Une balade à Paris contre la machine à expulser et ses acteurs - 6 février

Publié le par la Rédaction


Ce samedi 6 fevrier une trentaine de personnes se sont rassemblées derrière la belle banderole «Sabotons la machine à expulser ! Liberté pour tous» et ont animé les rues des quartiers la Chapelle, gare de l’Est, Magenta et Château d’eau en criant «Avec ou sans papier, liberté pour tous», «Dans les transports, dans les quartiers, arrêt des rafles et des expulsions», «Pierre par pierre, mur par mur, détruisons les centres de rétention (et toutes les prisons !)», etc.

De nombreux tags et pochoirs ont été posés sur les vitrines et les murs des nombreuses entreprises qui s’enrichissent en toute tranquillité de par leur participation à la machine à expulser : Bouygues, la Poste, la BNP, Carlson WagonLit, Ibis, etc. (cf. tract en lien)

Une jolie affiche reprenant le verso du tract corrigé a été collée tout le long du parcours et ce même tract a été distribué par centaines aux passants et commerçants que nous croisions.

Le parcours de cette balade avait été préparé en vue de rendre visite à ces entreprises qui se distinguent par leur effort bien rémunéré dans la rétention, l’enfermement et l’expulsion des sans-papiers. Toute une logistique dont l’État ne peut se passer et qu’il sous-traite à ces boîtes pour leur plus grand bien. C’était sensiblement le même parcours que celui prévu pour la manifestation publique du 23 janvier dernier partant de République et qui avait été sabordée par une horde de civils pressés de distribuer coups et insultes.

Aujourd’hui parce que le rendez-vous n’était pas public il n’y avait pas de dispositif policier sur notre chemin et les quelques agents que nous avons croisé n’ont pas pris la peine d’intervenir pour nous empêcher de continuer notre ballade. L’ambiance était somme toute bonne enfant.

Nous avons donc fini par une rapide visite à la boutique de la Croix Rouge de la rue Albert-Thomas proche de la place de la République dont les employés avaient fait preuve d’un zèle — républicain ! — en distribuant des coups et en insistant auprès de la police pour porter plainte et témoigner contre cet abominable collage d’affiches sur leur vitrine le 23 janvier dernier.

Ce 6 février nous les avons donc gratifié des tags : «Collabos !», «Non aux rafles !» et «La Croix Rouge gère les camps en Italie» et de quelques affiches. Puis nous sommes repartis tranquillement ensemble discuter des suites à donner à cette ballade.

Cette forme d’action a l’avantage de ne pas trop exposer ses participants à la répression, d’être assez souple pour laisser place à quelques improvisations et de porter bruyamment un discours clair sur la politique de «gestion des flux migratoires» en reprenant momentanément la rue.

Il y en aura donc d’autres !

Rappelons que le procès des inculpés de la révolte de Vincennes continue au TGI de Paris à Cité les lundi mardi et mercredi des deux prochaines semaines.

Relaxe des inculpés de la révolte de Vincennes !
Destruction des centres de rétention !
Liberté de circulation et d'installation !
À bas toutes les frontières !

Indymedia Nantes, 6 février 2010.

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