Une droite décomplexée et harcelée

Publié le par la Rédaction

Samedi matin [23 octobre], à Chambéry, un rassemblement de petites et moyennes entreprises a lieu devant la mairie pour protester contre les blocages qui leur font perdre beaucoup de l’argent. Soudain, une quinzaine de personnes débarquent avec des banderoles «Syndicalistes en prison», «Le travail c’est la liberté» ou encore «Sauvez nos vitrines, pas nos retraites»… Certains patrons sont d’accord et aplaudissent… D’autres, n’apréciant apparemment pas la blague, souhaitent nous les arracher des mains. Quelques claques volent par ci par là.

 

Samedi soir, un bal avait lieu à la salle des fêtes d’Alberville en Savoie. Organisée par l’association «Savoie pour tous» et présidée par un député UMP, cette soirée se voulait conviviale. Elle l’a donc été pour plusieurs dizaines de personnes qui se sont invitéEs sur le parking en milieu de soirée. Après s’être regroupéEs à quelques kilomètres de là, cette, non pas quinzaine comme on peut lire dans la presse-poubelle, mais grosse soixantaine de personnes, de tous âges et sans étiquette politique, contournèrent la salle par la zone industrielle afin d’atterrir près des compteurs d’électricité. Une fois le jus coupé, la salle se retrouve dans l’obscurité et les genTEs, cachéEs derriere les 4×4 et autres voitures de luxe garés devant, attendent la sortie des gens. S’étant fait rodéEs par un gars qui fumait sa clope, les premiers œufs commencèrent à voler, suivis de divers projectiles qui finissent par décorer les vitres de l’entrée. Les portes furent bloquées par des poubelles après que celles-ci soit vidées sur le parking. Une vitre est fissurée. Quelques voitures furent également décorées. Une fois repartiEs, c’est là qu’une quinzaine de personnes furent contrôlées par la gendarmerie. Apparemment, le député réfléchit aux suites juridiques à donner et la Ville compte porter plainte pour «dégradation de bien public». L’objectif premier était de rentrer et de boire du champagne. Raté mais ça fait quand même du bien. J’avais oublié comment on pouvait s’éclater dans un bal du samedi soir. 

 

Indymedia Grenoble, 26 octobre 2010.

 


Publié dans Colère ouvrière

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