Dimanche 31 mai 2009
Meeting de solidarité avec Georges Ibrahim
AbdallahNous accordons une grande importance à cette réunion publique, qui se déroulera au lendemain du rejet de la huitième demande de libération conditionnelle de G. Abdallah, en prison en France depuis 25 ans.
Nous vous remercions de contribuer à faire connaître le plus largement possible cette manifestation, dans vos organisations, dans vos réseaux, sur vos listes de diffusion et vos sites Internet. Vous êtes bien sûr invités à participer à cette initiative : chaque structure soutenant la demande de libération de Georges Ibrahim Abdallah pourra disposer d’une table de presse, les messages de solidarité sont les bienvenus et seront portés à la connaissance du public. En espérant nous retrouver le 15 mai à Saint-Denis,
Solidairement,
Meeting de solidaritéLe meeting sera animé par le Collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah. Voici une première liste d’intervenants : Abdallah Abdallah (UJPA - Union des jeunes progressistes arabes), Jean-Pierre Bastid (écrivain), Alima Boumediene (Les Verts), Youssef Boussoumah (MIR - Mouvement des indigènes de la République), Patrick Braouezec (Communistes unitaires), Vanina Giudicelli (NPA - Nouveau parti anticapitaliste), Alain Gresh (journaliste, écrivain), Gabi Mouesca (OIP - Observatoire international des prisons), Nicolas Shahshahani (CAPJPO - EuroPalestine).
vendredi 15 mai, à partir de 19h
Bourse du Travail de Saint-Denis
9-11 rue Génin (entrée rue Bobby Sands), métro : L13/Porte de Paris
Collectif pour la libération
de Georges Ibrahim Abdallah,
11 mai 2009.
Georges Abdallah, détenu en France depuis 25 ans s’est vu confirmer, ce 5 mai 2009, le rejet de sa demande de libération conditionnelle déposée en octobre 2007.
La justice française reproche à Georges Abdallah de n’avoir pas renoncé à son engagement politique et de contester à quiconque le droit de lui dicter sa conduite en cas de nouvelle occupation du
Liban. Comme le souligne son avocat, Jacques Vergès, on se demande ce qui autorise des magistrats français, à dicter à un citoyen libanais de retour dans son pays, avec
l’accord de son gouvernement, son attitude en cas d’agression contre son pays. Le Liban n’est plus sous mandat français.Collectif pour la libération
de Georges Ibrahim Abdallah,
6 mai 2009.
C’est une question bien connue. Les révolutionnaires y ont été confrontés depuis toujours et il en sera probablement toujours ainsi. Il s’agit de la tension entre l’analyse de la réalité de la lutte et les méthodes d’organisation et de lutte que l’on y oppose. Et de l’évidence que presque chaque méthode de lutte qui ne se base pas sur la connaissance mutuelle, l’affinité et l’informalité finit par produire une caricature d’elle-même et stimuler des comportements néfastes. En outre, il est impossible de séparer la question de l’organisation du contenu d’un projet ou d’une perspective spécifique.
Ex-«Croix Noire Anarchiste Anvers»
Boîte Postale 187 - Rue du Progrès 80 - 1210 Bruxelles
Ce texte a été écrit en décembre 2008. Dans un premier temps, nous avions choisi de le distribuer de façon restreinte pourqu’un éventuel débat ne soit pas perturbé par des rancœurs comme on le voit souvent lors des polémiques publiques. Mais finalement on a quand même décidé de le publier pour laisser la place à un éventuel débat qui est toujours urgent.
La Cavale no 15, mars 2009
Correspondance de la lutte contre la prison.
En prison, régulièrement, comme un réflexe de survie, ceux qu’on y enferme se révoltent.
Mais pour faire taire et soumettre les prisonniers, les moyens ne manquent pas.

Indymedia Nantes, 28 février 2009.
Tenter de s’évader pour un prisonnier, c’est comme se mettre en grève illimitée pour un travailleur. C’est refuser de se laisser écraser, d’être transformé en marchandise corvéable et jetable, détruite dès qu’elle n’est plus rentable ou qu’elle refuse d’accepter les lois économiques d’un État au service des riches et des possédants.

Fermeture des quartiers d’isolement.
Fin des longues peines.
Solidarité avec les évadés,
leurs familles et leurs proches.
Par courriel, 24 février 2009.
On ne condamne plus à mort on condamne à vie ce qui nous permet à nous, citoyens, de dormir la conscience bien proprette, sans plus chercher à savoir ce que la prison produit aujourd’hui. Recrudescence des pathologies mentales, des suicides, d’évasions spectaculaires et d’horreurs en tout genre... Aidez-nous à provoquer un vrai débat.
Pour nous organiser : Réunion à l’appel de l’ARPPI
Cicp, 21 ter, rue Voltaire dans le 11e (Paris)
Métro : rue des Boulets
Mercredi 4 mars à partir de 17h30
Sera organisée une conférence de presse avec plusieurs personnalités et artistes autour de la problématique carcérale et des longues peines, de l’incidence délétère de celles ci sur les proches et familles de personnes incarcérées.
Nous vous convions à venir nombreux pour également soutenir Sylvie et Nadia qui ont aidé, semble-t-il, mon fils Christophe à s’évader de la prison de Moulins.
Depuis une dizaine d’années, nous connaissons une accélération des mesures répressives envers la jeunesse de ce pays. Au lendemain de la deuxième guerre mondiale, la priorité était de protéger et d’éduquer les enfants, qu’ils soient considérés comme délinquant ou pas. Aujourd’hui, la priorité est de déceler les troubles pouvant conduire à la délinquance dès la naissance, de remettre dans le droit chemin celles et ceux qui ne répondent pas aux normes du système capitaliste.

Émission consacrée à l’évolution des formations de l’éducation spécialisée et du travail social. Des formateurs, des travailleurs sociaux en formation, des salariés de l’éducation et du travail social s’interrogeront pour savoir jusqu’où vont nous enfermer les formations et vers quelles pratiques enfermantes elles nous mènent.
Le Monde Merveilleux du Travail, l’émission du syndicat CNT santé social & CT, de 19h30 à 21h sur Radio Libertaire (89.4 FM ou sur Internet).
Rassemblement devant l’administration pénitentiaire pour protester contre l’ouverture de l’EPM (établissement pénitentiaire pour mineurs) de Meaux-Chauconin prévue pour le mois de mars et exiger la fermeture de tous les quartiers mineurs et des six autres EPM (Lavaur, Meyzieu, Orveault, Marseille, Quièvrechain, Porcheville) déjà en fonction.
Départ en manifestation vers 19h jusqu’à la Fontaine des Innocents. Rendez-vous à partir de 18h devant le siège de l’administration pénitentiaire, à l’angle de la rue du Renard et de la rue de la Verrerie - Métro Hôtel de Ville.
Projection suivie d’un débat avec Jean-Luc Einaudi (éducateur PJJ, historien), un membre de l’OIP, l’ARPPI (association pour le respect des proches de personnes incarcérées), la section CNT PJJ 93 et des travailleurs sociaux de la CNT. Restauration à prix libre, tables de presse, animation musicale et apéro pour clore la journée.
Au local de la CNT, 33 rue des Vignoles, 75020 Paris - Métro Avron ou Buzenval.
L’évasion de Christophe Khider et Omar El Hadj, puis l’incarcération de deux complices présumées, Sylvie P. et Nadia K., ce n’est pas du cinéma : pour nous, c’est l’occasion de poser la question des longues peines, des quartiers d’isolement et du systeme carcéral dans son ensemble.
Par courriel, 20 février 2009.
La loi pénitentiaire est un texte de loi — parmi d’autres (le code du travail, le code d’entrée et de séjour des étrangers demandeurs d’asile - Ceseda, le revenu de solidarité active - RSA) — qui structure et encadre l’adhésion et la soumission du plus grand nombre à l’évolution du système capitaliste. Elle étend les mesures répressives et diversifie les modalités du contrôle et de la punition ; et révèle les valeurs qui sous-tendent l’ensemble des réformes mises en place.
L’Envolée no 24, décembre 2008.
La Cimade est une association créée en 1939 ; depuis l’ouverture sous la gauche des centres de rétention administrative (CRA) au début des années 1980, elle mène «une mission d’accompagnement des étrangers dans les centres de rétention administrative». D’abord essentiellement sociale, elle est aujourd’hui définie comme une association d’aide à l’exercice des droits des personnes retenues. Elle est le seul représentant de la société civile dans les CRA.
L’Envolée no 24, décembre 2008.
Mercredi 31 décembre c’était presque ça dans le ciel au dessus de la prison de Valence. Trois fusées tirées et deux bombes propulsées dans le ciel et des milliers de pétards mitraillettes et des mamouths lancés par dessus le mur et les prisonniers crient pour montrer qu’ils sont toujours vivants. C’était fantastique cette solidarité par des inconnus et des amis des familles. Et quelles belles images sans aucun flic en vue. L’insurrection se répand sans chef ni directive.
Le Laboratoire, 1er janvier 2009.
Des détenus de la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis (Essonne) ont réussi à introduire une mini-caméra et ont filmé pendant plusieurs mois, à l’intérieur de leurs cellules, dans les douches et dans la cour de promenade.
«Une série de suicides en prison»… Les médias orchestrent un étonnement feint alors que l’on sait parfaitement que depuis de nombreuses années une personne se «suicide» en prison tous les trois jours dans des circonstances troubles.
Éditorial de L’Envolée no 24, décembre 2008.
L’établissement ouvre à la fin novembre 2009. Visite guidée de l’atrium, des cellules, des unités de vie familiale, des ateliers de formation professionnelle, de la salle de classe et autre lieu de culte…
Danielle Mantel
Repères
Détenus : 690 détenus, hommes, majeurs, dont 300 en centre de détention, 360 à la maison d’arrêt et 30 en places d’accueil. Plus 12 places en quartiers d’isolement et 14 en disciplinaire.
Personnel : 242, dont 170 surveillants. Plus une cinquantaine de personnels médical, paramédical, de l’Éducation nationale, des bénévoles des associations. Et la cinquantaine de salariés des sociétés prestataires.
Bâtiments extérieurs : Sur la gauche, dans deux bâtiments contigus : mess du personnel, locaux de formation, syndicaux et salle polyvalente. Au bout de l’allée : accueil des familles et parking.
Ce qui est fait : Le gros œuvre est achevé, les câbles tirés, le bardage rouge des ateliers et du gymnase de 620 m2.
Ce qui reste à faire : Le chauffage, la peinture, la pose des grilles et de la plupart des portes, la voirie, le parking, le terrain de sport et, en dernier, l’engazonnement entre les cheminements grillagés d’un bâtiment à l’autre. Et l’installation du mobilier.
Livraison : Prévue début août 2009 et ouverture en novembre. Le chantier, démarré en avril 2007, aura duré 25 mois. Budget : 58 millions d’euros TTC.
Le Progrès (édition de l’Ain), 12 novembre 2008.
Selon le docteur Straub, psychiatre au sein de la maison d’arrêt de La Talaudière, la hausse des incarcérations explique, en grande partie, l’augmentation des tentatives de suicide
Propos recueillis par Jean-Hugues Allard
Le Progrès (édition de la Loire), 12 novembre 2008.