Vendredi 16 mai 2008

Plus de 5000 travailleurs sociaux en formation, formateurs et salariés du secteur sanitaire et social sont venus de toute la France pour dénoncer notamment le caractère discriminatoire et profondément inégalitaire du décret paru le 31 janvier dernier concernant les gratifications des stages en travail social. La manifestation devait se terminer à la Sorbonne où se tenait ce même jour les assises du travail social. Une délégation mandatée par la coordination nationale des travailleurs sociaux en formation devait également être reçue en fin d’après midi.

Alors que la manifestation regagnait pacifiquement la place de la Sorbonne, les forces de l’ordre ont dû trouver que la dispersion ne se faisait pas assez rapidement et ont gazé à trois reprises les manifestants. Vers 20h30, une centaine de personnes était encore encerclée par les CRS.

Comme à chaque fois que le rapport de force devient défavorable à l
’État, ce dernier vient nous rappeler les limites de la liberté quil prétend tant défendre afin de nous mettre au pas.

La fédération CNT santé social et collectivités territoriales tient à réaffirmer qu
elle restera auprès de celles et ceux qui luttent. Ce coup de force de l’État doit nous permettre détendre le mouvement et de rester solidaires face à la répression.

Concernant le décret sur la gratification des stages, nous maintenons que cette mesure ne résoudra en rien la précarité que connaissent bon nombre de travailleurs sociaux en formation.

Seul un véritable statut de travailleur social en formation permettra un accès à toutes et tous à la formation de manière égalitaire, quel que soit le niveau du diplôme préparé et sans subordination au lieu de stage.

Seul-e-s, nous ne pouvons rien,
Uni-e-s, nous pouvons tout !
Nous n’aurons que ce que nous prendrons !

Mercredi 2 avril 2008
En grève depuis trois semaines

Les huit ambulanciers en grève de la société Thomas, à Longvic, informent dans un communiqué que «la situation à l’heure actuelle reste bloquée», expliquant que les avancées proposées sont «totalement fictives».

«En acceptant le remboursement d’une partie minime des jours de grève, notre employeur reconnait sa responsabilité totale dans cette crise !», complètent-ils. Dormant depuis presque trois semaines devant les locaux de l’entreprise, les employés appellent «tous les ambulanciers de France et tous ceux qui peuvent nous aider à casser définitivement cet accord cadre, qui nous empêche tous de travailler dans de bonnes conditions, qui nous épuise ainsi que nos familles, physiquement et moralement.»

Le Bien Public, 30 mars 2008



Voir aussi,
Les ambulanciers de Longvic appellent à l’aide (30/03/08)
Nouvelles des ambulanciers en grève (29/03/08)
Ambulances Thomas (24/03/08)
Suite de la grève (21/03/08)
Les ambulanciers ont campé devant leurs locaux (14/03/08)
Des ambulanciers réclament une hausse de salaire (13/03/08)
Lundi 31 mars 2008
Gratification des stages : formation en danger ?
Mobilisons-nous !!!

Les étudiants de l’Institut Régional du Travailleur Social se mobilisent. La loi pour la gratification des stagiaires compromet les stages et donc les formations. Nous voulons vous informer des faits, des textes de loi et de leur analyse, et des propositions que nous émettons, nous, étudiants en formation.

Gratification des stagiaires : enjeux et conséquences

Les formations en travail social sont dispensées dans des organismes de formation, essentiellement régis par la loi de 1901, contrôlés pédagogiquement par l’État et agréés par les Conseils régionaux depuis la loi du 13 août 2004 relative aux Libertés et Responsabilités locales. Ces formations sont sanctionnées par des diplômes d’État, délivrés par les représentants de l’État (DRASS ou Rectorat) après passage devant un jury organisé par ces derniers.

Depuis leur origine, ces formations puisent leur pertinence et leur qualité dans l’alternance. Cette méthode pédagogique, loin d’être une simple mise en œuvre des savoirs enseignés dans les organismes de formation au cours de périodes de stage en entreprise, offre dans l’immersion institutionnelle la possibilité aux étudiants de forger leur savoir-faire et leur savoir être. Cette combinaison des savoirs permet l’acquisition des compétences indispensables à l’exercice des métiers et, de tout temps, les institutions sociales et médico-sociales se sont impliquées dans la professionnalisation des travailleurs sociaux, en donnant de leur temps et en offrant des conditions tutorales optimales aux élèves du travail social. Cet enracinement des formations dans l’activité même des établissements et services est d’une telle richesse que les récentes réformes ont promu et formalisé les sites qualifiants comme acteurs coproducteurs de la formation avec les instituts de formation.

Or la décision prise par les pouvoirs publics de rendre applicables les dispositions du décret du 31 janvier 2008, relatif à la gratification des stagiaires, aux formations en travail social de niveau III est en passe de mettre en péril l’organisation de la formation. Alors que personne ne conteste le principe de la gratification, cette décision qui n’a fait l’objet d’aucune concertation préalable est vécue comme une injonction dont les effets commencent à se faire sentir.

Nombre d’associations viennent d’indiquer qu’elles suspendaient l’accueil de nouveaux stagiaires et si cela se généralisait, ce serait tout le système de formation qui serait remis en cause. Ce risque est d’autant plus important que le recrutement de professionnels dans le secteur de l’intervention sociale est en tension en raison des nombreuses créations d’emploi et des besoins de remplacement des personnels partant en retraite.

Pour rapidement réduire ce risque, à défaut de l’avoir anticipé, il convient de trouver rapidement les réponses aux interrogations des associations, des instituts de formation et des étudiants.



Les questions que suscite le décret du 31 janvier 2008

Le champ d’application du décret du 31 janvier 2008 reste défini par le décret initial du 29 août 2006 pris en application de la loi no 2006-396 du 31 mars 2006 sur l’égalité des chances. Il vise les établissements d’enseignement supérieur délivrant un diplôme de l’enseignement supérieur. Jusqu’à ce jour, les instituts de formation en travail social n’étaient pas considérés comme des établissements de l’enseignement supérieur ; ce n’est en tout cas ni l’esprit de l’article 151 de la loi no 98-657 du 29 juillet 1998 d’orientation relative à la lutte contre l’exclusion ayant inscrit les formations en travail social comme une mission de service public, ni celui de la loi du 13 août 2004 ayant transféré la compétence de l’État en matière d’agrément et de financement des organismes de formation aux Conseils régionaux.

Le nouvel article 6-2 du décret visé introduit l’obligation, faite aux associations et aux entreprises publiques à caractère industriel et commercial, de verser la gratification mais en dispense les établissements publics administratifs et les fonctions publiques. Est-ce bien là l’esprit de la loi du 31 mars 2006 ? Ce traitement discriminant est injuste et inéquitable car il exclut de l’obligation nombre d’établissements et services qui sont des lieux de stages, pour certains quasi-obligatoires, comme la polyvalence de secteur pour les assistants de service social.

Ne sont concernés par les dispositions du décret que les diplômes d’État ou titres nationaux de niveaux III à I ; est-ce bien là encore l’esprit de la loi du 31 mars 2006 ? Les autres formations du travail social de niveau IV, obéissant au même principe méthodologique de l’alternance pouvant comprendre des périodes de stages obligatoires fixés réglementairement, sont-elles définitivement exclues du principe de la gratification ou seront-elles visées par un autre décret ?

Enfin se pose le problème de la prise en charge financière de la gratification que la circulaire DGAS/4A/5B/2008/67 du 27 février 2008 est loin de résoudre. Les budgets des établissements et services dépendent de différentes autorités de tarification : DDASS, département, ville, Protection judiciaire de la jeunesse… La circulaire ne vise que la tarification du médico-social relevant de l’État et ne donne aucune assurance pour ce qui ne relève pas de sa compétence. En outre elle n’apporte aucune garantie sérieuse sur un abondement spécifique des budgets qui n’ont d’ailleurs d’autre objet que d’encadrer les dépenses relatives au fonctionnement des établissements et services pour remplir les missions et les actions qui leur sont confiées. Globalement, en année pleine, le montant des gratifications qui sera à verser aux étudiants relevant du décret du 31 janvier 2008 s’élèvera à près de 20 millions d’euros. Cette dépense, dont nous ne contestons pas le principe, ne saurait être couverte dans le cadre des enveloppes actuelles. S’agissant d’une disposition applicable aux stagiaires dont le cursus de formation obéit au principe de l’alternance mettant à contribution les établissements et services pour participer à la formation technique et technologique des étudiants, la gratification doit être intégrée au coût de la formation et, en ce sens, être distinguée des dépenses de fonctionnement des institutions sociales et médicosociales.

La journée de mobilisation du mercredi 26 mars 2008 a permis l’élaboration d'un texte de revendications communes ; ce texte a vocation à accompagner la réflexion des étudiants de l’IRTS, à ce titre, ce «manifeste» se devra d’évoluer tout au long de nos mobilisations. Il constitue néanmoins notre première base de travail :

«La loi du 31 mars 2006 relative à “légalité des chances” sapplique dorénavant aux formations relevant du Code de laction sociale et des familles. Les dispositions du décret du 31 janvier 2008 prévoient une gratification pour les étudiants du travail social.

Si nous pouvons nous réjouir de lattention portée à la précarité des étudiants, en revanche les dispositions dapplication prévues par ce décret nous empêchent de suivre nos formations. En effet, les structures daccueil des stagiaires signifient leur incapacité à recevoir les stagiaires dans les dispositions actuelles.

Limpasse dans laquelle nous nous trouvons a amené une réelle mobilisation des étudiants de lIRTS de Franche-Comté.

Nous avons défini nos positions et revendications quant au sens que nous souhaitons donner à lapplication de ce décret.

Nous sommes en mesure dapporter 6 propositions. Nous voulons :

  • 1. Être un interlocuteur de la mise en œuvre des dispositifs légaux. Dans cette perspective, nous voulons un travail de concertation entre les pouvoirs publics, les instituts de formation, les sites qualifiants et les étudiants.
  • 2. La généralisation de lapplication du décret à toutes les filières du travail social, ce dans les secteurs du privé comme dans le public, sans distinction de statut, ni de durée minimale (à ce titre, nous récusons lidée que cette gratification ne sapplique quau stage de plus de trois mois).
  • 3. La garantie dun montant de gratification unique qui ne soit pas assujetti à des négociations en interne par branches ou par zones géographiques.
  • 4. La reconnaissance de nos diplômes à leur juste valeur : chacune de nos années de formation doit être validée en tant que telle, par exemple le D.E.E.S. réalisé en trois ans doit valoir bac +3.
  • 5. Confier à un organisme tiers (ni la structure de stage, ni linstitut de formation) le versement des gratifications pour préserver le statut de létudiant stagiaire et éviter toutes formes de pressions.
  • 6. Des fonds publics nationaux qui apparaissent nécessaires à la mise en œuvre de la loi au regard des enjeux que nous posons.

Ces propositions ne pourront se réaliser que dans le cadre d'une mobilisation de l'ensemble des acteurs du travail social.

Nous en appelons à une mobilisation générale et nationale afin dobtenir, ensemble, une application satisfaisante et cohérente de ce décret.

Il y a quelques mois, nous apprenions : “Ensemble, tout est possible”, prouvons-le.»

Besançon, le 27 mars 2008



Voir aussi :
Une mesure à double tranchant (22/03/08)
Gratification des stagiaires : un décret qui affole ! (article extrait de la Griffe du Social no 12, mars 2008)

Mobilisation des étudiants du travail social en Franche-Comté (31/03/08)
Lundi 31 mars 2008
Gratification des stagiaires en travail social
Rassemblement le 3 avril devant la DGAS


Le décret du 31 janvier 2008 impose la gratification des stages de plus de 3 mois pour les travailleurs sociaux en form
ation préparant un diplôme de niveau IV. Cette mesure, qui peut apparaître comme une avancée, introduit une hiérarchie entre les différents diplômes du travail social en excluant les formations de niveau V. Dans sa grande générosité, l’État sexonère aussi de lapplication de cette loi dite «de l’égalité des chances» en dédouanant les établissements de la fonction publique de lapplication du décret.

Les premières conséquences de ce décret sont l
annulation de stages qui vont mettre en péril la formation des étudiants. Cest pourquoi nous soutenons les étudiants en lutte dans leurs revendications dun financement des gratifications par l’État ; dune extension de l’application du décret à tous les diplômes sans distinguer le public du privé et sans que cela ne remette en cause le statut de travailleur social en formation.

Le syndicat CNT santé social & fonction publique territoriale qui regroupe aussi bien des salariés du secteur social, des formateurs que des étudiants demande que cette mesure soit étendue à tous les étudiants en alternance des secteurs considérés comme non marchands quelque soit le niveau du diplôme préparé. L
application de ce décret doit aussi donner loccasion dexiger un vrai statut des étudiants qui leur permette de sortir de la précarité à laquelle l’État essaie, afin de préparer le terrain pour le patronat, dhabituer la population dès son plus jeune âge.

Seule une mobilisation forte et la création d
un réel rapport de force pourront faire aboutir nos revendications et mettre un coup darrêt à linstrumentalisation du travail social.

Nous appelons donc tous les étudiants, formateurs et associations à renforcer la mobilisation en se joignant au rassemblement

jeudi 3 avril à 14 heures

devant la Direction générale des Affaires sociales,

5 place des Martyrs du Lycée Buffon, Paris 14e (Métro ligne 13, station Gaîté).

Dimanche 30 mars 2008

Longvic, le 29 mars 2008

La situation à l’heure actuelle reste bloquée, l’employeur n’a fait aucun pas vers une sortie de crise, les «avancées» qu’il nous propose sont totalement fictives, un passage à 90%, déjà prévu dans le futur, une augmentation du taux horaire à 9,35 €, sachant qu’il est déjà applicable depuis le 1er janvier 2008 ; de plus il reste bloqué sur un forfait, prenant en compte le paiement des jours de grève (en application de la prime dite de «Sarkozy», déductible de charge et d’impôt), à 350 €.

En acceptant le remboursement d’une partie minime des jours de grève, notre employeur reconnaît sa responsabilité totale dans cette crise !

Nous dormons depuis presque 3 semaines maintenant devant les locaux de l’entreprise et l’employeur ne nous prend toujours pas au sérieux, nous demandons votre aide afin de faire parvenir l’information aux plus hautes instances.

Nous lançons un appel à tous les ambulanciers de France et à tous ceux qui peuvent nous aider à casser définitivement cet accord cadre, qui nous empêche tous de travailler dans de bonnes conditions, qui nous épuise ainsi que nos familles, physiquement et moralement.

C’est par beaucoup de petites actions que nous arriverons à retrouver notre dignité.

Merci de votre soutien.

Mardi 25 mars 2008
Gratification des stagiaires en travail social :
une mesure à double tranchant


La gratification des stagiaires en travail social est rendue désormais obligatoire pour les stages de plus de trois mois, dont la convention a été signée à compter du 2 février 2008, par le décret du 31 janvier 2008. Les modalités d’application de ce décret, qui rentre dans le cadre de la loi sur l’égalité des chances, sont précisées par une circulaire de la DGAS du 27 février 2008 qui, loin d’apporter un éclairage rassurant concernant cette mesure, vient au contraire renforcer les inquiétudes légitimes des travailleurs sociaux en formation.

Si le principe de gratification des stages constitue à priori une avancée pour les étudiants en travail social, dont bon nombre est confronté à des situations de précarité, il s’avère que sa mise en œuvre est à double tranchant, et ce pour plusieurs raisons.


Incohérence et inégalités

En effet, l’instauration de cette gratification des stages révèle une profonde inégalité. Seul le secteur associatif est tenu de verser une gratification aux stagiaires qu’il accueille alors que les services de la fonction publique ne sont pas concernés, sans que cela soit justifié. Cela implique donc que, pour une formation et une durée de stage identique, certains stagiaires seront gratifiés alors que d’autres ne le seront pas. En outre, le surcroît budgétaire qu’entraîne pour les associations l’obligation de gratifier les stagiaires n’a pas été prise en compte dans la prévision des budgets 2008, déjà bouclés au moment de la parution du décret. Ainsi, cette incohérence de calendrier et cette disparité entre services publics et secteur privé feront que les étudiants en travail social seront dans l’impossibilité de trouver des stages dans le milieu associatif, terrain pourtant innovant et particulièrement formateur pour de futurs professionnels.

Maintenant, qui va payer ?

Par ailleurs, la circulaire de la DGAS ne fournit aucune indication précise sur les modalités de prise en charge financière de la gratification. Sans pour autant donner de garantie, elle avance le fait que les collectivités territoriales et les centres de formation doivent être mis à contribution. Il apparaît cependant que le financement par le biais des collectivités territoriales soulève certaines interrogations portant notamment sur les conditions qui pourraient être imposées aux associations concernant leurs orientations en contrepartie de l’octroi d’enveloppes budgétaires, ce qui aurait comme effet possible de renforcer le clientélisme local. De plus, les disparités en terme de moyens qui existent entre les régions ne feraient que placer les étudiants face à une autre inégalité, géographique cette fois.

Subordination et utilitarisme

Puis, la rétribution directe du stagiaire par l’institution qui l’accueille risquerait, de fait, d’instaurer entre eux une relation quasiment salariale et donc de créer un lien de subordination. Cela ne manquerait pas d’accentuer les dérives déjà existantes qui consistent bien souvent à considérer les stagiaires comme des salariés d’appoint ou des «bouches trou». Le stagiaire reste un professionnel en formation qui a vocation, dans le cadre de son stage, à se confronter à la réalité du terrain mais pas nécessairement à la réalité salariale. Assujettir le stagiaire en travail social à son terrain de stage, c’est appauvrir la qualité de l’expérience qu’il pourrait en tirer.

Et la précarité persiste !

Rappelons aussi que le montant de cette gratification est plafonné à 398,13€, soit nettement moins que le seuil de pauvreté. Comment imaginer que les étudiants puissent vivre et couvrir les frais directs ou annexes de leur formation avec un si faible revenu ? Logement, transports, coût de la vie quotidienne… représentent une charge bien supérieure au montant de cette gratification qui ne sera que ponctuelle. Donc, même si cette mesure est dans son principe positive, elle est du point de vue financier également insatisfaisante et ne règle pas la question de la précarité.

Dans ce contexte, de nombreux étudiants risquent aujourd’hui de ne pas trouver de terrain de stage et de ce fait de compromettre leur formation.

La fédération CNT santé social & collectivités territoriales considère que c’est à l’État, initiateur de cette mesure, de prendre ses responsabilités et de financer les gratifications par le biais de budgets gérés de manière déconcentrée dont l’octroi serait en dernier ressort confié à un tiers. De plus, la gratification des stagiaires doit être appliquée au secteur public dans les mêmes conditions que dans le domaine associatif puisque rien ne vient justifier cette inégalité de traitement. Enfin, cette gratification doit concerner l’ensemble des étudiants en travail social indépendamment du diplôme préparé, notamment les moniteurs éducateurs.

Ainsi, la fédération CNT santé social & collectivités territoriales appelle les travailleurs sociaux en formation mais également les travailleurs sociaux en poste et les formateurs à intensifier la mobilisation. Elle soutiendra les étudiants en lutte et prendra part au mouvement qui se dessine pour défendre leurs intérêts et obtenir satisfaction à leurs revendications.




Réunion publique le 26 mars à 19h sur la gratification des stagiaires
au local parisien de la CNT
33 rue des Vignoles, 75020 Paris (Métro Avron ou Buzenval).


À lire également :

Gratification des stagiaires : un décret qui affole ! (article extrait de la Griffe du Social no 12, mars 2008).

De la formation au formatage : la réforme du diplôme d’État d’éducateur spécialisé au service du projet de démantèlement social de l’État (article extrait de la Griffe du Social
no 7, septembre 2007).
Lundi 24 mars 2008
Huit salariés des ambulances Thomas, à Longvic, étaient toujours en grève hier. Ils continuaient de camper, sous une tente, devant le siège de l’entreprise, rue de l’Ingénieur-Bretin.

Depuis le début du conflit, mardi 11 mars, plusieurs points d
accord ont été trouvés entre la direction et les grévistes. Mais ces derniers continuent de dénoncer des points «qui restent flous sur les plannings, les salaires ou les temps de pause». Ils regrettent également «le manque de dialogue de la direction» et son «refus de confirmer par écrit ses engagements oraux».

Concertation avortée

«La direction nous a notamment injustement reproché de ne pas être facilement joignables. C
est pour cette raison que nous nous sommes installés sous cette tente où nous nous relayons par petits groupes.»

De son côté, Patrice Duthu, directeur de la société, indique qu
«une réunion de concertation a eu lieu le mardi 18 mars à la mairie de Longvic. Les grévistes et la direction sétaient alors mis daccord sur un protocole de fin de conflit que les grévistes ont ensuite refusé de signer. Nous avons donc demandé une médiation à linspection du Travail.» Espérée pour la fin de semaine dernière, cette médiation devrait finalement avoir lieu demain. Les grévistes se disaient hier prêts à reprendre le travail dès quun accord sera trouvé.

Patrice Duthu a de son côté souhaité préciser que l
entreprise continue de fonctionner, avec deux des trois ambulances habituelles.

F. J.
Le Bien Public, 24 mars 2008


Réponse des grévistes

Par contre nous dénonçons le fait qu’un accord ait eu lieu lors de la réunion du 18 mars 2008 avec notre employeur. La négociation a duré 3 heures et s’est terminée sans accord aucun.


Le 19 mars nous leur avons proposé un protocole de fin de conflit qui nous a laissé sans réponse d’eux depuis.


C’est pour cette raison (n’ayant plus de nouvelle de notre employeur) que nous avons conjointement décidé de demander une médiation par l’Inspection du travail.


Et nous apprenons aujourd'hui par le biais du
Bien Public qu’il y aura bien demain une nouvelle négociation.


Voila pour les dernières nouvelles.


Merci encore de votre soutien à tous.


Les Ambulanciers



Voir aussi,
Les ambulanciers de Longvic appellent à l’aide (30/03/08)
Nouvelles des ambulanciers en grève (29/03/08)
Ambulances Thomas (24/03/08)
Suite de la grève (21/03/08)
Les ambulanciers ont campé devant leurs locaux (14/03/08)
Des ambulanciers réclament une hausse de salaire (13/03/08)
Vendredi 21 mars 2008
Bonjour,

Nous vous contactons pour vous donner quelques nouvelles de l’avancement de la grève aux Ambulances Thomas à Longvic.

Une négociation a eu lieu mardi soir dans les locaux de la mairie de Longvic mais aucun accord n’a été trouvé. Le lendemain matin un protocole d’accord de fin de conflit nous a été transmis par le biais de notre représentant syndical, dans cet accord manquait toujours des éléments importants de nos revendications (tel que planning, augmentation du taux horaire…), nous avons donc immédiatement réécrit un protocole de fin de conflit en stipulant, sous réserve de leur signature, une reprise du travail pour le lendemain (20 mars 2008). Ce protocole a été remis à l’avocat du gérant le 19 mars avant 14 heures comme il nous avait été demandé.

Nous souhaitons mettre l’accent sur le fait que depuis le 19 mars 2008 à 14 heures nous sommes sans réponse, ni nouvelle de leur part. Nous sommes donc dans l’attente d’une réponse écrite depuis.

Nos conditions de vie deviennent de plus en plus difficiles puisque depuis le 13 mars 2008 nous dormons, comme vous le savez, dans des tentes de fortune. Nous sommes tous dans un état de santé physique comme morale très précaire c’est pourquoi nous espérons que vous aurez la possibilité de faire publier ces quelques informations afin que l’opinion publique prenne conscience de la réalité.

Cordialement,

Les 8 salariés des Ambulances Thomas, le 21 mars 2008



Voir aussi,
Les ambulanciers de Longvic appellent à l’aide (30/03/08)
Nouvelles des ambulanciers en grève (29/03/08)
Ambulances Thomas (24/03/08)
Suite de la grève (21/03/08)
Les ambulanciers ont campé devant leurs locaux (14/03/08)
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Soutien des ambulanciers des Alpes de Haute-Provence (20/03/08)
Dimanche 16 mars 2008
Grève à Longvic (21)


La grève, débutée mardi, des huit salariés de l’entreprise Ambulances Thomas de Longvic (voir notre édition d’hier
) se poursuit. Ils ont reçu hier de mains dhuissier le courrier quils réclamaient pour confirmation que leur salaire allait passer de 85% à 90%, pause de midi comprise. Courrier qui, selon eux, ignore encore un certain nombre de revendications, notamment celle qui exige de conserver la même amplitude de temps de travail (44 à 46 heures), pour que laugmentation de salaire soit effective.

Patrice Duthu, représentant de la société, qui navait pas répondu à nos question mercredi soir, a déclaré hier dans un communiqué que la demande de confirmation écrite était un «prétexte», «elle est à disposition des salariés depuis le 12 mars par affichage. Les lettres nayant pu être remises en main propre par labsence des salariés de leur lieu de travail.» Il précise par ailleurs que les 45 heures effectuées par les salariés ne correspondent pas à 35 heures payées, ce qui est le cas des ambulanciers payés à 75%. «Nous sommes payés 39 heures pour 45 heures de travail effectif, puisque les temps dattente, de rangement, de formalités administratives, dhabillage, etc. sont considérés comme des temps dinactivité selon un accord-cadre national», confirme un ambulancier.

Dans lattente dune réunion qui doit être organisée avec leur patron, les salariés poursuivent donc leur mouvement ; ils ont dormi cette nuit sous la tente, devant les locaux rue de lIngénieur-Bertin. Pour eux, de nombreux points restent encore irrésolus, notamment celui de «lorganisation dun planning hebdomadaire, ce que prévoit la loi».

Les taxis Gilles et Michèle Thomas situés à Barges nous prient de préciser quils nont plus rien à voir avec cette société, qui ne leur appartient plus même si elle a gardé leur nom.

Le Bien Public, 14 mars 2008



Ambulances Thomas : La réaction de la direction

La grève débutée mardi par huit salariés de l’entreprise Ambulances Thomas de Longvic ne laisse pas la direction sans voix. Celle-ci tient à apporter quelques précisions : «Le conflit social existant au sein de notre entreprise sinscrit dans le cadre dune négociation nationale ayant donné lieu à la régularisation dun avenant à la convention collective signé par les syndicats employeurs et certains syndicats salariés le 16 janvier 2008, avenant non encore étendu. Contrairement à certaines déclarations, les salariés de la société Ambulances Thomas ont été informés par leur entreprise, lors dune réunion tenue le mardi 11 mars, de son accord sur le principe dune application anticipée dudit avenant à des conditions qui ont été acceptées par lensemble des salariés. Cest donc contre toute attente, quà lissue de cette réunion, les salariés ont décidé dengager un mouvement de grève sous le prétexte dune demande de confirmation écrite.

Cette confirmation écrite est à la disposition des salariés depuis le 12 mars à midi, notamment par affichage. Toutefois, les lettres qui devaient être individuellement remises en main propre nont pu lêtre en raison de labsence des salariés sur leur lieu de travail ou tout lieu de contact», souligne la direction.

Elle ajoute : «Cest donc à tort que pour justifier leur mouvement de grève, les salariés prétendent se voir opposer un refus de confirmation écrite des engagements pris par lentreprise. La lettre est, à cette heure, entre les mains des salariés que nous avons été contraints de leur faire remettre par la voie dun mandataire. Les revendications étant satisfaites, rien ne justifie le maintien du mouvement de grève. Enfin la société Ambulances Thomas entend protester contre laffirmation inexacte selon laquelle les salariés seraient contraints à un travail effectif de 45 heures pour 35 heures réglées : 45 heures damplitude, pauses comprises, affectées dun coefficient de 85% ne correspond en rien à 35 heures. Cette contrevérité vise à alimenter une relation contentieuse ne reposant sur aucun fondement et le rétablissement de la vérité à cet égard simpose dès lors quil est porté une atteinte inadmissible à limage de lentreprise et à la qualité et à la sécurité du service rendu ».

Le Bien Public, 15 mars 2008



Voir aussi,
Les ambulanciers de Longvic appellent à l’aide (30/03/08)
Nouvelles des ambulanciers en grève (29/03/08)
Ambulances Thomas (24/03/08)
Suite de la grève (21/03/08)
Les ambulanciers ont campé devant leurs locaux (14/03/08)
Des ambulanciers réclament une hausse de salaire (13/03/08)
Vendredi 14 mars 2008
Grève à Longvic (21)

Huit ambulanciers de la société Gilles Thomas à Longvic se sont mis en grève mardi après-midi, et pour une durée illimitée, dénonçant «de mauvaises conditions de travail», mais en premier lieu, un désaccord sur les salaires.

«Nous avons des cadences trop importantes, nous sommes sommés d’aller toujours plus vite et denchaîner les courses : on ne nous laisse pas le temps dont nous avons besoin pour être avec le patient», déclare Filomène Rodriguez, déléguée CGT.

Au-delà, les ambulanciers sérigent contre un accord cadre national qui prévoit une rémunération variant de 70 à 90%, en fonction du nombre de permanences travaillées, et tablant sur les temps dits d'inactivité. «Si on ne roule pas, on est en train de transporter le malade, ou de le soigner, ou de nettoyer, ou de ranger dans le local ! Et puis avec le malade il y a les temps dattente, de rédactions administratives, etc.», s'indigne la déléguée syndicale ; «on est toujours en activité à 100% ; une heure travaillée, ce doit être une heure payée !» «Le mécontentement est national, mais il ny a pas eu vraiment de mouvements de grèves parce que nous avons déjà des petits salaires, et quil nous faut déjà faire 45 heures pour en être payé 35 !», ajoute lambulancier Michael Drapier.

Les salariés de chez Thomas malgré tout, entendent faire changer la situation chez eux : «Nous réclamons de passer de 85% à 90%, mais temps de pause compris, et nous voulons surtout obtenir des engagements datés et écrits de notre patron, qui sy refuse», conclut-il.

Aujourdhui, la grève se poursuit, et les ambulanciers effectueront une opération de tractage auprès des institutions médicales de Dijon.

Contact

Le Jura Libertaire
Au Coffre-Fortcoffre-fort.JPG
rue de Bonneville
(en face de l’I.M.E.)
F-39200 saintClaude

Activités
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