voulez-vous que cela intéresse ?

Le voleur est Christos Stratigopulos, déjà arrêté et condamné ici en Italie il y a une quinzaine
d’années pour un fait similaire. Après avoir purgé sa peine il est retourné en Grèce. Peu se souviennent de lui, pas plus connu que ça. L’autre arrêté est quand à lui italien, et c’est Alfredo Bonanno. Oui, rien que lui ; qui n’a jamais entendu son nom ? En peu de temps la nouvelle a fait rapidement le tour du monde, relayé par de nombreuses agences de presse : «un des plus grand théoricien de l’anarchisme insurrectionnaliste», «parmi les principaux idéologues de l’anarchisme», «militant anarchiste et écrivain», «le voleur fugitif anarchiste international», «le théoricien de la violence révolutionnaire», a fini de nouveau derrière les barreaux. Sur place se sont précipités les hommes de l’anti-terrorisme, qu’ils soient grecs ou italiens, prêts à exploiter la savoureuse occasion. Il y a tous les éléments pour bâtir un beau théorème : un pays où il y a encore des foyers ardents de révolte après le grand incendie insurrectionnel de décembre dernier, un anarchiste grec actif dans les mouvement, un étranger anarchiste connu pour ses théories subversives qui voyage dans le pays pour faire des conférences, une banque volée.

Christos a assumé la pleine responsabilité de son geste, causé par des problèmes économiques, niant l’implication d’Alfredo. Mais le juge, de toute évidence, ne l’a pas cru. Les deux restent donc en prison. Le premier, car il a osé voler du fric plutôt que de se résigner à crever dans la misère ; et en plus, il est anarchiste. Le second, parce que… parce que… parce qu’il a aidé son compagnon. Et aussi anarchiste. Ça suffit.

Ces choses sont vieilles, d’un autre siècle. Deux anarchistes viennent d’être arrêtés après un braquage de banque. À l’extérieur s’organise la solidarité. Des fonds commencent à être recueillis, des initiatives se préparent. Mais pas seulement. À Athènes les deux prisonniers reçoivent les salutations explosives du groupe «la Conspiration des Cellules de Feu», qui venait tout juste de déranger l’accession à son poste du Premier ministre grec. A Villejuif, en France, certaines personnes expriment leur solidarité en brisant les vitres du siège local du Parti socialiste. Une des beautés de l’anarchisme est qu’il ne connaît pas de frontières. Et en Italie ? Eh bien, ici on se limite à communiquer la nouvelle, en rapportant fidèlement et avec sang-froid les papiers des journalistes. Pas de commentaire. Se taisent les rédacteurs de journaux virtuels quotidiens. Les dessinateurs techniques de communiqués virtuels quotidiens ne disent rien. Les petits stratèges des alliances justes restent silencieux. Le mouvement est devenu désormais une communauté, et qui n’en partage pas les règles ni le langage n’existe pas ; n’a pas de nom. Peut-être qu’à force de suivre les masses on en a oublié les individus ? Peut-être est-ce mieux ainsi. Mieux vaut un silence sincère lorsque, devant un fait pareil, on ne sait plus que dire, plutôt qu’une jacasserie hypocrite et faussement solidaire. Laissons ça aux staliniens et autres vieilleries. Ou alors laissons-le aux quelques fascistes du troisième millénaire, qui, sur un de leurs forums, ont rendu hommage aux deux anarchistes arrêtés.

Ces choses sont vieilles, d’un autre siècle. Deux anarchistes viennent d’être arrêtés après un braquage de banque. Le premier a 46 ans, le second 72 ans. Aussi coupables ou innocents qu’ils soient, pour eux, en tant qu’anarchistes, ils n’ont même pas l’excuse de la maladie infantile de l’extrémisme. Têtus comme ils sont, ils n’ont pas compris qu’aujourd’hui il est temps pour eux de surfer sur la vague des mouvements sociaux, de défendre allez-savoir-quoi devant des lieux de pouvoir, de jouer les travailleurs sociaux pour les damnés de la terre.

Non ils ne l’ont pas compris. Le rêve qu’ils ont dans le cœur est trop grand pour s’en tenir au tic-toc des temps modernes.

Pas de pardon, pas de pitié. Addio Lugano bella.

Guerra Sociale - traduit par Non fides, 26 octobre 2009.


Pour la solidarité matérielle avec Alfredo Bonanno et Christos Stratigopoulos
Le 1er octobre, Alfredo Bonanno a été incarcéré en Grèce, accusé de complicité de braquage, et en même temps que lui, le compagnon Christos Stratigopoulos, accusé du braquage. ils se trouvent actuellement enfermés à la prison de Amfissa, dans de dures conditions. Il existe une adresse pour leur écrire, mais il n’est pas sûr qu’ils reçoivent le courrier.
De nombreux compagnons nous demandent s’il est possible de faire quelque chose. Nous nous proposons déjà de recueillir de l’argent pour affronter les frais liés à la détention des compagnons. Pour toute communication : A. Medeot, C.P. 3431 - 34128 Trieste.
Les versements peuvent s’effectuer sur le compte postal no 23852353, ouvert au nom de A. Medeot - C.P. 3431 - Trieste avec la mention «sottoscrizione arresti in Grecia».
Informa-Azione / Brèves du désordre, 15 octobre.
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Samedi 17 octobre 2009
Athènes, 27 août 2009
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Vendredi 16 octobre 2009

Une quinzaine de personnes cagoulées et masquées ont attaqué jeudi le siège à Athènes du tabloïde grec Espresso, sans faire de victime mais endommageant du matériel et des véhicules, a indiqué une source policière.

Le raid, qui a été mené à la mi-journée
dans la banlieue athénienne de Néa Ionia, n’a fait aucun blessé, a précisé la même source. Les attaquants étaient équipés de barres de bois et fer.


Le mode opératoire de l’attaque qui na duré que quelques minutes évoque des actions imputées par la police à la mouvance anarcho-autonome, et visant sporadiquement à Athènes des banques, bâtiments publics ou sièges de médias.


L
un des plus dangereux groupes extrémistes grecs, la Secte des révolutionnaires, avait revendiqué en février dernier, en menaçant de sen prendre aux journalistes, le mitraillage des locaux dAlter, une chaine de télévision sensationnaliste.

Leur presse (AFP), 15 octobre 2009.

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Mercredi 14 octobre 2009
Police Occupation of Exarchia, Athens

Late night on Thursday, 8 October, hundreds of police descended on Exarchia, the anarchist and counterculture neighborhood of Athens, Greece, which has long been a semi-autonomous zone, and was ground zero for the insurrection that flared up in December when police killed 15-year-old Alexis Grigoropoulos here.

Police searched and questioned over 200 people, searched 16 automobiles, several motorbikes, and 26 cafes (there are many anarchist bars and cafes in the neighborhood), took 81 people to the police station, and arrested 8. Most of the arrests were for crimes of poverty and race (drug possession, hygiene violations i.e. homelessness, not having immigration documents…).

The next day, the raids and police presence continued, marking a clear change in strategy by the newly elected Socialist government. According to many anarchists here, if the Right represses the anarchists, even parts of the Left complain, and people fear a return to the dictatorship and support the anarchists. But the Left can repress the anarchists much more effectively because they can do it more silently.

Today, 9 October, the new Minister of Public Order, who some years ago was responsible for torturing suspects in order to bust and imprison several members of 17 November, says on television that the purpose of the raids is not to go after the anarchists but to arrest the vandals and hooligans and establish police authority in Exarchia. Some are seeing parallels with 1989, when police occupied Exarchia for three years after major riots, specifically harassing young people who looked different to try and end the function of the neighborhood as a gathering point for countercultural, radical, and proletarian elements.

Anarchist News, October 9th, 2009.

On Saturday there was an almost spontaneous protest by about 400 people that marched from Exarchia square and attempted to go to the PASOK office (Socialist Party) but were stopped by riot police, who evidently did not want to provoke a mass incident. That night, a massive nonpermitted music festival took over a park at the top of Exarchia, drawing thousands of people for radical and anarchist music and visuals. At the end, around 7 in the morning, a large police detachment made a show of force but people ignored them and the police left. Sunday, raids and searches continued in Exarchia. (…)

Anarchist News, October 10th.



Athènes veut de l’ordre dans ses rues

La police grecque est déterminée à mettre de lordre dans certains quartiers dAthènes où «il y a des problèmes de respect de la loi», a indiqué aujourdhui le nouveau ministre de lIntérieur, Michalis Chryssohoïdis.

«Nous voulons mettre fin au non respect de la loi, au vandalisme et au hooliganisme», a lancé le ministre lors d
un point de presse, le premier depuis larrivée au pouvoir des socialistes du Pasok, lors des législatives de dimanche.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, la police a mené une opération dans le quartier contestataire d
Exarchia à Athènes, où une quinzaine de jeunes casqués et encagoulés sen étaient pris dans laprès-midi aux vitrines de quatre banques et deux librairies. Huit personnes ont été arrêtées dans lopération, dont deux pour violation de la loi anti-drogue et trois pour séjour illégal dans le pays, selon un communiqué de la police publié vendredi.

Leur presse (AFP), 9 octobre.



Atene, operazione anti anarchici

Centinaia di agenti di polizia hanno compiuto nelle prime ore di stamani un’operazione senza precedenti al centro di Atene, rivolta principalmente contro gli anarchici e che ha portato a un’ottantina di fermi.

L’operazione, con l
impiego di oltre 400 uomini, tra i quali distaccamenti dei reparti speciali (Mat e Delta) e di agenti in borghese, ha portato ad un vero e proprio assedio del quartiere di Exarchia, roccaforte degli anarchici nel centro di Atene. Duecento le persone controllate, unottantina i fermati e otto le persone arrestate, secondo quanto indicano fonti della polizia.

La retata, 48 ore dopo l
insediamento del nuovo governo socialista, è avvenuta allindomani di un raid compiuto da alcune decine di anarchici che, a colpi di pietre e di bastoni, avevano infranto vetrine di banche, negozi, automobili e danneggiato una libreria appartenente ad un deputato di estrema destra nel centro della capitale, per protesta contro il recente arresto di alcuni loro compagni che sarebbero ingiustamente accusati di appartenenza al gruppo armato Cospirazione dei Nuclei di Fuoco accusato fra laltro di un attentato contro uffici del Pasok nelle scorse settimane.

L
attacco anarchico di ieri era coinciso daltra parte con alcuni allarmi-bomba poi rivelatisi falsi, che avevano mobilitato gli agenti nel centro di Atene

Leur presse (ats/ansa), 9 ottobre.
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Vendredi 9 octobre 2009

Un long communiqué grec a été diffusé par le groupe anarchiste «Conspiration des cellules du feu».
Il s’agit du premier communiqué suite à l’arrestation de quatre jeunes, suspectés d’en faire partie.
Le groupe anarchiste «Conspiration des cellules du feu» prend la responsabilité des dernières attaques explosives, celle devant le domicile de Louka Kasteli (membre du PASOK [PS]) le 23 septembre dernier et celle lors du meeting de Costas Karamanlis le 2 octobre, toutes deux provoquant des dégâts matériels.

L’original est ici. En voici des extraits :

Le communiqué commence par dire que malgré des temps difficiles, ils n’abandonnent pas la lutte et que malgré les enquêtes de la police, ils ne s’arrêteront pas. Par rapport aux récentes incarcérations de quatre jeunes accusés de terrorisme : «Il peut s’agir d’une stratégie de campagne électorale… de trucs d’intimidation… nous ne le savons pas et ne parvenons pas à comprendre leur logique». Il ajoute que les arrêtés n’ont aucun rapport avec la «Conspiration des cellules du feu».

«Nous sommes fiers de nos choix et actions, nous avons le courage, le privilège et l’honneur de nous regarder dans la glace sans avoir honte.»

Sur l’attaque lors du meeting du Premier ministre : «Nous avons pris la décision de placer la bombe justement contre lui, pour envoyer un message lors de sa dernière intervention dans cette fonction, provoquant la panique parmi les autorités, contraintes d’évacuer la zone». Enfin : «Nous saluons avec plaisir les compagnons anarchistes Christos Stratigopoulos et Alfredo Bonanno qui, malgré leur âge, continuent de maintenir leur négation intacte et continuent sur le chemin qu’ils ont choisi».

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Lundi 5 octobre 2009
La nébuleuse des «nouveaux terroristes» grecs

La police recenserait une trentaine de personnes, organisées en cellules, qui revendiquent l’héritage idéologiste de la Lutte révolutionnaire.

Plusieurs journaux grecs les appellent déjà «les nouveaux terroristes». Le procureur d
Athènes est tout aussi catégorique. Il vient dinculper trois jeunes de 20 et 21 ans selon la procédure antiterroriste mise en place pour les JO de 2004. Leffet produit sur la jeunesse estudiantine, qui effectue sa rentrée mardi, est imprévisible. Et, à lannonce de la mise en examen de leurs camarades, mardi dernier, des jeunes sont venus défier les forces de lordre devant le palais de justice dAthènes.

Les trois inculpés appartiennent à cette génération qui a participé aux émeutes de décembre 2008, après la mort d
un adolescent tué par les balles dun policier. Ils ont découvert la politique lors de ces semaines durant lesquelles le centre dAthènes devint un champ de bataille où anarchistes et casseurs brisaient, incendiaient et affrontaient la police. Le soufflet retombé, ils sont allés, semble-t-il, un cran plus loin, trop loin, dans la radicalité.

Les trois présumés terroristes Charalambos, Emmanouil et Panayotis sont des gamins des beaux quartiers. Ils ont étudié à Arsakio, un lycée privé parmi les plus huppés d
Athènes. Cest dans lappartement de Charalambos, dans le quartier cossu dHalandri, que la police a retrouvé, parmi les vêtements de marque, «un mécanisme dhorlogerie de mise à feu dans un autocuiseur», similaire à celui qui a été utilisé lors de deux attentats récents : celui du 23 septembre, la veille de leur arrestation, contre lappartement de deux personnalités du Parti socia­liste, et celui de juillet dernier contre le domicile de lex-secrétaire dÉtat à lIntérieur.

Ces deux attentats ayant été revendiqués par la Conspiration des cellules de feu, les trois jeunes, qui nient en bloc, sont accusés d
avoir formé cette organisation terro­riste. Ils risquent au minimum dix ans de prison. La police a dabord promis larrestation imminente de six autres comparses. Elle parle maintenant dune trentaine de suspects.

Un réservoir de trois cents personnes

Le coup de filet annoncé permettra peut-être de comprendre un peu mieux qui se cache derrière cette Conspiration des cellules de feu, à laquelle on doit une trentaine d
attaques à lengin incendiaire contre des distributeurs de banques, des concessionnaires automobiles, quatre églises orthodoxes, des appartements de personnalités et les bureaux de lAgence France Presse à Athènes. Manifestement, cette nébuleuse ne peut se réduire aux trois inculpés, puisquelle a revendiqué lexplosion dune bombinette, placée dans une benne à ordures, pendant le dernier grand discours de campagne de Caramanlis, vendredi soir, sur le Champ de Mars dAthènes.

Les petits attentats à la bombe artisanale et aux cartouches de gaz sont si fréquents en Grèce que plus personne n
y prête une grande attention. Cela fait partie, sinon du folklore de ce pays balkanique, du moins dune longue tradition, qui remonte à 1974.

À la chute de la dictature des Colonels voient le jour la Lutte révolutionnaire populaire (ELÀ), qui a cessé ses activités en 1995 après quelque 250 attentats, et le groupe du 17-Novembre, responsable de 23 assassinats entre 1975 et 2000, avant d
être démantelé en 2002. Au fil des ans, les différents procès, dont certains sont encore en cours, ont abouti à moins dune dizaine dincarcérations.

À compter de 2003, Lutte révolutionnaire (EA), classée organisation terroriste par l
UE, a pris le relais. Après les manifestations estudian­tines est apparue, en février dernier, la Secte des révolutionnaires, dont lobjectif revendiqué est d«exécuter» des policiers grecs. En 2009, lun deux a été assassiné et un autre grièvement blessé par balles.

Selon un policier antiterroriste, qui parle sous couvert d
anonymat, environ trente personnes formeraient, en différentes cellules, le tissu du terrorisme en Grèce, qui ne sest pas désuni depuis 1974. Ce sont des professionnels des attentats et braquages, ayant souvent franchi la quarantaine, qui ont suscité des vocations parmi les étudiants, via le milieu anarchiste, très fortement implanté dans les universités du centre dAthènes. Ces gamins, issus des manifs de décembre, auraient ainsi rejoint un réservoir denviron trois cents individus prêts à poser des engins explosifs.

«Des DVD hollywoodiens»

Dans l
appartement de Charalambos, confie le policier, «il ny avait aucun livre politique mais des DVD hollywoodiens». Il ajoute, ce que confirme lavocat dun des accusés, que les premiers textes de la Conspiration des cellules de feu étaient bourrés de fautes dorthographe, avant quune sémantique corsetée par lidéologie extrémiste ne fasse son apparition. «Il y a des adultes derrière», affirme le policier, qui espère que la récente arrestation des apprentis révolutionnaires permettra de remonter jusquaux vrais terroristes. Le plus rapidement possible, avant quune éventuelle greffe nopère, ce qui renverrait la Grèce dix ans en arrière, aux temps du sanglant 17-Novembre.

Leur presse (Thierry Portes, Le Figaro), 5 octobre 2009.


Athens anti-guerrilla case in ruins after new Nuclei of Fire attack

A new attack and communique by the Nuclei of Fire, targeting the greek PM’s central rally in Athens, shatter any remaining credibility of the anti-guerrilla pre-election persecutions.

The already disputed credibility of the anti-guerrilla persecution of three 20 year old boys for their alleged involvement in the urban guerrilla group Nuceli of Fire Conspiracy (NFC), responsible for over 150 storm-attacks against state and capital targets as well as a recent bombing campaign (with no human injuries due to previous warning calls in all cases), has now all but collapsed after the NFC managed to surprise the greek anti-terrorist office and the secret services by planting ang igniting a bomb in the centre of the Prime Minister’s last and central pre-election rally, two days before national elections, in Athens. The bomb was pre-announced so the area was evacuated causing no human injuries but immense ridicule both for the security forces and the PM whose oration on the necessity to crush “youth violence” and restore order was punctuated by the explosion.

If that was not enough to dispute the arrests and the discovery of “the NFC safe-house”, the NFC proptly published an on-line communique that has received extended national coverage and brought shame on the outgoing government. In their communique the urban guerrillas denounce the arrests as nonsense and the arrested as “totally unrelated to [their] group”. According to the NFC any arrested of their guerrilla group is obliged to accept his or her participation in it. All three arrested have denied any involvement in the group, one even condemning the armed struggle as irrelevant to the revolution.

Moreover, in their long and politically thorny communique, the NFC underline that the only evidence at the hands of the authorities of any connection between their group and the arrested is the supposed existence of a “pressure cooker bomb” in the Chalandri house stormed by the police. The NFC argue that such bombs have been employed since the late 19th century by revolutionaries and cannot possibly be considered “the copyright or modus operandi” of their or any single organisation.

Libcom, October 4th.


Grèce : la répression s’élargit, six compagnons recherchés

Des sources d’agences de presse en Grèce précisent que la descente de police contre quatre compagnons suspectés d’appartenir à la «Conspiration des cellules du Feu» n’est pas terminée.

En effet, le nom de six autres compagnonnes/ons, considérés comme membres du même groupe qui a revendiqué énormément d’actions directes, ont été publiés. Les six sont activement recherchés sur tout le territoire grec, et la police affirme détenir leurs empreintes digitales.

Le détail des accusations est : participation à attentat [par] explosifs, appartenance à une organisation criminelle, détention illégale d’explosifs. L’antiterrorisme recherche d’éventuels liens entre la «Conspiration des cellules du Feu» et le groupe de guérilla urbaine «Secte des révolutionnaires», le groupe qui a revendiqué l’assassinat du flic Nektarios Savvas.

Les compagnons incarcérés sont : Harilaos (21 ans), Emmanouil (21), Myrto (21) et Panayiotis (20).

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Vendredi 2 octobre 2009

Trois jeunes Grecs, suspectés d’avoir mené des attentats au nom dun groupe issu de la mouvance anarchiste, ont été inculpés mercredi «dappartenance à une organisation criminelle» et placés en détention provisoire.

Tous les trois, âgés entre 20 et 21 ans, ainsi qu
une jeune femme, ont été arrêtés mercredi dernier dans un appartement de la banlieue nord dAthènes, après un attentat à lengin explosif perpétré contre le domicile dune cadre du parti socialiste dans le centre d’Athènes, qui a fait des dégâts matériels mineurs.

Sur la base des pièces à conviction saisies dans cet appartement, dont «un mécanisme d
horlogerie de mise à feu dans un autocuiseur», similaire à celui utilisé pour cet attentat, la police avait établi un lien entre les jeunes gens et deux autres attentats à lengin explosif, revendiqués par le groupe «Conspiration des cellules de feu».

Après avoir été poursuivies jeudi pour «appartenance à un groupe criminel», ainsi que pour «détention d
explosifs» et «explosions en série», les quatre personnes ont été placées en garde à vue avant leurs dépositions mardi et mercredi devant le juge dinstruction.

Le juge a ordonné la remise en liberté conditionnelle de la femme inculpée, car «il n
y avait pas dindices suffisants pour son placement en détention provisoire».

Tous les quatre ont nié toute implication au groupe «Conspiration des cellules de feu», selon leurs avocats.

À l
issue de la décision du juge, un groupe de jeunes gens, qui manifestaient devant le Palais de justice «pour exprimer leur solidarité» aux personnes inculpées, ont attaqué un policier et lont légèrement blessé, a-t-on appris de source judiciaire.

Issu de la mouvance anarchiste, selon la police, la «Conspiration des cellules de feu» avait auparavant revendiqué une vague d
attentats à laide dengins incendiaires contre des domiciles de personnalités et quatre églises orthodoxes, dans le sillage des troubles urbains déclenchés par la mort dun adolescent tué le 6 décembre à Athènes par un policier.

Il avait aussi signé le 3 décembre 2008 une action à l
engin incendiaire contre le bureau de lAgence France-Presse à Athènes, en «solidarité avec les camarades français», après linculpation en France de neuf membres du «groupe de Tarnac» soupçonnés alors de dégradations contre des lignes TGV en France.

Leur presse (AFP), 30 septembre 2009.
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Jeudi 17 septembre 2009
Athènes, 9 mai 2009
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Dimanche 16 août 2009
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Vendredi 14 août 2009


Paroles de Nikos Gatsos - Interprétation de Nikos Dimitratos

Δεν έχω σπίτι πίσω για να'ρθω
ούτε κρεβάτι για να κοιμήθώ
δεν έχω δρόμο ούτε γειτονιά
να τραγουδήσω μια Πρωτομαγιά.
Τα ψεύτικα τα λόγια τα μεγάλα
μου τα 'πες με το πρώτο σου το γάλα.
Μα τώρα που ξυπνήσα τα φίδια
εσύ φοράς τα αρχαία σου στολίδια
και δε δακρυζείς ποτέ σου μάνα μου Ελλάς
που τα παιδιά σου σκλάβους ξεπουλάς.
Τα ψεύτικα τα λόγια τα μεγάλα
μου τα 'πες με το πρώτο σου το γάλα.
Κι όταν εγώ στην μοίρα μου μηλούσα
είχες ντυθεί τα αρχαία σου τα λούσα
και στο παζάρι με πήρες γύφτισα μαιμού
Ελλάδα Ελλάδα μάνα του καημού.
Τα ψεύτικα τα λόγια τα μεγάλα
μου τα 'πες με το πρώτο σου το γάλα.
Μα τώρα που η φωτιά φουντώνει πάλι
εσύ κοιτάς τα αρχαία σου τα κάλλη
και ατις αρένες του κόσμου μάνα μου Ελλάς
το ίδιο ψέμα πάντα κουβαλάς.

Je n’ai pas de maison où rentrer
ni de lit pour dormir
Je n’ai pas de route ni de voisinage
pour chanter au premier mai.
Tes grands et faux discours
tu m’le disais déjà avec mon premier lait.
Mais maintenant que les serpents se réveillent
Toi, tu portes des vieux bijoux
et tu ne pleures jamais ma mère la Grèce
quand tu brades tes enfants esclaves.
Tes grands et faux discours
tu m’le disais déjà avec mon premier lait.
Et quand moi, je parle de mon destin
tu t’habilles avec tes vieux habits de coquett
et dans le bazar en gitane, en guenon, tu m’as amené
Grèce, Grèce, mère du chagrin.
Tes grands et faux discours
tu m’le disais déjà avec mon premier lait.
Mais maintenant le feu s’embrase de nouveau
et tu regardes tes beautés d’autrefois
et dans les arènes du monde,
tu trimballes toujours le même mensonge.
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