Samedi 13 juin 2009

Dîner de mutuelles de fraudeurs à la Rôtisserie, le dimanche 14 juin 2009, 4 rue Ste-Marthe, métro Belleville, 19h à 22h30
Taboulé, salade verte, fromage, curry bœuf, ratatouille, riz basmati, gâteaux divers et variés… Prix libre.
Les bénéfices seront reversés à la mutuelle des Piratp et à celle du 14e naissante, pour alimenter nos caisses communes.
Tickets chers… Passe Navigo imposé : fichage, déplacements enregistrés, nouvelle industrie juteuse et polluante… GPSR, police ferroviaire, contrôleurs, flics, militaires «Vigipirate»… Vidéosurveillance… Chasse aux sans-papiers, pub, campagnes infantilisantes sur la civilité… Mobilier anti-SDF dans les stations… «Service minimum» anti-grève… Ouvrier-e-s du nettoyage proprement pressurés…
Face au déploiement d’une logique sécuritaire de plus en plus absurde dans les transports en commun, au harcèlement des personnes immigrées à travers les contrôles, à la mise en place forcée de technologies comme le Navigo et sa puce RFID, et les caméras de surveillance, bref, à une politique qui utilise les transports publics comme un laboratoire de gestion des foules, et pour promouvoir l’accès gratuit à des transports qui seraient autogérés et financés solidairement par la collectivité,
Nous nous sommes organisés en mutuelles de fraudeurs.

MODE D’EMPLOI :
— Décider de monter une caisse collective permettant de se rembourser les amendes prises dans les métros, bus, RER, trains, tramways d’Île-de-France.
— Se retrouver à une dizaine de personnes (pour commencer) avec vos potes, collègues de travail et/ou de galère, voisins.
— Fixer une cotisation mensuelle à verser dans une caisse commune (entre 5 et 7 euros par exemple).
— Se réunir régulièrement pour faire le point.
— S’échanger les astuces de fraude et d’esquive des contrôleurs.

Nous serons ravis, fraudeurs, resquilleurs, pirates, d’échanger autour de cette pratique.
Pour rejoindre une mutuelle, trouver des conseils pour créer la vôtre, passer une soirée tranquille, venez boustifailler à la Rôtisserie le 14 juin.
Les Piratp et la Mutuelle du 14e naissante - juin 2009
Rien ne vous empêche bien sûr de créer vos mutuelles de fraudeurs aussi en province parce que les contrôleurs sévissent aussi dans les villes de province partout ou il y a des transports publics comme privatisés.



Car lorsque l’on évoque le
sabotage et la CGT, il est une figure qui s’impose d’emblée, celle du militant anarchiste Émile Pouget (1860-1931). Défendant la nécessité de la lutte organisée dans les syndicats contre le
Capital et l’État, il est l’un des dirigeants de la CGT qui met en avant la tactique du sabotage dans la lutte. Il s’inspire alors de l’expérience anglaise (boycottage et sabotage) et de
l’usage quotidien qu’en font les ouvriers. Cet acte, bien que le plus souvent individuel, vient «souligner la revendication collective» pour «ramener les patrons récalcitrants à de meilleurs
sentiments». Selon le principe «à mauvaise paye, mauvais travail» cette tactique peut s’appliquer au travail à temps (sabotage de la quantité) ou aux pièces (sabotage à la qualité). À son
initiative, le principe du sabotage est adopté par les congrès de la CGT de Toulouse (1897), Rennes (1898) et Paris (1900) et une commission «boycottage et sabotage» est même mise en place au
sein de la Confédération (elle existera semble-t-il jusqu’en 1918). À Toulouse, Pouget propose une motion en réponse à la mesure du préfet de la Seine qui a interdit aux travailleurs
municipaux de participer au Congrès : «Le Congrès, reconnaissant qu’il est superflu de blâmer le gouvernement qui est dans son rôle en serrant la bride aux travailleurs, engage les
travailleurs municipaux à faire pour cent mille francs de dégâts dans les services de la ville de Paris» ; les délégués CGT applaudissent unanimement. À la suite du Congrès, Pouget annonce
dans son journal Le Père Peinard, la préparation d’une brochure sur le sujet et appelle : «Les bons bougres qui auraient des tuyaux à faire connaître sur la question, — surtout des
moyens de saboter appropriés à chaque industrie — sont invités à les faire connaître, ils seront utilisés». La célèbre brochure, Le Sabotage, est finalement publiée vers 1911-1912







Or, le conflit pourrait durer jusqu’au 31
octobre, date prévue pour la fin des négociations sur les transferts prévus de personnel et d’outillage du public au privé. La CGT se dit «dans la capacité de s’inscrire dans le long terme», mais
Pascal Galéoté s’interroge : «Vous voyez l’impact économique que ça a ?» Le syndicat préfèrerait de vraies négociations, car il n’est pas opposé en bloc à la réforme et se dit prêt à discuter.
«L’opposition frontale n’est pas salvatrice», admet Galéoté. «On n’est pas des gréviculteurs, assure Daniel Manca (dockers CGT). On ne fera pas grève illimitée. Mais il faut des accords négociés.
Et il y a un débat de fond : le maire, ici, veut des hôtels de luxe sur le port, des bateaux de croisière, un Palais des Congrès, une marina, pour nous éliminer petit à petit, pour que ceux qui
profitent du Port ne soient pas ceux qui, comme nous, y travaillent.»




