Vendredi 13 février 2009
Des chasseurs sous le choc, des «organisateurs» qui tentent de rassurer… Les bois ont subi l’assaut d’une rave-party sauvage dans la nuit de samedi à dimanche.

Presse policière : Nils Hedouin
L’Est républicain, 26 janvier 2009.
Un rassemblement contre la «terrorisation» des élèves est prévu vendredi devant le collège de Marciac (Gers) à la suite d’un contrôle antidrogue mené par des gendarmes avec des chiens dans une classe de 3e, a-t-on appris mardi auprès d’un parent d’élève à l’origine du mouvement.
Presse jaune (Yahoo! Actualités), 3 décembre 2008.
Entre les mains de la police, le plus paisible des citoyens n’est plus rien d’autre qu’un «individu». Avant même d’avoir pu se défendre, le suspect est considéré comme nécessairement coupable. Quant au témoin, dont les déclarations contredisent les certitudes policières, il ne peut qu’être classé dans la catégorie des complices potentiels. Autant dire un possible gibier de potence.
Maurice Rajsfus
Éditorial du numéro 25, décembre 2008
du bulletin d’information anti-autoritaire Que fait la police ?
La prévention de la toxicomanie en question. Professeurs et élèves ne sont pas vraiment choqués par le contrôle mais plutôt par la façon dont celui-ci a été fait, lundi à Pavie.
Les gendarmes traquent le shit dans les cartables
Seize hommes accompagnés de chiens anti-drogue ont fait irruption en plein cours à l’école des Métiers d’Auch.
L’émotion est vive, depuis lundi, à l’école des Métiers. Et pour cause, seize gendarmes, dont deux maîtres-chiens, ont fait irruption en classe en début de semaine, sur réquisition du parquet. Leur mission : rechercher tout produit stupéfiant qui n’a pas lieu d’être dans un établissement scolaire comme ailleurs. En l’occurrence, Bernard Vilotte, le directeur du CFA, avoue sans détour être à l’origine de cette initiative à portée pédagogique. Et gageons qu’elle le sera pour le jeune mineur trouvé en possession de 32 grammes de shit. Il sera convoqué prochainement devant le juge des enfants… deux autres mineurs et un jeune majeur, porteurs à eux trois de 7 grammes, faisant de leur côté l’objet de mesures plus souples.
Seulement voilà, enseignants et élèves décrivent un mode d’intervention cavalier des gendarmes qui seraient parfois entrés sans frapper en classe, surprenant les élèves en plein cours… ce que conteste Bernard Vilotte, au moins pour les représentants de la loi qu’il a accompagnés. Des propos ironiques auraient aussi choqué les élèves, notamment lorsque les gendarmes leur ont demandé de ne pas regarder les chiens dans les yeux sous peine d’être mordu à des endroits sensibles. Sur ce point, Bernard Vilotte sourit, un peu gêné, mais il revient vite à l’essentiel : son souci de prévenir pour mieux guérir. «En 99 ou 2000, je venais d’arriver. J’ai dû aller chercher trois apprentis, morts, dans un accident de voiture. On a voulu faire quelque chose et pas nous voiler la face. Depuis, chaque année, lors de la semaine d’accueil, on leur parle des ravages de l’alcool, de la drogue. Et on leur dit qu’il pourra y avoir des contrôles en cours d’année. On le faisait en zone police. Et on continue depuis qu’on est à Pavie ; ce n’est pas nouveau.» Une politique qui a tout le soutien de la procureure Chantal Firmigier-Michel.
La procureure relativise
«Cet établissement n’est pas plus touché que les autres qu’on contrôle aussi de temps en temps. Dans le cas présent, ça démontre la responsabilisation de ce chef d’établissement qui a conscience des dangers des produits stupéfiants. Il n’y a rien de pire chez les adolescents que le sentiment d’impunité. Cette opération leur démontre qu’on ne peut pas faire n’importe quoi dans un établissement scolaire qui serait une zone de non droit quand ils savent qu’ils peuvent être contrôlés dans la rue. Non, là comme ailleurs, la justice doit lutter contre ce qui reste un fléau pour nos jeunes.» Quant à la manière, la procureure relativise. «Les contrôles n’ont eu lieu qu’aux endroits où les chiens ont marqué.»
Presse jaune, 20 novembre 2008
(Béatrice Dillies, La Dépêche du Midi).
Lundi 17 novembre 2008, 10h30, École des Métiers du Gers. Descente musclée de la gendarmerie dans les classes. Je fais cours quand, tout à coup, sans prévenir, font irruption dans le lieu clos de mon travail quatre gendarmes décidés, accompagnés d’un maître-chien affublé de son animal. Personne ne dit bonjour, personne ne se présente. Sans préambule, le chien est lancé à travers la classe. Les élèves sont extrêmement surpris. Je pose des questions aux intrus, demande comment une telle démarche en ce lieu est possible. On ne me répond pas, j’insiste, on me fait comprendre qu’il vaut mieux que je me taise. Les jeunes sont choqués, l’ambiance est lourde, menaçante, j’ouvre une fenêtre qu’un gendarme, sans rien dire, referme immédiatement, péremptoirement.
Patrick Poumirau, 19 novembre 2008
Infozone, liste d’information pour la France sauvage.