Grèce générale

Dimanche 1 novembre 2009

Samedi 17 octobre, suite à l’appel des collectifs anarchistes et d’une assemblée locale, 400 personnes ont manifesté leur rage contre le récent assassinat de Mohamed Kamran Atif, immigrant pakistanais de 25 ans, mort à l’hôpital après avoir été torturé en garde à vue au commissariat de Nicaia, banlieue sud de Athènes.

Nous sommes passés par les rues principales du quartier de Nicaia, par la maison de la victime, et puis nous nous sommes dirigés vers le commissariat. La présence massive de CRS et des policiers en moto qui «accompagnaient» la manif devant, derrière, et dans les rues parallèles, a démontré la position officielle du ministère de l’Intérieur (renommé ministère «de la protection du citoyen» par le nouveau gouvernement socialiste) : protection et appuis des tortionnaires assassins, occupation policière des quartiers contre la lutte et la solidarité. De toute façon, rien ne changera : matraquage, tortures et humiliations dans les commissariats partout en Grèce.


Pendant la manif la pluie était très forte. Mais quand nous nous sommes approchés du commissariat ce n’était pas des gouttes d’eau qui tombaient sur les flics, mais une pluie de pierres. Quand les flics ont chargé, les manifestants ont reculé sans panique en résistant à l’attaque, tandis que des habitants attaquaient verbalement l’armée d’occupation policière depuis les balcons. Mais dans la fumée des gaz lacrymogènes certain(e)s sont restés derrière et se sont fait arrêter.


Après la manif, en réponse aux arrestations, un grand nombre de manifestants sont allés occuper la mairie de Nicaia pour exiger la libération des inculpés. D’autres, partis avec leurs véhicules, se sont fait contrôler quelques kilomètres plus loin par des flics en moto et ont été également arrêtés. Au total il y a eu onze personnes en garde à vue, parmi lesquelles huit ont finalement été mises en examen. Les accusations de cinq d’entre eux sont directement liées à la nouvelle loi «de la cagoule», qui transforme un délit en crime pour le simple fait de dissimuler son visage. C’est la première fois qu’on tente d’appliquer cette loi en Grèce. Cela rentre dans le cadre de la logique de la «responsabilité collective», mise en place par les nazis, permettant d’inculper quelqu’un non pour ses actes propres, mais pour sa présence lors d’actions collectives illégales. Une arme contre tout ceux qui choisissent de participer à des luttes, des actes de résistance et des conflits sociaux. En effet, le simple fait de porter des outils d’autoprotection contre la violence policière (comme un foulard pour se protéger des gaz lacrymos) peut entraîner l’emprisonnement.


Le nouveau gouvernement socialiste et sa politique sont là pour diriger la dimension sociale de la crise : la désobéissance répandue et le conflit avec les ordonnances du pouvoir économique et politique. Aucune illusion ne peut nous tromper. Les élections ne changeront rien. Le terrorisme de l’État continue, et avec lui la lutte pour la libération sociale et individuelle, pour un monde libre, sans pouvoir.


Libération immédiate des détenus.
Les assassinats de l’État et les lois antiterroristes
trouveront leurs réponses dans la rue.

Occupation de l’Université centrale d’Athènes, 19 octobre 2009.



No attack unanswered
No one arrested in the hands of the State


The dawn of 26th of September, 15 policemen invade the house of Pakistani workers in Nikea (Athens). Mochament Kamran Atif gets beaten along with relatives and co-tenants. The bodies of “protection” of citizen took him to the Nikea Police Station as suspect for beating of a minor and there his wild beating is continued. They tie him hands and feet and strike him with globs. They electric shock him with cables in the hands and the knees. The tortures go on until the sewer is presented, who declares that he does not recognize him and withdraws the indictment. The cops compel the brother of the victim to sign that he took him without a bruise, trying thus, according to their constant tactic, to cover their murderous work. Mochament Kamran is set free and dies on 9th of October due to the police “care” that he had received few days before.

On Saturday 17th of October a demonstration of rage in Nikea protests in the streets of the region and then attacks the Nikea police department. The demonstrators recede collegiate while the neighbors approve. The same moment in a cloud of lachrymal the demonstration gets attacked by the occupation army of the riot police and some comrades are detained.

The demonstration ended at peribolaki of Nikea as agreed and given the detentions a big part of the gathered people moved to the occupation of the Nikea Town hall for the immediate release of the captive comrades. At all, the detentions reached the 11, in 8 were recited charges. In 3 there were attributed charges of misdemeanour character while the other 5 are persecuted in degree of felony according to the recently voted law about “dissimulation of characteristics at the performance of an offense that concerns perturbation of common peace”, that is the famous prohibition of the hoods. It is the first attempt to applicate the provision in question that constitutes the new advertized weapon in the legislative coffins of the state against those who resist.


On Tuesday they were set free with restrictive terms 4 from the arrested while tomorrow Thursday pass from the interrogator 3 comrades with the known hoodlaw. It is the first attempt of application of this particular repressive legislation. The new doctrine of the socialist state for “democracy with iron fist” as it was formulated by the minister of protection of bosses does not constitute nothing more than the socialist version of zero tolerance of the member of the dictatorship Markogiannakis [former minister of public order and posecutor during the junta]. For those who maintained even the minimal illusions, the time has come to conceive that the socialist terrorism simply upgrades communicatively the attack of state and bosses in our lives. From the occupation army in Exarchia up to the murders of immigrants in police departments and the prosecution of strugglers with the hoodlaw, the democracy of bosses attempts to reorganize itself against the upcoming revolts.

Today, Wednesday 21st of October we occupied the building of the Faculty of Theater (Thessaloniki) in order to create a center of struggle against the new attack of the state. Open assembly: 7 pm in the occupied building, Egnatia street 122.
No prosecution for the arrested of Nikea

Occupation of the Faculty of Theater, Thessaloniki, October 21st, 2009.

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Jeudi 29 octobre 2009
Six policiers blessés dans des tirs sur un commissariat en Grèce

Six policiers ont été blessés, dont deux grièvement, mardi soir dans des tirs d’arme automatique sur un commissariat dans la banlieue nord dAthènes, selon les autorités.

Deux hommes à moto se sont arrêtés avant d
ouvrir le feu sur des agents qui se trouvaient devant le commissariat situé dans le secteur dAgia Paraskevi à 21h40 locales (18h40 GMT) et de prendre la fuite, a rapporté la police. Une cinquantaine de coups de feu auraient été tirés. Six policiers ont été blessés, dont deux grièvement.

Des agents de la division antiterroriste de la police se sont rendus sur place pour rassembler des preuves, tandis que des véhicules étaient arrêtés et fouillés par les forces de l
ordre dans le nord dAthènes.


«C
était une attaque lâche et meurtrière… Il sagissait de terrorisme à 100%», a déclaré le ministre en charge de la police Michalis Chrisochoidis, assurant que les auteurs des tirs seraient appréhendés et traduits de la justice.

La responsabilité de l
attaque na pas été revendiquée mais les soupçons se portent sur des groupes dextrême gauche qui ont intensifié leurs attaques depuis les émeutes de décembre dernier consécutives à la mort dun adolescent tué par la police.

En juin, des hommes armés ont abattu un policier antiterroriste qui assurait la protection d’un témoin dans le centre d’Athènes. Un groupe baptisé Secte des révolutionnaires a revendiqué l’assassinat, déclarant avoir voulu venger l’adolescent décédé.

Le nouveau gouvernement socialiste a promis de sévir contre les groupes anarchistes et d
extrême gauche à lorigine dune intensification des actions contre les forces de police. Ces dernières se préparent à devoir faire face à déventuelles violences au moment de lanniversaire, le 6 décembre, du tir meurtrier des forces de police qui a déclenché les émeutes à Athènes et dans dautres villes.

Leur presse (AP), 28 octobre 2009.


Les «nouveaux terroristes» frappent encore Athènes

Sept policiers ont été blessés au cours de lattaque de leur commissariat.

Michalis Chrysohoidis, le ministre grec de l
Intérieur, nen doute pas : lattentat perpétré contre le poste de police dAghia Paraskevi, dans le nord dAthènes, est à «cent pour cent une action terroriste». Si les attaques terroristes, souvent revendiquées par des groupes dextrême gauche, sont quasi quotidiennes ces derniers mois, celle-ci est considérée comme lune des plus violentes depuis les émeutes de décembre 2008. Elle intervient à quarante jours du premier anniversaire de la mort de ladolescent tué par un policier. Sa mort avait déclenché une vague démeutes. Ce nouvel attentat, qui, dans la nuit de mardi, a fait six blessés dont deux graves, relance le débat sur la sécurité.

Depuis son arrivée au pouvoir le 4 octobre dernier, le gouvernement socialiste a déclaré la guerre au terrorisme et multiplié les annonces «coup de poing». Après être intervenue massivement dans les quartiers sensibles de la capitale, la police grecque a annoncé lundi qu
une récompense de 600.000 euros serait offerte à qui faciliterait larrestation de trois hommes accusés de terrorisme et recherchés depuis 2006. «Les déclarations de guerre ne sont pas la solution», regrette une source policière. «En voulant éliminer les “nouveaux terroristes”, le ministre de lIntérieur nous expose à leur colère. Cest un miracle que nos collègues aient survécu à cette attaque.» Près de 100 douilles ont été retrouvées sur les lieux, a priori provenant de deux fusils dassaut.

Attentat non revendiqué

Selon les premiers éléments de l
enquête, six assaillants auraient tiré à laveuglette et se seraient échappés en catastrophe. «Ils ont laissé leurs motos, le moteur en marche quelques mètres plus loin, un indice important pour lenquête», affirme la pénaliste Natasa Petroulia. «Cest très rare. Ils ont sans doute été pris de panique, peut-être à cause dun certain manque dexpérience. Alors quon note une véritable volonté de tuer, les tirs semblent avoir été effectués par des néophytes. Peut-être sagit-il de très jeunes gens, manipulés par des cerveaux terroristes connus et encore actifs.»

L
attentat na pour linstant pas été revendiqué. Les soupçons de la police se portent vers deux groupes extrémistes. EA (Lutte révolutionnaire), active depuis 2003, classée sur la liste des organisations terroristes par lUE et les États-Unis, est responsable de nombreux attentats contre des institutions. La Secte des révolutionnaires, apparue après les violences urbaines de décembre 2008, a depuis revendiqué un meurtre et une attaque contre un commissariat.

 

Leur presse (Alexia Kefalas, Le Figaro), 29 octobre.

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Mercredi 28 octobre 2009

Ces choses sont vieilles, d’un autre siècle. Deux anarchistes viennent d’être arrêtés après un braquage dans une banque. Le premier l’a volé, arme au poing. Ils disent que le second l’aurait aidé en prenant en charge l’argent. C’est arrivé dans un petit village en Grèce, le 1er octobre dernier. Et alors ? Ce sont des choses qui arrivent. Et c’est un pays lointain à la langue incompréhensible et intraduisible. Qui voulez-vous que cela intéresse ?

Le voleur est Christos Stratigopulos, déjà arrêté et condamné ici en Italie il y a une quinzaine
d’années pour un fait similaire. Après avoir purgé sa peine il est retourné en Grèce. Peu se souviennent de lui, pas plus connu que ça. L’autre arrêté est quand à lui italien, et c’est Alfredo Bonanno. Oui, rien que lui ; qui n’a jamais entendu son nom ? En peu de temps la nouvelle a fait rapidement le tour du monde, relayé par de nombreuses agences de presse : «un des plus grand théoricien de l’anarchisme insurrectionnaliste», «parmi les principaux idéologues de l’anarchisme», «militant anarchiste et écrivain», «le voleur fugitif anarchiste international», «le théoricien de la violence révolutionnaire», a fini de nouveau derrière les barreaux. Sur place se sont précipités les hommes de l’anti-terrorisme, qu’ils soient grecs ou italiens, prêts à exploiter la savoureuse occasion. Il y a tous les éléments pour bâtir un beau théorème : un pays où il y a encore des foyers ardents de révolte après le grand incendie insurrectionnel de décembre dernier, un anarchiste grec actif dans les mouvement, un étranger anarchiste connu pour ses théories subversives qui voyage dans le pays pour faire des conférences, une banque volée.

Christos a assumé la pleine responsabilité de son geste, causé par des problèmes économiques, niant l’implication d’Alfredo. Mais le juge, de toute évidence, ne l’a pas cru. Les deux restent donc en prison. Le premier, car il a osé voler du fric plutôt que de se résigner à crever dans la misère ; et en plus, il est anarchiste. Le second, parce que… parce que… parce qu’il a aidé son compagnon. Et aussi anarchiste. Ça suffit.

Ces choses sont vieilles, d’un autre siècle. Deux anarchistes viennent d’être arrêtés après un braquage de banque. À l’extérieur s’organise la solidarité. Des fonds commencent à être recueillis, des initiatives se préparent. Mais pas seulement. À Athènes les deux prisonniers reçoivent les salutations explosives du groupe «la Conspiration des Cellules de Feu», qui venait tout juste de déranger l’accession à son poste du Premier ministre grec. A Villejuif, en France, certaines personnes expriment leur solidarité en brisant les vitres du siège local du Parti socialiste. Une des beautés de l’anarchisme est qu’il ne connaît pas de frontières. Et en Italie ? Eh bien, ici on se limite à communiquer la nouvelle, en rapportant fidèlement et avec sang-froid les papiers des journalistes. Pas de commentaire. Se taisent les rédacteurs de journaux virtuels quotidiens. Les dessinateurs techniques de communiqués virtuels quotidiens ne disent rien. Les petits stratèges des alliances justes restent silencieux. Le mouvement est devenu désormais une communauté, et qui n’en partage pas les règles ni le langage n’existe pas ; n’a pas de nom. Peut-être qu’à force de suivre les masses on en a oublié les individus ? Peut-être est-ce mieux ainsi. Mieux vaut un silence sincère lorsque, devant un fait pareil, on ne sait plus que dire, plutôt qu’une jacasserie hypocrite et faussement solidaire. Laissons ça aux staliniens et autres vieilleries. Ou alors laissons-le aux quelques fascistes du troisième millénaire, qui, sur un de leurs forums, ont rendu hommage aux deux anarchistes arrêtés.

Ces choses sont vieilles, d’un autre siècle. Deux anarchistes viennent d’être arrêtés après un braquage de banque. Le premier a 46 ans, le second 72 ans. Aussi coupables ou innocents qu’ils soient, pour eux, en tant qu’anarchistes, ils n’ont même pas l’excuse de la maladie infantile de l’extrémisme. Têtus comme ils sont, ils n’ont pas compris qu’aujourd’hui il est temps pour eux de surfer sur la vague des mouvements sociaux, de défendre allez-savoir-quoi devant des lieux de pouvoir, de jouer les travailleurs sociaux pour les damnés de la terre.

Non ils ne l’ont pas compris. Le rêve qu’ils ont dans le cœur est trop grand pour s’en tenir au tic-toc des temps modernes.

Pas de pardon, pas de pitié. Addio Lugano bella.

Guerra Sociale - traduit par Non fides, 26 octobre 2009.


Pour la solidarité matérielle avec Alfredo Bonanno et Christos Stratigopoulos
Le 1er octobre, Alfredo Bonanno a été incarcéré en Grèce, accusé de complicité de braquage, et en même temps que lui, le compagnon Christos Stratigopoulos, accusé du braquage. ils se trouvent actuellement enfermés à la prison de Amfissa, dans de dures conditions. Il existe une adresse pour leur écrire, mais il n’est pas sûr qu’ils reçoivent le courrier.
De nombreux compagnons nous demandent s’il est possible de faire quelque chose. Nous nous proposons déjà de recueillir de l’argent pour affronter les frais liés à la détention des compagnons. Pour toute communication : A. Medeot, C.P. 3431 - 34128 Trieste.
Les versements peuvent s’effectuer sur le compte postal no 23852353, ouvert au nom de A. Medeot - C.P. 3431 - Trieste avec la mention «sottoscrizione arresti in Grecia».
Informa-Azione / Brèves du désordre, 15 octobre.
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Samedi 17 octobre 2009
Athènes, 27 août 2009
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Vendredi 16 octobre 2009

Une quinzaine de personnes cagoulées et masquées ont attaqué jeudi le siège à Athènes du tabloïde grec Espresso, sans faire de victime mais endommageant du matériel et des véhicules, a indiqué une source policière.

Le raid, qui a été mené à la mi-journée
dans la banlieue athénienne de Néa Ionia, n’a fait aucun blessé, a précisé la même source. Les attaquants étaient équipés de barres de bois et fer.


Le mode opératoire de l’attaque qui na duré que quelques minutes évoque des actions imputées par la police à la mouvance anarcho-autonome, et visant sporadiquement à Athènes des banques, bâtiments publics ou sièges de médias.


L
un des plus dangereux groupes extrémistes grecs, la Secte des révolutionnaires, avait revendiqué en février dernier, en menaçant de sen prendre aux journalistes, le mitraillage des locaux dAlter, une chaine de télévision sensationnaliste.

Leur presse (AFP), 15 octobre 2009.

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Mercredi 14 octobre 2009
Police Occupation of Exarchia, Athens

Late night on Thursday, 8 October, hundreds of police descended on Exarchia, the anarchist and counterculture neighborhood of Athens, Greece, which has long been a semi-autonomous zone, and was ground zero for the insurrection that flared up in December when police killed 15-year-old Alexis Grigoropoulos here.

Police searched and questioned over 200 people, searched 16 automobiles, several motorbikes, and 26 cafes (there are many anarchist bars and cafes in the neighborhood), took 81 people to the police station, and arrested 8. Most of the arrests were for crimes of poverty and race (drug possession, hygiene violations i.e. homelessness, not having immigration documents…).

The next day, the raids and police presence continued, marking a clear change in strategy by the newly elected Socialist government. According to many anarchists here, if the Right represses the anarchists, even parts of the Left complain, and people fear a return to the dictatorship and support the anarchists. But the Left can repress the anarchists much more effectively because they can do it more silently.

Today, 9 October, the new Minister of Public Order, who some years ago was responsible for torturing suspects in order to bust and imprison several members of 17 November, says on television that the purpose of the raids is not to go after the anarchists but to arrest the vandals and hooligans and establish police authority in Exarchia. Some are seeing parallels with 1989, when police occupied Exarchia for three years after major riots, specifically harassing young people who looked different to try and end the function of the neighborhood as a gathering point for countercultural, radical, and proletarian elements.

Anarchist News, October 9th, 2009.

On Saturday there was an almost spontaneous protest by about 400 people that marched from Exarchia square and attempted to go to the PASOK office (Socialist Party) but were stopped by riot police, who evidently did not want to provoke a mass incident. That night, a massive nonpermitted music festival took over a park at the top of Exarchia, drawing thousands of people for radical and anarchist music and visuals. At the end, around 7 in the morning, a large police detachment made a show of force but people ignored them and the police left. Sunday, raids and searches continued in Exarchia. (…)

Anarchist News, October 10th.



Athènes veut de l’ordre dans ses rues

La police grecque est déterminée à mettre de lordre dans certains quartiers dAthènes où «il y a des problèmes de respect de la loi», a indiqué aujourdhui le nouveau ministre de lIntérieur, Michalis Chryssohoïdis.

«Nous voulons mettre fin au non respect de la loi, au vandalisme et au hooliganisme», a lancé le ministre lors d
un point de presse, le premier depuis larrivée au pouvoir des socialistes du Pasok, lors des législatives de dimanche.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, la police a mené une opération dans le quartier contestataire d
Exarchia à Athènes, où une quinzaine de jeunes casqués et encagoulés sen étaient pris dans laprès-midi aux vitrines de quatre banques et deux librairies. Huit personnes ont été arrêtées dans lopération, dont deux pour violation de la loi anti-drogue et trois pour séjour illégal dans le pays, selon un communiqué de la police publié vendredi.

Leur presse (AFP), 9 octobre.



Atene, operazione anti anarchici

Centinaia di agenti di polizia hanno compiuto nelle prime ore di stamani un’operazione senza precedenti al centro di Atene, rivolta principalmente contro gli anarchici e che ha portato a un’ottantina di fermi.

L’operazione, con l
impiego di oltre 400 uomini, tra i quali distaccamenti dei reparti speciali (Mat e Delta) e di agenti in borghese, ha portato ad un vero e proprio assedio del quartiere di Exarchia, roccaforte degli anarchici nel centro di Atene. Duecento le persone controllate, unottantina i fermati e otto le persone arrestate, secondo quanto indicano fonti della polizia.

La retata, 48 ore dopo l
insediamento del nuovo governo socialista, è avvenuta allindomani di un raid compiuto da alcune decine di anarchici che, a colpi di pietre e di bastoni, avevano infranto vetrine di banche, negozi, automobili e danneggiato una libreria appartenente ad un deputato di estrema destra nel centro della capitale, per protesta contro il recente arresto di alcuni loro compagni che sarebbero ingiustamente accusati di appartenenza al gruppo armato Cospirazione dei Nuclei di Fuoco accusato fra laltro di un attentato contro uffici del Pasok nelle scorse settimane.

L
attacco anarchico di ieri era coinciso daltra parte con alcuni allarmi-bomba poi rivelatisi falsi, che avevano mobilitato gli agenti nel centro di Atene

Leur presse (ats/ansa), 9 ottobre.
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Vendredi 9 octobre 2009

Un long communiqué grec a été diffusé par le groupe anarchiste «Conspiration des cellules du feu».
Il s’agit du premier communiqué suite à l’arrestation de quatre jeunes, suspectés d’en faire partie.
Le groupe anarchiste «Conspiration des cellules du feu» prend la responsabilité des dernières attaques explosives, celle devant le domicile de Louka Kasteli (membre du PASOK [PS]) le 23 septembre dernier et celle lors du meeting de Costas Karamanlis le 2 octobre, toutes deux provoquant des dégâts matériels.

L’original est ici. En voici des extraits :

Le communiqué commence par dire que malgré des temps difficiles, ils n’abandonnent pas la lutte et que malgré les enquêtes de la police, ils ne s’arrêteront pas. Par rapport aux récentes incarcérations de quatre jeunes accusés de terrorisme : «Il peut s’agir d’une stratégie de campagne électorale… de trucs d’intimidation… nous ne le savons pas et ne parvenons pas à comprendre leur logique». Il ajoute que les arrêtés n’ont aucun rapport avec la «Conspiration des cellules du feu».

«Nous sommes fiers de nos choix et actions, nous avons le courage, le privilège et l’honneur de nous regarder dans la glace sans avoir honte.»

Sur l’attaque lors du meeting du Premier ministre : «Nous avons pris la décision de placer la bombe justement contre lui, pour envoyer un message lors de sa dernière intervention dans cette fonction, provoquant la panique parmi les autorités, contraintes d’évacuer la zone». Enfin : «Nous saluons avec plaisir les compagnons anarchistes Christos Stratigopoulos et Alfredo Bonanno qui, malgré leur âge, continuent de maintenir leur négation intacte et continuent sur le chemin qu’ils ont choisi».

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Lundi 5 octobre 2009
La nébuleuse des «nouveaux terroristes» grecs

La police recenserait une trentaine de personnes, organisées en cellules, qui revendiquent l’héritage idéologiste de la Lutte révolutionnaire.

Plusieurs journaux grecs les appellent déjà «les nouveaux terroristes». Le procureur d
Athènes est tout aussi catégorique. Il vient dinculper trois jeunes de 20 et 21 ans selon la procédure antiterroriste mise en place pour les JO de 2004. Leffet produit sur la jeunesse estudiantine, qui effectue sa rentrée mardi, est imprévisible. Et, à lannonce de la mise en examen de leurs camarades, mardi dernier, des jeunes sont venus défier les forces de lordre devant le palais de justice dAthènes.

Les trois inculpés appartiennent à cette génération qui a participé aux émeutes de décembre 2008, après la mort d
un adolescent tué par les balles dun policier. Ils ont découvert la politique lors de ces semaines durant lesquelles le centre dAthènes devint un champ de bataille où anarchistes et casseurs brisaient, incendiaient et affrontaient la police. Le soufflet retombé, ils sont allés, semble-t-il, un cran plus loin, trop loin, dans la radicalité.

Les trois présumés terroristes Charalambos, Emmanouil et Panayotis sont des gamins des beaux quartiers. Ils ont étudié à Arsakio, un lycée privé parmi les plus huppés d
Athènes. Cest dans lappartement de Charalambos, dans le quartier cossu dHalandri, que la police a retrouvé, parmi les vêtements de marque, «un mécanisme dhorlogerie de mise à feu dans un autocuiseur», similaire à celui qui a été utilisé lors de deux attentats récents : celui du 23 septembre, la veille de leur arrestation, contre lappartement de deux personnalités du Parti socia­liste, et celui de juillet dernier contre le domicile de lex-secrétaire dÉtat à lIntérieur.

Ces deux attentats ayant été revendiqués par la Conspiration des cellules de feu, les trois jeunes, qui nient en bloc, sont accusés d
avoir formé cette organisation terro­riste. Ils risquent au minimum dix ans de prison. La police a dabord promis larrestation imminente de six autres comparses. Elle parle maintenant dune trentaine de suspects.

Un réservoir de trois cents personnes

Le coup de filet annoncé permettra peut-être de comprendre un peu mieux qui se cache derrière cette Conspiration des cellules de feu, à laquelle on doit une trentaine d
attaques à lengin incendiaire contre des distributeurs de banques, des concessionnaires automobiles, quatre églises orthodoxes, des appartements de personnalités et les bureaux de lAgence France Presse à Athènes. Manifestement, cette nébuleuse ne peut se réduire aux trois inculpés, puisquelle a revendiqué lexplosion dune bombinette, placée dans une benne à ordures, pendant le dernier grand discours de campagne de Caramanlis, vendredi soir, sur le Champ de Mars dAthènes.

Les petits attentats à la bombe artisanale et aux cartouches de gaz sont si fréquents en Grèce que plus personne n
y prête une grande attention. Cela fait partie, sinon du folklore de ce pays balkanique, du moins dune longue tradition, qui remonte à 1974.

À la chute de la dictature des Colonels voient le jour la Lutte révolutionnaire populaire (ELÀ), qui a cessé ses activités en 1995 après quelque 250 attentats, et le groupe du 17-Novembre, responsable de 23 assassinats entre 1975 et 2000, avant d
être démantelé en 2002. Au fil des ans, les différents procès, dont certains sont encore en cours, ont abouti à moins dune dizaine dincarcérations.

À compter de 2003, Lutte révolutionnaire (EA), classée organisation terroriste par l
UE, a pris le relais. Après les manifestations estudian­tines est apparue, en février dernier, la Secte des révolutionnaires, dont lobjectif revendiqué est d«exécuter» des policiers grecs. En 2009, lun deux a été assassiné et un autre grièvement blessé par balles.

Selon un policier antiterroriste, qui parle sous couvert d
anonymat, environ trente personnes formeraient, en différentes cellules, le tissu du terrorisme en Grèce, qui ne sest pas désuni depuis 1974. Ce sont des professionnels des attentats et braquages, ayant souvent franchi la quarantaine, qui ont suscité des vocations parmi les étudiants, via le milieu anarchiste, très fortement implanté dans les universités du centre dAthènes. Ces gamins, issus des manifs de décembre, auraient ainsi rejoint un réservoir denviron trois cents individus prêts à poser des engins explosifs.

«Des DVD hollywoodiens»

Dans l
appartement de Charalambos, confie le policier, «il ny avait aucun livre politique mais des DVD hollywoodiens». Il ajoute, ce que confirme lavocat dun des accusés, que les premiers textes de la Conspiration des cellules de feu étaient bourrés de fautes dorthographe, avant quune sémantique corsetée par lidéologie extrémiste ne fasse son apparition. «Il y a des adultes derrière», affirme le policier, qui espère que la récente arrestation des apprentis révolutionnaires permettra de remonter jusquaux vrais terroristes. Le plus rapidement possible, avant quune éventuelle greffe nopère, ce qui renverrait la Grèce dix ans en arrière, aux temps du sanglant 17-Novembre.

Leur presse (Thierry Portes, Le Figaro), 5 octobre 2009.


Athens anti-guerrilla case in ruins after new Nuclei of Fire attack

A new attack and communique by the Nuclei of Fire, targeting the greek PM’s central rally in Athens, shatter any remaining credibility of the anti-guerrilla pre-election persecutions.

The already disputed credibility of the anti-guerrilla persecution of three 20 year old boys for their alleged involvement in the urban guerrilla group Nuceli of Fire Conspiracy (NFC), responsible for over 150 storm-attacks against state and capital targets as well as a recent bombing campaign (with no human injuries due to previous warning calls in all cases), has now all but collapsed after the NFC managed to surprise the greek anti-terrorist office and the secret services by planting ang igniting a bomb in the centre of the Prime Minister’s last and central pre-election rally, two days before national elections, in Athens. The bomb was pre-announced so the area was evacuated causing no human injuries but immense ridicule both for the security forces and the PM whose oration on the necessity to crush “youth violence” and restore order was punctuated by the explosion.

If that was not enough to dispute the arrests and the discovery of “the NFC safe-house”, the NFC proptly published an on-line communique that has received extended national coverage and brought shame on the outgoing government. In their communique the urban guerrillas denounce the arrests as nonsense and the arrested as “totally unrelated to [their] group”. According to the NFC any arrested of their guerrilla group is obliged to accept his or her participation in it. All three arrested have denied any involvement in the group, one even condemning the armed struggle as irrelevant to the revolution.

Moreover, in their long and politically thorny communique, the NFC underline that the only evidence at the hands of the authorities of any connection between their group and the arrested is the supposed existence of a “pressure cooker bomb” in the Chalandri house stormed by the police. The NFC argue that such bombs have been employed since the late 19th century by revolutionaries and cannot possibly be considered “the copyright or modus operandi” of their or any single organisation.

Libcom, October 4th.


Grèce : la répression s’élargit, six compagnons recherchés

Des sources d’agences de presse en Grèce précisent que la descente de police contre quatre compagnons suspectés d’appartenir à la «Conspiration des cellules du Feu» n’est pas terminée.

En effet, le nom de six autres compagnonnes/ons, considérés comme membres du même groupe qui a revendiqué énormément d’actions directes, ont été publiés. Les six sont activement recherchés sur tout le territoire grec, et la police affirme détenir leurs empreintes digitales.

Le détail des accusations est : participation à attentat [par] explosifs, appartenance à une organisation criminelle, détention illégale d’explosifs. L’antiterrorisme recherche d’éventuels liens entre la «Conspiration des cellules du Feu» et le groupe de guérilla urbaine «Secte des révolutionnaires», le groupe qui a revendiqué l’assassinat du flic Nektarios Savvas.

Les compagnons incarcérés sont : Harilaos (21 ans), Emmanouil (21), Myrto (21) et Panayiotis (20).

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Vendredi 2 octobre 2009

Trois jeunes Grecs, suspectés d’avoir mené des attentats au nom dun groupe issu de la mouvance anarchiste, ont été inculpés mercredi «dappartenance à une organisation criminelle» et placés en détention provisoire.

Tous les trois, âgés entre 20 et 21 ans, ainsi qu
une jeune femme, ont été arrêtés mercredi dernier dans un appartement de la banlieue nord dAthènes, après un attentat à lengin explosif perpétré contre le domicile dune cadre du parti socialiste dans le centre d’Athènes, qui a fait des dégâts matériels mineurs.

Sur la base des pièces à conviction saisies dans cet appartement, dont «un mécanisme d
horlogerie de mise à feu dans un autocuiseur», similaire à celui utilisé pour cet attentat, la police avait établi un lien entre les jeunes gens et deux autres attentats à lengin explosif, revendiqués par le groupe «Conspiration des cellules de feu».

Après avoir été poursuivies jeudi pour «appartenance à un groupe criminel», ainsi que pour «détention d
explosifs» et «explosions en série», les quatre personnes ont été placées en garde à vue avant leurs dépositions mardi et mercredi devant le juge dinstruction.

Le juge a ordonné la remise en liberté conditionnelle de la femme inculpée, car «il n
y avait pas dindices suffisants pour son placement en détention provisoire».

Tous les quatre ont nié toute implication au groupe «Conspiration des cellules de feu», selon leurs avocats.

À l
issue de la décision du juge, un groupe de jeunes gens, qui manifestaient devant le Palais de justice «pour exprimer leur solidarité» aux personnes inculpées, ont attaqué un policier et lont légèrement blessé, a-t-on appris de source judiciaire.

Issu de la mouvance anarchiste, selon la police, la «Conspiration des cellules de feu» avait auparavant revendiqué une vague d
attentats à laide dengins incendiaires contre des domiciles de personnalités et quatre églises orthodoxes, dans le sillage des troubles urbains déclenchés par la mort dun adolescent tué le 6 décembre à Athènes par un policier.

Il avait aussi signé le 3 décembre 2008 une action à l
engin incendiaire contre le bureau de lAgence France-Presse à Athènes, en «solidarité avec les camarades français», après linculpation en France de neuf membres du «groupe de Tarnac» soupçonnés alors de dégradations contre des lignes TGV en France.

Leur presse (AFP), 30 septembre 2009.
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Jeudi 17 septembre 2009
Athènes, 9 mai 2009
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Dimanche 16 août 2009
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Vendredi 14 août 2009


Paroles de Nikos Gatsos - Interprétation de Nikos Dimitratos

Δεν έχω σπίτι πίσω για να'ρθω
ούτε κρεβάτι για να κοιμήθώ
δεν έχω δρόμο ούτε γειτονιά
να τραγουδήσω μια Πρωτομαγιά.
Τα ψεύτικα τα λόγια τα μεγάλα
μου τα 'πες με το πρώτο σου το γάλα.
Μα τώρα που ξυπνήσα τα φίδια
εσύ φοράς τα αρχαία σου στολίδια
και δε δακρυζείς ποτέ σου μάνα μου Ελλάς
που τα παιδιά σου σκλάβους ξεπουλάς.
Τα ψεύτικα τα λόγια τα μεγάλα
μου τα 'πες με το πρώτο σου το γάλα.
Κι όταν εγώ στην μοίρα μου μηλούσα
είχες ντυθεί τα αρχαία σου τα λούσα
και στο παζάρι με πήρες γύφτισα μαιμού
Ελλάδα Ελλάδα μάνα του καημού.
Τα ψεύτικα τα λόγια τα μεγάλα
μου τα 'πες με το πρώτο σου το γάλα.
Μα τώρα που η φωτιά φουντώνει πάλι
εσύ κοιτάς τα αρχαία σου τα κάλλη
και ατις αρένες του κόσμου μάνα μου Ελλάς
το ίδιο ψέμα πάντα κουβαλάς.

Je n’ai pas de maison où rentrer
ni de lit pour dormir
Je n’ai pas de route ni de voisinage
pour chanter au premier mai.
Tes grands et faux discours
tu m’le disais déjà avec mon premier lait.
Mais maintenant que les serpents se réveillent
Toi, tu portes des vieux bijoux
et tu ne pleures jamais ma mère la Grèce
quand tu brades tes enfants esclaves.
Tes grands et faux discours
tu m’le disais déjà avec mon premier lait.
Et quand moi, je parle de mon destin
tu t’habilles avec tes vieux habits de coquett
et dans le bazar en gitane, en guenon, tu m’as amené
Grèce, Grèce, mère du chagrin.
Tes grands et faux discours
tu m’le disais déjà avec mon premier lait.
Mais maintenant le feu s’embrase de nouveau
et tu regardes tes beautés d’autrefois
et dans les arènes du monde,
tu trimballes toujours le même mensonge.
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Jeudi 13 août 2009
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Samedi 8 août 2009

À l’aube du mardi 28 juillet
nous avons visité et brûlé :
A) La permanence du L.A.O.S. à Aghioi Anargy (parti extrême droite),
B) La permanence du N.D. du Pirée, Aghios Dimitrios (parti centre droit),
C) La permanence du P.A.S.O.K. dans Votanikos (parti socialiste),
D) La permanence du P.A.S.O.K. dans Goudi,
E) La permanence du N.D. dans Drapetsona,
F) La permanence du N.D. à Athina,
G) La permanence du N.D. dans Chalandri
.

Un geste incendiaire de solidarité de la part des parias du monde capitaliste. Une ardente manière de saluer l’action majestueuse du Premier Ministre, pour ses derniers pogrom, du chef de la police Markogiannaki Pavlopoulos, de George Papandreou futur successeur du gouvernement de «la tolérance zéro en matière d’immigration», des commanditaire de la politique fasciste moderne et de leurs exécuteurs présente comme des «comités d’habitants».

Pour l’inspiration nazie des «entreprises de nettoyage».

Pour l’évacuation et l’incendie du camp de réfugiés à Patras, à l’aube du dimanche 12 juillet.

Pour l’évacuation de l’ancienne cour d’appel de l’autoroute Athènes Socratous le mardi 21 juillet.

Pour la création des nouveaux camps de concentration pour réfugiés et immigrants.

Pour la sanglante protection de la frontière et ses déportations.

Pour l’application du régimes d’apartheid sur la place de Saint Panteleimon, et pour l’attaque coordonnées des flics et fafs au cours de la manif du 7 juillet.

Pour les récentes attaques fascistes sur les lieux occupés à Athènes ou Salonique.

Pour l’avenir qu’on nous réserve…

Shining Path solidarité

Hier Y.G. (réfugié Kurde) a laissé son dernier souffle à 29 ans. Abdullah Osman Arivan est dans état critique depuis le 3 avril, battu à mort par les connards en uniformes au port d’Igoumenitsa…

Pour les autres que nous avons oubliés…

Que le feu se propage…

Indymedia Lille, 29 juillet 2009.


Ανάληψη ευθύνης για το μπαραζ σε κομματικά γραφεία

Τα ξημερώματα της Τρίτης 28 Ιουλίου επισκεφτήκαμε και πυρπολήσαμε
α) την Τ.Ο του ΛΑ.Ο.Σ στους Αγίους Αναργύρους
β) την Τ.Ο της Ν.Δ στον Άγιο Δημήτριο Πειραιά
γ) την Τ.Ο του ΠΑΣΟΚ στο Βοτανικό
δ) την Τ.Ο του ΠΑΣΟΚ στο Γουδί
ε) την Τ.Ο της Ν.Δ στη Δραπετσώνα
στ) την Τ.Ο της Ν.Δ στο Κουκάκι
ζ) την Τ.Ο της Ν.Δ στο Χαλάνδρι

Μια εμπρηστική χειρονομία αλληλεγγύης στους απόκληρους του καπιταλιστικού κόσμου. Ένας πύρινος χαιρετισμός στην αυτού μεγαλειότητα τον πρωθυπουργό για τα ρατσιστικά-κατασταλτικά πογκρόμ του τελευταίου διαστήματος, στους επικεφαλής των αστυνομικών δυνάμεων κατοχής Παυλόπουλο και Μαρκογιαννάκη, στον επίδοξο κυβερνητικό διάδοχο Γιώργο Παπανδρέου της «μηδενικής ανοχής στη λαθρομετανάστευση», στον συγκυβερνήτη της αντιμεταναστευτικής και κατασταλτικής πολιτικής Φον Καρατζαφύρερ, στα φασιστικά αποβράσματα των σύγχρονων Ταγμάτων Ασφαλείας που παρουσιάζονται ως «επιτροπές κατοίκων».

Ένας συντονισμός εμπρηστικών ενεργειών…

Για τις ναζιστικής εμπνεύσεως «επιχειρήσεις σκούπα» στο ευρύτερο κέντρο της Αθήνας.

Για την εκκένωση και τον εμπρησμό του προσφυγικού καταυλισμού στην Πάτρα τα ξημερώματα της Κυριακής 12 Ιουλίου.

Για την πολύμηνη πολιορκία και τρομοκρατία των μεταναστών που είχαν καταφύγει στο πρώην Εφετείο Αθηνών στην οδό Σωκράτους μέχρι την εκκένωση του την Τρίτη 21 Ιουλίου.

Για τη δημιουργία και νέων -επίσης ναζιστικής εμπνεύσεως- στρατοπέδων συγκέντρωσης για πρόσφυγες και μετανάστες.

Για την αιματηρότερη θωράκιση των συνόρων και τις καθημερινές μαζικές απελάσεις.

Για την επιβολή ρατσιστικού-φυλετικού καθεστώτος στην πλατεία Αγ. Παντελεήμονα και τη συντονισμένη επίθεση μπάτσων και φασιστών στην πορεία της 7ης Ιουλίου.

Για τις πρόσφατες φασιστικές επιθέσεις σε κατειλημμένους χώρους σε Αθήνα και Θεσσαλονίκη.

Επιφυλασσόμαστε για το μέλλον…

Φωτεινά Μονοπάτια Αλληλεγγύης

Υ.Γ Χθες άφησε την τελευταία του πνοή ο 29χρονος Κούρδος πρόσφυγας Αριβάν Οσμάν Αμπντουλάχ ο οποίος νοσηλευόταν σε κρίσημη κατάσταση από τις 3 Απριλίου. Ξυλοκοπήθηκε μέχρι θανάτου από τους ένστολους δολοφόνους του καθεστώτος στο λιμάνι της Ηγουμενίτσας. Δεν ξεχνάμε – Δεν συγχωρούμε…

Hit And Write!, 28 Ιουλίου.


Dépêche en espagnol qui relate ce fait :
[Atenas] Desconocidos incendian siete oficinas de partidos políticos

Criminales desconocidos incendiaron esta madrugada siete oficinas pertenecientes a diversos partidos políticos de Grecia, reportó la Policía de Atenas.

Los incendios no provocaron víctimas algunas pero sí causaron daños materiales a varias instalaciones del partido gobernante, Nueva Democracia, así como del Movimiento Socialista Panhelénico (PASOK) y de la formación de ultraderecha Alerta Ortodoxa Popular (LAOS ), consta en el informe policial.

Los ataques, que nadie reivindicó hasta el momento, se llevaron a cabo con cocteles molotov y bombas caseras fabricadas a partir de botes de gas. Todos los incendios tuvieron lugar de forma prácticamente simultánea, en cuestión de un cuarto de hora antes de las tres de la madrugada, aunque su geografía se extendió a la zona céntrica de Atenas, los suburbios del norte y el oeste y el puerto ateniense, Pireo.

Novosti, 28 julio.

Brèves du désordre, 6 août 2009.
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Dimanche 26 juillet 2009

Le squat Yfanet est une ancienne usine de 19.500 m² située à Thessalonique (Grèce), occupée depuis le 20 mars 2004 par des gens qui cherchent leur liberté hors de l’oppression politique et économique.

Samedi matin, 25 juillet 2009, à 5h05, des incendiaires ont tenté de mettre le feu à notre squat avec de l
allume-barbecue posé sur la porte principale du squat. Ils y avaient également laissé un sac contenant six petites bouteilles de gaz, un bidon de 4 litres dessence et une boîte dallume-feu.

L
explosion ne pouvait pas passer inaperçue et nous avons vite réagi. Avec laide de voisin-e-s, le feu a été éteint, et par chance, absolument aucun dégât nest à signaler.

On remarquera la «prompte mobilisation» de la police : à peine six minutes après l
explosion, trois voitures de patrouille de police sont arrivées sur les lieux, ainsi quune voiture banalisée de flics en civil, et une jeep de police. Les flics semblaient venir avec des intentions hostiles.

Vingt minutes plus tard, deux brigades de police anti-émeute sont arrivées, ont tenté de nous provoquer, notamment au croisement des rues Katsimidi et Egnatia. Des camarades ont été appelé-e-s en renfort et sont venu-e-s très vite pour aider à défendre le squat en cas d
attaque.

Sur les quatre derniers jours, ceci est la seconde attaque envers un des espaces libres de Thessalonique (la première attaque a visé Radio Revolt, une station de radio située dans un vieux wagon squatté qui se trouve sur le principal campus universitaire de la ville).

Rien ne viendra à bout de notre détermination à défendre nos squats, les lieux où nous vivons et respirons.

25 juillet 2009.


Απόπειρα εμπρησμού στη φάμπρικα υφανέτ

Σήμερα σάββατο στις 5.05 το ξημερώματα κάποια σαΐνια έβαλαν γκαζάκια στη σιδερένια κεντρική είσοδο της κατάληψης Φάμπρικα υφανέτ. Τοποθέτησαν τσάντα που περιείχε 6 γκαζάκια, 1 τετράλιτρο μπιτόνι και ένα κουτί προσανάματα.

Η έκρηξη έγινε αντιληπτή από κόσμο που ήταν μέσα στην κατάληψη και βρίσκεται σε επιφυλακή μετά τις τελευταίες απειλές για καταστολή των κατειλημένων χώρων. Αμέσως βγήκαμε στην είσοδο και με τη βοήθεια γειτόνων που είδαν τη φωτιά τη σβήσαμε ενώ ζημιές δεν προκλήθηκαν.

Εντύπωση μας έκανε η "γρήγορη κινητοποίηση" της αστυνομίας αφού 6' μετά την έκρηξη 3 περιπολικά, 1 ασφαλίτικο και ένα τζιπάκι άρχισαν να κόβουν βόλτες σε κοντινή απόσταση. Μάλιστα το τζιπάκι κάποια στιγμή σταμάτησε και οι μπάτσοι άρχισαν να προκαλούν.

Μετά από 20' δύο διμοιρίες ανέβηκαν στη γωνία κατσιμίδη με εγνατία και συνέχισαν να προκαλούν. Άλλος κόσμος ειδοποιήθηκε με τηλέφωνα και ήρθε γρήγορα.

Είναι η δεύτερη επίθεση μέσα σε 4 μέρες που δέχεται κατειλημένος χώρος στη θεσσαλονίκη (η πρώτη ήταν στο κατειλημένο βαγόνι radio revolt μέσα στα πανεπιστήμια).

Τίποτα δεν θα μας κάμψει από το να υπερασπιστούμε με αποφασιστικότητα τους χώρους όπου ζούμε και αναπνέουμε.


Thessaloniki: Arson attempt against Fabricka Yfanet squat

Fabricka Yfanet is a former 19,500 m² factory in Thessaloniki (Greece) that has been occupied by people demanding their freedom from political and economic oppression since 20 March 2004.

On Saturday morning, 25 July 2009 at 5.05, arsonists attempted to put our squat on fire by lighting barbecue tanks at the main iron gate. They left a bag containing six gas cans, one 4-litre petrol canister, and a box of fire-starters.

The explosion could not escape the attention of squatters on standby inside the occupation for its protection (such measures were taken after the government threats against free spaces). With the help of neighbours we put down the fire, and fortunately absolutely no damage was done at all.

Of special interest was the “quick mobilization” of the police: just six minutes after the explosion they came with three patrol vehicles, a car with civilian number plates, and a jeep. Cops came out from the latter with hostile intentions.

20 minutes later two riot police squads, attempting to provoke us, were seen at the corner of Katsimidi Str. and Egnatia Str. Comrades were called and came quickly to help defend our squat in case of attack.

This was the second attack against a free space in Thessaloniki within the last four days (the first attack was against Radio Revolt, a radio station in a retired railroad car within the city’s major university).

Nothing will overcome our determination to defend our squats — the places where we live and breathe.
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