Vingt jours de prison pour un lycéen de Poissy

Publié le par la Rédaction

Sursis pour l’agresseur du proviseur de Poissy

 

Le tribunal de Versailles a fait preuve de clémence à l’égard d’un jeune qui s’était illustré, lors des manifs lycéennes du mois dernier, en agressant le proviseur d’un lycée de Poissy.

 

L’affaire n’était pas passée inaperçue, le 19 octobre, lorsqu’en pleine contestation sur la réforme des retraites un jeune lycéen avait violemment frappé et blessé le proviseur du lycée Adrienne-Bolland à Poissy.

 

Le jeune homme a donc été jugé hier par le tribunal correctionnel de Versailles, après avoir passé vingt jours derrière les barreaux.

 

Présenté en comparution immédiate dans la foulée de son interpellation, le 20 octobre, il avait demandé le renvoi de son dossier, histoire de comparaître devant la justice dans un climat social plus serein. Il a finalement été condamné hier à une peine de quatre mois de prison avec sursis.

 

L’audience d’hier a permis de revenir sur ce 19 octobre particulièrement tendu à Poissy. Il est environ 11 heures lorsque la police charge à grand renfort de gaz lacrymogènes un groupe de jeunes rassemblés devant le lycée Adrienne-Bolland. Dans la foule se trouvent des élèves de ce lycée professionnel, mais aussi des casseurs venus d’ailleurs. Le proviseur tente de refermer la grille et de l’autre côté Demba s’y oppose, pour permettre à d’autres jeunes de se réfugier dans l’enceinte de l’établissement. Volontairement ou pas, la main du proviseur se retrouve sur le visage de l’ado. Celui-ci se fâche, pousse l’enseignant des deux mains et lui fauche les jambes à l’aide d’un coup de pied. Le proviseur, un homme d’une cinquantaine d’années, tombe la tête la première sur une jardinière en ciment et se blesse sérieusement à l’arcade sourcilière.

 

Son agresseur est alors rapidement identifié par d’autres membres de la communauté éducative puis interpellé. Élève de terminale, joueur de football, il n’avait jusqu’alors jamais eu maille à partir avec la justice. «J’ai agi comme un imbécile. Tout cela, s’est passé très vite et je n’ai pas réfléchi. Plus jamais je ne ferai une chose pareille», a-t-il déclaré. Le procureur a de son côté tenu à rappeler que le prévenu s’était comporté «comme la dernière des crapules» et a qualifié ces actes d’inadmissibles, compte tenu de la personnalité et la fonction de la victime. Il avait demandé un mois ferme sans maintien en détention.

 

Leur presse (Julien Constant,
Le Parisien), 11 novembre 2010.

 


Publié dans Colère ouvrière

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Zébulon 11/11/2010 18:17



On nous ressort encore le coup des " casseurs venus d'ailleurs "; c'est pas possible, c'est " casseurs venus de Mai 68 " qui faut dire, m'enfin !!! car " casseurs c'est du resucé de mai 68
!