Lundi 28 septembre 2009
Grenoble, avril 2007
Grenoble, avril 2007
La SOLIDARITÉ c’est vital,RENDEZ-VOUS à 14h devant l’entrée principale
de l’hôpital saintVincent-de-Paul à Paris
(82 av. Denfert-Rochereau, vers la rue Cassini)
Panthères roses - HNS-info, 28 avril 2009.

Saint-Imier — La coopérative Espace Noir consacre ce week-end à la thématique des genres. Au menu : débats, films, performances, concert et disco.
Femme transgenre (dont le sexe et le
genre ne coïncident pas) Cornelia Schneider expérimente depuis des années l’exclusion liée à son statut : «Je ne rentre dans aucune case et je suis, de ce fait, punie par la marginalisation.» Une situation qui
conduit moult personnes transgenres à se demander «de quoi elles sont coupables, alors qu’elles n’ont commis aucun délit».La performance : une vraie force de frappe
«Chaque fois que nous montons sur scène, nous ne savons pas comment cela va se terminer. Nous sommes très souvent insultés.» Avec son amoureuse Laetitia, Grib Bormans a formé le groupe King’s queer. «Nous jouons une musique électro-clash transpédégouine mordante dont les paroles n’ont rien d’innocent», signale le transboy.
«Nous traversons une perturbation hormonale. Veuillez ne pas troubler l’ordre moral», chantent les King’s queer dans Paragraph 175. Dans sa musique dansante, qui fait penser à celle des DJ berlinois les plus avant-gardistes, King’s queer glisse quelques clins d’œil à Lou Reed, John Cage ou au Velvet Underground. Et fait passer un arc-en-ciel de messages subversifs. Le collectif Nos corps sont des scandales ne pratique pas autrement.
«Nous venons de Mulhouse, Strasbourg et Besançon. Ensemble, nous proposons un cabaret performatif plutôt réaliste, trash, mais souvent poétique, comme le travail de Julien Cadoret», annonce Grib Bormans. Dans son spectacle Didascalies and some glasses, cet artiste provoque l’interactivité avec le public. Il donne à redécouvrir le corps par des projections lumineuses splendides, impressionnantes de beauté.
«Avec Marguerite Bobey, je présente Ukraina mon Amour», relève Cornelia Schneider. Elle précise : «Cette performance féministe plonge ses racines dans le BDSM. C’est-à-dire le bondage, discipline, sado-masochisme. Nous explorons les rapports de domination et de soumission dans un pamphlet amoureux qui va de l’auto-attachement à la libération des femmes.»
«Pour Joute…, notre projectionniste enverra des images depuis le Japon où il se trouve actuellement», se réjouis Grib Bormans. Cette performance que M. Bormans considère comme un moment «d’art contemporain» est tissée sur la toile d’une improvisation sonore. Textes et gestes viennent surprendre militante et militant qui se cherchent de façon aléatoire, sans savoir ce que l’autre fera.
En empoignant diverses formes d’art, le collectif Nos corps sont des scandales cherche à toucher les sens de chacune et de chacun. Issu de la scène punk, Grib Bormans ne se gêne pas de choquer, mais avec élégance. «Nous ne pratiquons pas la performance exclusivement pour frapper les esprits. Ce que nous disons par notre travail, c’est simplement la vérité à laquelle nous sommes confrontés. Et cette dernière, l’art permet de l’exprimer et, heureusement, de la transcender.»
Isabelle Stucki - Le Courrier, 26 février 2009
Quotidien suisse & indépendant.