Arrestations et embarquements suite au Dîner de Cons ! - Paris, 24 novembre

Publié le par la Rédaction

Urgent : Gardes à vues au comico du 11e suite à l’action dîner du Siècle

 

Des camarades seraient encore retenus au commissariat du 11e suite à l’action d’hier au dîner de con.

 

 

Une avocate a contacté les flics, qui refusent de lui répondre car elle n’est pas désignée. Cela dit, ils ne nient pas non plus détenir d’éventuels gardés à vue.

 

Si vous connaissez des personnes embastillées, merci de faire remonter leurs noms au plus vite au collectif Fini les Concessions, organisateur de cette manif, qui pourra les faire bénéficier des services de ses avocats : courriel.

 

En espérant quand même que si gardés à vue il y a, ce sont des fafs. 

 

Indymedia Paris, 25 novembre 2010.

 

 

Legal team Dîner du Siècle

 

L’adresse finilesconcessions AT riseup.net est censée marcher. Si ce n’est pas le cas, tenter : sakura AT riseup.net ou sakura AT singularity.fr

 

Indymedia Paris, 25 novembre.

 

 

Un point de vue de l'intérieur et de chez nous sur la soirée d'hier (avec plein de bouts de son dedans) : Les oligarques du Siècle chahutés par le peuple (Reporterre). 
Et aussi : Le dîner du Siècle était bien gardé (Politis).
Les bâfreurs du Siècle sont sur la sellette (Mediapart).

 

 

La guerre sociale s’invite au dîner du Siècle !

 

Mercredi 24 novembre, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées pour manifester leur haine de classes devant l’hôtel Crillon, place de la Concorde à Paname, où se tenait le dîner du Siècle. Ces agapes mensuelles réunissent discrètement depuis des décennies les plus gros bourgeois du pays et leurs principaux sbires. De droite, comme de gôche, patrons, politicards, flicards, militaires et journaleux se gavent en imaginant les projets antisociaux, les lois scélérates, la censure et la répression que leur gouvernement et leur guide, le nabot malfaisant, seront ensuite chargés de mettre en musique.

 

Pendant plus de deux heures, les invités, qui arrivaient un à un sous escorte policière, ont été hués et vilipendés par une foule en colère. Des œufs, de la farine et des cotillons leur ont été allègrement jetés. Un robocop faisait office de groom et ouvrait servilement la porte à ces sales bourgeois empressés. Tout un symbole ! Ces derniers ne plastronnaient plus.

 

Des bordées d’insultes leur étaient légitimement adressées : «Mort aux bourgeois ! Salauds, crevures, ordures, raclures ! On vous crèvera tous ! Charognards, exploiteurs, assassins !…» Un florilège de slogans plus ou moins inventifs, mais toujours rageurs, leur était craché à la gueule : «À bas l’État, les flics et les patrons ! À bas l’État, les juges et le(ur)s médias ! État raciste, médias complices ! Nous ne vous oublierons jamais ! Police partout, justice de classes ! Hortefeux, croix de feu ! Police nationale, milice du capital ! Une seule guerre, la guerre sociale ! Une seule haine, la haine de classes ! La bourgeoisie au RMI, le patronat au RSA ! On a faim ! Les patrons ne comprennent qu’un langage : grèves, blocages et sabotages !…»

 

Après avoir été exfiltrées en catimini de leurs rutilantes bagnoles, les nauséabondes «personnalités», conviées à ce dîner de cons, devaient se faufiler honteusement entre deux rangées de bleus casqués et armés jusqu’aux dents, alors qu’il y a un mois encore ils arrivaient sereinement à pied et en crânant. Manifestement, toute cette malicieuse et joyeuse agitation leur gâchait le plaisir ! D’ailleurs, il semble que les crapules les plus célèbres, dont beaucoup de journaflics, ont renoncé à venir parader en si «bonne compagnie».

 

Nous reviendrons plus nombreux et toujours plus enragés !

 

 Les CRS et les si-vils ont peu à peu encerclé les manifestants et quand un blocage de la circulation a commencé vers 21 heures, ils ont alors interpellé une centaine de manifestants pour un fichage-contrôle d’identité. Il semblerait que tout le monde a été relâché dans la nuit.
Quelques fachos étaient présents au début du rassemblement mais ils se sont vite évaporés devant une foule très majoritairement antifasciste. Cependant, ils auraient dû être VIOLEMMENT chassés dès leur arrivée.

 

Indymedia Paris, 25 novembre.

 


Le dîner du Siècle

 

Suite au rassemblement devant le Crillon (100 personnes au moins) où se déroulait le dîner du Siècle. De nombreuses arrestations dont certaines avec violence. Certains sont actuellement au comico du 11e, métro Voltaire rue Dallery.

 

 

 

De nombreuses personnes ont réussi à s’échapper de la nasse et même encerclés de très près plusieurs ont réussi à s’échapper, il y a eu un blocage improvisé de la Concorde, bref une belle pagaille.

 

Sinon ce fut un rassemblement joyeux et revendicatif contre la misère et la bourgeoisie. Des œufs, de la farine, de la confiture (pour les cochons) furent lancés avec dextérité sur les smokings et uniformes qui bien évidemment étaient présents pour protéger les exploiteurs. Des sifflets, des huées, de la colère se sont exprimées sous diverses formes.

 

Des fafs du «Renouveau français», le M.A.S. et quelques provocateurs débiles de «Égalité et réconciliation» de Soral s’étaient aussi invités mais devant le nombre et notre hostilité ils ont fini par déguerpir. 

 

Indymedia Nantes, 24 novembre.

 

 

 

 

Arrestations et embarquements suite au Dîner de Con !

 

Suite au rassemblement qui a eu lieu ce soir même (24 novembre) place de la Concorde à Paris pour perturber le Dîner du Siècle.

 

Les CRS et Policiers étaient en nombre puis ont commencé à charger. De ce fait, nombreuses interpellations, parfois avec violence. Probablement 60, 70 interpellés… (bus réquisitionnés).

 

Les interpellés sont envoyés au commissariat du 20e arrondissement.

 

BESOIN DE SOUTIEN DEVANT LE COMMISSARIAT DU 20e

POUR QU’ILS SOIENT LIBÉRÉS AU PLUS VITE !

(3-7 rue des Gâtines / 48 avenue Gambetta)

 

[22h17] Les interpellés sortent au compte-goutte. On saura vers deux heures du matin s’il y a des gardes à vue.

 

[22h31] Deux camions ont amené des copains au comico du 11e, métro Voltaire rue G. Dallery.

 

[0h22] Les personnes possédant des papiers ont été relâchées, les autres étaient toujours en contôle d’identité à 23h30. On est sans nouvelles d’un petit groupe, arrêté aussi mais visiblement pas détenu au comico du 20e.

 

Indymedia Paris, 24 novembre.

 

 

 

 

Urgent besoin de soutien antifa à la Concorde

 

Une centaine de camarades (rdv Démosphère) sont encerclés place de la Concorde par les fafs et les keufs ! Besoin de soutien rapide !!!! à 19h36 ! 

 

Indymedia Paris, 24 novembre.

 

 

 

 

 

Interpellations lors d'une manifestation contre un dîner du «Siècle» à Paris

 

La police a procédé a une trentaine d'interpellations parmi des opposants rassemblés à proximité d'un dîner du club «Le Siècle», qui mêle «scandaleusement» à leurs yeux hommes politiques et journalistes, mercredi soir à Paris, a constaté un journaliste de l'AFP.

 

Les forces de l'ordre ont procédé aux interpellations après avoir encerclé une partie des manifestants réunis devant l'Automobile Club de France (ACF), où était organisé le dîner, place de la Concorde à Paris.

 

 

 

 

 

 

Les manifestants avaient auparavant jeté des cotillons, ainsi que quelques œufs et paquets de farine en direction du bâtiment de l'ACF. Ils ont copieusement sifflé les invités arrivant au dîner.

 

À 23h15, la préfecture de Police de Paris n'était pas joignable.

 

Près de 250 personnes s'étaient réunies en début de soirée, à l'invitation du producteur de documentaires Michel Fiszbin et du journaliste Pierre Carles. Les deux hommes ont été interpellés.

 

«Le Siècle» organise une fois par mois à Paris un dîner de personnalités influentes venues de tous les horizons (politique, économie, presse, social…).

 

«On ne veut plus que les journalistes aillent dans ce dîner. Ils y retrouvent leurs amis de l'économie et de la politique, droite et gauche confondues. ça nous énerve beaucoup, c'est un mélange des genres inacceptable», avait déclaré Michel Fiszbin au début du rassemblement qui s'est tenu dans une atmosphère très bon enfant.

 

 

 

 

«“Le Siècle”, c'est une société secrète : on n'a pas le droit de dire ce qui s'y passe ou de rapporter ce qui s'y dit, avait-il ajouté. On peut donc légitimement penser que ce n'est pas avouable. Alors que les journalistes s'y pressent à titre privé, c'est scandaleux. Ils n'ont rien à y faire et nous, nous sommes là pour faire du bruit car on veut qu'ils aient honte.»

 

Fin octobre, un rassemblement identique s'était déjà tenu. Les forces de l'ordre n'étaient pas intervenues.

 

Les manifestants avaient alors chahuté sans agressivité des journalistes comme Emmanuel Chain ou Arlette Chabot. Mercredi soir, aucun journaliste connu n'a été aperçu entrant dans le bâtiment de l'ACF.

 

Leur presse (Agence Faut Payer), 24 novembre.

 

 

 

 

 

Comment l’extrême-droite a infiltré la manif au Crillon

 

À l’Hôtel Crillon, hier, mercredi 24 novembre 2010, nous avons voulu manifester notre opposition radicale à l’exploitation éhontée que fait régner une minorité forte de pouvoir et d’argent sur tous ceux qui doivent les servir et les enrichir, c’est-à-dire tous les autres.

 

Notre opposition pour nous démarquer de toute forme d’exploitation et de récupération, se veut antifasciste, antiraciste et internationaliste, principalement.

 

Or, le fait frappant de cette manifestation a été, comme on l’a vu, l’infiltration pat l’extrême-droite, en deux groupes légèrement extérieurs à la manif principale (les drapeaux aux formes archaïques le long du mur de l’hôtel devant, et le groupe avec la grande banderole avec appel au «Peuple» derrière), plus un groupe d’infiltrés parmi nous, au milieu.

 

 

 

Un de nos camarades, plus virulent, a voulu organiser l’éjection de quelques-uns de ces infiltrés, et à cette occasion, on a pu voir plusieurs manifestants traiter odieusement notre camarade, avec un discours d’une terrible violence symbolique : «Pour une fois, nous avons quelque chose en commun» (selon lui : l’extrême-droite et les autres seraient liés pour le bien commun)… «tu es pire qu’eux !»…

 

Ainsi l’extrême-droite tente de gagner du terrain, jusque parmi nous, en surfant sur un soi-disant peuple opprimé qu’elle veut, ne nous y trompons pas, organiser en État fasciste ; et ce sont quelques bobos parisiens qui viennent peut-être pour s’amuser à taquiner le pouvoir, qui volent au secours des apprentis nazis !

 

N’oublions jamais que les pouvoirs fascistes savent à la perfection utiliser comme arme la banalisation du mal, se voulant toujours les sauveurs de quelque «Peuple» façonné à leur façon, et destiné en fait à servir d’esclaves serviles pour leurs basses-œuvres.

 

À ce pan sombre de cette manifestation au pied du Crillon, il nous faut ajouter que l’autre danger qui nous guette, est bien cette répression policière qui, avec la plus grande désinvolture, subtilise aux yeux de tous, des centaines de manifestants qui osent gêner le déroulement paisible du dîner luxueux de leurs maîtres.

 

Rimbe - Indymedia Paris, 25 novembre.

 


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A.D 24/11/2010 23:15



"un nouveau moyen de fonctionner ensemble"


Les tactiques, BB, ou pas BB, cagoule ou masque à gaz, comme "les zapatistes", ou non, faire le quidam ou pas, pourquoi pas en costard, c'est ça "en capitaliste", ou non ?


 


Tout cela, en fait dépend des circonstances, par exemple, je ne sais pas s'il suffira de "tracter" ou de ne pas porter d'habits
B.B pour ne pas effrayer une grande part de la pop. en cas ...de casse.


Mais surtout, SVP, ne prenez pas la LANGUE NEO-Kapital pour modèle : les êtres humains, les animaux, les plantes ne SONT PAS
des Machines; Ils, elles ne FONCTIONNENT PAS, NON, elles/ils VIVENT !


VIVE VIVANT ! CASS TA MACHINE à PENSER


CETTE MACHINE PENSE POUR TOI, à ta place...