11 novembre à Toulouse : "En temps de guerre chair à canons, en temps de paix chair à patrons"

Publié le par la Rédaction

À Toulouse la CNT était présente avec de beaux panneaux et slogans qu'on doit à la fédé du bâtiment pour un rassemblement contre la mortalité au travail dans le BTP : «En temps de guerre chair à canons, en temps de paix chair à patrons»…

 

Mailing CNT, 12 novembre 2010.

 

 

Toulouse : Les «anars» perturbent la cérémonie du 11-novembre


Une cinquantaine de militants anarchistes est venue troubler, hier, la cérémonie de commémoration du 11-Novembre à Toulouse. Les anciens combattants se disent «profondément choqués» par ces agissements.

 

La cérémonie de commémoration du 11-Novembre se déroulait normalement. Musique militaire et discours patriotiques résonnaient au monument aux morts de Toulouse, sur les allées François-Verdier. Quand une cinquantaine de militants de la Confédération nationale du travail (CNT), proche de la mouvance anarchiste, est venue troubler cette cérémonie du souvenir.

 

Le cortège, qui se dirigeait vers la stèle, a été stoppé par les forces de l'ordre au niveau de la place Dupuy, à 200 mètres de son objectif. «J'ai aperçu des manifestants qui brandissaient des pancartes au loin, raconte Guy Darmanin, président départemental de l'Ufac (Union française des anciens combattants), présent dans la tribune d'honneur. Mais je n'y ai pas prêté plus d'attention que ça…» La cérémonie s'est donc achevée, sans accroc, vers 12h30.

 

Mais, une fois le dispositif policier levé, les militants de la CNT se sont rassemblés, dans le calme, sur le parvis du monument aux morts. Ce qui a profondément choqué les derniers spectateurs présents. «C'est de la provocation, peste un ancien combattant qui a officié en Algérie. Ces gens n'ont aucune morale.» Michel Pech, conseiller municipal délégué à la Mémoire et au Monde combattant, estime que «ce n'était ni le jour ni le lieu opportun pour organiser une telle manifestation». Catherine Lemorton, députée de la 1re circonscription, tient, elle, à dédramatisé la situation : «Je comprends que ces agissements aient pu heurter les anciens combattants. Mais les slogans que j'ai pu lire («Des soldats, pas de la chair à canon», N.D.L.R.) ne me paraissent pas dénués de sens.»

 

Leur presse (Sébastien Barrère,
La Dépêche), 12 novembre.

 


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