Un peu de justice à Nantes - nuit du 28 au 29 décembre

Publié le par la Rédaction

Nantes : Six vitres du Palais de justice ont été brisées

 

Six vitres du Palais de justice de Nantes, bâtiment signé de l'architecte Jean Nouvel, ont été brisées cette nuit. Les montants des dégâts sont estimés à 170'000 euros.

 

 

Une enquête est en cours pour tenter d'identifier le ou les auteurs de ces dégradations. 

 

Leur presse (Presse-Océan), 29 décembre 2010.

 

 

Le Palais de justice de Nantes vandalisé cette nuit

 

C’est un agent de sécurité qui a découvert les dégâts ce mercredi matin un peu avant sept heures en prenant son service. Six vitres de cinq mètres sur deux, en façade du Palais de justice, sur l’île de Nantes ont été brisées. Non loin, les policiers chargés de l’enquête ont découvert un morceau de poutre qui aurait servi à endommager les vitres. Une première estimation avant expertise fait état de 170'000,00 € de dégâts.

 

 

Leur presse (Ouest-France), 29 décembre.

 

 

Nantes : Des dégâts hors de prix au Palais de justice

 

En pleine nuit, un inconnu s'est attaqué aux vitres de la façade du Palais, mercredi, à l'aide d'un madrier. Le coût des réparations est estimé à 100'000 €. Le suspect, qui apparaît sur la vidéosurveillance, est recherché.

 

 

Une constellation d'immenses vitres étoilées. En prenant son service vers 6h45, hier matin, l'agent de sécurité a été le premier à découvrir les dégâts de la nuit. Six des longs pans de verre qui forment la façade du Palais de justice de Nantes, côté parvis et côté Loire, venaient d'être explosés. À coup de madrier de bois, visiblement, puisqu'un objet de ce genre a été retrouvé près du lieu du forfait.

 

Il y a quelque mois déjà, l'une de ces vitres (cinq mètres sur deux) avait été sérieusement dégradée. «La réparation avait été facturée autour de 16'000 €», se souvient l'un des employés. Car l'œuvre dessinée par l'architecte Jean Nouvel dicte ses contraintes. «Le parvis, en pente et pavé, ne convient pas à tous les types d'engins de chantier, c'est compliqué.» Et les vitres de remplacement, naturellement, sont fabriquées sur mesure. La remise en état devrait prendre un peu de temps.

 

Silhouette plongée dans le noir

 

Dans la matinée, avant l'ouverture des portes au public, les employés ont dû improviser un aménagement des lieux. Le portique de sécurité a été déplacé du côté de la porte de sortie. Celle de l'entrée a été condamnée pour cause de trop grande proximité avec les vitres endommagées, devenues dangereuses.

 

Celles-ci ont été renforcées et sécurisées avec du contreplaqué, dans la journée. Le préjudice est déjà évalué à quelque 100'000 €. «Une somme qui aurait pu être utilisée plus intelligemment que pour réparer des actes de vandalisme que je renonce à qualifier», se désole Xavier Ronsin, procureur de la République.

 

Les caméras de vidéosurveillance ont bien enregistré le passage de l'inconnu au madrier, vers 2 heures du matin. Sauf qu'à cause d'un dysfonctionnement très ponctuel du système d'éclairage de la façade, la silhouette suspecte est plongée dans le noir. La scène a semble-t-il duré deux minutes. Acte d'un justiciable mécontent, d'un passant ivre, les deux à la fois, ou bien la motivation du casseur est-elle tout autre ? C'est ce que les enquêteurs de la sûreté départementale s'attachent à éclaircir. Ils disposent pour cela des bandes vidéo, à exploiter au maximum, et d'indices de police technique et scientifique.

 

Leur presse (Agnès Clermont,
Ouest-France), 30 décembre.

 


Publié dans Autodéfense

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