On se bat ce soir à Tunis - 11 janvier

Publié le par la Rédaction

 

 

Tunisie : Embrasement dans la capitale 

 

Des sources d’Assabilonline ont affirmé que la Commission Administrative de l’UGTT, réunie aujourd’hui mardi 11 janvier, avait décidé de façon extraordinaire de grèves régionales et sectorielles générales sur tout le territoire pour protester contre le tir à balles réelles sur les citoyens de Sidi Bouzid et Kasserine.

 

Quartier Ezzouhour à Kasserine, 11 janvier

 

D’autre part, des témoins relatent que des soldats des unités de l’armée nationale ont dirigé leurs mitraillettes vers des dizaines de policiers, menaçant de les tuer s’ils ne renonçaient pas, tandis qu’un groupe de citoyens couraient vers les camions de l’armée pour se protéger de la traque des brigades anti émeutes.

 

Dans la cité Tadhamoun dans la capitale, le poste de police de la cité 105 a été incendié. Les manifestants ont encerclé le poste de la garde nationale avec les agents à l’intérieur. On dit que certains seraient touchés et que les forces de police encerclent la cité et les cités avoisinantes. L’odeur des gaz envahit la région et on entend des coups de feu. Un témoin dit que des jeunes des cités voisines y ont participé, notamment du quartier d’El Omrane supérieur et qu’ils sont venus à la cité Tadhamoun et la cité Intilaka. Dans cette dernière un car de police a été incendié et les forces de police font usage de gaz lacrymogènes.

 

Nawaat’s posterous, 11 janvier 2011.

 

 

 

 

Tunisie : les affrontements se rapprochent de Tunis

 

Les émeutes se sont poursuivies toute la journée mardi. Dans la soirée, des affrontements ont éclaté dans la cité Ettadhamoun, à 15 km à peine du centre de Tunis, entre des manifestants et des forces de l'ordre.

 

Lundi, le président tunisien Ben Ali avait tenté d'apaiser la colère contre le chômage en promettant la création de 300.000 emplois. Ça n'aura pas suffi. Les affrontements, sanglants et souvent meurtriers, se sont poursuivis toute la journée mardi, dans différentes villes où la contestation est forte. Pire, des affrontements ont éclaté mardi soir dans la cité Ettadhamoun, à 15 km à peine du centre de Tunis, entre des manifestants et des forces de l'ordre.

 

Des groupes de jeunes manifestants ont brûlé un autobus et saccagé des commerces et une banque, en criant «nous n'avons pas peur», a rapporté un habitant. De son côté, une femme a indiqué en outre que les manifestants à visage découverts ont barré la route qui conduit à Bizerte (nord) à hauteur de la cité populaire. La police a tiré des gaz lacrymogènes et des tirs ont été entendus par cette femme, qui ne pouvait déterminer s'il s'agissait de balles réelles.

 

Ces heurts, qui ont commencé après 18 heures locales et se sont poursuivis pendant deux heures, seraient les plus graves dans la banlieue de Tunis, où des manifestations ont été étouffées mardi.

 

 

Face à ces violences qui ne semblaient pas prêtes de s'arrêter, le bilan humain est en hausse. Ainsi, officiellement, les émeutes de ces derniers jours en Tunisie ont fait 21 morts, a annoncé mardi soir Samir Laabidi, ministre de la Communication lors d'un point de presse.

 

Leur presse (TF1 News), 11 janvier - 21h42.

 

 

Tunisie : les émeutes gagnent la capitale

 

La révolte sociale qui touche le centre-ouest de la Tunisie est en train de gagner la capitale. Violemment réprimé dans plusieurs villes du centre-ouest du pays depuis trois jours, cet embrasement a déja fait 21 morts, selon le gouvernement, alors que des sources syndicales avancent le chiffre de 50 décès dans la seule ville de Kasserine.

 

À 15 km du centre de Tunis, dans la cité Ettadhamoun, des affrontements ont éclaté mardi soir entre des manifestants et des forces de l'ordre, ont indiqué à l'AFP des habitants. Des groupes de jeunes ont brûlé un autobus et saccagé des commerces et une banque, en criant : «Nous n'avons pas peur !» raconte un témoin oculaire. Une femme a indiqué que les manifestants à visage découverts ont barré la route qui conduit à Bizerte (nord) à hauteur de la cité populaire.

 

Des tirs échangés à Tunis

 

La police a tiré des gaz lacrymogènes et des tirs ont été entendus par cette femme, qui ne pouvait déterminer s'il s'agissait de balles réelles. Une information corroborée par un journaliste de Reuters et plusieurs témoins, qui auraient vu les forces de l'ordre tirer en l'air dans un faubourg de Tunis en guise d'avertissement pour tenter de «disperser» des foules qui s'attaquaient à des édifices publics. «Nous pouvons voir des policiers tirer en l'air pour disperser les gens», a raconté un habitant du quartier observant les affrontements du toit d'un bâtiment voisin.

 

Ces heurts, qui ont commencé après 18 heures locales et se sont poursuivis pendant deux heures, seraient les plus graves dans la banlieue de Tunis, où des manifestations ont été étouffées mardi. (…)

 

Leur presse (Le Parisien), 11 janvier - 22h14.

 

 

Les violences gagnent Tunis

 

La capitale tunisienne a été le théâtre, mardi soir, de violences, les premières signalées à Tunis depuis le début du mouvement de contestation parti le 16 décembre de Sidi Bouzid et qui a fait officiellement 23 victimes civiles.

 

Les forces de l'ordre ont tiré en l'air en guise de sommation pour disperser une foule qui mettait à sac des bâtiments dans le faubourg ouvrier d'Ettadamen.

 

Selon un journaliste de Reuters présent sur les lieux, des centaines de jeunes gens ont lancé des pierres sur la police avant de saccager des magasins et de mettre le feu à une banque.

 

Il a raconté que la foule avait barré les axes routiers à l'aide de pneus enflammés, incendié un autobus et deux voitures et également mis le feu à un local de l'administration locale.

 

Les policiers ont effectué des tirs de sommation en l'air et également fait usage de grenades lacrymogènes pour tenter de faire refluer les gens de l'intérieur du bâtiment, a-t-il dit. (…)

 

Leur presse (Reuters), 11 janvier - 22h38.

 


Publié dans Internationalisme

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