Jeudi 16 avril 2009
Des véhicules militaires allemands brûlés

Une trentaine de véhicules de l’armée allemande ont été incendiés dans la nuit de dimanche à lundi sur un parking militaire à Dresde, dans le sud-est du pays, a-t-on appris auprès de la police.

Le montant des dégats occasionnés aux véhicules — des autobus, voitures et camions — se monte à environ deux millions d
euros, selon une porte-parole de la police criminelle régionale.

La police, qui a ouvert une enquête, nexclut pas une éventuelle action de groupes extrémistes de gauche.

Leur presse (AFP), 13 avril 2009.


Une trentaine de véhicules de l’armée allemande incendiés

Une trentaine de véhicules de larmée allemande ont été incendiés dans un centre de formation militaire à Dresde (est) dans la nuit de dimanche à lundi, causant pour plusieurs millions deuros de dégâts, a annoncé la police lundi.

Des autocars, des camions et des voitures — mais pas de chars — ont été entièrement réduits en cendres, a précisé Silvaine Reiche, porte-parole de la police.

La police a été avertie vers 3h00 lundi matin et a découvert au moins trois départs d
incendie.

Il n
y a pas eu de blessé.

Leur presse (AP), 13 avril 2009.
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Mardi 10 mars 2009
L’OTAN : Une arme de destruction massive…

En effet, l’offensive du Capital contre les travailleur-se-s se traduit sous deux aspects principaux pour rebondir sur la crise systémique du capitalisme et organiser sa mutation. Le premier, les États et notamment le nôtre, maintiennent le cap d’éliminer les acquis sociaux, les services publics, le droit du travail… Bref, les «réformes» doivent passer malgré les dommages collatéraux qui suivront et qui s’ajouteront à la pléthore de travailleurs pauvres. Le second est de redéfinir la nouvelle stratégie de conquête de l’impérialisme qu’officialiseront et fêteront la France et ses alliés les 3 et 4 avril à Strasbourg en célébrant l’OTAN. Ces deux aspects sont intrinsèques, les travailleur-se-s doivent garder à l’esprit qu’il n’y a pas séparation d’intérêt entre les politiques de casse sociale et la politique internationale ; expansionniste et donc terroriste où les seules motivations sont : profits, profits et encore profits !

L’OTAN (Organisation du traité de l’Atlantique Nord), née en 1949, pour contrer le Bloc soviétique et cogérer avec celui-ci la Guerre froide, est un outil militaire par excellence au service des intérêts politiques, économiques et stratégiques de ses membres. Structurée pour servir de protection au Bloc occidental dont l’Europe de l’Ouest et dirigé par les États-Unis, l’OTAN est le bras armé de l’impérialisme capitaliste de l’hémisphère nord.


Au terme du Bloc soviétique et de la Guerre froide, l’Alliance atlantique devait en toute logique se dissoudre… Que nenni, elle ne cesse depuis près de vingt ans de s’étendre en y accueillant des pays de l’Europe centrale après avoir — sous couvert d’opération humanitaire, mais en fait d’intérêt capitaliste occidental — fait la guerre en ex-Yougoslavie. L’Otan ne connaît pas ses limites et au-delà de la protection active des intérêts de ses membres, une stratégie d’ingérence confirme son désir de suprématie dans le cadre de la guerre économique mondiale qu’elle livre avec les super puissances (Russie, Japon, Chine, Asie du sud-est, Moyen-Orient, Amérique latine, Afrique…). L’affrontement géorgien de l’été 2008 et la crise gazière ukrainienne de janvier 2009, l’intervention au Kosovo en 2004, la «révolution orange» en Ukraine en 2004, sont autant de «crises» politiques et sociales où surfe l’Alliance. Celle-ci prétend vouloir protéger les peuples et s’imposer comme gendarme face aux régimes dit anti-démocratiques, pourtant elle agit en corrélation avec la Banque mondiale, le FMI, l’OMC, l’UE, pour organiser le pillage de la planète et la misère des deux tiers de sa population. Nos métropoles sont le fer de lance de ce processus de destruction et d’aliénation !


… contre (tous) les travailleurs !

La guerre en Afghanistan éclaire la réalité impérialiste : Les arguments de l’Otan prétendant défendre la démocratie dans le monde et notamment la population afghane est un leurre ; le gouvernement afghan ne défend pas les droits des femmes, ces dernières ne peuvent toujours pas avoir accès à l'éducation et à la santé. La prison de Lashkar Gah sert surtout à emprisonner des condamnées pour relations sexuelles illégales alors qu’en fait, ce sont les femmes qui sont victimes de viols. Les aides au développement et aux besoins sociaux versées au peuple afghan sont des gouttes d’eau comparées au déluge de fric gaspillé pour la guerre. L’aide consentie depuis 2002 est d’environ 15 milliards de dollars — agriculture, santé, éducation, reconstruction de logements, équipements publics, institutions d’État dont les forces répressives, doivent se partager cette «cagnotte». Le coût de la guerre a lui déjà dépassé les 1000 milliards de dollars et celle-ci s’amplifie… À qui profite la guerre ?

À l’extérieur de ses frontières, l’Otan installe des bases militaires au Moyen-Orient, en Asie centrale, protège entre autres des approvisionnements en pétrole, provoque et encercle l’Iran, soutient économiquement et militairement Israël, projette un bouclier antimissile en Europe de l’Est — préparant ainsi un gigantesque choc contre la Russie et d’autres puissances militaires.

À l’intérieur de ses frontières, sous le commandement des États-Unis, l’Alliance va superviser le futur conseil des ministres de l’Intérieur de l’Otan. Objectif : accroître le contrôle social (puces RFID, biométrie, vidéo-surveillance, contrôle des frontières, fichage…). Sous couvert de lutte antiterroriste, les gouvernements membres entendent surtout pouvoir réprimer face aux contestations sociales prévisibles, engendrées par la «crise économique» qui va jeter des millions de travailleur-se-s dans la pauvreté. Pire, les mesures déjà drastiques de sécurité sous l’autorité de l’UE seront bientôt subordonnées à l’Oncle Sam. À Strasbourg, avion Awacs et drones seront appuyés par des avions de combat et des hélicoptères, la ville est considérée potentiellement comme terroriste, elle sera donc barricadée et sa population archi policée pour la préparation et durant le sommet.


Pas de guerre entre les peuples
Pas de paix entre les classes !


Les sommes monstrueuses englouties dans les politiques sécuritaires et militaires, si elles étaient investies aux besoins sociaux et à la reconstruction, ici et là-bas, donneraient espoir d’un monde solidaire, les peuples ne seraient pas acculés aux replis identitaires, nationalistes et protectionnistes. La guerre reculerait avec certitude ! Pourquoi ne pas investir des milliards contre les trafics d’armes ? Pourquoi ne pas investir des milliards pour l’égalité des femmes ? pierre angulaire de l’égalité sociale. Pourquoi ne pas investir des milliards pour un droit du travail tiré vers le haut ? Pour la simple et bonne raison que la paix fait peur ! Elle fait peur aux lobbys des armes, peur aux lobbys de la finance et du patronat international, peur à toutes celles et tous ceux qui entendent exploiter leurs semblables en toute liberté. Avec l’OTAN, la démocratie est mutée en régime totalitaire !


Depuis 1966 la France ne fait plus partie du commandement intégré de l’OTAN tout en restant membre de l’alliance militaire (exemple afghan). Aujourd’hui elle veut réintégrer totalement l’organisation, son chef d’État prétend même conditionner son entrée si à «son» pays lui est attribué deux commandements. N. Sarkozy est fidèle à sa «vision», purement occidentaliste : la France (et l’UE) doit s’affirmer «dans sa famille occidentale» et dans «les valeurs occidentales qui sont pour elle essentielles» (Discours de janvier 2008 devant le corps diplomatique français). Lorsqu’il déclare faire en sorte que «Paris et l’ensemble des capitales occidentales parlent désormais toute d’une seule voix…» Comme G. Bush et tous les néo-conservateurs islamophobes, N. Sarkozy est dans une logique de guerre contre tout ce qui ne relève pas des «valeurs occidentales» (judéo-chrétiennes et néo-libérales). Bref, il est au plus près d’une politique fascisante qui, pour «garantir la paix et la sécurité», prône une domination occidentale du monde, par la guerre s’il le faut !

Le Capital, pour mieux régner, divise les travailleur-se-s, aussi ceux-ci doivent renouer les liens qui les unissent. Ils et elles doivent reconstruire une vaste solidarité, seule véritable résistance contre les menaces, protectionnistes, nationalistes, de chômage et de guerre. Suffit de payer la guerre des riches contre les pauvres ! Suffit de payer un sommet dans le faste et la paranoïa sécuritaire qui se tiendra à Strasbourg, à Kehl et à Baden Baden !

Du 1er au 5 avril à Strasbourg
AGISSONS CONTRE L’OTAN !


Quelques liens sur la préparation du contre sommet :
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Samedi 24 janvier 2009
Boycott : Déjà dix universités britanniques occupées pour faire cesser des collaborations avec Israël

Des occupations ont actuellement lieu dans une dizaine d’universités britanniques, y compris Oxford, en solidarité avec le peuple palestinien et pour demander l’arrêt des collaborations universitaires avec Israël. Ci-dessous le texte écrit par les étudiants du prestigieux King’s College à Londres.

Chers amis,

Les étudiants de l’université de King’s College à Londres occupent actuellement leur université afin de manifester toute leur solidarité avec le peuple palestinien et condamner le massacre perpétré par Israël. Ce mouvement d’occupation solidaire a été largement suivi cette semaine dans bon nombre d’universités anglaises (SOAS, LSE, Oxford, Essex, Sussex, Birmingham, Manchester, Nottingham, Newcastle). Aucun mouvement étudiant n’a connu une telle ampleur au Royaume-Uni depuis les mobilisations contre l’Apartheid et contre le Vietnam.

Une conférence de presse a été tenue aujourd’hui sur le lieu d’occupation à King’s College, à laquelle ont assisté nombre de médias britanniques (The Guardian, Channel Four, The Times…) et internationaux (Al Jazeera International, BBC Arabic, Press TV Iran…).

Les étudiants de King’s College revendiquent en particulier la révocation du titre de docteur honoris causa remis dernièrement par l’université de King’s College à Shimon Peres. Ils trouvent inacceptable qu’une personne responsable du meurtre de centaines de civils et du massacre de Qana en 1996 puisse recevoir de tels honneurs.

Ils demandent aussi à l’Université de condamner officiellement l’action militaire israélienne et d’accorder cinq bourses d’étude aux étudiantes et étudiants palestiniens.

Nous vous serions particulièrement reconnaissants si vous pouviez envoyer des messages de solidarité à cette adresse  et diffuser cette nouvelle au sein de vos réseaux.

Nous avons besoin de votre solidarité et de votre soutien.

Mille remerciements.

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Lundi 19 janvier 2009

En mai dernier, Israël fêtait ses 60 ans. Les bougies ont à Gaza la forme d’incendies géants. La farine du gâteau c’est la chair, le sang et les os des Palestien-ne-s explosé-e-s par les bombes. Après ces bombes, l’offensive terrestre… bientôt les bulldozers ? Depuis le 27 décembre 2008 l’armée israélienne détruit Gaza et assassine ses habitant-e-s (le 17 janvier 2009, déjà plus de 1200 mort-e-s et 5200 blessé-e-s).

Ce n’est pas la première fois que l’armée israélienne fait couler le sang à Gaza, même si cette dernière attaque est particulièrement meurtrière. Se posant une fois de plus en victime, c’est la rupture d’une trêve par le Hamas qui est invoquée. Cette trêve était tout de même un peu particulière puisque l’armée d’Israël maintenait depuis des semaines un blocus sur Gaza, confisquant les droits de douane des palestinien-ne-s, et avait assassiné dernièrement des militants du Hamas. Encore une fois, la lutte contre l’organisation extrémiste et antisémite du Hamas justifie l’oppression et l’assassinat de la population civile. Rappelons qu’à l’époque où Arafat et son Fatah étaient au pouvoir, les gouvernements d’Israël avaient utilisé pour les déstabiliser ce même Hamas, organisation qui valorise d’une part la «charia», cet ensemble de règles de vie sanguinaires, autoritaires, sexistes, et d’autre part l’envoi de roquettes à l’aveuglette sur les villes proches de Gaza.

En réalité les gouvernements israéliens ne veulent pas la paix avec les Palestinien-ne-s, mais le silence quant à leur politique de colonisation. Ce serait tellement plus simple pour ces gouvernements si les Palestinien-ne-s acceptaient d’abandonner sans combattre leurs terres et leurs ressources, en se contentant d’être des citoyens de seconde classe en Israël. Ou mieux encore de la main d’œuvre étrangère peu onéreuse, à l’image des sans-papier-e-s en France que l’on peut faire travailler illégalement, avec des salaires négociés dans la peur de l’expulsion.

On veut nous faire avaler que le conflit israélo-palestinien est compliqué, que l’explication de ces luttes serait religieuse.

Il n’est pas nécessaire d’aller chercher si loin pour comprendre qu’une entreprise de colonisation est depuis des dizaines d’années à l’œuvre et que la guerre actuelle lui est essentiellement due. Les moyens mis en œuvre sont d’ailleurs communs à toutes les guerres de colonisation : offensives militaires exceptionnelles aujourd’hui, mais en période «normale», ce sont des emprisonnements massifs, des tortures, des assassinats et des humiliations en continu.

Il s’agit bien d’une logique politique de domination, soutenue par les dictatures arabes et les États occidentaux, qui organisent la guerre des opprimé-e-s entre eux-elles. L’oppression des populations arabes, des deux côtés de la frontière, s’appuie également sur l’endoctrinement d’une bonne partie de la population israélienne, soudée par la peur qui agit comme un véritable ciment identitaire au sein d’une société par ailleurs divisée. Les gouvernant-es israélien-ne-s n’hésitent pas à s’en servir pour légitimer la culture militariste de l’État et pour jouer la carte sécuritaire et nationaliste.

Nous ne devons pas nous perdre dans de funestes oppositions entre juif-ve-s et musulman-ne-s, entre Israélien-ne-s et Palestinien-ne-s etc. De telles logiques de tranchées ne font qu’opposer les populations entre elles pour le compte de dirigeant-e-s peu scrupuleu-ses-x à utiliser la superstition pour consolider les idéologies d’État (le sionisme en Israël) et de supériorité ethnique. Tout cela n’est que haine et destruction ! La seule solution, au-delà de l’arrêt immédiat de l’offensive et de l’envoi de roquettes, réside dans l’apprentissage de la connaissance d’un «autre» (qui vit juste à côté, le territoire est tout petit). Et surtout dans la prise de conscience des intérêts communs de chacun-e-s à se battre contre les dirigeants et exploiteurs des deux camps. Des organisations comme les Anarchistes contre le mur dépassent dès aujourd’hui, sur le terrain, et dans l’action directe, les discours de peur et de mort, ainsi que la division du monde en camps imaginaires.

Supprimons les armées, pour supprimer la guerre !
Remplaçons les États et les frontières par la libre coopération des individu-e-s, quelles que soient leurs origines, et œuvrons pour la révolution libertaire internationale !

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Samedi 17 janvier 2009

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Vendredi 16 janvier 2009

«J’ai voulu montrer ici le point de vue des Indiens, pour une fois. Soyons justes. Nous les avons mal traités. Cest une véritable tache dans notre histoire. Nous les avons roulés, volés, tués, assassinés, massacrés, et, si parfois, ils tuaient un homme blanc, on leur expédiait larmée.»
John Ford, à propos de son film Les Cheyennes.

La Commission administrative nationale de la  Fédération nationale de la Libre Pensée, réunie à Paris les 10 et 11 janvier 2009, se déclare horrifiée par les scènes de guerre qui se déroulent actuellement sur la bande de Gaza.

Elle rappelle l’engagement permanent de la Libre Pensée contre les guerres et les massacres. Fidèle à l’internationalisme et aux droits des peuples à disposer d’eux-mêmes, elle proclame que la guerre n’est jamais une solution pour arbitrer les conflits collectifs humains.

La Libre Pensée appelle à la cessation immédiate du conflit. Elle exige la fin des bombardements.

Quand des militaires tuent des civils, c’est un crime de guerre.

Adopté à l’unanimité
Paris, le 10 janvier 2009.
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Vendredi 16 janvier 2009

Manifestation du 8 janvier 2009 à Tel Aviv


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Vendredi 16 janvier 2009

La prétention des courants sionistes à parler «au nom des juifs», est devenue quasi hégémonique dans la société française depuis la première Guerre du Golfe, à de remarquables exceptions près telle l’UJFP. Ainsi le silence des militantEs, intellectuelLEs, personnalitéEs de France dès qu’il est question de critiquer l’État d’Israël et sa politique, contribue-t-il pour une large part à la polarisation des analyses sur des thèmes tel «l’affrontement des civilisations», «les clivages communautaires», «la résurgence de l’antisémitisme»… contrairement à ce qui se passe dans d’autres régions du monde comme l’Amérique du Nord.
Le texte d’Éric Hazan que nous reprenons ici est un appel à inverser cette tendance à l’effacement du débat politique et de l’engagement, pour replacer l’analyse de la situation en Palestine sur le terrain des enjeux politiques, sociaux et éthiques, comme le font nos camarades des Anarchistes contre le mur au sein même de l’État d’Israël. Puisse-t-il être entendu.

La deuxième mort du judaïsme

Les millions de juifs qui ont été exterminés par les nazis dans les plaines de Pologne avaient des traits communs qui permettent de parler d’un judaïsme européen. Ce n’était pas tant le sentiment d’appartenance à un peuple mythique, ni la religion car beaucoup d’entre eux s’en étaient détachés : c’étaient des éléments de culture commune. Elle ne se réduisait pas à des recettes de cuisine, ni à des histoires véhiculant le fameux humour juif, ni à une langue, car tous ne parlaient pas le yiddish. C’était quelque chose de plus profond, commun sous des formes diverses aux ouvriers des usines textiles de Lodz et aux polisseurs de diamants d’Anvers, aux talmudistes de Vilna, aux marchands de légumes d’Odessa et jusqu’à certaines familles de banquiers comme celle d’Aby Warburg.

Ces gens-là n’étaient pas meilleurs que d’autres, mais ils n’avaient jamais exercé de souveraineté étatique et leurs conditions d’existence ne leur offraient comme issues que l’argent et l’étude. Ils méprisaient en tout cas la force brutale, dont ils avaient souvent eu l’occasion de sentir les effets. Beaucoup d’entre eux se sont rangés du côté des opprimés et ont participé aux mouvements de résistance et d’émancipation de la première moitié du siècle dernier : c’est cette culture qui a fourni son terreau au mouvement ouvrier juif, depuis le Bund polonais, fer de lance des révolutions de 1905 et 1917 dans l’empire tsariste, jusqu’aux syndicats parisiens des fourreurs et des casquettiers, dont les drapeaux portaient des devises en yiddish et qui ont donné, dans la MOI, bien des combattants contre l’occupant. Et c’est sur ce terrain qu’ont grandi les figures emblématiques du judaïsme européen, Rosa Luxembourg, Franz Kafka, Hannah Arendt, Albert Einstein. Après guerre, nombre des survivants et de leurs enfants soutiendront les luttes d’émancipation dans le monde, les Noirs américains, l’ANC en Afrique du Sud, les Algériens dans leur guerre de libération.

Tous ces gens sont morts et on ne les ressuscitera pas. Mais ce qui se passe en ce moment à Gaza les tue une seconde fois.

On dira que ce n’est pas la peine de s’énerver, qu’il y a tant de précédents, de Deir Yassin à Sabra et Chatila. Je pense au contraire que l’entrée de l’armée israélienne dans le ghetto de Gaza marque un tournant fatal. D’abord par le degré de brutalité, le nombre d’enfants morts brûlés ou écrasés sous les décombres de leur maison : un cap est franchi, qui doit amener, qui amènera un jour le Premier ministre israélien, le ministre de la Défense et le chef d’État-major sur le banc des accusés de la Cour de justice internationale.


Mais le tournant n’est pas seulement celui de l’horreur et du massacre de masse des Palestiniens. Il y a deux points qui font des événements actuels ce qui est advenu de plus grave pour les juifs depuis Auschwitz.

Le premier, c’est le cynisme, la manière ouverte de traiter les Palestiniens comme des sous-hommes — ­ les tracts lâchés par des avions annonçant que les bombardements vont être encore plus meurtriers, alors que la population de Gaza ne peut pas s’enfuir, que toutes les issues sont fermées, qu’il n’y a plus qu’à attendre la mort dans le noir. Ce genre de plaisanterie rappelle de façon glaçante le traitement réservé aux juifs en Europe de l’Est pendant la guerre, et sur ce point j’attends sans crainte les hauts cris des belles âmes stipendiées.

L’autre nouveauté, c’est le silence de la majorité des juifs. En Israël, malgré le courage d’une poignée d’irréductibles, les manifestations de masse sont menées par des Palestiniens. En France, dans les manifestations du 3 et du 10 janvier, le prolétariat des quartiers populaires était là, mais des hurlements de colère d’intellectuels juifs, de syndicalistes, de politiciens juifs, je n’en ai pas entendu assez.

Au lieu de se satisfaire des âneries du gouvernement et du CRIF («ne pas importer le conflit»), il est temps que les juifs viennent en masse manifester avec les «arabo-musulmans» contre l’inacceptable. Sinon, leurs enfants leur demanderont un jour «ce qu’ils faisaient pendant ce temps-là» et je n’aimerais pas être à leur place quand il leur faudra répondre.

Éric Hazan
OCL, 15 janvier 2009.
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Mardi 13 janvier 2009

De Gaza en Palestine à Nasiriya en Iraq, du Kivu au Congo à Grozny en Tchétchénie, les massacres de milliers d’êtres humains sont quotidiens. Sous les différentes formes qu’il prend aux quatre coins du monde, ce système capitaliste et autoritaire dévaste des zones entières par la famine, la privation, la pollution, la guerre. Qu’ils servent à fixer la main d’œuvre ou à la déporter, les camps sont désormais la condition de millions de personnes : camps de réfugiés, zones franches, centres de déportation, bidonvilles…

Comme à Gaza, ce camp bombardé et encerclé par l’armée israélienne ; dominé par les autorités religieuses, nationalistes ; soumis à la misère et au désespoir. Opposer une logique de guerre contre tout un «peuple» à la terreur de l’État israélien ne sert qu’à faire oublier aux rejetés de Gaza comme aux exploités de Tel Aviv qu’il ne leur reste qu’une possibilité pour s’en sortir : se battre contre toute autorité, que ce soit celle de l’uniforme du soldat israélien ou du policier palestinien, de la camisole religieuse — ce vieil ennemi de la liberté —, du costume des capitalistes démocratiques et des usuriers qui, dans les camps comme ailleurs, spéculent sur la misère.

Comme en Tchétchénie, où dans les décombres suite aux bombardements de l’armée russe vient s’ajouter à la terreur de l’État russe un régime de seigneurs de guerre.

Comme au Congo, où des affamés travaillent dans les mines de métaux précieux aux avancées technologiques du capital et crèvent dans des conditions d’esclavage. Ces mêmes mineurs et leurs familles sont massacrés à coups de fusils et de machettes par des armées (officielles ou non) qui s’y battent pour garantir les profits de leurs maîtres. Tandis que les banques belges financent les deux partis rivaux pour faire baisser les coûts de production.

Avec une autre intensité, mais suivant la même logique, en Europe, des milliers d’indésirables sont raflés, incarcérés et déportés selon les besoins de l’économie et du contrôle social. Des milliers de personnes trouvent la mort sur leur lieu de travail ou des suites de l’exploitation (cancers, dépressions, etc.). Dans les quartiers où les conditions sont de plus en plus dures, il n’y a pas que la police qui tabasse et assassine, mais aussi le développement toujours plus accentué de la guerre entre pauvres. La logique de la concurrence règne passant par différents rackets religieux, nationalistes ou mafieux : s’arnaquer, se vendre de la came, s’allier au premier chef de bande venu pour mieux survivre dans la jungle du capital où viols et autres brutalités font partie intégrante de la misère qui rend ce monde insupportable.

Dans ce monde, il est dans l’intérêt des puissants et des exploiteurs que la guerre civile éclate partout… Cette guerre entre pauvres leur va très bien, parce qu’elle fait oublier qu’une autre guerre est possible : celle contre ce monde de fric et d’autorité et celle pour la liberté de chacun.

Il est urgent d’opposer à la guerre entre États, entre religions, entre ethnies, la guerre sociale contre toute exploitation et toute domination.

Désertons les guerres des États et des puissants,
refusons la guerre entre pauvres !

Armons-nous contre les manipulations nationalistes,
démocratiques et religieuses !

Attaquons ici et maintenant
tout ce qui nous rend esclaves !

Des anarchistes - Bruxelles
Centre de médias alternatifs de Bruxelles, 12 janvier 2009.
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Dimanche 11 janvier 2009
Halte aux bombardements sur Gaza ! Halte au massacre ! Retrait des troupes israéliennes des territoires occupés ! Non au colonialisme, à l’apartheid, au racisme et au terrorisme d’État !

Il faut faire cesser au plus vite les humiliations quotidiennes, les expropriations, la stratégie d’isolement de la population palestinienne et son enfermement dans une immense prison à ciel ouvert. Il faut arrêter lasphyxie quotidienne de tout une population punie collectivement au nom dune prétendue «lutte contre le terrorisme».

Nous soutenons haut et fort la lutte des Palestiniens pour leur dignité d
êtres humains, pour la liberté de circulation et dinstallation, contre les check-points et contre une politique dexpropriation et de blocus économique qui vise à mettre à genou une population entière.
—  Non à la guerre, à toutes les guerres qui ne servent que les intérêts des États et des bourgeois.
—  Halte au soutien des États occidentaux à la politique coloniale dIsraël ! Halte aux fournitures darmes et au soutien financier à cette sale guerre coloniale ! Les États occidentaux cherchent à faire oublier leur propre politique néocoloniale et passé antisémite, tout en soutenant Israël dans une perspective dappropriation des ressources de la région, sous le masque du «conflit de civilisation».
—  Halte à lhypocrisie des États de la région (Syrie, Jordanie, Iran, et bien dautres) qui ont tout intérêt à ce que le conflit dure pour éviter toute révolte interne, toute lutte sociale en les réprimants au nom de la «lutte prioritaire contre le sionisme», qui nont aucun intérêt à la fin de loccupation coloniale israélienne, qui les priverait dun prétexte commode pour écraser toute lutte sociale interne.

Pour la solidarité de classe, contre le colonialisme et tous les racismes ! Halte aux amalgames !

Nous refusons l
assimilation entre les peuples et les États ! Des Israéliens et des juifs dénoncent la politique de l’État dIsraël et le nationalisme colonial quest le sionisme. De nombreux Palestiniens refusent la rhétorique réactionnaire du Hamas, comme ils refusent la corruption du Fatah et développent des luttes parfois réprimées par les deux mouvements.

Refuser l
agression israélienne et le colonialisme ne signifie pas soutenir les réactionaires du Hamas ni être antisémite, comme veulent le faire croire les sionistes et les partisans du Hamas. Refuser de soutenir le Hamas ne signifie pas pour nous renvoyer dos à dos les colonisateurs et les colonisés, ni soutenir les nationalistes du Fatah, discrédités par la corruption. Nous refusons lamalgame fait entre Palestiniens et Hamas. Nous noublions pas quà ses débuts le Hamas a été soutenu par Israël pour faire contrepoids aux autres factions palestiniennes laïques, et se construire un adversaire-épouvantail, lui permettant de justifier sa politique meurtrière. Nous pensons que le projet politique du Hamas est sexiste, et réactionnaire, et quil noffre aucune perspective démancipation réelle aux travailleuses et travailleurs palestiniens.

Le meilleur moyen de combattre l
influence des réactionnaires religieux en Palestine est de faire cesser la politique de colonisation et de terrorisme d’État menée par l’État israélien.

Le meilleur moyen de combattre le discours de l
’État dIsraël qui légitime son existence et son agression au nom de la nécessité dIsraël comme refuge contre lantisémitisme, cest de combattre ici lantisémitisme, la haine anti-juive. Il sagit justement de montrer que le rejet de la politique de l’État d’Israël ne sapparente pas à de lantisémitisme, terrain sur lequel veulent nous amener les provocateurs fascistes au faux masque «anti-sioniste» qui tentent de faire passer leur discours raciste anti-juif paranoïaque en prenant le conflit comme prétexte, mais aussi les sionistes qui cherchent à faire taire toute opposition à la politique de l’État dIsraël.


Pas de guerre entre les peuples, pas de paix entre les classes !

Dans l
immédiat, nous soutenons les comités populaires palestiniens, les anticolonialistes israéliens, particulièrement nos camarades anarchistes, les syndicats, qui sont en lutte contre loccupation sur une base de classe ! Si le plus urgent est de faire cesser la guerre et lhumiliation quotidienne de loccupation, nous ne pensons pas que la solution réelle du conflit passe par la constitution dun État, mais plutôt par la destruction des États dans la région, ce qui passe par la construction dune lutte commune, sur des bases de classe, contre le colonialisme, loppression raciste, loin des replis nationalistes ou religieux.

C
est une dynamique fédéraliste et révolutionnaire qui pour nous pourra mettre fin définitivement au conflit, et même si cette solution semble pour linstant encore lointaine, cest la seule voie qui permettrait déchapper définitivement à la logique daffrontement. Oui, la solution se trouve hors des replis nationalistes et religieux, qui servent les intérêts des États et des bourgeoisies dans la région, et qui ne font quentretenir le conflit, la permanence de loccupation et la brutalité coloniale, mais aussi le renforcement des tendances réactionnaires en Palestine comme ailleurs.

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Dimanche 28 décembre 2008

Gaza, «choc et effroi» (Les blogs du Diplo)
Gaza otage, carnage sous les bombes israéliennes : c’est à nous d’agir ! (Rebellyon)
Des milliers de manifestants en Europe contre les raids israéliens sur Gaza (Al-Oufok)

Rassemblements lundi 29 décembre :
Athènes - 18h, devant l’Ambassade d’Israël en Grèce (à l’angle de la rue Katechaki et de l’avenue Kifissias)
Volos - 13h, place Agiou Nicolaou

Angers - 17h30, place du Ralliement, devant le Grand Théâtre
Besançon - 17h30, place du 8 Septembre
Bordeaux - 18h, devant la Mairie
Bruxelles - 14h, Ambassade d’Égypte, 29 avenue de l’Uruguay
Genève - 15h30, place Neuve, cortège par les rues basses ; à 17h meeting devant la poste du Mont-Blanc
Lyon - 17h, Hôtel de Ville, devant l’Opéra - place de la Comédie
Marseille - 18h, Vieux Port
Montpellier - 16h, place de la Comédie, entre la statue des Trois Grâces et le Théâtre
Nancy - 17h30, place Maginot
Nîmes - 15h, devant Carré d’Art
Paris - 17h, Châtelet
Rennes - 17h30, place de la Mairie
Rouen - 18h, devant le palais de justice
saintÉtienne - 17h, devant la Préfecture
saintNazaire - 18h30, sur les marches de la Mairie
Thionville - 18h, place aux Bois
Toulouse - 17h, place du Capitole

Mardi 30 décembre :
Annecy - 17h, devant la Préfecture
Bruxelles - 14h, Ambassade d’Israël, 40 avenue de l’Observatoire
Grenoble - 17h30, place Félix-Poulat
Paris - 18h, départ à l’angle du boulevard Montparnasse et de la rue de Rennes en direction du Quai d’Orsay
Quimper - 18h, place de la Résistance
saintGirons - 17h, devant la Préfecture
saintNazaire - 18h30, sur les marches de la Mairie

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Dimanche 28 décembre 2008
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Lundi 17 novembre 2008

Nous avons reçu dans nos écoles une proposition de partenariat avec l’armée…

Refusons l’endoctrinement militaire à l’école !

Cette année encore l’armée et le ministère de l’éducation se sont associés pour encourager les enfants des écoles primaires à faire des dessins à envoyer à «près de 13.000 soldats français [qui] sont actuellement engagés dans les opérations extérieures pour la restauration ou le maintien de la paix» !! Rappelons en quelques mots ce que signifie «opérations pour la restauration ou le maintien de la paix» dans la bouche des militaires français : soutien au régime génocidaire au Rwanda, puis rapatriement de principaux responsables et enfin propagation des thèses négationnistes ; soutien de nombreuses dictatures en Afrique (le général Eyadéma assassin du président Olympus au Togo, Blaise Compraoré assassin de Thomas Sankara au Burkina Fasso, Lansana Conté en Guinée, Sassou N’Guesso au Congo…) ; encadrement d’élections truquées au Tchad en 1996 ; tir à balles réelles sur des manifestants (au Togo le 24 avril 2005 ; en Côte d’Ivoire le 9 novembre 2004, bilan : 57 morts).

Les armées sont le lieu de préparation des prochains génocides et crimes contre l’humanité. Le métier d’un militaire c’est avant tout tuer, comme il l’a été tragiquement rappelé à la population de Carcassonne cette année.

Nous syndiqué-es à la CNT Éducation 34, dénonçons cette initiative et appelons à son boycott. Plus généralement, nous dénonçons l’ensemble des partenariats et des protocoles Armée / Éducation nationale comme celui signé en 1982 par le gouvernement socialiste de l’époque (Hernu/Savary).

L’éducation a pour nous vocation à faire des enfants des individus autonomes qui comprennent et peuvent agir sur leur milieu, qui développent curiosité, intelligence, sensibilité, savoir et esprit critique. L’armée et son éducation à la soumission, la servilité, l’obéissance et la hiérarchie sont à l’exact opposé des valeurs d’une éducation épanouissante et émancipatrice que nous défendons.

À travers l’éducation nationale de nos enfants, l’État tente de fabriquer des petits soldats prêts à lui obéir et servir ses intérêts. De la mythique école de la IIIe République qui a élevé des générations dans la haine du «boche» et a grandement contribué à la boucherie de la guerre 14-18 jusqu’aux derniers partenariats école/armée/entreprise, la logique reste la même : refusons la.

Militaires, hors de nos écoles !
Armée, hors de nos vies !


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Mardi 11 novembre 2008

Groupe Proudhon FA (Besançon)
c/o CESL - BP 121 - 25014 Besançon

À M. le Maire de la ville de Besançon
2 rue Mégevand - 25000 Besançon

Monsieur,

En cette année de commémoration du 90e anniversaire de la fin de la 1re Grande Boucherie mondiale, et aujourd’hui que les «fusillés pour l’exemple» sont réhabilités, nous venons insister auprès de vos services afin que la rue Bersot*, soit débaptisée et rebaptisée en rue Lucien-Bersot**, fusillé pour l’exemple.

Cette action symbolique viendra rappeler les horreurs de la guerre et la brutalité des tribunaux militaires et/ou d’exception. Combattons dès aujourd'hui le militarisme afin que nous n’ayons plus, dans le futur, à commémorer ce genre d’horreur. Crions notre dégoût de la guerre, de l’armée, de toutes les armées.

Les évènements actuels nous poussent d’ailleurs à continuer notre combat pour un monde solidaire.

Salutations libertaires,

Groupe Proudhon FA (Besançon), 21 octobre 2008.

* Une rue de Besançon porte le nom de Bersot. Qui était cet homme ? Industriel de la région, il fit un don d’un million de francs à la municipalité de Besançon à la fin du XIXe siècle, d’où ce titre de bienfaiteur. Il ne faudrait pas oublier que s’il fit fortune, c’est sur le dos du prolo et que, s’il «voyait de grands inconvénients au point de vue de la morale» à ouvrir une piscine à Besançon, il n’en voyait guère à fabriquer des alcools (il était administrateur d’une distillerie).
** En février 1915, après une parodie de procès de deux jours, était fusillé un soldat franc-comtois. Son crime : avoir refusé de porter un pantalon en loque et maculé de sang pris sur un mort. Son nom : Lucien Bersot. En ce début 1915, cette guerre, qui fera des millions de morts, devenait impopulaire et le troufion renâclait à se faire trouer la paillasse. Il fallait resserrer les boulons. Faire des exemples. Lucien Bersot en fut un.
Débaptisons donc cette rue et renommons-la
RUE LUCIEN-BERSOT
fusillé pour l’exemple
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Mardi 11 novembre 2008

La CNT 34 éducation santé social, le groupe Un autre futur de la Coordination des Groupes Anarchistes et Alternative Libertaire 34 se sont associés pour organiser cette journée contre toutes les guerres.

Depuis bien longtemps les Etats organisent ou soutiennent des conflits continuellement et sur toute la surface de la planète. Depuis une vingtaine d’années, ils ont voulu nous faire croire que ces conflits présentaient désormais un caractère humain et pacificateur. Ils sont menés au nom de des droits de l’homme et pour la défense d’un ordre mondial pacifié et impérialiste. Cette propagande a su freiner les énergies pacifistes et anti-militaristes. L’actualité récente en Afghanistan nous a rappelé qu’une guerre c’est avant tout des êtres humains qui s’entretuent. Nous avons voulu porter une parole antimilitariste car ils nous apparaît qu’elle est toujours d’actualité et peut-être même plus nécessaire qu’auparavant.

Au delà de la condamnation éthique de toutes les guerres, nous tenons à souligner qu’elles ne sont qu’un moment du système capitaliste qui sert entre autres à faire main basse sur les ressources. Ce moment est aujourd’hui devenu omniprésent à cause du développement du complexe militaro-industriel. Celui-ci est d’ailleurs parvenu à s’imposer dans les lieux dépourvus de conflits armés à travers ses prolongations sécuritaires et la création d’un ennemi omniprésent (le terrorisme).

Nous ne pouvons condamner la guerre sans nous attaquer à l’armée dont elle est la principale raison d’être. Tant que des troupes seront formées et des armes inventées et fabriquées, nous ne pourrons vivre en paix. L’armée est en plus de cela une vaste entreprise de décervelage et une arme aux mains de l’Etat pour la défense des classes dominantes et contre toute tentative de renversement du désordre établi. On peut d’ailleurs toujours voir l’armée intervenir dans les conflits sociaux dans différents endroits du globe et ça a été le cas en France dans un passé pas très éloigné.

Construisons ensemble un monde de paix
sans armée, sans Etat et sans capitalisme.


AL, CGA, CNT 34, 7 novembre 2008.
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