Lundi 12 mai 2008
Le rattachement de l’Enseignement agricole public à l’Éducation nationale ou la fin annoncée de l’exode rural pédagogique

Jamais à lordre du jour, mais pourtant toujours dactualité, le rattachement prévisible de lEnseignement agricole public à l’Éducation nationale, présenté comme la solution globale aux restrictions budgétaires imposées aux EPLEA ne fait quesquiver en définitive les questions essentielles liées à la ruralité, à lagriculture et à leur enseignement.

Non, l
école nest pas une marchandise

En n
utilisant que des critères économico-quantifiables pour juger de la validité de lexistence de telle ou telle filière de formation, ce gouvernement cherche en réalité à détruire le service public. Jamais lécole naura subi autant dattaques de la part de ceux-là même qui devraient la soutenir. Le démantèlement des lycées agricoles (et par la suite des CFA et CFPPA) au nom dune prétendue nécessité de rentabilité, nest quune étape de plus dans la réduction du champ de lenseignement public au profit de celui — mercantile, confessionnal, pro-industriel — de structures privées.

À des savoirs fondamentaux de plus en plus restreints enseignés sous surveillance et contraintes budgétaires par l
enseignement public sopposera toute liberté donnée à lenseignement privé pour délivrer des diplômes pseudo-qualifiants à ceux qui pourront payer pour cela.

Le projet de l
’Enseignement agricole public doit être modifié pour aller de lavant

En voulant transformer l
Enseignement agricole public en de rares pôles dadaptation rapide aux métiers restants de la technologie agricole, le ministère de l’Agriculture réduit la ruralité à son seul aspect productiviste. Pourtant, jamais autant denvies, de besoins et de nouveaux comportements navaient émergé autour de lidée de la nature et de la ruralité : agriculture biologique, retour à la campagne, protection de lenvironnement, vie communautaire, éco-habitat… Le projet des EPLEA doit désormais sorienter vers ces nouvelles attentes et la promotion dune agriculture saine. La création détablissements de la nature et de la ruralité peut aider à la quête de sens dune partie de la jeunesse dans ce monde désemparé et en faire les acteurs ruraux de demain.

Pour une éducation émancipatrice

Lhistoire de lEnseignement agricole public est celle dune recherche de nouvelles pratiques pédagogiques centrées sur lapprenant et remarquables dans un contexte étatique. Chacun sait qu’il nen est pas de même au sein de l’Éducation nationale où les rares tentatives (ex. : TPE) se sont éteintes rapidement. La recherche déconomies à grande échelle et lhomogénéisation des pratiques au sein dun supra-ministère éducatif réduira linnovation pédagogique à une peau de chagrin faite de souvenirs de pluridisciplinarité, de pédagogie de projets et dindividualisation des parcours, enfermés que nous serons dans des classes multi-filières de 40 élèves…

Pour une transformation des EPLEA en des structures valorisantes de mixité sociale et d
apprentissage en commun

Les EPLEA ont vécu dans leurs formes actuelles parcourues de déchirures corporatistes. Les exploitations doivent cesser d
être des centres de profits pour retrouver leur unique valeur pédagogique en termes dagriculture exemplaire. Les CFA et CFPPA ne doivent plus être des lieux dapprentissages entre formateurs depuis trop longtemps précaires et apprentis-stagiaires dévalorisés. La CNT-FTE milite pour un corps unique de la maternelle à luniversité, pour la titularisation de tout le personnel, pour la prise en compte de tous autour dun projet pédagogique appartenant à tous. Lécole doit redevenir le lieu dapprentissage du «projet de vie commune».

Pour des établissements autogérés à taille humaine et ancrés dans les territoires

Combien de réformes inapplicables notifiées par note de service devons-nous gérer au quotidien ? Combien de nécessités locales ne peuvent trouver leur place dans le carcan administratif ministériel ? L
enseignement agricole puise toute sa force dans son lien au local. Celui-ci doit être renforcé, non pas avec un nouveau pouvoir régional ou féodal mais par lautogestion et la confiance dans les équipes des établissements volontaires et impliquées dans leur projet. En nous rattachant à l’Éducation nationale, on nous propose le modèle inverse : de devenir à terme des caissières anonymes esseulées dans les hypermarchés du savoir que sont en train de devenir les établissements scolaires…

La Fédération des Travailleuses/eurs de l’Éducation (FTE) est au sein de la Confédération nationale du Travail la structure qui regroupe les syndicats de l’Éducation. C'est un syndicat de combat, autogestionnaire, porteur d’un projet éducatif et pédagogique. La CNT-FTE croit que le syndicalisme doit redevenir ce qu’il n’aurait jamais dû cesser d’être : révolutionnaire, c’est-à-dire porteur d’un projet pour une société plus juste, plus égalitaire, plus libre…

La Fédération des Travailleuses/eurs de la Terre et de l’Environnement
(FTTE) au sein de la Confédération nationale du Travail lutte contre les accapareurs et les spéculateurs fonciers, conteste les normes industrielles, recherche l’autonomie vis à vis des banquiers et des techniciens, refuse le parasitisme des structures para-agricoles, construit des réseaux de solidarité (entraides, coopératives…) pour construire une véritable alternative à l’industrialisation de l’agriculture.


Intersyndicale SUD rural – CNT éducation du Lycée agricole Claude-Simon de Rivesaltes (Pyrénées-Orientales)
Vendredi 2 mai 2008

Non seulement les fraises importées d’Espagne n’ont aucun goût, mais elles représentent une catastrophe environnementale et sanitaire. Voici de quoi vous en dégoûter à tout jamais…

D
ici à la mi-juin, la France aura importé dEspagne plus de 83.000 tonnes de fraises. Enfin, si on peut appeler «fraises» ces gros trucs rouges, encore verts près de la queue car cueillis avant dêtre mûrs, et ressemblant à des tomates. Avec dailleurs à peu près le goût des tomates…

Si le seul problème posé par ces fruits était leur fadeur, après tout, seuls les consommateurs piégés pourraient se plaindre d
avoir acheté un produit qui se brade actuellement entre deux et trois euros le kilo sur les marchés et dans les grandes surfaces,après avoir parcouru 1500 km en camion.

À dix tonnes en moyenne par véhicule, ils sont 16.000 par an à faire un parcours valant son pesant de fraises en CO2 et autres gaz d
échappement. Car la quasi-totalité de ces fruits poussent dans le sud de lAndalousie, sur les limites du parc national de Doñana, près du delta du Guadalquivir, lune des plus fabuleuses réserves doiseaux migrateurs et nicheurs dEurope.

Il aura fallu qu
une équipe denquêteurs du WWF-France sintéresse à la marée montante de cette fraise hors saison pour que soit révélée laberration écologique de cette production qui étouffe la fraise française (dont une partie, dailleurs, ne pousse pas dans de meilleures conditions écologiques). Ce quont découvert les envoyés spéciaux du WWF, et que confirment les écologistes espagnols, illustre la mondialisation bon marché. Cette agriculture couvre près de six mille hectares, dont une bonne centaine empiètent déjà en toute illégalité (tolérée) sur le parc national. Officiellement, 60% de ces cultures seulement sont autorisées ; les autres sont des extensions «sauvages» sur lesquelles le pouvoir régional ferme les yeux en dépit des protestations des écologistes.

Les fraisiers destinés à cette production, bien qu
il sagisse dune plante vivace productive plusieurs années, sont détruits chaque année. Pour donner des fraises hors saison, les plants produits in vitro sont placés en plein été dans des frigos qui simulent lhiver, pour avancer leur production. À lautomne, la terre sableuse est nettoyée et stérilisée, et la microfaune détruite avec du bromure de méthyl et de la chloropicrine. Le premier est un poison violent interdit par le protocole de Montréal sur les gaz attaquant la couche dozone, signé en 1987 (dernier délai en 2005) ; le second, composé de chlore et dammoniaque, est aussi un poison dangereux : il bloque les alvéoles pulmonaires en entraînant de violentes douleurs.

Qui s
en soucie ? La plupart des producteurs de fraises andalouses emploient une main-d’œuvre marocaine, des saisonniers ou des sans-papiers sous-payés et logés dans des conditions précaires, qui se réchauffent le soir en brûlant les résidus des serres en plastique recouvrant les fraisiers au cœur de lhiver… Un écologiste de la région raconte lexplosion de maladies pulmonaires et daffections de la peau.

Les plants poussent sur un plastique noir et reçoivent une irrigation qui transporte des engrais, des pesticides et des fongicides. Les cultures sont alimentées en eau par des forages dont la moitié ont été installés de façon illégale, et dont 80% tirent plus d
eau quils ne sont autorisés à le faire : en moyenne 4500 m3 par hectare. Ce qui transforme en savane sèche une partie de cette région dAndalousie, entraîne lexode des oiseaux migrateurs et la disparition des derniers lynx pardel, petits carnivores dont il ne reste plus quune trentaine dans la région, leur seule nourriture, les lapins, étant en voie de disparition. Comme la forêt, dont 2000 hectares ont été rasés pour faire place aux fraisiers.

La saison est terminée au début du mois de juin. Les cinq mille tonnes de plastique sont soit emportées par le vent, soit enfouies n
importe où, soit brûlées sur place. Et les ouvriers agricoles sont priés de retourner chez eux ou de sexiler ailleurs en Espagne, pour se faire soigner à leurs frais après avoir respiré des produits nocifs.

La production et l
exportation de la fraise espagnole, lessentiel étant vendu avant la fin de lhiver et en avril, représente ce quil y a de moins durable comme agriculture, et bouleverse ce qui demeure dans lesprit du public comme notion de saison. Quand la région sera ravagée et la production trop onéreuse, elle sera transférée au Maroc, où les industriels espagnols de la fraise commencent à sinstaller. Avant de venir de Chine, doù sont déjà importées des pommes encore plus traitées que les pommes françaises…

Claude-Marie Vadrot
Politis, 12 avril 2007
Jeudi 10 avril 2008
Dimanche 6 avril, à Florac, se tenait le 2e Salon de l’écotourisme. Inscrit dans la semaine du développement durable, la Lozère mettait en valeur son capital nature… En fin de matinée, se tenait un «débat libre et animé». Sur une estrade, représentant politique (Hubert Pfister, président de la Communauté de communes de la Cévennes des hauts Gardons, maire de St-Martin de Lansuscle, président de lassociation Cévennes éco-tourrisme, propriétaire dun gîte coquet…), administratif (Louis Olivier, directeur du Parc national des Cévennes), cautions intellectuelles, associatifs ou acteurs économiques (comme Claude Beaubier, professeur à luniversité de Perpignan, créateur dune agence de voyage «alternative» pour Madagascar et consultant en management et ressources humaines) comptaient bien promouvoir un «développement durable» en Cévennes.

C
était sans compter sur quelques trublions et badauds qui perturbèrent de leur sans gène le bon cours de la représentation. Les spécialistes attendaient les applaudissements et une adhésion à leur propagande, ils ont reçu les critiques méritées. Des voix se sont dressées, un tract lu et distribué, le consensus managerial voulu par ces éco-entrepreneurs se brisa.

Voici le texte diffusé à cette occasion :

Écotourisme durable : la turista du vingt et unième siècle

Contrairement à ce qu
on pourrait croire de prime abord, il existe une industrie de masse en Lozère : cest le tourisme. Elle fleurit sur lexploitation dun capital ; la «nature sauvage» ou «nature préservée» avec comme principale vitrine le Parc national des Cévennes. Son offre est dautant plus concurrencielle quelle sappuie sur une main d’œuvre bon marché composée de petits artisans, de petits agriculteurs, de petits propriétaires de gîtes et dun milieu associatif culturel pour une bonne part bénévole et subventionné.

Comme toutes les autres, cette industrie génère de nombreuses nuisances : pollutions diverses, pillage des ressources naturelles (notamment l
eau), occupation du foncier quand une bonne part de la population galère pour sinstaller, se loger, développer des projets dautosubsistance et dactivité paysanne. Elle est en outre fortemement consommatrice de terres agricoles.

Elle se déploie sur un marché ; celui des loisirs des populations issues des pays industrialisés c
est-à-dire récoltant les fruits du système dexploitation mondial et de ses effets désastreux : travail forcé, famines, désastres écologiques durables…

Repeindre le tourisme aux couleurs consensuelles de l
écologie et de léquité ne change rien à sa nature ; cela sapparente plutôt à une volonté de manipulation en vue dobtenir ladhésion de tous ou, tout au moins, la neutralisation de la critique.

À travers la Charte européenne pour le développement durable des espaces protégés et la promotion de l
écotourisme, il sagit de mener une opération marketing de grande ampleur afin délargir le marché ; et détaler les «flux» touristiques sur une plus longue période pour mieux gérer leur augmentation en conservant limage de marque dun tourisme de qualité, labellisé du terroir. Le territoire devient alors une entreprise au développement de laquelle les habitants sont sommés de participer. Devenir prestataire de service, guide, gardien, animateur, ou figurant souriant du grand musée de la nature lozèrienne et de la «culture» cévenole. Et quel meilleur mausolée quun musée grandeur nature pour inhumer ces cadavres encore frais ? Et quelle place reste-t-il pour vivre quand tout devient musée et galerie marchande ? Et pourquoi ne pas carrément édifier un parc dattractions européen écoéthiquementcitoyendurable ? On pourrait lappeler Lozèreland, Camisarland, ou Parc Cevennix. On y parcourerait des sentiers balisés à thème avec des étapes dans de charmantes bourgades où prendraient place des reconstitutions historiques en costume de la vie quotidienne des siècles passés. On pourrait visiter chaque maison, hameau ou cabane pour mieux simprégner du quotidien de ces gens qui vivent «autrement». Tout le monde participerait de ce grand œuvre et largent coulerait à flots.

Bien sûr il faudrait calmer les récalcitrants, voire les dégager mais cela n
a jamais été un problème et la bonne marche des affaires est à ce prix. «Développez ! Développez ! Il en restera toujours quelque chose» aurait pu dire Goebbels. Certes il en restera toujours quelque chose, mais quoi et pour qui ? Des montagnes de merde pour tous et de juteux bénéfices pour quelques uns ; comme toujours !
Mercredi 2 avril 2008

Ce sont plusieurs dizaines de collègues contractuels et vacataires de la région PACA qui se trouvent privés de près de la moitié de leur traitement depuis septembre 2007 ! Du bon prof à 700 ou 800 euros par mois, elles est pas belle la vie Nicolas ?

Nous avons dit NON ce mercredi 5 février au Lycée agricole Agricampus de Hyères (Var) et débrayé une heure durant pour organiser la riposte, réunis en Assemblée générale. Le surlendemain à Marseille, des délégations d’enseignants de toute la région PACA investissaient les bureaux du Service régional de la Formation et du Développement de la DRAF (Direction régionale de l’Agriculture et de la Forêt). Les justifications du chef de service, nous recevant 2 heures, sont molles : complexité technique liée à la gestion différenciée des statuts d’employés, abondement insuffisant de lignes budgétaires, réticence de l’administration centrale à reconnaitre les difficultés de ses services déconcentrés ou décentralisés. Bref, pas de promesse de paiement avant la fin du mois de mars ; pire, le chef de service refuse de s’engager sur le renouvèlement des contrats de ces mêmes collègues au delà de mars. Une autre couche ? Les heures supplémentaires de ce personnel jetable seraient proposées aux titulaires dans le cadre d’un redéploiement horaire.

C’est bien par respect de la légalité que nous avons quitté les lieux sans laisser libre cours à notre colère, légalité dont ne s’encombre plus notre administration. Le soir même au lycée de Hyères, un nouveau débrayage réunissait les collègues en Assemblée générale. Nous avons adopté les actions suivantes :
- Convocation d’une Assemblée générale le mercredi de la rentrée, 27 février à 14 heures pour préparer des actions.

- Préavis de grève pour le jeudi 6 mars.

- Rétention des notes trimestrielles et certificatives, courrier aux élus et candidats, à la presse.

- Rédaction d’une lettre-type à l’adresse des parents pour envoi au ministre.

Ces actions accompagnent des «référés en provisions» auprès du Tribunal administratif.

Salut fraternel aux collègues militants du SNETAP pour leur capacité d’organisation et d’action.

Gilles SARTRE, Enseignant au LEGTA Agricampus de Hyères,
militant CNT -
Syndicat des travailleurs de l’industrie,
du commerce et des services du Var
Jeudi 7 février 2008
Adrian, faucheur volontaire, comparait vendredi 8 février à Montauban suite à son refus de fichage ADN.

À l’occasion de sa précédente convocation au tribunal, le 11 janvier dernier, des agriculteurs de la FNSEA occupaient la place au tribunal, venant demander une punition contre ce «lanceur d’alerte». Ils ont prétendu interdire l’accès à la salle d’audience aux personnes venues soutenir Adrian, provoquant des échauffourées. (On a pu remarquer à l
occasion une bien plus grande mansuétude des forces de police envers les haineux de la FNSEA que contre les lycéens anti LRU…)

Suite à des bruits de forte mobilisation FNSEA, la plupart des syndicats, associations… se sont retirés et ont appelé à la démobilisation.

De son côté la CNT AIT 82 diffuse le tract suivant, pour rappeler que le fichage ADN n
est pas reservé quaux seuls faucheurs … et que cest bien dun choix de société quil sagit. La nouvelle PAC 2013 se profile à lhorizon…

POURQUOI LES PAYSANS DISPARAISSENT LES UNS APRÈS LES AUTRES ?

Les faits sont éloquents. En 2003, la France ne comptait plus que 589.000 exploitations agricoles contre plus d’un million et demi en 1970. Et les raisons de cette régression tout le monde les connaît :

Au delà de la Politique Agricole Commune et des quotas imposés, cest toute lorganisation de la production et des échanges au niveau mondial qui est en cause. Si nous ne faisons rien, en 2015 combien de paysans restera-t-il et comment vivrons-nous ?

Et cest ce pouvoir qui isole et qui réduit le monde agricole à cette peau de chagrin économique, qui défend la logique économique actuelle du tout profit pour les multinationales, cest ce même pouvoir qui dans le même temps quil réduit les uns à la misère organise une répression de fer contre les autres. Il ny a pas besoin davoir fait lENA pour comprendre quaujourdhui cest Adrian qui est poursuivi pour avoir refusé un test ADN mais que demain ce sera le tour des viticulteurs ou des horticulteurs en colère ou de quiconque refusera de se soumettre aux fameuses «lois du marché».

Nous pouvons tous faire le même constat : imposer des tests ADN est une atteinte à la dignité humaine, refuser cette ignominie cest un acte courageux et nécessaire que nous devons tous soutenir pour défendre nos libertés.

Contre cette logique de destruction et doppression la solidarité de tous les agriculteurs comme de toute la population est plus que jamais à lordre du jour.

SOLIDARITÉ AVEC ADRIAN !

RDV pour lassemblée populaire :
Vendredi 8 février à 12h30 Place Nationale de Montauban (82).

Procès à partir de 14h devant le TGI de Montauban.


CNT AIT Montauban

Contact

Le Jura Libertaire
Au Coffre-Fortcoffre-fort.JPG
rue de Bonneville
(en face de l’I.M.E.)
F-39200 saintClaude

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